Les textes sont datés. Ils sont placés ici selon l'ordre chronologique, du plus récent -tout en haut de la page- au plus ancien -tout en bas de la page-. Avec l'espoir que vous en retirerez le meilleur.

12 Shevath 5777 - 8 FEVRIER 2017 

Chers Amis,

Aujourd’hui, nous vous transmettons quatre messages.

1.  Prolongation de l’offre exceptionnelle de 10 ans de cours du Lundi du Rav Yossef ‘Haïm SITRUK zatsal. Coffret de 10 cd mp3 ou clé usb pour seulement 50€, soit 0,30€/cours !

2. Tefila pour la Parnassah

Depuis de nombreuses années le Rabbi de Tshernobyl de Bné Brak se rend en France à l’occasion de la Tefila pour la Parnassah qui est particulièrement propice durant la semaine de la lecture de la Parashah Beshalakh qui relate la sortie d’Egypte par l’ensemble des Beneï Israël et leur libération de l’esclavage. Les Brakhoth, bénédictions faites par le Rabbi de Tshernobyl ont depuis acquis la réputation d’être exaucées. C’est donc une assemblée nombreuse, sensible et motivée qui s’est rendue ce lundi soir 6 janvier aux salons Equinoxe à Paris avec des Rabbanim venus entourer le Rabbi de Tshernobyl. L’objectif était de soutenir les institutions d’étude de la Torah, comme celles de soutien aux familles nécessiteuses, que dirige le Rabbi de Tshernobyl. Une occasion unique de recevoir une Brakha et de partager en commun la prière pour la Parnassah et de soutenir la Torah. Nous ne reproduisons ici qu’un extrait de cette merveilleuse soirée, avec un fameux Nigoun (mélodie) joué par un violoniste virtuose, de l’entourage du Rabbi, puis la prière elle même, dont le cœur est composé de la lecture d’une partie de la lecture de la Parasha Beshala’h § 16, 4 à 36 qui est lu 2 fois, suivie de la traduction en Araméen.  

3. Tou-Bi-Shevath 

À l’occasion de Tou-Bi-Shevath, le nouvel an des Arbres, qui a lieu ce Shabbath Shira, depuis vendredi soir 10 et samedi 11 février, le 15 Shevath, nous sommes heureux de vous adresser le texte ci-après. (Pour l’essentiel il avait déjà été publié dans la Lettre de Dvar Torah n° 6 pages 8 et 9 que vous trouverez à l’onglet « La Lettre » puis est repris dans le livre « PARCOURS Pars, Cours ! vers la lumières… » aux pages 132 à 134). Quelques retouches et précisions viennent le compléter. 

Avez-vous remarqué que si vous soignez vos plantes avec tendresse elles réagissent autrement et elles sont plus belles que celles que vous traitez avec indifférence ? Depuis quand les plantes seraient elles dotées d’intelligence et de sensibilité ? Essayez de le vérifier, vous serez surpris. Or le 15 du mois de Shevath (le chiffre 15 est représenté par « Tou » qui associe les valeurs numériques des lettres Teth = 9 et Vav = 6 = 15, d’où Tou-Bi-Shevath), la nature se réveille après le sommeil de l’hiver, du moins en Eretz Israël. La sève monte comme une grande clameur, un hymne et une louange à la création du monde, à Hashem. Une nature, des arbres, des fruits qu’Hashem a créé spécialement pour nous ! Lorsque le renouveau de la vie s’annonce dans un tel concert de frémissements presque secrets. Lorsque le réveil de toutes les plantes, jusque-là endormies, nous rappelle le don immense qu’Hashem nous a fait. N’est-il pas naturel que nous Le reconnaissions à notre tour et Le remercions ? Est-il une meilleure façon de le faire qu’en honorant Hashem à travers les produits de Sa création ? Notre reconnaissance prend corps en faisant les bénédictions appropriées avant de les consommer. Des bénédictions et des remerciements que nous adressons à Hashem, évidemment. Et cela spécialement le 15 Shevath, qui est le nouvel an des arbres.

Rappel d’un éventail de valeurs et de prescriptions qui en découlent.

Le 15 Shevath est aussi la date butoir pour l’appréciation du Ma’asser, du prélèvement de la dîme, sur les fruits des arbres. Une imposition régie pour l’ensemble des productions (Devarim, Reèh, 22-23) «Pour que l’homme apprenne à craindre Hashem tous les jours de sa vie». A contrario, le décompte de l’année des autres produits de la terre (récoltes de céréales et de légumes), comme ceux d’autres provenances (loyers, salaires, d’ordre financier) se fait depuis le premier Tishri. Le décompte de l’année sur les animaux, part depuis le premier Elloul.

Divers prélèvements doivent être faits sur les récoltes d’Eretz Israël. En premier lieu vient la Trouma Guedola, ou grande contribution. Elle était versée à l’époque du Temple directement au Kohen les six premières années de la Shmita. La Shmita, qui a bien sûr encore cours aujourd’hui, est la septième année, année de jachère, de repos ou de chômage de la terre. Durant la Shmita -septième année-, l'agriculteur ne doit rien faire qui concourt à améliorer la production de cette année. Les produits de la terre et des arbres sont rendus Efkère -sans propriétaire- par tous ceux qui respectent les règles de la Shmita. L'agriculteur ne peut en jouir que pour les besoins de sa famille. Il ne peut en faire le moindre commerce parce qu'ils appartiennent à Hashem. Dès lors, tout étranger qui voudrait en cueillir des fruits pour ses besoins alimentaires strictement personnels y est autorisé -là où l’on applique effectivement ces règles- à la condition toutefois de ne commettre aucun dégât dans les champs, vignes et vergers. Les années du calendrier se définissent par rapport à la Shmita, au même titre que les jours de la semaine par rapport au Shabbath, le septième jour. Le prélèvement de la Trouma Guedola variait selon la générosité, dans une proportion qui allait de 1/60 de la récolte, pour celui qui refusait d’être généreux, à 1/50 pour celui qui l’était moyennement, et jusqu’à 1/40 de la récolte pour celui qui l’était le plus. Ce qui fait en moyenne 2% de la récolte. Vient ensuite le Ma’asser Rishone, le premier prélèvement de 10 %. Il était prélevé sur les quelque 98% restant de la récolte (100% -2%). Soit 9,8% de la récolte, qui étaient retenus chacune des six premières années de la Shmita. Le Ma’asser Rishone était remis au Lévi. Le Lévi remettait à son tour sa Troumath Ma’asser, soit 10% de ce qu’il a reçu, au Kohen. Le Ma’asser Shéni, le 2ème prélèvement de 10%, s’appliquait sur la récolte après déduction de ce qui avait été prélevé pour la Trouma Guedola et pour le Ma’asser Rishone, soit 10% de 88,2% (= 98% - 9,8%) de la récolte. Le Ma’asser Shéni était prélevé à l’époque du Temple les années 1, 2, 4 et 5 de la Shmita. Il devait être consommé, par les propriétaires des arbres, à Yeroushalayim, si possible à l’occasion des trois montées en pèlerinage à Pessa’h, Shavouoth et Souccoth. Notons que pour des raisons de commodité les fruits pouvaient être «rachetés» en argent, à la condition d’en majorer la valeur de 1/5 du produit total, pour ensuite acquérir de la nourriture sur place. Puis vient le Ma’asser ‘Ani, qui représente quantitativement exactement la même part que le Ma’asser Shéni, soit 10% de 88,2% de la récolte des années 3 et 6 de la Shmita. Le Ma’asser ‘Ani doit être remis aux pauvres (‘Ani = pauvre) dès que possible. Avez-vous remarqué que les années de prélèvements du Ma’asser Shéni et du Ma’asser ‘Ani sont décalées ? Il ne peut donc y avoir de cumul des deux prélèvements la même année. Le prélèvement doit se faire très strictement et uniquement sur les fruits de l’année considérée et non sur les fruits de l’année précédente ou ceux de l’année suivante. Sont considérés «fruits de l’année» ceux qui n’étaient pas encore formés au 15 Shevath. Si le fruit a déjà été formé avant le 15 Shevath il appartient au décompte de l’année précédente. On comprend dès lors l’immense importance de la date de Tou-Bi-Shevath, à partir de laquelle tout s’évalue : la récolte et le Ma’asser, à donner, comme à recevoir. (Voir la Lettre de Dvar Torah n° 4 à propos du Ma’asser et de la Shmita). Rappelons enfin qu'il n'y a aucun prélèvement sur les productions durant l'année de Shmita, et que les fruits produits durant les trois premières années de plantation des arbres ne peuvent être consommés (Orla). Les fruits de la quatrième année devaient eux être consommés à Yeroushalayim. L'année de plantation des arbres considérée ici commence elle à Rosh Hashanna. 

Toutes ces prescriptions sont autant d’occasions de bénir le Créateur qui nous a tout donné et qui pourvoit à tous nos besoins. Et, à travers Lui, la terre, et d’abord la Terre d’Israël, ses fruits, et d’abord ceux d’Eretz Israël. En donnant notre Ma’asser, nous accomplissons la volonté d’Hashem, nous louons Sa création, nous manifestons notre reconnaissance, nous exprimons notre respect et notre solidarité envers ceux à qui nous le donnons et, au-delà de cela, nous nous montrons dignes de la confiance qu’Hashem a placée en nous et dignes d’en mériter même davantage à l’avenir. 

La destruction du Temple empêche la possibilité de se purifier. Dès lors la Trouma Guedola et la Troumath Ma’asser ne peuvent être consommées par le Kohen. Par ailleurs du fait de l’évolution de l’activité du monde agricole à celui de l’industrie, des affaires et des autres secteurs tertiaires, le Ma’asser concerne aussi, par décision rabbinique, les revenus monétaires. Et à défaut de pouvoir le remettre au Kohen et au Lévi, privés de leurs fonctions dans le Temple, ils sont remis à ceux qui agissent à leur place, en l’occurrence les Institutions d’études et d’enseignement de la Torah ainsi que tous ceux qui se chargent de la propager. 

4. Se préoccuper d'autrui

Certains parmi vous nous connaissent depuis longtemps, d’autres seulement depuis peu. Heureux pour certains du chemin que vous avez fait avec nous ? Nous l’espérons vivement. Or, dans votre entourage nombreux sont ceux qui n’ont pu encore en retirer le même parti que vous. S’il n’est pas toujours possible de leur dire tout ce que vous ressentez, transmettez-leur un ou deux CD d’un cours de Torah ou suggérez-leur d'écouter l'un des cours en accès libre sur notre site www.dvartorah.org. Ils en viendront peut-être à prendre conscience que d’autres valeurs existent, celles que leurs grands-parents ou du moins leurs ancêtres chérissaient tant. Or ces valeurs ne sont pas seulement belles, puissantes et bien évidemment toujours actuelles. Elles sont avant tout absolument vraies. Elles sont aussi revivifiantes, épanouissantes et, de ce fait, fondamentales pour chacun d’entre nous.

Est-il besoin de rappeler combien à l’opposé, l’environnement qui nous entoure véhicule malheureusement tant de mensonges, d’agressivité et de haine ?

Ne rien faire, c’est accepter d’imiter et vivre à son tour selon ce flux, dangereux parce que  destructeur.

Il nous faut au contraire nous renforcer les uns-les autres en rapprochant de nous ceux qui se sont écartés. Comment ? En apportant à notre prochain le meilleur que nous pouvons lui donner, pour que lui/elle aussi profite de la lumière –et à travers elle, de l’attention toute particulière, de la diligence inouïe et de la protection- offerte par la Présence divine à chaque ben Israël.

En nous préoccupant d’autrui, nous brisons son isolement et nous le connectons à une Communauté qui saura lui montrer qu’il compte et qu’elle aussi a besoin de sa présence devenue si essentielle. Ici on se rend compte de la valeur inestimable du don de soi, tant pour celui qui donne que pour celui qui reçoit.

Qu’Hashem aide pour que vous soyez partie prenante dans l’action que nous menons pour sensibiliser et faire revenir aux sources tous ceux qui se sont éloignés, et que se renforcent tous ceux qui ont conscience de la valeur de ce qu’Hashem, dans son infinie bonté, nous donne à chaque instant.

Vous êtes éminemment conviés à transmettre ce message le plus largement possible parmi les nôtres à travers vos réseaux mails, etc… Qu’il vous soit donné de faire de nombreuses Mitsvoth !

Avec nos meilleures pensées, 

10 Tévèth 5777 - 8 JANVIER 2017 

Chers Amis, 

Nous nous y sommes pris en retard, et chemin faisant, la date est presque passée. Mais ne vaut-il pas tard que jamais ? Ceux qui résident à l'Ouest peuvent peut-être en tirer parti à temps, le décalage horaire aidant, pour se rappeler que ce jour est jeûné par les Juifs du monde entier. À l'origine, les trois jours consécutifs, les 8, 9 et 10 Téveth devaient être jeûnés. 

1 ou 3 jours de jeûne ?

Le 8 Tévèth, jour où la traduction de la Torah en grec par 70 sages, sous l’ordre du Roi Talmaï (Ptolémé IV) s’est achevée. Ce fut le début d'une très grande affliction. Il en a résulté de très nombreuses persécutions, à commencer par celles des Grecs. La révolte des Makabim et leur victoire miraculeuse à ‘Hanouka en témoigne. Or, absolument aucune traduction ne peut réellement transmettre tout ce que la Torah contient. Même si tous les commentaires rédigés en Lashon Hakodesh, en langue sainte, avaient été traduits, cela n'aurait suffit. Ces commentaires dont la fonction est justement d’éclairer tous les sens contenus dans l’Ecriture. Celle-ci est pleine de finesses, de sens, de subitilités, d'où découlent des raisonnements si profonds qui ne peuvent supporter aucune traduction. Celle qui en a été faite est donc nécessairement biaisée, imparfaite, insuffisante pour « dire » le pourquoi et le comment de la relation privilégiée d’Hashem avec son Peuple. La Torah a dès lors été vulgarisée, et la crainte qu’en avait les Nations a disparu. Nos Sages comparent la gravité de ce jour à celui où le veau d’or a été initié au pied du Mont Sinaï.

Le 9 Tévèth, décès d’Ezra le Scribe et du Prophète Jérémie qui ont œuvré ensemble pour le retour et la réinstallation des exilés de Bavel (Babylonie) en Eretz Israël. Mais ils se sont attachés à rétablir la pureté des lignées familiales, à engager ceux qui s'étaient éloignés à faire Teshouvah, à instituer des règles pour préserver, favoriser et développer la vie juive autour de la Torah (les 10 Takanoth d'Ezra). Rétablir le service dans le Second Temple, réhabiliter Jérusalem et faire renaître le Yishouv : installation physique, organisation, gestion, législation et sécurisation de la vie quotidienne de la population en Eretz Israël, faisaient naturellement partie de leurs préoccupations. Toujours avec le souci d'être en conformité avec l’esprit de la Torah le plus pur.

Le 10 Tévèth, début du siège de Jérusalem par Naboukhadnétzar (Nabuchodonozor). Siège qui a duré 3 ans et qui a conduit à la destruction du Premier Temple, le 9 Av, avec ses pertes immenses, ses souffrances terribles et l’exil en Bavel. Nos Sages déclarent que toute génération au cours de laquelle le Temple n’est pas reconstruit est responsable de sa destruction. C’est dire combien nous avons de raisons de nous affliger et de sa destruction, et du fait de ne pas encore mériter la venue du Mashia’h et l'établissement du 3ème Temple.

Ces trois jours devraient être jeûnés. Mais les Sages d’Israël n'ont imposé que le jeûne du 10 Tévèth. Le Peuple n’aurait pu supporter de jeûner durant 3 jours consécutifs.

