La trame de notre vie
Dans cette paracha, nous lisons le plus beau plaidoyer en faveur de l’étude de la Thora :
Tu les inculqueras à tes enfants et tu t’en entretiendras, soit dans ta maison, soit en voyage, en te couchant et en te levant. (Deutéronome VI, 7)
Et Rachi précise :
Tu en parleras. Que les paroles de Thora soient l’essentiel de ta conversation. Fais-en l’essentiel et non l’accessoire (Sifré).
L’étude de la Thora n’est donc pas secondaire dans la vie d’un Juif. Elle en est la trame. Sans doute, faut-il fixer des temps réservés à l’étude comme le dit si bien le Choul‘han Aroukh :
Après la prière du matin il faut fixer un temps constant pour l’étude et ne pas l’annuler même si on pense pouvoir justement faire à ce moment là une bonne affaire
Rachi nous dit ici que même ce temps fixe n’est pas suffisant. La Thora doit faire partie de nous. Même à table ou lors d’une promenade familiale, notre conversation naturelle porte sur la Thora, l’éthique et les valeurs du judaïsme.
Il ne s’agit pas de consacrer des morceaux de notre vie à la Thora, elle doit être partie intégrante de notre être.
Shaoul David Botschko
