LE POINT AU 12ÈME JOUR DU OMER
. QUELQUES CLARIFICATIONS EN « AVANT-GOÛT ».
Le propre de la démocratie est de pouvoir tout faire dès lors que l’on ne gêne pas, ni ne causons de préjudice à autrui. Ne sont considérés ici que des gens normaux qui réagissent comme il sied, de façon généralement acceptée par tout le monde ou presque. Ceux qui s’y opposent tendent soit vers l’anarchie, soit vers le totalitarisme. Avec des variantes plus ou moins prononcées, selon les conjonctures et les dispositifs coercitifs mis en place. Ces variantes existent aussi au sein de démocraties déclarées comme telles. Ainsi, un régime partiellement démocratique établira une série de dispositions légales, obéissant aux règles qu’il aura édictées. Elles seront fidèlement appliquées par ceux qui seront chargés de leur mise en œuvre. Elles ne permettront pas sa remise en cause. Ce régime aura ainsi le loisir d’agir sans entrave ni opposition réelle à ses faits, gestes, options, positions ou même à ses déclarations. Ceux qui ne se plient pas aux injonctions s’exposent à être sanctionnés et sont donc traités en délinquants. Des contre-pouvoirs se manifestent aussi parfois. Ils agissent à la limite de la légalité instaurée, en l’enfreignant parfois de façon spontanée, donc soudaine et imprévue, ou encore même avec violence. Ils sont souvent d’inspiration anarchique ou encore totalitaire et peuvent séduire et attirer les déçus de régimes dits démocratiques évoqués ci-dessus.
Le pouvoir des uns est toujours pris sur le compte du pouvoir des autres. Ces derniers le leur concèdent, souvent par faiblesse, naïveté, manque de conscience ou apathie. Le pouvoir se gagne par la séduction, par le biais des médias, du charisme, quelques idées fortes et beaucoup de mise en scène. La clé, c’est l’argent. C’est en fonction du budget dont dispose tel parti ou tel candidat qu’il pourra ou non mettre en œuvre ce qu’il faut pour gagner les suffrages convoités. Un « matraquage » publicitaire bien pensé peut remplacer incompétence ou manque de charisme. Le pouvoir se remporte aussi par la force. C’est le coup d’État, le plus souvent appuyé ou généré par l’armée.
. QUELLE BATAILLE !
Où se situe l’honnête homme « lambda » qui voudrait révéler les dysfonctionnements, les erreurs et les manquements. Il doit savoir que s’il agit sans précaution, le dispositif mis en place pour le disqualifier n’aura aucune pitié. Il risque d’être très vite neutralisé, même au plan de son intégrité physique. Le seul moyen qui s’offre à lui est d’agir d’abord dans l’ombre, pour convaincre et réunir autour de lui des forces qui pourront le soutenir en toutes circonstances. Les donateurs sollicités devront lui permettre de s’opposer à toutes actions voulant l’empêcher d’alerter. Qu’il s’agisse de se défendre contre des actions en justice montées contre lui, en lui procurant une garde rapprochée, en impulsant une logistique de campagne battante… Plus encore, il devra être à même de combattre et affaiblir le dispositif qui s’oppose à lui, notamment en usant de tous les réseaux et médias possibles. Il s’agit d’une tâche très ardue, qui peut prendre l’allure d’une lutte sans merci. Elle est parfois très courtoise, pour éviter de choquer et de perdre des ralliements, mais ce n’est le plus souvent « qu’un effet de façade ». Le candidat est constamment en alerte. Son parcours est celui du combattant qui constamment « marche sur des œufs », tant il doit être percutant, convaincant et veiller à ne commettre aucun impair. Seuls des hommes à la trempe, au caractère, extrêmement forts, ayant une motivation hors du commun pour entreprendre une telle bataille peuvent prétendre au succès. C’est donc en prenant bien des précautions et en s’entourant d’experts et de conseillers très avisés qu’ils peuvent avancer.
. S’Y ENGAGER ?