Le jeûne intervient ici en tant qu'expiatoire. Il est alors donné à chacun de prendre plus intensément conscience du besoin de nous amender. Que notre volonté prenne le dessus sur tout ce qui voudrait la freiner et l'affaiblir. Il est en chacun des ressources inouïes. Ne l'oublions jamais, découvrons-les et mettons-les à profit ! Tous les enfants de Yaakov étaient dotés d'une force physique incomparable avec celles des autres hommes de leur temps. Leur lien à la Source de la Sainteté était clair et les inspirait directement. Dans la période qui précéda le terrible pogrom de 1929 à Hévron un groupe de perturbateurs avait fait irruption au Beith Hamidrash, dans la salle d'étude où le Rav donnait Shiour (cours) à ses élèves. Le Rav désigna l'un d'eux qui n'était pas spécialement costaud et lui dit de ramener le calme. Il se dirigea vers le groupe de voyous qui n'étaient pas spécialement bienveillants. Il leur demanda de sortir. Le plus grand leva la main, mais il n'eut pas le temps de commettre son méfait qu'il se trouvait déjà sonné à terre. Quelqu'un s'enquit auprès du Yeshiva Ba'hour (l'étudiant en Torah) : "Comment as-tu fait ?" Il répondit "Mais c'était une Mitzvah" (un ordre de la Torah) Haba LeOrguekha Ashkem LeOrgo = si l'on vient te tuer, lève-toi et tue-le avant ! Lorsque l'on agit en accomplissant une Mitzvah, en étant pleinement conscient que l'on réalise un ordre de la Torah, nous nous reconnectons à la Source de Sainteté qui nous prodigues tous les moyens. Nous sommes alors plus dignes de mériter la Gueoula, la délivrance, que nous aspirons ardemment au plus tôt.

Cette année le jeûne du 10 Tévèth a lieu ce dimanche 8 janvier 2017. Il commence à Paris le matin à 07:12 et s’achève à 17:57. 

Bon jeûne à tous !

Et donnez-nous vite de vos bonnes nouvelles...

23 Kislev 5777 - 23 décembre 2016

CHERS AMIS,

Absolument convaincus d’être dans la bonne voie, nous devons tous résister, persévérer, en aucun cas nous décourager. C’est un constat applicable à toutes les situations. Chacun a son lot de difficultés. Mais chacun sait aussi qu’il n’y a rien de bien qui soit facile dans la vie. De sorte qu’il y aurait lieu de se réjouir lorsque l’ « on nous met des bâtons dans les roues ». Nous ne le souhaitons jamais. C’est un test ! Sommes-nous déterminés à assumer notre ambition, mission ou projet ? Nous pouvons nous-mêmes le vérifier. Le plus souvent on n’a pas idée de tout ce qu’il faut mettre en œuvre pour réaliser quelque chose qui comble nos attentes. Que l’on se rappelle qu’en toute occasion on peut soumettre nos doutes à une autorité, à un Rav, qui saura nous éclairer sur la bonne voie à suivre.

Vient en mémoire l’histoire du fils qui a succédé à son père. Sa situation empirait jour après jour. Il alla trouver son Rebbé pour recevoir un conseil et une bénédiction. Le fils ne comprenait pas parce que lorsque son père tenait la boutique elle ne désemplissait pas. Le Rebbé lui demanda : que fais-tu toute la journée en attendant les clients ? -Je lis le journal. –Que faisait ton père ? –Il avait toujours une Guemara (traité du Talmud) avec lui et il essayait de l’étudier. Tu vois lui dit le Rebbé, le Satan lui envoyait des clients pour l’empêcher d’étudier. En lisant le journal, tu fais exactement ce que le Satan attend de toi. Il n’a donc pas à t’envoyer des clients pour te détourner de ton étude puisque tu passes tes journées à lire le journal.

Où en sommes-nous dans notre détermination ? Est-il impérieux d’agir ? Cela dépend. Quelquefois il faut attendre et s’abstenir. D’autres fois il faut agir avec prudence et expectative. Il se peut aussi que l’urgence et la gravité d’une situation exigent un engagement total qui peut aller jusqu’au don de sa personne. C’est ce qui s’est passé pour Yo’hanane le Grand Prêtre et ses fils au temps de la domination Grecque, il y a quelque 2000 ans. C’est ce qui a conduit aux miracles célébrés à l’occasion de la fête de ‘Hanouka.

C’est à la sortie du prochain Shabbath (24 décembre à la nuit) que nous allumerons la première lumière de ‘Hanouka. Elle est placée à l’extrême droite du chandelier à huit branches, accompagnée du Shamash -une autre bougie placée sur un alignement différent soit en hauteur soit décalé- pour ne pas profiter matériellement de l’éclairage de la bougie. Chaque soir à la nuit tombée, nous allumerons une flamme de plus, à placer à la gauche de la bougie du jour précédent. Cela sera répété durant les huit jours de ‘Hanouka. À l’exception toutefois du vendredi 30 décembre -où nous devrons allumer les lumières de ‘Hanouka un peu avant celles de Shabbath (à Paris si possible avant 16h30 mais il faudra que les flammes puissent brûler au moins jusqu’à 18h20). Si l’on peut les allumer de manière à ce qu’elles soient visibles de l’extérieur, on rappellera ainsi publiquement les miracles que nous avons vécus à ‘Hanouka.

Voici quelques points de repère sur ‘Hanouka.

Les Grecs voulaient nous faire oublier la Torah. Ce n'est qu'après la mort de l'empereur Alexandre le Grand que les persécutions ont commencé. Auparavant, Ptolémée avait imposé que la Torah soit traduite en grec. Soixante-dix sages ont été réquisitionnés et isolés, chacun dans une maison à part. Par miracle, tous remirent exactement la même version, malgré des adaptations exigées par la circonstance. En traduisant la Torah, notre plus grande richesse était devenue accessible à la puissance Grecque. Si elle reconnut la supériorité de notre foi sur leur philosophie, elle comprit aussi, hélas, comment nous atteindre. Dès lors les Grecs nous interdirent de respecter le Shabbath, de sanctifier chaque nouveau mois, et de pratiquer la circoncision. Trois piliers sur lesquels repose notre foi. Par le Shabbath, nous clamons qu'Hashem est le maître du monde. Par la sanctification du mois, la sainteté peut pénétrer le temps et toute la création. Par la circoncision, nous reconnaissons que nous sommes un réceptacle unique, lié à l'ensemble de la création, avec un programme clair, marqué dans notre chair, signe de l'alliance avec le Créateur. Sans ces trois fondements, nous n'existerions plus, à D.ieu ne plaise, en tant que Peuple Juif. C'est ce que les Grecs voulaient. Lorsque la coercition grecque fut trop intense, ce sont finalement les femmes qui, par leur courage et leur détermination, incitèrent les hommes à s'élever contre l'oppresseur. Yehoudith, la propre fille de Yo'hanane, le Kohen Gadol, le Grand Prêtre, réussit à enivrer Holopherne, le général d'armée d'Antiochus, le décapita, ramena sa tête et l'exposa à la porte de Jérusalem. En voyant la tête de leur chef, les armées grecques prirent peur et s'enfuirent. Tout le monde connaît la suite de l'histoire. La purification du Temple de Jérusalem. La fiole d'huile pure trouvée par miracle. Elle permit d'allumer, le 25 Kislev, la Menorah, le chandelier à sept branches, durant huit jours, alors que l'huile ne suffisait que pour un seul jour. D'où la Mitzva que nous avons d'allumer durant huit jours les lumières de 'Hanouka. Soit le premier jour, une lumière, accompagnée d'une autre, le Shamash. Puis le deuxième jour, deux lumières, plus le Shamash. Le troisième jour, trois lumières, plus le Shamash. Et ainsi de suite, jusqu'au huitième jour. La lumière supplémentaire, le Shamash, est placée sur un alignement distinct des autres lumières. Son rôle est d'éclairer pour que l'on ne profite pas de la lueur des autres lumières. Celles-ci représentent le Ner Tamid, la flamme qui était allumée en permanence d’abord dans le Tabernacle dans le désert puis dans le Temple à Jérusalem. On ne devait en tirer aucun profit. Le Ner Tamid témoignait à la fois du lien entre Hashem et son Peuple et de la sanctification d'Israël. En somme, c’est là tout un programme auquel les lumières de ‘Hanouka nous rattachent.

Nous avons tous besoin d’urgence que se renouvellent les miracles de ‘Hanouka. Ils expriment pour nous l’attention constante d’Hashem à l’égard de son Peuple pour le protéger -détourner les visées funestes de ceux qui veulent nous nuire- et le rapprocher de Lui.

Allumons dans tous nos foyers les lumières de ‘Hanouka, signe que nous y sommes attachés, que nous remercions Hashem de sa bienveillance, de sa protection et pour tous les immenses cadeaux qu’Il nous accorde en propre ainsi qu’à tout le Peuple Juif.

Nous souhaitons à tous et à chacun en particulier un ‘Hanouka Saméa’h, avec beaucoup de joie et de sainteté dans toutes nos familles.

Mais nous ne voulons pas vous quitter sans vous donner la possibilité de vous faire -et de faire tout autour de vous- un immense cadeau. Celui de bénéficier durant toute la fête de ‘Hanouka « des cours du lundi » donnés par le Rav Yossef ‘Haïm SITRUK zatsal -qui nous a quittés, mais qui vit en nous !- à des conditions tout à fait spéciales et uniques. Voyez ci-après le «flyer» que vous pouvez faire suivre avec ces quelques lignes tout autour de vous !  

Que les lumières brillent dans tous nos foyers à l’occasion de ‘Hanouka et dans nos cœurs, pour toujours !

Au fait, le savez-vous ? À Dvar Torah, nous fêtons ce ‘Hanouka notre 30ème anniversaire !...

Rappelez-vous qu'en bas de la page d'accueil de notre site se trouvent 3 cours changés chaque semaine que vous pouvez écouter à volonté.

Bien à vous, 

29 Tishri 5777 - 31 octobre 2016

L'APRÈS FÊTES 5777

Chers Amis, 

Aurions-nous dû le crier plus fort ? À défaut de messages écrits sur les derniers événements passés, nous avons offert en page d’accueil de notre site l’écoute libre de nombreux cours sur ce que nous venons de vivre.

Par manque de temps, nous ne vous avions rien adressé depuis Kippour. Nous avons tous vécu Soukoth, la fête des cabanes, puis Shemini Atséreth, ce huitième jour ajouté au sept jours de Soukoth. Il fallait se séparer en douceur de la Présence Divine qui nous a accompagnés, entourés, choyés, protégés, comme s’il s’agissait de la nuée qui nous a suivis dans le désert durant quarante ans, depuis la sortie d’Egypte. Sim’hath Torah, la Fête de la Torah, aussi, qui suit, elle, immédiatement Shemini Atséreth, que nous venons de vivre il y a encore seulement quelques heures, avant de retrouver le clavier de l’ordinateur. Des temps de réjouissance, mais aussi de prière, de reconnaissance et d’engagement envers Hashem. Hoshana Rabba était, avant Shemini Atséreth, la dernière étape à l’instar de Kippour, pour nous faire pardonner nos égarements passés. Pour les ‘Hassidim, c’est la fête de ‘Hanouka qui clôt cette période de pardon. Au-delà de ces dates « butoir », une attention soutenue sur notre conduite au quotidien est requise de chacun. En n’accomplissant que le mieux possible ce qui est attendu de nous, nous nous préserverons de tout écart. Les raisons d’avoir à nous amender disparaîtront. Encore que… puisque personne n’est tout-à-fait à l’abri...

Nous sommes encore si imprégnés des repas de fêtes passés dans la Souka. Cette construction fragile, précaire, a été joliment décorée de dessins d’enfants et de photos de Tsadikim. Son toit de feuillage, de bambou ou de tasseaux de bois laissait filtrer rayons de soleil ou gouttes de pluie. Les quatre espèces ont été secouées ensemble selon le rituel dans les quatre directions cardinales ainsi que vers le Ciel et vers la Terre.

Le Loulav, la branche de palmier, représente Yossef Hatsadik. Elle est accompagnée des trois branches de myrte, désignant Avraham, Yits’hak et Yaakov. Puis viennent les deux branches de saule, pour Moshé et Aharon, et enfin le cédrat, évoquant le Roi David. Ces quatre espèces désignent aussi les diverses composantes du Peuple Juif qui, réunies en bouquet, doivent unir leur génie pour se renforcer et s’élever. La veillée d’étude et de prières à Hoshana Rabba précède Shemini Atséreth qui, en diaspora, est séparé de Sim’hath Torah. Toute la Communauté se réjouit et danse alors avec et autour de la Torah. De grands moments d’union, de fusion même, où toutes les divergences sont annulées, rejetées. Chaque membre de la Communauté est appelé au Séfer Torah pour y lire quelques lignes de la dernière section de l’année : Vezoth Haberakha -voici la Bénédiction- qu’a adressée Moshé Rabbénou à l’ensemble du Peuple d’Israël, avant que son âme soit rappelée au Ciel. Puis tous les jeunes enfants sont conviés autour du Séfer Torah, sous un grand Talith, châle de prière, pour être bénis. Le ‘Hatane Torah -le Fiancé de la Torah- est ensuite appelé pour clore la lecture. Une fois achevée, le ‘Hatane Bereshith reprend la lecture de la Torah depuis le commencement : Bereshith. C’est sans interruption que la Torah nous accompagne et nous fait vivre tout au long de l’année. Renforcés dans notre être Juif, dans la confiance qu’Hashem est avec nous, qu’Il nous protège, nous nous sentons revivifiés, sereins et heureux. Chacun s’est tant réjoui, de tout ce qu’Hashem nous donne, que nous sommes par la force des choses plus prêts à affronter l’adversité.

Les obligations et autres contraintes de la vie viennent peu à peu prendre le dessus et estompent le souvenir de l’effusion de joie. Mais elle nous a tant nourri que nous saurons y revenir mentalement pour y puiser encore des forces pour surmonter toutes les épreuves et difficultés. Chacun s’est engagé à s’améliorer, à davantage étudier et à se rapprocher de la Volonté du Créateur. Il en découlera naturellement de nouvelles énergies pour réaliser le programme qui commence avec Beréshith.

Il y est décrit la création du Monde par D.ieu. Pour quelle finalité ? Pour Hibaram (Bereshith 2, 4) qui, selon le Baal Hatourim, désigne -en permutant les lettres- Avraham, homme de ‘Hessed, de bonté, par excellence. La bonté est cette dimension que Hashem a ajoutée à celle du Dine, la rigueur, dans la création. Sans compassion ni tolérance, l’homme n’aurait pu être à la hauteur des exigences placées en lui. On l’a vu, presque tous faillirent. Ce qui déboucha sur le déluge. L’humanité disparut, à l’exception de Noa’h, Noé, et sa famille. Toutes les créatures connurent le même sort. Hormis un couple, mâle et femelle, de toutes les espèces impures, et sept couples des espèces pures, que Noa’h avait fait entrer dans l’arche sur l’ordre d’Hashem. Dix générations séparent Adam de Noa’h et dix autres séparent Noa’h d’Avraham. On assiste ici à une lente dégradation spirituelle de l’humanité, certes avec le sursaut de Noa’h, notamment, puis surtout avec Avraham. Il reconnut l’existence d’Hashem et proclama qu’Il était le Maître et le Créateur du Monde. Avraham mérita d’être celui qui allait être à l’origine du Peuple Juif. Il se perpétue depuis lors et pour l’éternité avec une vocation sublime : être l’exemple et constituer un royaume de prêtres pour les Nations. Si ce rôle nous a été imparti, c’est que nous devons en être capables. Le savoir est en soi source de confiance, de motivation et d’énergie.

