Rav Shaoul David BOTSCHKO – 104 – Beréchit – 5787

Un espoir pour le pécheur

Après que Caïn eut assassiné son frère, Dieu le condamna à être errant et vagabond sur la terre. Caïn craignit d’être tué à son tour, comme lui-même avait tué son frère, et Dieu le rassura en disant :

« L’Éternel lui dit : « Aussi, quiconque tuera Caïn sera puni sept fois. » Et l’Éternel imposa à Caïn un signe, afin que quiconque le rencontrerait ne le frappe point. » (Genèse 4, 15)

Quel est ce signe que Dieu donna à Caïn ? Rachi explique :

« Et l’Éternel imposa à Caïn un signe : Il grava sur son front une lettre de Son Nom. »

Selon le commentaire de Rachi, il ne s’agit pas seulement d’une marque ou d’un « panneau d’avertissement » destiné à empêcher les autres de faire du mal à Caïn. Ce signe porte un message plus profond.

Caïn a commis une faute terrible et se trouve en pleine détresse. Il ne peut pas fuir devant le Saint, béni soit-Il. Il prend conscience de son néant et se voit perdu, sans espoir. Bien souvent, l’homme qui reconnaît la gravité de ses actes sombre dans le désespoir et l’abattement.

Mais c’est précisément à ce moment-là que le Saint, béni soit-Il, lui dit : Ne désespère pas. Il y a de l’espoir. Je suis avec toi. La lettre de Son Nom gravée sur le front de Caïn exprime Sa présence, ainsi que la possibilité de tourner une nouvelle page.

La Torah nous révèle ici que le Saint, béni soit-Il, n’abandonne pas le pécheur. Même celui qui a commis une faute grave peut revenir et construire une vie qui a du sens dans le monde du Saint, béni soit-Il, s’il fait Techouva (repentir) d’un cœur entier.

Shaoul David Botschko