Mais ce n’est pas notre rôle. Nous n’avons rien à voir avec le jeu politique des partis ou des candidats à l’élection de telle circonscription ou plus encore. Viennent ici en mémoire deux cours. L’un, de Rav Yossef ‘Haïm SITRUK zatsal, qui avait pour titre : « Politique ? Votez pour D.ieu ! L’autre, donné par Rav ‘Haïm Zvi ROZENBERG zatsal, était intitulé : « Être Tsadik et faire de la Politique, Est-ce Compatible ? » Ils sont tous deux accessibles en audition libre sur notre site www.dvartorah.org et nous ne pouvons que conseiller de les écouter d’urgence si vous ne l’avez pas déjà fait ou encore pour les avoir bien à l’esprit. Ils sont en soi très explicites. Ils nous confortent dans notre sentiment d’être étrangers au monde décrit plus haut, bien qu’il nous soit interdit de l’ignorer. Et pourtant, des chefs de partis politiques et des députés religieux siègent à la Knesseth, le parlement d’Israël. Ce ne sont pas des figurants, loin de là. Ils ont des positions vitales à défendre et des intérêts cruciaux à préserver, qui priment évidemment pour le monde religieux auquel ils appartiennent. Ils y travaillent jour et nuit. Alors, s’ils sont tellement investis, c’est que leur rôle est tout à fait essentiel. À nous d’en prendre conscience, d’en retirer l’enseignement et d’apprécier si oui ou non nous devons suivre leur exemple, malgré les risques et difficultés évoqués plus haut. Car tout compte fait, les motivations de ces chefs de partis politiques et de ces députés religieux qui siègent à la Knesseth, sont les mêmes que les nôtres : la défense du monde Juif. Et nous devons tous y prendre part car, qu’on le veuille ou non, il en va bien de notre vie. Que personne n’ait ensuite honte de se regarder dans la glace.
. RESTER JUIFS ET CLAMER LA VÉRITÉ !
Alors, que devons-nous faire ? D’abord ne pas cacher que nous sommes Juifs. Pas de manière provocante, ni même ostentatoire, mais être réellement selon notre nature. Le Rav Yossef ‘Haïm SITRUK zatsal avait une fois suggéré aux hommes de porter une casquette pour couvrir la Kippa. Nombre de Juifs ne le font pas. Il reste qu’il faut toujours être sur ses gardes et se protéger. Cela relève de la Mitzva de prendre soin de soi « OuShemartèm Meod LeNafshotékhèm ». Ensuite nous devons exprimer notre désaccord avec des alliances condamnables, comme avec des versions faussées de la réalité transmises dans les médias C’est Israël qui est constamment attaqué et il est légitime qu’il se défende. Ce n’est pas le contraire ! Les tueries commises lors de la fête de Sim’hath Torah, le 7 octobre 2023, l’ont été par le ‘Hamas et non pas par Israël. Le ‘Hamas avait investi les milliards d’aide reçus durant des années en armements et en réseaux de tunnels pour attaquer et détruire Israël, au lieu d’en faire bénéficier la population de Gaza. Sharon, le premier ministre d’Israël, avait rendu le territoire de la bande de Gaza pour qu’elle fleurisse, se développe et que règne la paix. Voilà ce qu’ils en ont fait. Il est pour le moins légitime qu’Israël détruise les armes, les tunnels et neutralise les terroristes du ‘Hamas pour l’empêcher d’arriver à ses fins. Le ‘Hamas a utilisé et utilise encore la population comme boucliers humains pour se protéger. Tandis que Tsahal, l’armée de défense d’Israël, a pris et prend encore d’énormes risques, au péril de ses soldats, pour éviter au maximum les pertes civiles. Les mêmes situations et attitudes sont répétées au Liban pour le ‘Hezbola durant la même période et pour les mêmes motifs. Le ’Hezbollah a investi des milliards en armes et en creusement de réseaux de tunnels pour détruire Israël. Idem pour ce qui est de l’Iran des Ayatollahs qui utilise le ‘Hamas, le ‘Hezbollah et les ‘Houthi au Yémen, pour le même objectif : détruire Israël. Et encore tout récemment l’Iran dirigeait ses missiles destructeurs sans discernement sur les populations civiles d’Israël. Alors que l’armée d’Israël ne vise, elle, que les cibles militaires et stratégiques ainsi que ceux qui les commandent. Et certains pays reprochent à Israël de se défendre ! Ils oublient ce que dicte le droit à la légitime défense. Ils oublient la géographie. Le territoire d’Israël est trop exigu pour risquer d’être envahi et Israël ne pourrait survivre à un conflit que si le front se situe sur le territoire du pays belligérant. Enfin, qui accepte de voir tous les miracles que HASHEM réalise en faveur de son Peuple chaque jour et à chaque instant ? Qu’il s’agisse de tous ces missiles et autres drones, lancés d’Iran comme du Liban, qui sont détruits avant d’atteindre Israël. Qu’il s’agisse de ceux, très peu, D.ieu merci, qui ne sont pas interceptés et qui pour la plupart tombent sans causer de dégâts. Et pour d’autres, pour lesquels les dommages causés sont infimes, eu égard à ceux qu’ils auraient pu être. Mais chaque dommage y est vécu comme une grande souffrance partagée.