Après les fêtes de Tishri, que nous venons de vivre, nous devons et nous pouvons aller de l’avant et nous dépasser. Que personne ne délaisse cette chance de vouloir pour pouvoir. Volonté et capacité sont des dons d’Hashem. Le règne animal ne les a pas reçus. L’homme juif, descendant d’Avraham et partageant le projet d’Avraham, diffère de par sa vocation de l’homme des Nations. Le savoir c’est déjà un peu le vivre. Il suffirait de le savoir très profondément pour le vivre plus intensément. Chacun sait ce qu’il doit faire pour y parvenir. Que tous réussissent ! 'Hodesh Tov OuMevorakh ! Bon mois de Mar'Heshvane, que nous sanctifions depuis ce lundi 31 oct. soir au mercredi 2 nov. inclus.

N’hésitez pas à transmettre ce texte à votre fichier d’amis. Il est placé à l’onglet « Mot du Jour » sur notre site www.dvartorah.org à faire découvrir tout autour de vous ! D’autant qu’en bas de la page d’accueil trois cours exceptionnels sont proposés en écoute libre à votre aise.

7 Tishri 5777 - 9 octobre 2016

COMPLEMENT POUR KIPPOUR (en plus des textes "ELLOUL #1 à 4")

Dédié à la mémoire et pour l’élévation de l’âme de Rav Yossef ‘Haïm SITRUK zatsal.

Chers Amis,

Que de belles pages dans le Livre de la Vie ont été écrites par le Peuple Juif à Rosh Hashana !

Nombreux sont ceux qui se sont engagés à s’améliorer, à se parfaire, à s’engager davantage pour se rapprocher d’Hashem. Chacun d’eux a ardemment aspiré à ce que l’Eternel soit beaucoup plus présent en nous. Nous avons tous reconnu Sa Royauté sur le monde et sur nous. De plus, nous avons décidé de nous attacher à mieux respecter et à vivre les prescriptions de la Torah. Chacun a pris des résolutions et, par miracle, nous avons même trouvé la force de nous lever plus tôt pour aller au Seli’hoth, aux supplications pour obtenir le pardon de nos fautes passées, et aussi d’étudier davantage. 

L’avenir se présente donc sous un meilleur jour. Mais il n’est pas question de faiblir, l’enjeu est trop grand. S’agit-il seulement d’être pardonné ? Certes, le pardon déblaie, dégage, fait place nette, nous allège et bien sûr libère des énergies. Et c’est déjà énorme ! Oui, c’est certain. Mais lorsque nous avançons sous la protection d’Hashem sur le chemin qu’Il souhaite que nous empruntions, les premiers efforts demandés, apparemment contraignants, muent en une nécessité impérieuse ardemment désirée. Et c’est en soi un immense cadeau ! 

La sollicitude d’Hashem se manifeste par des signes qu’Il nous envoie. Il suffit de les percevoir, de les décrypter et d’en retirer l’enseignement. Quelquefois cela prend des années avant que l’on comprenne. Chacun est concerné. En avons nous seulement conscience ? Prenons quelques exemples. 

Un père s’est obstiné a amasser de la paille dans la cour sous la fenêtre de l’appartement, au lieu de s’en défaire, comme le demandaient les voisins. Un jour, l’un de ses enfants, âgé d’un peu plus de deux ans, a basculé dans le vide depuis le deuxième étage, et a atterri justement sur ce tas de paille. Il en est sorti indemne. Il fallait qu'il vive.

Un soir, reprenant un journal à grand tirage paru trois jours plus tôt, un jeune homme découvrit un article qui évoquait la fête de Shavouoth. Elle avait lieu précisément ce soir là. Ce jeune homme s’était déconnecté de la communauté, mais il se rappelait le sens de la fête du Don de la Torah. Puis il prit une douche, se badigeonna le front pour assécher son acné avec une lotion au soufre qui se déversa malencontreusement dans un œil. Il le lava abondamment tant le soufre le brulait, au point qu’il craignait pour sa vue. Cette épreuve passée, il vit qu’une applique clignotait près de son lit. Il alla revisser l’ampoule et, par mégarde, toucha la douille. Il avait les pieds nus, un peu mouillés, sur le carrelage. Il prit une décharge foudroyante et trouva par miracle la force d’arracher l’applique du mur, sectionnant le câble électrique et basculant sur le lit, rompant ainsi le contact avec le sol. Il était ébranlé, mais indemne. Il lui fallait prendre conscience qu’il était Juif et qu’il devait le rester malgré son éloignement de la communauté. Ce qu’il fit. 

Un jour, sur une route presque droite à 100 km/h, un très léger coup de frein et la voiture prit un angle presque droit. Elle quitta la route, passa entre deux immenses arbres, fit un tonneau et se retrouva renversée sur le toit, les roues vers le ciel. L’essence coulait. La clé de contact s’était cassée dans le neymane et le moteur s’était arrêté. Il fallait faire vite, la voiture pouvait encore s’enflammer. Suspendu en l’air, retenu par la ceinture de sécurité, il réussit à se faufiler par la fenêtre restée ouverte, avec juste une toute petite égratignure au pied. Une voiture de dépannage suivait, son conducteur l’avait vu, et il put le conduire en lieu sûr. L’homme était indemne. Il prenait conscience qu’il devait mériter chaque instant de vie. 

Cela fait partie du rituel de chaque mariage juif : la Ketouba, contrat de mariage, est lue à haute voix. L’un des oncles du 'Hatane, du marié, vit qu’il y avait erreur. Ce n’était pas le nom qui lui avait été donné à son Brith. L’oncle s’en souvenait parce qu’il y avait assisté. Et aussi parce que c’était le nom de son père qui n’était pas revenu d’Aushwitz. Il intervint donc et le nom fut immédiatement corrigé sur la Ketouba. Vingt six ans plus tard, cet oncle décéda juste avant Shavouoth. Son neveu venait de partir en Eretz Israël pour préparer le mariage de sa propre fille qui devait être célébré juste après la fête. Par miracle ce neveu put être prévenu à temps. Il trouva un vol et arriva pour l’enterrement en France. Il s’avéra qu’il était le seul à connaître le nom Juif de cet oncle qui avait corrigé le sien lors de son mariage. Il put ainsi manifester sa reconnaissance et payer une dette de gratitude. 

Chacun peut faire cet exercice de mémoire et retrouver ces moments, restés parfois inexpliqués et pourtant tellement plein de sens. Ce sont des messages adressés par la Providence pour nous rappeler qu’Hashem veille sur nous. Ils nous disent aussi que nous détenons un héritage qui est peut être enfoui au plus profond de nous. Un héritage qui non seulement nous concerne, mais dont nous devons être dignes, à la hauteur. Comment le faire remonter ? En nous reconnectant avec notre patrimoine ancestral. En renforçant le lien avec l’esprit qui habitait nos aïeux et bien sûr en étudiant la Torah. Seuls ceux qui s’y attacheront avec sérieux pourront réellement devenir eux-mêmes. À défaut, nous passons à côté. Notre existence ne correspond alors pas à celle pour laquelle nous sommes venus sur terre. Elle ne serait probablement qu’une version pâle et fade qui ne lui ressemblerait que de loin. Les artifices et les paillettes de la vie prônée par la société qui nous entoure, nous illusionnent et, partant, nous aliènent. Plus nous en sommes imprégnés et plus il nous faut lutter, à contre courant. Hashem veille sur chacun et est prêt à l’aider. Il suffit de L’appeler, de Le prier, de Le supplier, même au point de pleurer. Il attend que l’on réponde à Ses signes et à Ses messages. Que chacun prenne le temps de les redécouvrir et de les comprendre. Enfouis sous la couche des ans ? Les efforts déployés pour les faire revivre seront certainement payés en retour par d’immenses trésors. À l’instar du sentiment de nécessité impérieuse ardemment désirée d’accomplir la Volonté d’Hashem, entrevu précédemment. Le plus beau souhait que l’on puisse formuler est que chacun puisse atteindre ce degré et jouir pleinement de la sollicitude d’Hashem. 

Rappelons les quelques prescriptions propres à Kippour : jeûner -s’abstenir de prendre toute nourriture et boisson, sauf nécessités d’ordre médical- s’interdire de se laver, sauf là où l’on s’est sali, de porter des chaussures de cuir, de s’enduire le corps, se frictionner, se mettre de la crème, se parfumer, et enfin s’interdire toute relation conjugale. 

Introspection, réflexion, crainte et tremblement devant le jugement ne laissent aucune place aux pensées légères ou futiles. Ces dernières pourraient gâcher l’opportunité unique de ce jour d’être pardonné.

La veille de Kippour tombe ce mardi soir 11 octobre (à 18:50 à Paris). Yom Kippour se termine le mercredi soir 12 octobre (à 19:54 à Paris). 

Il reste à souhaiter qu’il soit donné à chacun d’entre nous d’être bien inscrit dans le Grand Livre de la Vie avec une bonne signature ! Shana Tova OuMetouka ! Bonne et douce nouvelle année 5777 ! Que nous nous retrouvions tous l’an prochain dans la Jérusalem reconstruite avec la venue de Mashia’h, du Messie, Amen ! 

Nous vous invitons à vous rendre au bas de la page d’accueil de notre site où vous pourrez entendre trois grands cours sur Kippour et le moment que nous vivons.  Et puis enfin, n’hésitez pas à transmettre ce message tout autour de vous. ! ‎בברכת חתימה טובה

                                      

ELLOUL 5776 # 4  -  ROSH HASHANA 5777

27 Elloul 5776 - 30 septembre 2016

A la mémoire et pour l'élévation de l'âme de Rav Yossef ‘Haïm ben Emma Sim’ha SITRUK zatsal.

Quelques lignes relatives à l’immense perte que constitue le départ de ce monde pour la Yeshiva d’en Haut de notre très vénéré Rav Yossef ‘Haïm SITRUK zatsal ont été placées juste en dessous du texte ci-après. 

Pour mémoire, la fête de Rosh Hashana 5777 tombe cette année le dimanche 2 octobre au soir (à 19:08 à Paris). Elle dure 2 jours, soit jusqu'à mardi 4 à l’apparition des étoiles (à 20:30 à Paris). Il s’agit de deux jours entiers, distincts l’un de l’autre, de sorte que l’on ne préparera rien le premier jour (jusqu’à 20:12 à Paris) pour les besoins exclusifs du second jour, ni la vaisselle, ni pour les repas, etc... Bien que ces deux jours sont considérés comme ne constituant qu’un seul jour prolongé. 

Ces quelques lignes sont un très bref et extrêmement succinct rappel de l’enseignement de nos Maîtres. 

À Rosh Hashana, il nous est donné de façon tout à fait privilégiée de reconnaître, de déclarer et de vivre le Règne de Hashem sur nous-mêmes comme sur le monde. 

Hashem nous a tout donné. Depuis notre conception, Il a insufflé en nous une infime partie de Lui, notre âme, qui, depuis, ne demande qu’à grandir en nous. 

À tous les instants, comme à toutes les phases de notre existence, Hashem nous a guidés. L’avons-nous remarqué ? Cela dépendait de la place que nous avons bien voulu Lui réserver. Hashem ne force pas l’accès de ceux qui se refusent à Lui. 

Hashem est constamment intervenu et n’intervient uniquement que pour notre bien. De Lui n’émane que du bien. Si nous ne l’avons pas toujours apprécié comme tel, c’est parce que nous n’étions pas en phase avec ce qu’Il attendait de nous. 

Hashem sait ce qui est bien pour nous. Nous ne le savons pas toujours. Parfois nous croyons vivre un cauchemar, alors qu’en réalité nous sommes protégés. C’est comme ce car transportant des étudiants de Yeshivah pris dans un immense embouteillage sur le chemin de l’aéroport pour se rendre au mariage d’un des leurs. Arrivés trop tard, l’avion est parti sans eux. Peu après l’avion a explosé au-dessus de Lockerbie en Écosse. C’était le 21 décembre 1988. L’embouteillage a eu lieu pour sauver les étudiants de Yeshivah. Tout est dirigé par Hashem. Il sait ce qui est bien et ne veut que le bien. 

Hashem est le Roi ! Nous Lui devons tout. Le reconnaître au plus profond de nous-mêmes, c’est le couronner, aujourd’hui, pour toujours. Un Roi est entouré de sujets qui le servent. Or pour servir Hashem comme il convient, il nous faut connaître ce qu’Il attend de chacun d’entre nous. Cela est explicité dans la Torah. Chaque Juif est dès lors tenu de l’étudier pour être à même d’évoluer dans la vie selon ce qui lui a été prescrit. Alors il pourra réellement vivre en phase avec l’enseignement d’Hashem. L’attention d’Hashem, toujours bienveillante, pourra guider et accompagner chacun, dès lors qu’il Le sollicitera. 

Hashem est notre Roi ! Et nous sommes Ses Enfants, à la condition de Le reconnaître et de vivre selon ce qu’Il attend de nous. Est-ce que nous méritons vraiment le statut d’Enfants d’Hashem ? Le lien qui nous unit aux Patriarches ou encore l’adhésion formelle à la Loi de Moïse ne sont qu’un passeport, mais un passeport sans visa. Nous devons encore craindre et littéralement trembler de tout notre corps de ne pas être à la hauteur, pour enfin mériter d’avoir le droit de passer -d’avoir le visa- et de vivre. 

À Rosh Hashana nous proclamons notre reconnaissance en la Royauté d’Hashem sur le monde. Nous la proclamons si fort, qu’elle fait corps avec nous, émane de nous. Elle est en nous, nous sommes Ses Enfants. Et le son du Shofar, la corne de bélier, qui rappelle le don d’Avraham prêt à sacrifier son fils Yits’hak, et le don de Yits’hak, prêt à être sacrifié, emporte et fait monter notre reconnaissance et notre prière jusqu’au Trône Céleste. Le Shofar conduit notre témoignage jusqu’à D.ieu. Il dit aussi notre engagement à conduire notre vie selon Sa volonté. Le lien entre les Enfants et le Créateur est rétabli, confirmé, renforcé. Cela remplit notre cœur d’allégresse. 

Pourtant Rosh Hashana est un moment dramatique, intense, bouleversant, qui saisit tout l’être. Mais il le reconnecte ou renforce son lien à sa source divine. C’est un temps capital dans la vie et pour la vie de chacun. L’espoir de nous trouver ce jour-là totalement en phase avec ce qui est attendu de nous, nous réjouit au plus profond et nous fait vibrer.

Mais il ne faut pas se mentir et croire que le sale, le mauvais ou le faux peut être devenu propre, bon ou vrai alors que nous ne le méritons peut-être pas. Nous aurons encore 8 jours après Rosh Hashana pour faire sincèrement Teshouva, regretter profondément et nous repentir de nos écarts, jusqu’à Yom Kippour inclus. 

À Rosh Hashana trois Grands Livres sont ouverts, un pour les « justes », un pour les « moyens » et un pour les « méchants » (traité Rosh Hashana 16b). Tout ce que nous avons accompli durant l’année écoulée y est inscrit. Or à Rosh Hashana il nous est donné d’y écrire de nouvelles pages. Si elles sont illuminées de sincérité, de profonde reconnaissance, d’engagement et de ferveur, elles ne pourront que peser favorablement dans la balance du jugement dont nous serons l’objet. C’est donc selon ce que nous écrirons ce jour là, à Rosh Hashana, que notre dossier sera considéré. Voilà encore un trait manifeste de la bonté d’Hashem à notre égard. Il valorise notre engagement à venir -qui ne prendra effet que dans le futur- comme s’il avait déjà été accompli. Hashem met notre engagement à notre crédit alors que nous n’avons encore rien fait si ce n’est que de s’être engagé à accomplir ! 

