Le « Mot du Jour » 27 Elloul 5786 – 09 septembre 2026

ROSH HASHANA 5787.

Le temps presse. Chacun est affairé et voudrait pouvoir réaliser tout son programme. Inutile de préciser qui, chacun s’y reconnaît. Nous sommes tous à la même enseigne et dans le même bateau. L’année 5786 s’achève et celle de 5787 va commencer dans à peine trois jours. Oui, dès ce vendredi soir prochain, 11 septembre (dès 19:53 à Paris) nos épouses allumeront les lumières à la fois pour le Shabbath et pour la fête de Rosh Hashana. Elles auront préparé une veilleuse à partir de laquelle elles allumeront les lumières pour le deuxième jour de Rosh Hashana, soit dès 20:58 à Paris, le 12 septembre. 

Nous voudrions vous inviter à revoir les messages des années précédentes. Celui qui fut adressé en 2024 semble particulièrement pertinent. Il se trouve, comme tous nos autres messages, sur notre site à l’onglet « Nos Écrits » et au sous-onglet « Le Mot Du Jour ». Nous le recopions ici en actualisant pour cette année les dates de la fête. Le voici :

“NOTRE PROGRAMME POUR ROSH HASHANA : Shema Israël – Écoute IsraëlHASHEM est notre D.ieu, HASHEM est Un !

Je le proclame et j’en suis convaincu ! C’est le « leitmotiv » et le secret d’une vie placée sous les ailes protectrices de la Shekhina, la Présence divine.

Qui suis-je, moi, qui suis convaincu ? Je suis tout d’abord un juif qui s’attache à être conséquent avec lui-même. Être conséquent (certains disent : cohérent) avec soi-même c’est lorsque je prends conscience que quelque chose est vrai, totalement vrai, alors je l’adopte et je l’intègre en tant que valeur fondatrice dans mes pensées, mais aussi dans mes actes. Du coup, je « réinitialise » mes convictions précédentes, quitte à récuser celles qui sont devenues erronées.

Au diapason. Je suis convaincu que « HASHEM est notre D.ieu, HASHEM est Un ». Qu’Il est unique, qu’il n’y en a pas d’autre. Que c’est Lui qui a créé l’univers et qui dirige le monde. C’est Lui qui a distingué Israël parmi l’ensemble des nations et qui nous a donné la Torah. C’est Lui qui nous protège et réalise tant et tant de miracles à chaque instant en notre faveur. Alors, la moindre des choses, si je tiens à être cohérent avec moi-même, est de me mettre au diapason de ce qu’Il attend de moi et de tout faire pour marcher dans Ses voies. Comment vais-je le savoir ? C’est très simple puisque tout figure dans la Torah. Elle me dit comment me conduire en toutes circonstances. Donc il faut que je m’y plonge ?! Oui ! Et si je ne m’y intéresse pas, je ne peux prétendre être conséquent avec moi-même. Dans ce cas, qui suis-je ? Comment puis-je me tenir debout ? Où en est ma dignité ? Non, j’y tiens à ma dignité et je suis prêt à la défendre ! Dans ce cas, il n’y a pas à tergiverser, il faut « s’y mettre » et le plus tôt sera le mieux, pour ne pas risquer de transgressions involontaires !

La Connaissance. De nombreux livres d’initiation existent en français, comme en anglais, pour ceux qui ne connaissent pas l’hébreu. Des livres plus pointus et très documentés satisferont aussi ceux qui doivent parfaire leurs connaissances de base. Plus je connais et plus je peux mesurer où j’en suis, encore qu’ici aussi est valable l’adage selon lequel « plus j’apprends et plus je me rends compte de l’étendue de mon ignorance ». Mais que je n’en sois pas découragé ! Chaque étape franchie signe un degré supplémentaire d’accomplissement et de contentement qui remplissent l’être d’un sentiment qui relève du merveilleux. Un sentiment qui est peut-être demeuré inconnu jusqu’alors. Cela tient au fait que je me suis placé sous les ailes protectrices de la Shekhina, la Présence divine. Et puis n’oublions pas qu’il n’y a pas que les livres, mais aussi, entre autres, les fameux enregistrements de DVAR TORAH. Lorsqu’on les écoute et les réécoute, la connaissance finit par nous pénétrer, accompagnée de la voix chaleureuse et authentique du Rav. On sent qu’il nous parle « avec son cœur ». De sorte que personne ne peut rester indifférent à son message. De plus, rien ne vaut un Rav auquel il est vivement recommandé de s’attacher, tant pour suivre son enseignement, que pour le questionner et recevoir ses précieux conseils qui nous guideront.

