Le « Mot du Jour » 08 Av 5786 – 22 juillet 2026

LE 9 AV DOIT DEVENIR UN JOUR DE FÊTE ET ÊTRE CÉLÉBRÉ COMME TEL. 

C’est ce jour que nous avons attendu. Nous le voulions ardemment. Cela explique que nous n’avons pas voulu écrire sur ce que représente ce jour et pourquoi le peuple Juif pleure chaque 9 Av.  Ce jour fut celui où les explorateurs firent état de leurs peurs de perdre leur statut et d’affronter une existence plus matérielle, conséquence d’une installation en Eretz Israël. C’était après l’avoir parcouru durant 40 jours. Le rapport de 10 explorateurs parmi les 12 que Moshé Rabbénou avait envoyé était si négatif qu’ils entraînèrent tout le peuple à pleurer et à se lamenter. « Vous pleurez en vain, mais vous aurez des raisons de pleurer ce jour-là ! ». C’est en substance ce que HASHEM leur dit par l’intermédiaire de Moshé Rabbénou. Et au lieu de pouvoir rentrer en Eretz Israël, le peuple fut contraint de pérégriner encore 38 ans et demi dans le désert. Il y séjourna ainsi au total 40 ans, soit pour un jour d’exploration, correspondait 1 an de pérégrination. Et effectivement le 9 Av fut marqué par des événements terribles qui causèrent tant de souffrances et de pleurs de douleur. Tout d’abord toutes les générations des hommes âgés de plus de plus de 20 ans moururent dans le désert et ne purent entrer en Éretz Israël. Quels sont les événements les plus marquants ? Citons les destructions ce jour-là des 1er et 2nd Temples de Jérusalem, mais aussi l’expulsion des Juifs d’Espagne, ou encore le début de la première guerre mondiale, avec son prolongement, la deuxième guerre mondiale. Tout cela parce qu’ils n’ont pas eu confiance en ce que HASHEM ne veut et ne vise exclusivement que le bien du peuple Juif. S’ils y avaient cru, ils auraient su que rien, absolument rien ne peut s’opposer à la détermination de HASHEM à réaliser ce qu’Il a décidé. Les événements décrits dans la Torah le prouvent très explicitement, chacun le sait.   

Alors c’est vrai que l’on a attendu la venue de Mashia’h et nous l’attendons toujours. Nous voudrions tant qu’il vienne et qu’est-ce que nous ne donnerions pas pour qu’il se manifeste ? 

C’est vrai que nous connaissons les causes, celle de la haine gratuite, c’est-à-dire sans raison ou justification, qui ont entrainé l’exil, le plus long, dans lequel nous nous trouvons. Il est triste de voir combien de gens n’éprouvent pas un sentiment d’amour, pur et désintéressé, vis-à-vis de quelques membres de leur entourage. Et cela le plus souvent pour des raisons de « pacotille ». Passons l’éponge, pardonnons, même si nous avons mille fois raison. Attachons-nous à faire du bien à ceux, parmi les nôtres, qui ne nous en font pas. Après leur étonnement, vous verrez un sourire sur leur visage, leurs yeux pétiller et bien plus encore. Et je vous le promets, cela vaut terriblement la peine. Même si à vos yeux il ou elle vous a manqué de respect, vous a heurté dans votre amour propre, ou même vous a lésé. La paix est au-dessus de tout, même du Émeth, de la vérité. N’oublions-pas que HASHEM a prescrit d’effacer son Nom pour restaurer le Shlom Baïth, la paix au foyer entre un mari et son épouse (voir la Parasha Sotta). Accordons notre pardon d’emblée, franchement, sans retenue, même sans qu’on nous le demande et bien sûr sans aucune arrière-pensée. Chacun y gagnera tellement, et cela de HASHEM directement. Oui, nous n’avons pas idée combien de bonheur nous procurerons et au Ciel et parmi des cœurs trop meurtris, parfois depuis si longtemps ! C’est peut-être très dur de faire le pas et on peut le comprendre. Mais encore une fois, si la paix, la vraie, est au-dessus du Émeth, c’est qu’elle prime réellement sur tout. Notre égo doit réellement être mis de côté et, en la circonstance, être muselé. Si nous y parvenons, nous connaîtrons assurément un bien immense et une sorte de félicité. 

Si donc le Mashia’h, le Messie, ne venait pas le 9 Av, le Jeûne commence ce soir, 22 juillet 2026 (à 21 :42 à Paris) et se poursuit jusqu’au 23 juillet (à 22 :30 à Paris). 

Inutile de dire qu’il convient de manger et de boire suffisamment avant le début du jeûne pour être en mesure de tenir, mais sans viande ni vin ! De même, que ceux qui ont des empêchements d’ordre médical en parlent à leur Rav.  La Torah ne tolère en aucun cas que quiconque risque de mettre sa vie en danger. 

Nous devons nous interdire de se laver, même à l’eau froide, sauf le bout des doigts au lever et également pour enlever des souillures. Il faut s’interdire de s’enduire de crème ou d’huile, de porter des chaussures de cuir, d’avoir des relations conjugales, d’étudier la Torah, hormis les passages relatifs à la destruction du Beth HaMikdash, du Temple. On ne saluera pas. On ne mettra ni Talith Gadol ni Tephilines à la Tefila du matin, mais seulement à Min’ha, la prière de l’après-midi. On s’assoit sur un siège bas (30 cm de haut ou moins) jusqu’à Min’ha. Il n’est pas interdit de travailler ce jour-là, mais aucune bénédiction n’en résultera. Pour les autres questions, il convient d’interroger son Rav ou une autorité Rabbinique compétente. Il est clair qu’on n’écoutera pas de musique. C’est un jour de deuil et de grande affliction. Nous ne pourrons ni manger de la viande ni boire du vin qu’à la sortie du 10 Av, cette année avec la célébration du Shabbath. 

Essayons de tout faire, notamment en demandant pardon et en l’accordant pour toutes les fautes commises ou autres impairs envers nous et envers autrui, pour nous et notre entourage. Que les conditions devant permettre la venue de Mashia’h puissent très rapidement être réunies et que nous puissions voir ce jour transformé en un grand jour d’allégresse. 

Le 15 Av sera vécu comme un très grand jour de joie. Il marque entre autres la fin de la mort de la génération des hommes âgés de plus de 20 ans dans le désert, suite à la faute des Meraglim, des explorateurs. De même, ce jour-là les jeunes filles riches prêtaient de beaux vêtements aux jeunes filles pauvres pour qu’elles puissent elles aussi trouver leur fiancé. Qu’il en soit aussi ainsi aujourd’hui, par le biais de « Hakhnassath Kala », en soutenant financièrement et en aidant au mariage des enfants de familles dans le besoin.

Tsom Kal, jeûne facile à tous ceux qui peuvent jeûner. 

Voyez aussi les messages des Rabbanim à l’onglet « Parasha » sur notre site ainsi que les messages des années précédentes à l’onglet « Nos Écrits » à « Mot du Jour » sur notre site ainsi que le cours de Rav AZIMOV Shmouel zatsal « Du 17 Tamouz au 9 Av », entre autres.

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