À Rosh Hashana, nous recevons la vie et nous ne donnons que notre vie… pour vivre ! « Et tu choisiras la vie !... » (Devarim -Deutéronome-, Nitzavim, 19). Il nous est offert de pouvoir ressentir et clamer que Hashem est notre Roi ! Ceux qui en saisissent le sens, savent qu’il serait incongru et même fou de ne pas saisir cette opportunité.   

Yom Kippour scellera notre engagement à nous parfaire -que nous devrons absolument tenir et réaliser- pour qu’il nous soit donné de mériter de vivre encore et encore sous le Règne d’Hashem, avec un goût d’éternité. Qu’il puisse en être ainsi pour chacun d’entre nous. Amen !

Kippour tombe mardi soir 11 oct. 2014 (à 18:50 à Paris) et se termine le mercredi soir 12 oct. (à 19:54 à Paris). Quelques lignes sur le sujet sont parues dans les Lettres n°5 et n°12, voir à l’onglet « La Lettre » sur notre site www.dvartorah.org 

Que nous soyons tous bien inscrits dans le Grand Livre de la Vie ! Amen.

Shana Tova, Mevourékhèth OuMetouka !     Bonne Année, bénie et douce !       ! תכתבו ותחתמו בספר חיים טובים

le 24 Elloul - 26 septembre 2016 

Cette lettre a été écrite dans la nuit, lors du retour en avion d’Eretz Israël après l’accompagnement de notre Cher Rav jusqu’à sa dernière demeure au Har Hazeïtim à Yeroushalayim. Je m'y suis rendu en pensant aussi à tous ses élèves et à tous ceux qui se sont attachés à lui à travers DVAR TORAH, et qui n’ont pu s’y rendre. 

Très Cher Rav SITRUK 

Spontanément je voulais ajouter Shlita (SheYi’hiyé le ‘Hayim Tovim VeAroukim = qu'il vive une bonne et longue vie) à la suite de votre nom. Et puis voilà, je ne peux plus l’écrire. En tout cas, plus avec le sens qu’il a habituellement. Même si c’est une évidence pour tous ceux qui vous ont connu, vous vivrez longtemps en nous. Je voudrais dire éternellement, aussi longtemps que notre Neshama, notre âme, étincelle d’origine divine, que vous avez nourri du meilleur de vous-même, sera fidèle à votre enseignement. 

Certes, le Ciel vous a fait un don exceptionnel, celui de la parole. Mais ce don n’a pu s’exprimer pleinement que par le concours de conditions tout autant exceptionnelles. Celle d’une part d’avoir pu bénéficier d’une éducation, de valeurs et d’une formation qui ont favorisé l’épanouissement d’une estime de soi mêlée d’humilité. Ce qui est extrêmement rare. D’autre part, celle d’avoir pu fournir un immense labeur, dans le but d’apporter le meilleur à autrui. Un labeur qui a constamment été entretenu et enrichi par l’étude de la Torah et par l’attachement à nos Grands Maîtres et à leurs enseignements.  

Disponibilité et pertinence, sensibilité et écoute, don de soi et gentillesse, engagent à la prise de conscience, à l’adhésion et à la Teshouva de dizaines de milliers de juifs, jeunes, comme d’âge mûr, de par le monde. C’est ce que vous avez fait. 

Tant de qualités réunies en un seul homme, organisées pour le bien du Klal (l’ensemble d’) Israël est un exercice exigeant, difficile, voire périlleux, comme pour le funambule qui avance sur la corde raide au dessus du vide. En faisiez-vous trop ? Vous-même ne comptiez plus, tant les besoins de la Communauté étaient urgents et ne toléraient aucun délai ni répit. Vos heures de sommeil étaient raccourcies et votre action, vos interventions, demandant encore plus de disponibilité, étaient démultipliées. Auriez-vous dépassé vos limites ou bien la Communauté ne méritait-elle pas d’être servie si abondamment et si généreusement ?

Vous étiez capable le matin de conduire la levée de corps de votre secrétaire, Nicole, Aléa Hashalom, qui travailla avec abnégation durant plus de trente ans à vos côtés, puis dans l’après-midi de défendre avec toute votre intelligence et tout votre cœur au plus haut niveau de l’Etat les intérêts de la Communauté, et le soir de bénir le mariage de la fille de votre nouvelle secrétaire. Le rythme était-il trop intense ? Ce fut un très grand coup de tonnerre qui faillit vous emporter. Les pronostics des médecins étaient les plus noirs. Mais votre acharnement à vouloir vivre, l’immense courage et le dévouement de votre famille, les prières ferventes de dizaines de milliers d’élèves, associés à votre immense mérite, nous ont permis de vous garder 15 ans de plus. Certes, vous étiez très affaibli, mais vous étiez encore davantage empli de sagesse. Vos forces vous ont été reprises peu à peu. Vous avez pourtant continué à étudier, à enseigner, à prodiguer conseils, réconforts et gestes de bonté à tous ceux qui se donnaient la peine d’être proches de vous. C’est une immense perte. Nous sommes probablement passé à côté de quelque chose d’encore plus grandiose si seulement vous n’aviez pas été atteint dans votre chair.

Les desseins d’Hashem sont insondables. La Torah ordonne de suivre son Maître, son Rav, de façon quasi aveugle, au point où s’il dit que la gauche est la droite, suis-le, écoute-le !

Aviez-vous quelques longueurs d’avance sur nous au point que l’on pouvait éprouver un désaccord et vouloir prendre des distances avec vous ? Combien il est difficile de s’effacer, d’être assez humble pour se dire : c’est vrai, je ne comprends pas, cela ne doit pas se faire, mais je dois néanmoins accepter. Et si notre refus de nous soumettre causait une souffrance qui, ajoutée aux autres souffrances, devenait intolérable ? L’homme ordinaire est petit, très petit, infime, au regard des Grands Hommes et combien plus et plus encore au regard d’Hashem ! S’il est assez grand pour savoir combien il est petit, alors il doit savoir s’effacer. Et s’il doute, s’il ne sait pas quoi faire, alors qu’il interroge nos Guedolim (Grands Maîtres). C’est ce que vous faisiez très régulièrement très cher Rav SITRUK, Yossef ‘Haïm ben Emma Sim’ha, Zékher Tsadik VeKadosh Livrakha.

Tant est encore à dire. La perte est immense. Vous aimiez tant les Beneï Israël que vous considériez chacun comme un proche, comme un membre de votre famille, comme un fils, une fille. Les proches ont le privilège, au départ du Niftar (de la personne qui nous quitte), de saisir, de s’approprier les Midoth Tovoth, les qualités et bons traits de caractère du défunt, qui alors planent dans l’air. Chacun peut alors les faire siens et les perpétuer en nous, pour les faire vivre en nous. Tsadik Lo Mèth, un Tsadik (sage au sens de la Torah) ne meurt pas. Comment est-ce possible ? Grâce à son enseignement, vécu par ses élèves. Nous allons tout faire à DVAR TORAH pour que les nouvelles générations aussi accèdent à vos cours, les intègrent, s’en nourrissent, et vivent comme vous l’avez enseigné. Ainsi vous resterez avec nous à jamais. Yiyhé Zikhro Baroukh, que votre souvenir soit source de bénédictions. Tiyé Nishmato Tzroura Betsror Ha’Hayim ! Que votre Neshama (âme) soit rattachée au faisceau de la Vie, Amen !

A la Rabbanith SITRUK Tivla’hta, à ses enfants et à toute la famille du Rav zatsal, ShehaMakom Yina’hem Ethkhem Tokh Shar Avleï Tsion VeYeroushalayim, Amen !     

ELLOUL 5776 # 3  -  Préparation à ROSH HASHANA

20 Elloul 5776 - 23 septembre 2016

Pour la guérison du Rav SITRUK shlita, Yossef ‘Haïm ben Emma Sim’ha, parmi l'ensemble des malades d'Israël !

Chers Amis,

Si l’on a coutume de sonner du Shofar à la fin de la prière du matin durant le mois de Elloul -à l’exception du matin qui précède Rosh Hashana- on a l’obligation de l’entendre durant les deux jours de Rosh Hashana. Si le premier jour de Rosh Hashana tombait Shabbath, on ne pourrait sonner du Shofar que le deuxième jour. Ce n’est pas le cas cette année et on devra donc entendre le son du Shofar les deux jours. Rosh Hashana tombe cette année le 2 octobre au soir (à Paris à 19:08) et dure jusqu’au 4 octobre à la nuit (à Paris à 20:10). C’est la seule fête que l’on célèbre durant deux jours également en Eretz Israël.

Nous sommes habitués en diaspora à doubler les jours de fêtes d’un second jour. Cela nous rappelle notre éloignement de Eretz Hakodesh, la Terre sainte. Nous perpétuons ainsi l’usage né il y a plus de deux mille ans d’ajouter un jour afin d’éviter toute erreur de décompte. Pour mémoire, la néoménie, renouvellement de la lune, donnant lieu au Kidoush Ha’hodesh, sanctification du mois, était annoncée, d’abord à l’aide de feux, à toutes les communautés d’Eretz Israël, mais aussi à celles qui étaient dispersées hors de ses limites. Les feux étaient allumés aux sommets des montagnes pour être vus, de sommet en sommet, au loin, jusqu’à Babylone. L’allumage des feux cessa lorsque les ennemis d’Israël allumèrent d’autres feux pour tromper et empêcher Israël de sanctifier chaque nouveau mois et les fêtes qui y sont célébrées. L’envoi de Shlou’him, d’émissaires, qui se rendaient dans toutes les villes, remplaça les feux. Leur mission n’était guère facile, de même que de recevoir les témoignages sur l’apparition de la nouvelle lune. Le calendrier avec ses règles de calcul fut ensuite divulgué à toutes les Communautés, qui devenaient ainsi autonomes. C’est le même calendrier que celui qui nous guide encore aujourd’hui. Voilà donc plus de 2500 ans que les Sages d’Israël connaissaient déjà parfaitement les secrets des calculs astronomiques selon les rotations et le positionnement des astres. Alors pourquoi Rosh Hashana était-il célébré durant deux jours même en Eretz Israël ? Parce que là-bas aussi le doute pouvait persister, selon l’heure d’arrivée des témoignages concordants, quant à l’apparition de la nouvelle lune. S’agissait-il du premier jour du mois ou était-ce le lendemain ? Et donc le lendemain était-il le premier et non le second jour du mois ? Tout Safek, doute, étant à proscrire, la seule l’option possible consistait à célébrer Rosh Hashana durant deux jours. Deux jours qui comptent comme un seul jour prolongé. Ainsi le doute est-il levé et Rosh Hashana est forcément célébré au bon moment. D’où l’importance de vivre Rosh Hashana ces deux jours, chacun d’eux avec la même solennité, le même sérieux, le même engagement. Le rituel de la prière est quasiment le même durant ces deux jours. Cela, sans compter les lectures de la Torah et de la Haftara, qui diffèrent. De même, si le premier jour tombait Shabbath, ce qui n’est pas le cas cette année. Le premier comme le deuxième jour de Rosh Hashana ne sont en aucun cas des jours subsidiaires, secondaires ou « de rattrapage » l’un par rapport à l’autre.

Les 1er et 2nd jours sont en fait un immense cadeau offert par le Ciel qui ne demande qu’à nous accueillir avec notre Teshouvah. Nous avons donc deux fois plus de temps pour prier, nous épancher et reconnaître nos fautes et nos errements, les regretter du plus profond de notre cœur, nous amender, nous engager à ne plus recommencer et nous résoudre à avancer en conformité avec ce qui est attendu de nous. On peut se représenter et comprendre la situation ainsi : chaque fois qu’un juif commet une infraction à la Loi de la Torah il écorche sa Neshama, son âme. Il porte atteinte à son intégrité spirituelle, psychique et physique. L’âme est d’émanation divine. Elle est donc une partie d’Hashem qui est en nous ! Serait-ce la raison pour laquelle Il tient à nous ? C’est avant tout parce que nous venons d’Avraham, Yits’hak et Yaakov. Du fait de leur service, leur don d’eux-mêmes et leurs vies exemplaires, Hashem leur a promis de protéger leurs descendants. Chacun ne doit-il pas s’efforcer d’en être digne ? Or, tous ont besoin de réparation, même les plus grands. Hashem veut et attend que nous revenions tous à Lui. Il est prêt à nous pardonner. Mais il nous demande aussi, à notre tour, de pardonner à ceux qui nous auraient blessés. Il nous demande de ne pas être trop rigoureux avec notre prochain. Il nous demande aussi d’éliminer tout sentiment de haine, toute rancune, tout reproche envers notre prochain. C’est vrai que certains ont fait beaucoup de mal autour d’eux, le plus souvent involontairement. D’aucuns en ont souffert, parfois énormément. Ils en gardent des cicatrices peut-être très profondes. Et pourtant, il nous faut extraire tout ressentiment de notre cœur et pardonner. Plus la douleur est grande et plus il est exigé d’efforts pour totalement pardonner. Par ailleurs, à notre tour, il nous faut aussi demander pardon à ceux que nous aurions offensés ou à qui nous avons causé du tort. Dès lors, mon indulgence, ma magnanimité, ma conciliation, ma tolérance, ma patience, mon renoncement à exiger réparation, ma volonté, mon courage et mon humilité aussi, apparaissent comme les pendants ou plutôt les garants que ma Teshouva sera complète et acceptée. Alors je serai pardonné et les meurtrissures de ma Neshama pourront guérir et disparaître. Mon intégrité spirituelle, psychique et physique sera restaurée.

Ce ne sont pas là des paroles dites à la légère, fruit de l’imagination. De nombreuses guérisons complètes, radicales et subites, inexplicables médicalement, si ce n’est par la reconnaissance d’un « miracle médical », résultent de l’entier pardon accordé à autrui et de l’engagement de réellement faire Teshouva. Nous l’avons vu, il s’agit ici de renoncer à ses écarts de conduite, les regretter, se résoudre à ne plus y revenir et s’engager sérieusement dans le respect des voies d’Hashem. Celles qui conduisent à être Mamlikh Hakadosh Baroukh Hou, à reconnaître la Royauté d’Hashem sur le Monde et à vivre cette réalité le plus intensément possible. C’est là l’immense cadeau qui nous est offert à Rosh Hashana. Qu’il nous soit donné de le saisir dans sa pleine mesure pour notre plus grand bien. Ce bien est grandiose, infini, tant pour ce monde ci que pour le monde futur. Saisissons absolument cette chance de pouvoir faire Teshouva et de nous élever encore davantage. Et ce, quelque soit le niveau auquel nous sommes déjà parvenu.

Ktiva Ve’Hatima Tova ! Que nous soyons tous bien inscrits dans le Grand Livre de la Vie !  

Nous essaierons de revenir vers vous encore avant Rosh Hashana. Nous vous invitons à vous rendre au bas de la page d’accueil de notre site pour y écouter à votre aise 3 cours exceptionnels sur notre période si cruciale. Et bien entendu, si vous le souhaitez, faites suivre ce message le plus largement possible tout autour de vous. Kol Touv, à très bientôt, avec nos meilleures pensées et Shabbath Shalom !

ELLOUL 5776 # 2 

13 Elloul 5776 - 16 septembre 2016

Chers Amis,

Nous nous dépêchons de poursuivre ce 1er volet adressé avant Shabbath dernier pour que ceux qui le souhaitent puissent monter dans le train de la Teshouva avant que le mois d’Elloul ne passe.

Il y a les intentions et il y a les actes. Parfois, s’ils ne sont pas associés, ils sont sans valeur. Tout le monde reconnaît que des actes accomplis avec une intention réellement réfléchie et ressentie sont plus riches, significatifs et complets que ceux exécutés sans intention.