La protection de la Shekhina. Dans les faits, se rapprocher de HASHEM, Le reconnaître et L’intégrer quotidiennement dans notre vie en Lui faisant la place de choix qui Lui revient en tant que Maître du monde à Qui nous devons tout et dont tout dépend, forcément nous engage vers un nouveau type d’approche et de relation. Il est notre Père au Ciel et nous sommes Ses enfants. Et quoi que nous fassions, nous restons Ses enfants. De sorte qu’Il reste attentif à notre sort et Il veille en permanence sur nous. Si nous L’implorons pour qu’Il nous vienne en aide lorsque nous sommes dans la peine, Il nous répond et, au besoin, Il fait intervenir des émissaires et autres « chargés de mission » pour résoudre nos difficultés. Si c’est plus grave et que nous avons réellement besoin d’être secourus, soit pour nous, soit pour nos proches, nous pouvons aussi adresser des prières, dites du plus profond de notre cœur. Elles expriment notre totale soumission et notre reconnaissance envers notre Père Céleste. Accompagnées de larmes ou en lisant des Tehilim, les psaumes, elles peuvent engendrer des miracles. Lorsqu’il s’agit de problèmes de santé, il est très fréquent que le corps médical soit dépassé par la disparition soudaine de symptômes gravissimes. Un jeune enfant atteint de la « maladie » est amené par son père en pleine nuit chez Rav ‘Haïm Kaniewski zatsal pour une Brakha. Le Rav demande à l’enfant ce qu’il veut faire plus tard. L’enfant répond sans hésiter qu’il veut être comme le Rav. Qui resterait insensible face à une telle déclaration dans un tel moment ? Le Rav lui fit une brakha et la terrible « maladie » disparut quelques jours plus tard. Forts de cette réalité, nous ne pouvons pas faire l’économie de demandes, voire de supplications, envers le Maître du monde, pour tous nos besoins, tant matériels que spirituels. S’abstenir serait un non-sens qui équivaudrait à un énorme gaspillage de bénédictions, d’aide, voire de sauvetage. Qui n’a pas besoin de Yeshoua, de délivrance ? Nous pouvons encore nous adresser à HASHEM avant Rosh Hashana, pendant Roch Hashana, jusqu’à Yom Kippour et encore pendant Yom Kippour et même encore après. Qu’il soit donné à chacun de saisir cette formidable opportunité de s’adresser au Maître du monde et de lui demander d’intervenir dans tous les domaines pour lesquels nous rencontrons quelques difficultés que ce soit. Certes, pour être entendus, il nous faut aussi nous engager à réaliser ce qui est attendu de nous. En l’occurrence il s’agit d’harmoniser nos comportements avec les préceptes de la Torah. Que cela concerne le respect du Shabbath, de la Kasherouth, de la pureté familiale, la mise des Tefilines, veiller à la pudeur, etc… Il s’agit aussi de parfaire nos traits de caractère tels que chasser la colère, l’orgueil et la haine de nos cœurs, respecter autrui, être conciliant et pardonner les offenses, s’attacher à soutenir nos frères et veiller à ne leur procurer que du bien. En un mot parvenir à « aimer son prochain comme soi-même ».

Des raisons de remercier.  Ne manquons pas ce rendez-vous. C’est une chance, que dis-je, une bénédiction magistrale et capitale offerte à chacun d’entre nous pour grandir, nous rapprocher du Maître du monde et bénéficier de tous les bienfaits qu’Il est prêt à nous octroyer pour cette nouvelle année 5787. Mais prenons-nous déjà la mesure de tous les immenses bienfaits qu’Il nous accorde chaque jour ? Sûr qu’en affinant notre prise de conscience nous trouverons des raisons de Le remercier encore davantage et ce ne sera jamais de trop !

Rosh Hashana est un jour de grande joie ! Nos fautes se verront annulées suite à notre engagement à nous corriger. Ce qui est extraordinaire c’est que notre engagement vaut comme s’il est déjà réalisé. Autant de raisons de le considérer avec le plus grand sérieux et de s’y tenir absolument !

Que chacun veille aussi à aller entendre la sonnerie du Shofar à la synagogue. Lorsque le premier jour de Rosh Hashana tombe un Shabbath on ne sonne du Shofar que le deuxième jour de Rosh Hashana. Et si la personne ne peut se déplacer pour se rendre à la synagogue, il faut qu’elle demande ou qu’on demande pour elle à ce qu’on vienne sonner le Shofar là où elle réside.

Les dates et horaires pour Paris.  

1er jour de Roch Hachana : On allume les lumières de Shabbath le vendredi 11 septembre au plus tard avant 19:53. On fait alors rentrer Shabbath en même temps que Rosh Hashana. Le Shabbath se prolonge jusqu’au 12 septembre 2026, à la sortie des 3 étoiles, soit à 20:58 à Paris. 

2ème jour de Roch Hashana : On allume les lumières pour Rosh Hashana à partir d’une veilleuse que l’on a allumée avant l’entrée du Shabbath, dès 20:58 à Paris le 12 septembre. Rosh Hashana se prolonge jusqu’au 13 septembre à  20:56.

C’est la seule fête qui se prolonge sur deux jours, également en Eretz Israël, comme bien évidemment en dehors d’Eretz Israël.                             

SHANA TOVA OUMETOUKA, KTIVA VE’HATIMA TOVA ! Que nous soyons tous bien inscrits dans le Grand Livre de la Vie ! »

Profitez également des messages transmis en 2025 ainsi que ceux d’autres années à l’onglet « Nos Écrits » au sous-onglet « Le Mot Du Jour ». Profitez aussi des Divreï Torah des Éminents Rabbanim qui sont publiés dans l’onglet « Parasha ». De même que des cours en audio portant sur ce sujet si fondamental et qui sont en écoute libre depuis l’onglet « Écouter Tous Les Titres » sur notre site www.dvartorah.org . 

Merci de faire suivre ce message à tous vos contacts dans la Communauté.