. COURAGEUX ET INCORRUPTIBLES ?
Pourquoi ce déni, ce double langage, ce désengagement et ce boycott de la part de quelques gouvernements qui se déclarent encore amis, mais qui agissent de manière non amicale, voire presque en ennemis ? Pour des raisons mercantiles et parce qu’ils craignent pour leur propre sécurité. Voilà des dizaines d’années que ces pays ont très généreusement ouvert leurs portes à des populations anciennement colonisées. Or nombre d’entre elles veulent imposer leur culture, mode de vie et religion et refusent les règles de la société d’accueil. D’où conflit latent, en puissance, croissant avec le temps, que craignent les dirigeants de ces pays. Ces craintes et les intérêts en jeu ont la capacité de transformer leur vision du monde, de changer la perception de la réalité des faits et de tenir des discours pour le moins discordants. Dans le désert du Sinaï, après la sortie d’Égypte, Moshé Rabbénou avait adopté le conseil de Yitro de nommer des juges de mille, de cent, de cinquante et de dix pour le seconder. Ils devaient toutefois tous être des hommes courageux, déterminés, n’ayant peur d’aucune intimidation et nullement attirés par le lucre, pour ne pas risquer d’être corrompus. Parce que la corruption aveugle même les yeux des Tsadikim et les fait dévier du Émeth, de ce qui est juste et vrai.
. JUSQU’OÙ INTERVENIR ?
Quant à nous, il nous faut éclairer le monde et lui dire la vérité, pour qu’il ne se trompe et ne s’égare pas. Il faut le dire et l’écrire. Il nous faut aussi intervenir auprès des influenceurs pour qu’ils prennent leurs responsabilités et tiennent des discours vrais. Que personne ne se retranche dans une attitude attentiste. Il nous faut agir tant que nous avons l’espoir d’impulser un changement. Par contre, s’il s’avérait au contraire que nous nous trouvons dans une impasse et que nous ne pouvons plus rien faire, que le monde tout autour de nous refuse de nous entendre, de nous prendre en compte et même qu’il ne nous protège plus, alors nous n’allons pas nous battre contre des moulins à vent, comme Don Quichotte.
. HASHEM EST AVEC NOUS !
Nos énergies et nos ressources sont trop précieuses pour être gaspillées en vain. D’autres cieux sauront certainement les reconnaître, les apprécier, de même que notre génie et nous-mêmes. Surtout, n’oublions jamais que HASHEM est avec nous et qu’Il nous protège. Implorons-le pour qu’Il nous amène la délivrance avec la venue prochaine de Mashia’h, le Messie, pour bientôt et de nos jours. Amen ! Nous sommes au 12ᵉ jour de la supputation du Omer, soit à trente-huit jours du Don de la Torah au Mont Sinaï à Shavouoth. À la fin du décompte de chaque jour, que nous récitons une fois la nuit tombée, nous demandons : « Suite à notre purification et notre sanctification (procurées par le décompte du Omer), grâce à la sainteté émanant du Ciel, qu’une grande abondance se déverse sur tous les mondes pour réparer nos âmes, nos esprits et nos corps de toute altération ou défaut et que nous nous purifions et nous nous sanctifions de Ta Très Haute Sainteté, Amen ! » Ainsi, nous nous positionnons pour devenir le réceptacle des meilleures dispositions de HASHEM envers nous. Qu’il en soit réellement ainsi pour chacun d’entre nous !