Il en est de même pour les Seli’hoth -suppliques de repentance- qui précèdent la prière du matin depuis le 2 Elloul, le 5 septembre 2016, jusqu’au matin inclus la veille de Rosh Hashana pour les Sefaradim. Les Seli’hoth ne commenceront que le 25 septembre pour les Ashkenazim, également jusqu’au matin précédant Rosh Hashana. Elles reprendront pour tous avant la prière du matin au lendemain de Rosh Hashana et jusqu’à Yom Kippour.

Sefaradim et Ashkenazim ont aussi la coutume de sonner du Shofar, corne de bélier, à la fin de la prière du matin, du 2 Elloul jusqu’à l’avant-veille de Rosh Hashana. Cette sonnerie du Shofar est un appel à la miséricorde d’Hashem. On cesse alors de sonner pour troubler le Satan et ainsi l’empêcher de nuire durant Rosh Hashana.

Depuis que le Temple a été détruit, ce sont les prières qui remplacent les sacrifices pour expier des fautes, qu’il s’agisse de fautes volontaires ou non. La distinction entre fautes volontaires et involontaires dépend du degré de conscience que l’on a de l’interdit. Les fautes volontaires pour certains pourraient donc être considérées comme involontaires pour d’autres. L’inverse peut être également vrai. (Voir le ‘Hazon Ish sur la notion de Tinok SheNishba = un enfant qui a grandi hors du judaïsme – voir la lettre de Dvar Torah n°4, p. 4 / et le livre « Parcours » p. 66). Une haute autorité rabbinique saurait faire la part des choses.

Lorsqu’un animal était sacrifié au Temple et qu’une pensée inadéquate animait le Kohen en charge du sacrifice, ce dernier n’était pas agréé. D’où l’importance de comprendre le sens de nos prières et de ne pas y associer des pensées inappropriées. L’usage de livres de prières bilingues ou avec traduction de type « mot-à-mot » peut s’avérer très précieux.

Avant d’implorer le pardon du Ciel, nous vous proposons d’"écouter" des paroles dites par Rav Chaïm Yits’hok CHAJKIN zatsal, Rosh Yeshivah ‘Hachmeï Tsorfat à Aix les Bains, lors d’un Gala en 1989 à Paris. Sa contribution et son apport au Judaïme de France ont été d’une importance cruciale. Ils ont profondément marqué des milliers d’élèves sur plusieurs générations.

Voici son message : 

« Donnez votre cœur à Hakadosh Baroukh Hou ! Que chaque Yid (juif) mette les Tefilines. Cela nous rappelle que D.ieu nous a fait sortir d’Egypte, que c’est Lui qui a créé le Monde, que l’on croit en D.ieu et que l’on est attaché à Hakadosh Baroukh Hou et avec la Torah. La même chose pour le Mikvéh. Chaque femme doit aller au Mikvéh. J’ai étudié avec le ‘Hafetz ‘Haïm, le plus grand Rav du Monde. Il a parlé, je le répète à tout le monde. Aucune femme ne peut dire qu’elle ne peut aller au Mikvéh pour des raisons de Parnassa (de gagne pain). Cela n’a rien à faire avec la Parnassa. Elle est obligée d’aller au Mikvéh par ordre de notre Cher Hakadosh Baroukh Hou, le Maître du Monde, le Créateur du monde, le Dirigeant du Monde, qui a créé même les étoiles, des milliards d’étoiles, comme c’est écrit dans la Guemara Brakhoth (32b). Il les dirige, elles ont peur de Lui, elles font attention, c’est marqué dans la prière du Shabbath : Ossim Beeïma Retson Konam (elles sont émues de frayeur dans l’accomplissement de la volonté de leur Créateur). Elles craignent de tous côtés, comme Hakadosh Baroukh Hou leur a ordonné. Et nous sommes les plus proches avec le Maître du Monde, qui a créé le ciel et la terre. Et s’il n’y avait pas la Torah et Israël, Il n’aurait pas créé le Monde. Et même maintenant, si les Yid (juifs) arrêtent d’étudier la Torah, le Monde entier disparaît. Nous savons cela, ça n’existe pas dans le monde que les Yid n’étudient pas la Torah, que ce soit la nuit comme le jour, qu’on n’étudie pas la Torah. Je demande à tous ceux qui sont venus ici pour soutenir la Torah, une Hithorerouth, (un réveil) pour le Judaïsme, pour Hakadosh Baroukh Hou. Qu’ils commencent à retourner vers Hakadosh Baroukh Hou. Tefilines, acheter de bonnes Tefilines, et les mettre chaque jour. Moi je les ai mises même en Allemagne chez Hitler. Cela m’a beaucoup préservé. Cela donne beaucoup de courage. Que tout le monde achète de bonnes Tefilines et que ceux qui n’ont pas le temps de les mettre le peuvent, à midi. Mettez-les, faites une Brakha et dites le Kriyath Shema. Tefilines. Les femmes, toutes les femmes doivent aller au Mikvéh. Le ‘Hafetz Haïm raconte, et cela je le répète à tout le monde. Un malade qui risque de mourir, selon le Din (la Loi de la Torah) il peut manger Tréfa (pas Kasher) pour sauver sa vie. Et s’il doit manger une soupe chaude Shabbath pour qu’il ne meure pas, qu’il mange (on doit la lui chauffer) pour qu’il ne meure pas. Et si c’est Yom Kippour, qu’on n’a pas le droit de manger, et s’il ne mange pas il va mourir, il a le droit (l’obligation) de manger. Malgré (la gravité à commettre) des Avéroth (transgressions) on a le droit (l’obligation) de les faire pour préserver la vie. Mais s’il s’agit de Nida (impureté menstruelle), si par exemple un homme est malade et le docteur lui dit d’être avec une femme maintenant et sa femme elle est Nida, on dit qu’il meure, qu’il meure, mais qu'il n'aille pas avec sa femme, parce qu’elle est Nida. Sachez que tout ce que nous disons ce n'est que de Hakadosh Baroukh Hou, notre Cher Hakadosh Baroukh Hou, le Créateur du Monde, le Dirigeant du Monde, de tous les Etats, de tous les astres. Nous sommes les plus attachés avec le Vrai D.ieu, depuis Avraham Avinou, Avraham, Yits’hak et Ya’akov, vous comprenez ? Nous sommes toujours avec Lui. Il nous a gardés. Malgré toutes les souffrances, on ne s’est pas détourné de la Torah. (…) Une fois dans le Monde Futur (on te demandera) « Pourquoi on t’a tué ? – parce que j’ai gardé le Shabbath. Pourquoi on t’a lapidé ?  parce que j’ai fait la Mila (circoncision) à mon fils ». Dans des circonstances pareilles, les Yid n’ont pas fait attention aux menaces des Goyim. Même pour (face à) la mort, on a toujours accompli la Torah et toutes les souffrances… Et maintenant Baroukh Hashem, partout où nous sommes on peut bien observer la Torah.

Il faut absolument (qu’en) cette soirée (qui) montre la bonne volonté du Yid, (qui) m’a fait tant plaisir, faites plaisir à notre Cher D.ieu, à notre Cher Hakadosh Baroukh Hou. Tournez (mettez) les Tefilines, et le Mikvéh, n’oublie pas le Mikvéh. Le père, la mère et l’enfant sont en danger. Comme cela nous dit le ‘Hafetz Haïm, le plus grand Rav du Monde. Et s’il voit qu’il est pas mort, que le petit parfois il meurt plus tard, le père dit oh mon fils vit, mais après, (à) la mort du père, au lieu de mourir à 70 ans ou 80 ans, il meurt à 40 ans, à 45 ans, ou à 35 ans. La Torah, tout ce qui est marqué, c’est Kodesh Kodashim (sacré, comme le Saint des Saints). Mes chers frères, tournez-vous de tout votre cœur vers notre Cher Hakadosh Baroukh Hou. Autrement, il faut avoir peur, ‘Hass VeShalom (à D.ieu ne plaise) pour un 2ème Hitler, pourvu que cela ne vienne pas ! Hakadosh Baroukh Hou n’a peur de personne ! Être un Yid observant c’est ça le Takhlith (but) de la Briya (Création). Cela c’est le plus grand plaisir pour Hakadosh Baroukh Hou. Lui-même Il étudie la Torah, Il est attaché à la Torah. Il n’a pas de plus grand plaisir que d’entendre que les Yid font les Mitzvoth. Je prie tout le monde de ne pas partir sans une décision ferme. Retournez vers Hakadosh Baroukh Hou. D.ieu vous aidera. Je vous le dis, Mi Guéver Yi’hyé Velo Yiré Maveth (Y a-t-il un homme qui va vivre et qui ne va pas mourir ? Qu’il sauve son âme de la faute ! - Tehilim 89, 49). L’homme vit (sur) une voie (qui le mène) vers la mort. Et si on mourait, comme les Apikorsim (mécréants) (le) croient : « bon, c’est fini » (disent-ils). Mais nous savons, qu’après la mort commence un jugement dans le Ciel. Directement, Hakadosh Baroukh Hou c’est le juge et Lui Il est le témoin et on ne peut pas sortir comme cela. Tôt ou tard, s’il ne paie pas ici, là-bas il aura une punition mille fois pire qu’ici, vous comprenez ? Si on observe la Torah, nous serons le meilleur du Monde. Si on n’observe pas la Torah ‘Hass VeShalom (à D.ieu ne plaise). Un Goye a demandé comment les Yid peuvent résister contre tant de peuples qui sont contre eux et cependant, toujours ils prospèrent ? Comment cela est possible que une seule brebis puisse résister contre 70 loups, comment est-ce possible ? Le ‘Hakham (sage) a dit : le Yid, c’est pas une brebis forte, le berger de cette brebis il est fort. Hakadosh Baroukh Hou c’est notre berger. Il nous dirige, Il nous fait tout.

Je vous donne un conseil (du plus) profond de mon cœur pour vous éviter du mal et pour éviter du mal à nous tous. Il nous faut nous tourner complètement vers la Torah. N’oubliez pas, c’est marqué dans la Torah qu’Hakadosh Baroukh Hou aide. Vous serez tout à fait d’autres personnes, vous comprenez ? (Je vais) vous relater un échange avec un français à propos de ma captivité. J’ai dit que j’ai mis les Tefilines en captivité, que j’ai étudié la Torah après le travail. Il m’a dit : « nous sommes aussi religieux ». Comment es-tu religieux ? Dimanche tu prends l’auto, tu va à l’église écouter un peu de musique liturgique. Mais tu sais, pour moi, quand je suis marié, j’ai une femme. (Durant) Deux semaines par mois ce n’est pas ma femme, jusqu’à ce qu’elle aille au Mikvéh. Mais ne crois pas que nous sommes tellement loin. Chaque mois, quand on va à la Mikvéh, après c’est comme un nouveau mariage. Si l’on est toujours avec la femme, comme des animaux, on est dégoûté de la femme. Mais quand on fait comme D.ieu nous a prescrit, Il nous a créé, Il sait ce qui est bien pour nous. Là où il faut se séparer, il faut absolument le faire. Autrement, la punition est sûre et certaine, tôt ou tard. C’est encore (une chance de pouvoir) faire ici, (alors) qu’on est vivant, c’est le plus grand bonheur parce qu’on peut faire Teshouva, qu’on regrette le passé, on décide selon la voie de la Torah. Hakadosh Baroukh Hou accueille chacun avec les bras ouverts pour ceux qui se repentent. Il aide. Faites attention pour (vous) sauver vous-mêmes et le Peuple du Klal (de l'ensemble d') Israël en décidant d’observer complètement la Torah. Qu’Il donne à tout le monde une longue vie, la Parnassa (un gagne pain), une bonne santé, dans tous les domaines. Mais tournons-nous vers notre Cher Hakadosh Baroukh Hou ! Amen ! »  

Vous l'avez compris, nous ne voulions en aucun cas vous priver des paroles si importantes de Rav Chaim Yits’hok CHAJKIN zatsal. Vous pouvez télécharger l’événement à la ref. 88010  (à porter dans « Recherche » en haut à droite de la page d’accueil de notre site). L'intervention de Rav Chaim Yits’hok CHAJKIN zatsal commence au timing 1:46:24.

Nous essaierons de vous adresser encore de brèves lignes prochainement sur les échéances à venir. N’hésitez pas à nous faire part de votre sentiment et, bien entendu, si vous le souhaitez, faites suivre ce message le plus largement possible tout autour de vous. Kol Touv, à très bientôt et avec nos meilleures pensées ! 

ELLOUL 5776 # 1 

6 Elloul 5776 - 9 septembre 2016

Chers Amis,

Nous sommes au tout début du mois d’Elloul. ‘Hodesh Tov OuMevorakh ! Que ce mois soit bon et béni pour le Klal Israël et chacun d’entre nous !

C’est le mois le plus propice à la Teshouva, le Retour vers Hashem. Moshé Rabbénou (Moïse) a, entre autres, plaidé pour obtenir le pardon de la faute du veau d’or en ce mois de Elloul et l’a finalement obtenue à Yom Kippour. En Elloul, le Ciel est le mieux disposé à accueillir ceux qui veulent revenir vers Lui et à leur pardonner. Nous sommes, en quelque sorte, dans la dernière ligne droite avant l’arrivée en deux temps qui s’annonce.

En premier lieu, il nous faut nous préparer pour Rosh Hashana, le Nouvel An, pour que nous puissions reconnaître le Règne d’Hashem sur le monde et sur nous. Ce n’est pas anodin ! Car c’est en fonction de cette reconnaissance, réelle et profonde, que notre avenir va se décider.

En second lieu, il nous faut obtenir le pardon pour toutes nos fautes à Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon. Qu’il s’agisse des manquements commis envers Hashem lorsque nous n’aurions pas respecté les prescriptions de la Torah. Qu’il s’agisse des écarts et des libertés que nous aurions prises indûment, au détriment ou sur le compte de notre prochain.

Elloul est donc le mois par excellence où l’on s’amende, où l’on corrige et où l’on s’attache à améliorer notre conduite et nos traits de caractère. Une préoccupation qui, certes, nous tient à cœur toute l’année, notre vie durant. Mais Elloul offre une disposition toute particulière pour que notre Teshouva, notre Retour vers Hashem, réussisse et soit agréé.

La Teshouva comprend trois étapes essentielles et indispensables :

  1. Abandon des pratiques illicites au regard des préceptes de la Torah
  2. Eprouver le regret profond et sincère d’avoir transgressé l’interdit
  3. Reconnaître et déclarer nos fautes et s’engager à ne plus les commettre

Cette Teshouva concerne exclusivement les fautes envers le Créateur.

Une autre sorte de Teshouva, celle qui relève de nos rapports avec nos prochains, est également indispensable. Ai-je commis le moindre dommage envers autrui ? L’ai-je volé ? Ai-je blessé quelqu’un ? L’ai-je offensé ? Lui ai-je manqué de respect ? L’ai-je calomnié ? Ai-je dit du Lashon Hara, des paroles de vérité, certes, mais qui ont pour conséquence de causer un préjudice injustifié envers mon prochain ? Toutes ces fautes doivent également être réparées, éventuellement par un dédommagement pécuniaire, en vue d’obtenir le pardon de la personne lésée. Elle seule pourra nous accorder son pardon. Il est tout autant nécessaire, comme le pardon que nous supplions Hashem de nous accorder, pour être totalement blanchi à Yom Kippour. Rien n’est superficiel et tout compte.

Bli-Néder, nous vous adresserons une première suite dans les prochains jours. Shabbath Shalom avec plein de joie et de sérénité dans nos foyers !

5 Av 5776 - 9 août 2016

Chers Amis,

Nous sommes à quelques jours du 9 Av, Tish'a BeAv, qui évoque en particulier la destruction du 1er et du 2nd Temple de Yeroushalayim. Vous trouverez ci-dessous quelques lignes (en noir) que nous avions adressées par le passé. Elles complètent celles que vous avez peut-être reçues pour le 17 Tamouz dernier. Ces lignes auraient dû vous parvenir depuis quelques jours, nous sommes déjà le 5 Av. (En bleu le texte rédigé ce jour).

1. Quelques lignes de rappel (extraites de la Lettre de Dvar Torah n°7)

« Le 17 Tamouz une brèche fut percée dans la muraille et les assaillants purent pénétrer dans Jérusalem. Jusqu’au 9 Av où le Beith Hamikdash, le Temple, fut profané et incendié. Et cela se produisit pour le premier Temple érigé par Shlomo Hamélekh, le Roi Salomon, mais aussi pour le second Temple construit par Ezra au retour de l'exil de Babylone. Mais ce n’est pas tout. Le 9 Av commença la destruction de la ville de Bétar où des millions de Benéï Israël périrent, puis ce fut l’expulsion des Juifs d’Espagne, puis le début de la première guerre mondiale qui était en fait à l’origine de la seconde guerre mondiale, avec les atrocités que l’on sait pour le Peuple juif. 10 Téveth, 17 Tamouz et 9 Av, trois dates pour lesquelles nous jeûnons tous. Avec une rigueur particulière le 9 Av où, en plus, nous nous lamentons et nous nous asseyons à terre comme un jour de deuil à part entière.

Napoléon Bonaparte découvrit au cours de ses campagnes des Juifs en pleurs se lamentant assis à même le sol dans une synagogue un jour de 9 Av. Il s’enquit de savoir ce qui venait de se passer. On lui répondit que les juifs pleurent la destruction du Temple de Jérusalem. «Un peuple qui est capable de pleurer sur un événement qui s’est déroulé il y a près de 2000 ans est assuré d’être porteur d’un avenir grandiose ! » dit-il alors. Le déroulement de ces faits a été rapporté par le Rav Yossef ‘Haïm Sitruk dans l’un de ses cours. Avons-nous besoin de la reconnaissance de Napoléon Bonaparte, aussi grand fut-il ?  Le jour viendra, avec l’aide d’Hashem bientôt, où tous les Peuples de la terre comprendront la spécificité du Peuple juif et la mission qui lui a été attribuée d’être Mamlekhèth Kohanim VeGoye Kadosh, un royaume de prêtres et un Peuple Saint. A nous de nous y préparer et d’être à la hauteur ! Le temps presse car il y a beaucoup à faire et nous n’avons pas le droit de rater le train en marche, de rester en gare, de faire défaut, de nous effacer pour, à D.ieu ne plaise, disparaître. 

Des faits

Après l’épisode des Meraglim, des explorateurs, Hashem sanctionna tous les hommes âgés de vingt à soixante ans qui, par manque de confiance en D.ieu, s’étaient soulevés pour ne pas entrer et prendre possession d’Eretz Israël. Hashem les condamna à mourir dans le désert et leur interdit d’entrer en Eretz Israël. Chacun d’eux, la veille du 9 Av, creusait sa propre tombe et s’y couchait. Si son tour de mourir était venu ce 9 av, il suffisait de quelques pelletées pour l’ensevelir. Cela se produisit chaque veille de 9 Av jusqu’à l’écoulement des quarante années de pérégrinations dans le désert. Le 15 Av de la dernière année, tous virent qu’ils ne mouraient plus. C’était un jour d’immense soulagement et de grande joie. Bien plus tard, en Eretz Israël, toutes les jeunes filles, celles des familles riches, comme celles des familles pauvres, s’empruntaient mutuellement des tenues blanches toutes simples qui effaçaient les différences entre elles et donnaient à toutes, ce jour du 15 Av, des chances égales de trouver un fiancé. C’était donc un jour de grande liesse dans tout Israël. Depuis la destruction du Temple la joie en Israël n’est plus ce qu’elle était auparavant. Elle ne retrouvera son éclat et sa profondeur qu’avec l’arrivée du Mashia’h -du Messie-, la recontruction du Temple et le retour de la Shekhina, de la présence d’Hashem, à Yeroushalayim, en Eretz Israël et au sein de tout Son Peuple revenu sur sa terre. Une réalisation que nous appelons tous de nos vœux les plus ardents pour que cela se réalise le plus vite possible. Alors toutes les Nations reconnaîtront en nous le Peuple choisi par D.ieu pour Le servir - Mamlekhèth Kohanim VeGoye Kadosh ! »

Cette formidable espérance est encore, hélas, contredite par le fait que nous sommes toujours en Galouth, en exil, dispersés de par le Monde, avec le lot de conséquences que nous vivons au quotidien. 

Comment pourrions-nous réellement apprécier la Délivrance tant attendue si nous ne percevons pas ce que nous avons perdu du fait des souffrances, provoquées en ce si triste jour du 9 Av ? C'est à cette prise de conscience que nos Rabbanim ont voulu nous faire accéder en édictant les règles de deuil et d'affliction que nous détaillerons un peu plus loin. 

C’est un secret pour personne, un enfant grandit lorsque son regard se porte un peu plus loin, en retire un enseignement et agit en conséquence. Il acquiert peu à peu de l'assurance. Il reconnaît ses bienfaiteurs et il apprend à leur faire confiance. Il apprend, il est éduqué et il s’éduque. Il en est de même pour une assemblée, comme pour un peuple. 

Les Hébreux avaient été asservis et cruellement maltraités en Egypte. Après la libération d'Egypte, ils se sont retrouvés dans le désert du Sinaï, placés sous la protection du Ciel. Certes, ils avaient avant cela assistés aux 10 plaies infligées exclusivement aux Egyptiens, de même qu'à la traversée de la Mer Rouge, leur sauvetage de la main des Egyptiens qui les pourchassaient, et aux miracles qui les ont accompagnés. La Torah décrit tout cela et tous les foyers d'Israël le rappellent chaque année lors du Séder de Pessa'h. 

Le désert est aride, mais ils avaient de l'eau à profusion grâce au puits de Miriam. La Manne tombait chaque jour et ils n'avaient qu'à la ramasser pour se nourrir. Elle prenait le goût des mets souhaités. Des nuées aplanissaient le chemin et le déblayaient de toute embuche, comme des serpents et des scorpions. Une colonne de feu les éclairait la nuit. Leurs vêtements et leurs chaussures ne s'usaient pas. Ils étaient toujours propres et adaptés à la taille de ceux qui les portaient. Bref, ils vivaient un miracle permanent en étant constamment placés sous la protection d'Hashem. 

Certes, il y eu des manquements graves, comme la faute du veau d’or, qu’Hashem a ensuite pardonnés. Mais peu avant d’entrer en Israël, ils demandèrent à envoyer des explorateurs. À leur retour, ils ont fauté en parlant mal de la Terre d’Israël. Hashem avait promis aux Patriarches de la donner en héritage aux Beneï Israël, leurs descendants, et voilà qu’ils la dénigraient ! C’en était trop ! « Vous pleurez sans raison ! Vous aurez des raisons de pleurer ce jour là ! » C’est en substance ce qu’il a en résulté. L’attitude des Beneï Israël traduisait un rejet des bienfaits d’Hashem à leur égard. Une forme de trahison ? Comme un enfant qui se rebelle ! En tout cas, elle exprimait un manque de reconnaissance et, partant, de confiance, intolérables. Or, aussi longtemps que le Peuple Juif sera influencé par des considérations étrangères qui l’éloigneront de la proximité d’Hashem, et tant que Mashia’h ne sera pas venu... 

Nous avons perdu la Proximité d’Hashem ! Nous avons perdu de pouvoir vivre constamment dans la félicité, sous Sa protection ! Nous avons perdu de vivre au quotidien le rayonnement de Sa splendeur, de vivre Ses Miracles, de sentir Sa présence, de vivre en harmonie avec Lui. 

Au contraire, nous avons eu à souffrir et à supporter des affres et des douleurs immenses. Nos êtres les plus chers étaient assassinés, ils mouraient de faim sous nos yeux, des ruisseaux de sang emportaient notre Peuple. Quels désastres ! Puis suivirent les tourmentes et les calamités des exils. Comment ne pas s’affliger ? 

Alors que Hakadosh Baroukh Hou nous a prodigué tant de Bien ! Qu’Il n’a voulu pour nous que le meilleur en nous rapprochant de Lui. Combien a-t-Il été patient et tolérant malgré nos errements ?

Combien donc il nous faut regretter nos divagations pour enfin revenir à Lui !

Ce qu’Il nous demande est dans le fond insignifiant eu égard à tout ce qu’Il nous procure, tout ce que nous obtenons en accomplissant ce qu’Il nous ordonne. C’est en réalité avec grande joie que nous devrions réaliser chacun de Ses Commandements ! Et parmi ceux-ci, il y a celui d’écouter les décisions et les directives de nos Rabbanim.

2. Quelques règles essentielles sur Tish’a BeAv, le 9 Av

Notamment, pour ce qui concerne les jours qui précèdent le 9 Av, plus précisément depuis Rosh ‘Hodesh Av, le 1er jour de Av et jusqu’au 9 Av, où l'on restreint toute expression de joie. Certes il y aura des exceptions, comme à l’occasion de la circoncision d'un nouveau-né, ou encore lorsqu'il en va de la santé de personnes qui ne pourraient pas supporter des privations. 

Ainsi, on ne procédera à aucune inauguration qui procure de la joie, comme celle d'une maison, d'un vêtement et même d'un nouveau fruit qui n’a pas encore été consommé depuis Rosh Hashana, sauf dans des cas exceptionnels. On peut acheter de nouveaux vêtements avant le 9 Av si l’on sait que leurs prix vont augmenter par la suite, à la condition de ne pas les porter avant le 11 Av. On n'écoute pas de musique déjà depuis le 17 Tamouz et ce jusqu’au 10 Av inclus.

Cette année, Rosh 'Hodesh Av est tombé depuis ce jeudi 4 août à la nuit jusqu’au vendredi 5 août 2016 à l’entrée de Shabbath. Les restrictions se durcissent dans la semaine qui précède le 9 Av. Quelques allègements sont introduits depuis la mi-journée du 10 Av, lorsque le 9 Av ne tombe pas un Shabbath. Or ce n’est pas le cas cette année ! Comme nous ne jeûnons pas un Shabbath, hormis à Yom Kippour, qui tomberait un Shabbath, on ne jeûnera donc pas ce 9 Av, mais bien le 10 Av. En reculant la date du 9 au 10 Av - soit cette année le 13 août 2016 dès 21h08 à Paris jusqu’au dimanche 14 août à 21h51 à Paris - on espère que Mashia'h, le Messie, viendra entre temps. Alors, non seulement il annulera toute raison de s'affliger, mais le Jour de Tish’a BeAv, le 9 Av, deviendra un jour de fête.

Jusqu'au 10 Av inclus, on ne construira pas, on n'installera ni on ne décorera une nouvelle maison. On ne plantera pas non plus d’arbres d’agrément. On évitera d’entreprendre des achats ou de conduire des transactions qui réjouissent.

Les Ashkenasim, au contraire des Sefaradim -selon certains décisionnaires- ne boiront pas de vin durant les 9 jours de Av, sauf le Shabbath. Cela aura des conséquences sur le rituel de la Havdala qui marque la séparation entre la sainteté du Shabbath et le jour profane de la semaine. Cette année, la Havdala après Shabbath qui suit le Rosh ‘Hodesh, se déroule comme d’habitude. Toutefois, comme il est interdit de boire du vin ou du jus de raisin, on fera appel à un jeune enfant pour le boire à notre place. Les garçons n’ont pas l’obligation de respecter cet interdit avant l’âge de 13 ans. On essaiera toutefois de faire appel à un enfant plus jeune. En effet, plus ils avancent en âge et plus ils tiennent à accomplir ce qu’ils seront tenus de respecter en tant qu’adultes. S’il n’y a pas de jeune enfant pour boire, on remplacera ici le vin par de la bière, pour laquelle il n’y a aucune restriction.

La Havdala à la fin du Shabbath ‘Hazon (qui précède la célébration de Tish’a BeAv) se fera exclusivement sur les flammes de la bougie. La Havdala à la fin de Tish’a BeAv ne comprendra elle que la bénédiction sur le vin, qui pourra être bu.

Depuis Rosh ‘Hodesh on ne se lavera ni avec du savon, ni avec de l'eau chaude et on ne se baignera pas. Les Sefaradim ne se l’interdiront que pour la semaine qui précède le 9 Av. Chacun est autorisé à se laver pour des raisons d’ordre médical ou en cas de souillures ou s’il l’on ne supporte pas cette privation. D'aucuns permettent de se laver à l'eau froide que dans certaines conditions, plus particulièrement veille de Shabbath. Aussi parce qu'il y a lieu de tenir compte de l'environnement qui ne comprendrait pas ces restrictions et pourrait en être perturbé.

Il n’y a pas de Se’oudat Mafséketh -le repas d’avant le jeûne- proprement dit lorsque le 9 Av est repoussé au 10 Av. C’est le 3ème repas de Shabbath qui le remplace, si l’on peut dire, sans en diminuer pour autant la joie du Shabbath.

On ne s’enduira pas non plus de crèmes ou d’huile le jour de Tish’a BeAv, le 9 Av. Ni on se lavera ce jour-là, si ce n’est les premières phalanges des doigts, ou en cas de souillure, ni on ne se rincera la bouche. On ne respirera pas de parfums. On s’assiéra à même le sol ou sur un siège bas. On n’aura non plus pas le droit d’étudier la Torah, si ce n’est des passages qui se rapportent au deuil et qui attristent, comme la Meguila Ekha. On évitera de travailler le 9 Av. On ne portera pas ce jour de beaux vêtements.

Depuis Rosh ‘Hodesh, on ne fera pas de lessive, sauf pour les jeunes enfants ou pour les personnes malades, si l'on n'a pas d'autres vêtements ou s'ils risquent d'être abîmés. On ne donnera pas non plus d'habits à nettoyer. Pour les Sefaradim, la restriction de laver du linge n’intervient que pour la semaine qui précède le 9 Av.

On ne mettra pas de vêtements parfaitement propres. Soit on portera avant Rosh 'Hodesh quelques vêtements durant une heure ou deux, le temps de les défraîchir. Soit on les étalera sur le carrelage ou le plancher pour leur donner un air de "déjà mis" avant Rosh 'Hodesh. Ils pourront alors être portés, selon les besoins, jusqu’à la fin de Tish’a BeAv, jusqu’au lendemain du 9 Av. Cette année, ce sera jusqu’à la nuit veille du 11 Av.

Depuis le 17 Tamouz on ne se rase pas, ni on ne se coupe les cheveux. Pour les Sefaradim, ces interdits n’ont cours que depuis Rosh ‘Hodesh. Cette année on pourra se raser et se couper les cheveux dès la nuit après la fin du jeûne. Bien entendu on ne se mariera pas jusqu'au 11 Av. 

Le jour du 9 Av (qu'on se le rappelle, cette année ce sera le 10 Av) on se comportera comme un jour de deuil à par entière. On devra en outre jeûner –ni boire, ni manger- depuis le samedi 13 août 2016 dès 21h08 à Paris jusqu’au dimanche 14 août à 21h51 à Paris. Seules les personnes présentant des exigences médicales avérées pourront boire et manger ce jour-là. Il est par ailleurs absolument interdit de mettre sa vie en danger. 

Ce jour-là on ne portera pas de chaussures de cuir. On n'aura aucune relation conjugale. On se réunira à la synagogue pour prier et lire les Kinoth - lamentations, sur la destruction des deux Beth Hamikdash - Temples.  

On s’assiéra sur des sièges bas. On ne manifestera aucune joie, au point que toute légèreté ou distraction seraient déplacées. Au contraire, on gagnera à se remémorer et à détailler les épreuves et souffrances infligées au Peuple Juif depuis son existence. On réfléchira sur leur raison d'être et sur les enseignements qui en découlent. 

Les hommes ne mettront ni le Talith, ni les Tefilines lors de la prière du matin, mais seulement à Min'ha. Le Talith et spécialement les Tefilines sont aussi des ornements de splendeur prestigieux qui nous relient à Hashem. Les porter nous réjouit et nous honore. En s’abstenant de s’en vêtir et de les porter à la prière du matin, nous marquons notre retrait par rapport à la joie qu'ils procurent, qui n’est pas alors de mise. 

Il nous reste à prier pour que Mashia’h vienne cette année et que le 9 Av, qui a été repoussé au 10 Av, se transforme en un très grand jour de fête ! Et si nous ne devions pas encore être en mesure de l’accueillir, qu’il nous soit donné qu’en vivant ce jour -le plus triste de notre calendrier- comme cela est attendu de nous, nous hâtions sa venue. Que nous puissions tous l’accueillir prochainement et de nos jours, Amen ! 

Message à  transmettre largement autour de vous. 

Et n'oubliez pas sur notre site www.dvartorah.org 3 cours sont en audition libre en permanence (bas de la page d'accueil).

15 Tamouz 5776 - 21 juillet 2016

Chers Amis,

Durant la période qui va du 17 Tamouz au 10 Av, nous réduisons toute manifestation de joie et de fête. C'est au contraire l'occasion d'une introspection, d'une grande réflexion sur nos actes pour nous amender, nous corriger, redresser la barre. 

Nous nous sommes attachés à enregistrer de nombreux Hespédim, discours qui retracent et évoquent actions, réflexions, prises de positions, épreuves,  combats et parfois gestes apparemment anodins, de grandes personnalités du monde de la Torah ou qui lui étaient attachées. Ils contiennent des enseignements toujours saisissants, extrêmement riches et émouvants. Ils permettent de prendre davantage conscience de l'essentiel, de ce qui compte vraiment. Nous voudrions suggérer d'en tirer le plus grand profit, d'autant qu'entre le 17 Tamouz et le 10 Av nous ne pouvons écouter de la musique, source de joie. Ces interventions ont été réunies dans la collection 88 "Grandes Manifestations, Documents et Témoignages" que vous pouvez aisément trouver sur notre site. Voici à titre indicatif la sélection qui suit. Toujours disponibles en téléchargements et en cd audio, parfois en cd mp3. Nous vous encourageons à la transmettre tout autour de vous. 

Voici quelques mots très rapides qui ont été omis dans le dernier mail.

Le 17 Tamouz est une date très triste dans notre calendrier. Il aurait dû, au contraire, être un jour de grande allégresse. Ce jour-là, Moshé Rabbénou est redescendu du Mont Sinaï. Il y était monté le lendemain du Don de la Torah, juste après Shavouoth et y était demeuré durant 40 jours. Il portait alors les Tables de la Loi qu’Hashem lui a transmis pour l’ensemble d’Israël.

Que s’est-il passé ?

. Moshé Rabbénou aurait eu quelques heures de retard quant au moment de son retour du haut du Mont Sinaï,

. Il en est résulté une remise en cause de la parole donnée, donc un manque de Émouna, de confiance et de foi en la prophétie de Moshé Rabbénou,

. Associé à un jeu de rôle : le Satan a fait croire en la mort de Moshé Rabbénou, en faisant apparaître son cercueil planant dans le ciel.

. Associé à l’influence du Erev Rav, constitué de tous ceux qui se sont ajoutés au Peuple d’Israël au moment de la sortie d’Egypte. Le vide que constituait « le retard  et l’absence » de Moshé Rabbénou leur était impossible à vivre,

. Associé à un besoin de briser les barrières de la retenue et de la décence,

Tout cela a conduit à un immense désarroi.

Un veau d’or a été façonné et une partie du Peuple y a reporté la vénération qu’il portait envers Hashem, comme si le veau d’or était dès lors le lien qui les rattachait à Hashem.

Le spectacle du veau d’or et son culte par une partie du Peuple étaient intolérables. Le Peuple n’était donc pas encore en mesure de recevoir les Tables de la Torah, façonnées et écrites par Hashem. Moshé Rabbénou les a donc brisées. C’était le 17 Tamouz.

Le 17 Tamouz, quelques siècles plus tard, une brèche fut percée dans la muraille qui protégeait Yeroushalayim. (En fait le 9 Tamouz pour le 1er Temple et le 17 pour le second Temple, mais les Rabbanim n'ont retenu que la date du 17 Tamouz, représentant les deux événements, pour que le jeûne soit supportable pour le Peuple). Les assaillants purent y pénétrer, la conquérir et la détruire le 9 Av. Puis ce fut l’exil du Peuple d’Israël. En fait les exils, puisque les 1er et 2nd Temple furent hélas détruits, tous les deux le 9 et 10 Av.

Le 1er Temple fut détruit du fait des fautes de meurtre, d’idolâtrie et d’inceste parmi les Beneï Israël. Tandis que le 2nd Temple fut détruit du fait de la haine gratuite qui régnait au sein du Peuple.

D'autres événements eurent encore lieu le 17 Tamouz :

Les Beneï Israël ont également été empêchés d’offrir au Temple le sacrifice du Tamid, un le matin et un second en fin d’après-midi.

L’empereur Romain Apoustémous a brûlé un Séfer Torah.

Le Roi Menashé a introduit une idole dans le Temple.

De tels événements sont si dramatiques que nos décisionnaires ont imposé au Peuple de jeûner le 17 Tamouz.

Le jeûne tient lieu ici d’affliction et de contrition. C’est une privation de bien être pour implorer le pardon des fautes commises par nos Pères et les nôtres, et nous amender, faire Teshouva.

Le 17 Tamouz tombe cette année Shabbath. Or le seul jeûne public -qui concerne l’ensemble d’Israël- qui peut avoir lieu un Shabbath est le jour de Kippour. Autrement, le jeûne est repoussé d’un jour, à l’exception du jeûne d’Esther, juste avant Pourim, qui lui serait avancé d’un jour s'il devait tomber un Shabbath. On repousse d'un jour parce que l'on espère que Mashia'h, le Messie, va venir entre temps et annulera ce jeûne. 

Cette année le jeûne du 17 Tamouz commence donc le 24 juillet au matin, dès 04:14 à Paris, et se termine à la sortie des 3 étoiles, à Paris à 22:28. Il concerne tout le monde, dès l’âge de 12 ans pour les filles et 13 ans pour les garçons. Toutefois, les personnes malades pour qui le jeûne entraînerait des insuffisances médicales évidentes et sérieuses devraient être exemptées de jeûner ce 17 Tamouz. Il y a lieu pour en être assuré de se rapprocher de l’autorité rabbinique compétente. Le jeûne porte sur tout aliment et boisson. Bon jeûne à tous et qu’il en ressorte un bien immense pour chacun !

3 Sivane 5776 - 9 juin 2016

Chers Amis,

Certes, notre site n'est pas encore achevé et beaucoup de points restent en chantier. Cependant, nous progressons chaque jour, sauf Shabbath et fêtes bien entendu. Néanmoins nous sommes très heureux d’offrir à chacun la possibilité d’écouter 3 cours : 2 cours portant sur Shavouoth et le Don de la Torah, et 1 cours sur la Parashah Bemidbar, depuis le bas de la page d’accueil de notre site www.dvartorah.org

Hag Shavouoth 5776 Saméa’h !

À la sortie du Shabbath Bemidbar, le 11 juin à la nuit, exactement à 23:00 à Paris, nous fêterons Shavouth. La fête qui célèbre le Don de la Torah au Mont Sinaï, il y a 3328 ans. Cela s’est déroulé tout juste 7 semaines après la sortie d’Egypte. Le Peuple Juif devait initialement séjourner en Egypte durant 400 ans, selon l’annonce faite par Hashem à Avraham Avinou. Le Peuple Juif demeura finalement 210 ans en Egypte, tant les conditions y ont été éprouvantes, particulièrement durant les 86 dernières années d’esclavage (depuis la naissance de Miriam).

Chacun dans sa famille a célébré le Séder de Pessa’h, qui relate la Sortie d’Egypte, et a fait revivre le temps de nos ancêtres et la sortie d’Egypte elle-même. 49 jours de pérégrinations dans le désert ont suivi : traversée de la Mer rouge, guerre avec Amalek, tombée quotidienne de la manne (sauf Shabbath), les eaux amères de Mara, la venue de Yithro, beau père de Moshé. Autant d’événements et d’épreuves qui ont conduit le Peuple Juif à un degré d’élévation spirituelle qui l’a rendu apte à recevoir la Torah. C’est cet événement tellement grandiose et déterminant pour chaque juif, que nous célébrerons dès la sortie du Shabbath prochain et jusqu’à lundi 13 juin à 23:02 à Paris.

Les Beneï Israël devaient au préalable se purifier et s’interdire toute souillure pour mériter cette rencontre avec Hashem. Chacun y était complètement engagé. Mais ce qu’il allait vivre s’est avéré si puissant et redoutable qu’il ne put supporter d’entendre directement que les 2 premières paroles : « Anokhi Hashem = Je suis Hashem ». Les paroles qui ont suivi n'ont été entendues que de Moshé qui nous les a répétées. Ce sont les Paroles qui constituent les 10 Commandements.

Voici ci-dessous quelques lignes écrites il y a 12 ans dans la lettre n°7 :

"Chacun connaît la représentation des tables de la Loi, avec les cinq premiers commandements alignés sur le côté droit et les cinq suivants, sur le côté gauche. Est-il besoin de les rappeler ? Peut-être pour mémoire.

Les cinq premiers commandements sont respectivement :

1. Je suis Hashem, ton D.ieu qui t’ai fait sortir d’Egypte, de la maison d’esclavage.

2. Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi. Tu ne te feras point d’idole ou toute représentation de ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans les eaux. Tu ne te prosterneras pas devant elles.

3. Tu n’invoqueras pas le Nom d’Hashem en vain.

4. Souviens-toi du jour du Shabbath pour le sanctifier. Durant six jours, tu travailleras et tu auras accompli tout ton travail et le septième jour c’est le Shabbath pour Hashem ton D.ieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton animal, ni l’étranger qui est dans tes portes.

5. Honore ton père et ta mère pour que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel te donnera.

Les cinq derniers se situent dans la partie gauche des tables, soit respectivement :

6. Tu ne tueras pas.

7. Tu ne commettras pas d’adultère.

8. Tu ne voleras pas.

9. Tu n’établiras pas de faux témoignage contre ton prochain.

10. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni sa femme, ni son esclave, sa servante, son boeuf, son âne, ni rien qui lui appartienne.

Les quatre premiers commandements révèlent la relation entre l’homme et le Créateur. Les cinq derniers concernent les relations entre les hommes. Le cinquième commandement «Honore ton père et ta mère» joue un rôle charnière entre les quatre premiers et les cinq suivants. Il évoque à la fois une relation entre l’homme et son Créateur et une relation entre les hommes. En effet, sans l’aide d’Hashem nos parents n’auraient pu nous faire naître ! De fait, en respectant le commandement qu’Il nous a donné, j’honore mon père, ma mère et, bien entendu, Hashem aussi. Que cela soit bien clair et il faut bien se le rappeler : sans la volonté et la participation d’Hashem je ne serais pas venu au monde ! Le rôle d’associés qu’ont eu mes parents avec Hashem dans ma venue au monde leur a conféré un statut bien supérieur au nôtre. Dès lors, toute la relation que nous devons avoir avec eux doit être empreinte d’un sentiment de profond respect. Ainsi, nos parents ne peuvent jamais être considérés comme des copains, contrairement à certaines idées reçues depuis mai ‘68. De même, nous devons nous interdire toute situation conflictuelle ou de revendication à leur égard."

La suite, vous pouvez la lire à l’onglet : « La Lettre » à « Lettre 07 » depuis la page d’accueil de notre site.

Chacun des Commandements est à étudier. Le cadre de cet échange ne s’y prête évidemment pas. Des livres entiers y sont consacrés, tant les valeurs et les préceptes qui y sont contenus sont capitaux. Nous ne pouvons qu’encourager vivement chacun à y réfléchir avec le plus grand sérieux parce que l’avenir de chacun dans ce monde-ci et celui qui lui est réservé dans le monde à venir dépend de la considération qu’il porte à ces commandements et ce qu’il en fait. Pour réussir dans cette voie, il n’y a qu’un chemin. Il passe obligatoirement par l’étude de ce qui nous a été transmis, c’est-à-dire la Torah. Rappelons notamment les cours sur le Shabbath et "Honore ton Père et ta Mère" donnés par le Rav Yossef Haïm SITRUK, qu'Hashem lui procure très vite la  guérison complète !

Certes, tout le monde ne peut se consacrer totalement à l’étude. Mais chacun doit au moins savoir comment vivre selon ce qu'il nous a été effectivement prescrit. Les Dix Commandements sont explicités. Ils sont détaillés en 613 Mitzvoth  préceptes (248 obligations de faire et 365 interdits, comme d’allumer du feu le Shabbath) qui sont diversement applicables selon le statut des personnes (Cohen, Lévi, Israël, avant ou après la Bar/Bath Mitzva, etc…), les lieux où elles se trouvent (au Temple, à Jérusalem, en Eretz Israël, ailleurs) et des conditions liées au temps (Shabbath, fêtes, 7ème année…).

L’accomplissement des Mitzvoth sanctifie l’être et, chemin faisant, lui permet d’atteindre un niveau de sainteté et une plus grande proximité avec Hashem. Celle-ci ne s’acquiert que lorsque nous conduisons notre vie en accord avec les préceptes de la Torah.

La Torah exige un engagement total et cohérent, tant au niveau de l’intention qu’à celui des actes, et ceci, constamment.

Le non-respect de cette cohérence empêche la compréhension profonde de ces concepts. On ne peut passer outre. Seule la mise en conformité avec ce qui est exigé de chaque Juif permet d’en comprendre le sens et celui des enseignements contenus dans la Torah.

Chacun se souvient du fameux « Nassé VeNishma » « Nous ferons et nous comprendrons ». C’était la réponse des Beneï Israël à la demande de Hashem d’accepter la Torah.

C’est justement là où nous nous trouvons tous en cette veille de la fête de Shavouoth.

À défaut, nous restons happés par l’attrait du monde extérieur qui voudrait tant nous empêcher de saisir ces propos. Parce qu’alors la sainteté ferait défaut. Ce n’est qu’en s’attachant à accomplir le plus parfaitement possible les préceptes de la Torah que je me purifie, me sanctifie et me rends apte à recevoir la Torah. La Torah avec toute la sainteté qu’elle contient, qui me concerne, qui s’adresse à moi parce qu’elle m’a été donnée en propre, via mes ancêtres, peu après la sortie d’Egypte, il y a 3328 ans au Mont Sinaï.

Que nous ayons tous en cette fête de Shavouoth 5776 la plus belle réception de la Torah ! Amen !  

Chacun connaît la tradition à Shavouoth de manger des produits lactés tels que gratin au gruyère, galettes de pâte feuilletée au beurre, tarte au fromage... Hormis le plaisir gustatif que cela procure d’année en année, cela nous rappelle un pan de notre Histoire. En effet, 80 ans avant la sortie d’Egypte, tous les nouveaux-nés mâles étaient systématiquement noyés dans le Nil par les hommes de Pharaon. Or, 3 mois s’étaient déjà écoulés depuis la naissance de Moshé-Moïse. Sa mère, Yokhéved, ne pouvait plus garder son fils, au risque qu’il soit découvert et subisse le même sort que les autres bébés mâles. Elle confectionna donc un berceau en osier, l’enduisit de poix pour qu’il soit bien étanche, y plaça son fils Moshé et déposa le berceau au bord du Nil. Miriam, la sœur de Moshé, se cacha dans les roseaux pour veiller sur lui et voir ce qu’il en advenait. Bitya, la fille de Pharaon vint alors pour se baigner dans le Nil. Attirée par les pleurs de l’enfant, elle chargea sa servante de le lui apporter. Une servante se dit « Ama », qui signifie aussi « bras ». Selon une autre version, Bitya, la fille de Pharaon, a étendu son bras pour saisir le berceau, mais ce dernier étant trop loin, son bras s’est miraculeusement allongé et elle put saisir le berceau. Mais Moshé ne voulait accepter le lait d’aucune femme égyptienne. Miriam sortit alors de sa cachette et dit à Bitya, la fille de Pharaon, qu’elle connaissait une femme de qui Moshé accepterait certainement de boire le lait. À la demande de Bitya, Miriam alla chercher Yokhéved, sa mère et celle de son frère Moshé. Nos Sages nous enseignent que la bouche de l’enfant qui 80 ans plus tard allait devoir parler directement avec la Présence Divine ne pouvait être souillée par le lait d’une femme impure. Moshé ne pouvait donc en accepter. C’est en souvenir de cela que nous perpétuons la tradition de manger des plats lactés à Shavouoth.

Une autre tradition consiste à orner et décorer nos synagogues de fleurs et autres plantes vertes en prévision de la fête de Shavouoth, parce qu’au moment du Don de la Torah, le Mont Sinaï s’est miraculeusement recouvert de fleurs et d’herbes, alors qu’auparavant il était désertique.

Que la fête de Shavouoth vous procure à tous une joie infinie !

Rappel :

En dehors d’Eretz Israël, la fête de Shavouoth dure 2 jours (alors qu’en Israël Shavouoth ne dure qu’un seul jour, correspondant au 1er jour).

. Le premier jour commence depuis le Samedi soir, après Shabbath 11 juin à 23:00 à Paris, jusqu’au dimanche nuit 12 juin à 23:01

. Le deuxième jour commence le dimanche nuit 12 juin à 23:01 et dure jusqu’au lundi nuit 13 juin à 23:02.

17 Iyar 5776 - 25 mai 2016

Chers Amis,

Mazal Tov ! Le nouveau site de Dvar Torah est à nouveau accessible !

Voilà une raison de plus pour nous réjouir en ce jour de Lag Ba’Omer, jour de la Hilloula de Rabbi Chimone Bar Yo’haï, qui marque aussi la fin de l’épidémie qui a décimé les 24000 élèves de Rabbi Akiva. Rabbi Akiva qui a clarifié tant et tant de points obscurs de la Loi et sans qui la Torah orale n’aurait pu nous être transmise à ce niveau de perfection. Voir à l’onglet « la Lettre » de Dvar Torah n°3 et le livre Parcours… pages 44 et suivantes.

Certes, le site n’est pas encore achevé. Mais nous y travaillons d’arrache pied.

C’est une petite révolution.

Nous avons voulu une plus grande visibilité.

Tout est beaucoup plus lisible.

D’autres améliorations viendront au fur et à mesure, très vite, avec l’aide du Ciel !

Le site est enfin « responsive » donc consultable depuis un smartphone. Tous les cours sont d’ores-et-déjà téléchargeables depuis votre mobile !

Tous les Shiourim, conférences et grands événements seront également bientôt diffusés en streaming, en écoute directe !

L’application pour ce faire est actuellement en développement et les adaptations suivront dans la foulée.

Il y a encore du pain sur la planche, mais avec l’aide d’Hashem, nous y parviendrons.

L’ouverture au monde des mobiles n’a pas été facile.

D’abord au niveau du concept, de l’idée même, il y eu beaucoup de réticences.

Une contradiction existe entre mobile et liberté. Être mobile procure une liberté. La liberté d’utiliser son mobile, son gsm, iphone, smartphone… en toute liberté.

Le mobile n’est pas neutre. Selon l’usage qu’on en fait.

Nombreux ne peuvent plus s’en passer et deviennent dépendants. La vraie liberté refuse et s’oppose à toute aliénation.

Nous tenons à ce que chacun puisse être autonome et réellement jouir de son libre arbitre, tout le temps et, en tout cas, le plus souvent possible.

Devons-nous refuser pour autant l’accès à une plus grande prise de conscience de notre héritage, comme de tous les bienfaits prodigués par le Ciel ? Certes non !

C’est ce qui a convaincu Dvar Torah de s’ouvrir au monde des mobiles. D’autant que tous nos messages ont bénéficié des plus grands soins…

Ils offrent une qualité d’écoute, un choix de thèmes et d’intervenants uniques.

Tous devraient avoir à cœur d’en faire part à tout leur entourage pour que le plus grand nombre en profite. Très vite et de plus en plus !

Acceptez notre rendez-vous sur www.dvartorah.org . Vous y trouverez déjà dans la partie basse de la page d'accueil 3 cours en écoute libre à volonté : 1 sur Lag Ba’Omer et 2 sur Rabbi Chim’one Bar Yo’haï, dont la Hilloula a lieu ce jeudi 26 mai 2016. Que vous en retiriez tous le plus grand profit et… faites-en part tout autour de vous !

Avec tous nos vœux de Mazal Tov à nous tous pour ce nouveau départ. Que tous ceux qui aimeraient y prendre une part active nous rejoignent vite !

Merci d’avance pour vos remarques et suggestions.

Que la joie puisse résider dans nos cœurs ! Avec nos chaleureuses pensées.

7 Nissan  5776 - 15 avril 2016

Chers Amis,
Voici quelques mots très rapides en relation avec notre Libération que nous célébrons à Pessa'h

Le Shabbath qui précède Pessa’h est appelé Shabbath HaGadol, le Grand Shabbath. Ce jour-là, en Egypte, chaque foyer juif devait avoir attaché dans sa cour -d’aucuns disent au pied du lit- un agneau qui devait être sacrifié quelques jours plus tard, la veille de la sortie d’Egypte, soit le 14 Nissan au soir. Ce Shabbath, Parashah Metzora, 16 avril 2016, est donc Shabbath HaGadol.

Traditionnellement dans toutes les synagogues le Rabbin y fait un discours solennel, très attendu, en relation avec la fête de Pessa’h, pour que chacun s’y prépare le mieux possible. Pourquoi ? Parce que c’est une Mitzvah pour chaque juif de revivre la sortie d’Egypte -autant que nous pouvons l’imaginer- comme l’ont vécue nos ancêtres il y a maintenant 3328 ans.

Réserver un agneau dans chaque foyer au su et au vu de tous les égyptiens, pour le sacrifier, disait la foi des enfants d’Israël en l’Eternel, dont l’ordre avait été rapporté par Moïse. C’était aussi naturellement un défi à l’égard des égyptiens pour qui l’agneau était une divinité. Les anciens esclaves hébreux ne craignaient plus les représailles de leurs anciens tortionnaires !

La fête de Pessa’h est célébrée la première nuit par un Séder, rituel autour d’un grand repas de fête, dont la première partie -au cours de laquelle on ne doit boire que deux coupes de vin- consiste à raconter avec le plus de détails possible notre histoire qui a précédé notre libération, d’abord de l’esclavage, puis de l’Egypte. En Eretz Israël on célèbre un seul Séder. En diaspora, nous en célébrons deux : le 1er, ce vendredi 22 avril (dès 20:35 à Paris), et le 2ème, le lendemain nuit 23 avril (dès 21:48 à Paris).

C’est un moment crucial, mémorable et fondamental parce qu’il relate l’événement fondateur du Peupe Juif. L’événement, mais aussi sa transmission, sont en quelque sorte depuis lors inscrits dans nos gènes. Lors du Séder, toute l’attention est naturellement accordée aux enfants, même les plus jeunes. Ils sont le centre et, d’une certaine manière, la raison d’être de ce que nous allons vivre ces 2 soirs consécutifs, puis les 6 jours suivants. Que ceux qui ont en été malheureusement privés jusqu’à ce jour puissent s’attacher à consacrer un peu de temps pour apprendre ce qui s’est déroulé.

L’acte déclenchant est la vente de Yossef. Il fut suivi de la descente de la famille de Yaakov en Égypte, le séjour au pays de Goshen, le début de l’asservissement, les travaux forcés, la mise à mort des nouveaux nés mâles, le rôle de Miriam, puis les interventions de ses frères Moshé et Aharon auprès de Pharaon, les 10 plaies et les miracles, jusqu’à la sortie d’Egypte, la poursuite des armées de Pharaon, le passage de la Mer Rouge, la noyage des Égyptiens, le sauvetage des Hébreux, la guerre d’Amalek, la Mane, le Don de la Torah au Mont Sinaï, les pérégrinations dans le désert…

Mais nous allons beaucoup trop vite ! Reprenons ne fût-ce que l’énumération des dix plaies, dont la dernière a finalement décidé Pharaon à autoriser les enfants d’Israël à quitter l’Egypte.

Nous avons donc d’abord assisté à la plaie par laquelle toutes les eaux du Nil et des autres sources furent transformées en sang. Puis, la plaie de l’invasion des grenouilles, jusque dans les fours et même les entrailles des Égyptiens. Puis, la plaie où la poussière de la terre fut changée en vermine, et ce dans toute l’Égypte, sauf en pays de Goshène. Puis, la plaie de l’invasion des bêtes sauvages qui fit des ravages parmi les hommes et leurs bêtes. Puis, la plaie de la peste sur tous les animaux. Puis, la plaie des ulcères qui affecta hommes et animaux. Puis, la plaie de la grêle qui détruisit toutes les récoltes, mais aussi tua hommes et animaux qui n’étaient pas à l’abri. Puis, la plaie des sauterelles qui mangèrent toute la végétation que la grêle n’avait pas anéantie. Puis, il y eut la plaie des ténèbres qui durant sept jours obscurcit l’Égypte de ténèbres opaques, palpables, qui interdisait même de s’asseoir ou de se lever. Puis, enfin, la plaie de la mort des premiers-nés où périrent tous les premiers-nés des hommes et des animaux chez les Égyptiens. Il fallut donc cette succession de dix plaies sur l’Égypte, par l’entremise de Moshé, pour que Pharaon accorde enfin aux Beneï Israël le droit de quitter l’Égypte le 15 Nissan.

Tout cela, et combien plus, doit être raconté lors de chaque Séder, même si on les célèbre seul !

Que ceux qui seraient isolés se mettent d’urgence en contact avec le Rabbin de la synagogue la plus proche et essaient autant que possible de se joindre à un Séder organisé dans une communauté, et en tout cas de recevoir de l’aide pour vivre Pessa’h dignement. Pessa’h, Matsa et Maror, accompagnés de 4 coupes de vin que l’on boit en étant accoudé sur le côté gauche, en signe de liberté, d’affranchissement de l’esclavage, pour enfin pouvoir servir Hashem.

Le service d’Hashem, que cela soit absolument sans équivoque, n’a absolument aucun rapport avec la moindre forme d’asservissement. Du Service d’Hashem émane, au contraire, tout ce qui enclenche et mène à une réelle libération. Et du fait de cette libération, chacun peut trouver les moyens, les ingrédients, pour s’épanouir et mettre en valeur le potentiel qu’il/elle a reçu en venant au monde.

Nous voudrions encore rappeler que la fête de Pessa’h offre un temps de joie profonde, l’occasion de se remplir de sainteté : tout ce que nous accomplirons ces soirs-là nous reliera à nos ancêtres et nourrira notre âme. En plus de toute l’attention qu’épouses et mamans auront certainement accordée à la préparation de plats succulents.

Qu’il y règne une atmosphère joyeuse, sereine et sérieuse à la fois où, nous ne le rappellerons jamais assez, la transmission aux enfants est tout à fait primordiale. Il nous faudra tout faire pour les y intéresser et les captiver. D’ailleurs ils sont eux-mêmes mis à contribution en récitant le Ma Nishtana HaLaïla Hazé Mikol Haleïloth : en quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ? À nous de le leur expliquer en des termes parfaitement accessibles.

Nous voudrions vous suggérer d’écouter les 3 cours mis en ligne en audition libre -nous en placerons d’autres la semaine prochaine- et de relire, entre autres, "La Lettre n°19" à l’onglet « La Lettre » qui en fait état avec bien d’autres détails.

Il nous faut d’ici Pessa’h, soit avant vendredi 22 avril (12:23 à Paris), nous déposséder totalement de tout ‘Hametz, produits à base de farine ayant levé, et en interdire l’entrée de nos demeures et propriétés durant les 8 jours de la fête. Si nous ne pouvons physiquement les faire disparaître, nous pouvons les céder à un non-juif, par un acte de vente, réalisé par notre Rabbin, qui donnera toutes les précisions et pour la vente et comment procéder pour rechercher et évacuer le 'Hametz. Le ‘Hametz qui n’a pas été vendu à Pessa’h ne peut plus être consommé après Pessa’h. Rechercher et éliminer tout le 'Hametz qui est en notre possession est, d’une certaine manière, une volonté de rejeter et d’évacuer l'impureté qui est en nous. C’est un très réel nettoyage oh combien salutaire. Que chacun réussisse ! Que chacun en retire une élévation dans la sainteté, aussi belle, grande et pure que possible !

Un dernier point pratique : la joie et la sainteté ne sont pas vraiment ressenties si l’on est épuisé. Faites dormir les enfants durant quelques heures avant le Séder pour être dispos. De même épouses, mères et pères doivent aussi prendre le temps de se reposer pour ne pas s’endormir à table. C’est un moment si important, si riche et crucial qu’il faut se donner les moyens de pouvoir en retirer tout ce qu’il peut nous offrir.

Pessa'h Cacher VeSaméa'h à tous ! Pessa'h se termine le 30 Avril, après shabbath, à l'apparition des 3 étoiles. Jusque-là, pas de 'Hametz dans toutes nos demeures ! C'est promis ?... Plein de joie, de Mitzvoth et d'amour du prochain !


21 Adar 2  5776 - 31 mars 2016

Chers Amis de Dvar Torah,

Les temps sont graves. Loin de nous l’idée de vouloir faire peur ou d’inquiéter, mais plutôt d’aiguiser la conscience. En fait, nous tenons à nous renforcer et à renforcer toute la Communauté.

À la fois l’individu et le collectif sont interpellés pour un devenir plus solidaire autour de nos valeurs ancestrales. Celles qui nous ont été transmises voilà des millénaires depuis notre Patriarche Avraham Avinou, en passant par la sortie d’Egypte, l’installation en Eretz Israël, les 1er et 2ème Temples de Jérusalem, les exils successifs, avec leurs lots de souffrances, de pogromes, de Shoah, de guerres, de menaces et d’actes de terreur.

Les moments forts, les attitudes exemplaires, ont toujours eu valeur d’enseignement, de formation et d’enrichissement.

Les souffrances, elles, constituent des rappels à l’ordre pour nous ressaisir, nous corriger, reprendre le droit chemin.

La vocation du Peuple Juif vient du lien qui unit le Peuple à D.ieu, Hashem. La Torah le précise à travers les paroles d’Hashem qui dit, en évoquant Israël : « VeAtèm Tiyou Li Mamlékhèth Kohanim VeGoye Kaddosh », vous serez pour moi un Royaume de Prêtres et un Peuple Saint (Exode, Yithro 19, 6).

Lorsque le Peuple regarde vers le Ciel et réalise réellement sa vocation en accomplissant les préceptes de la Torah, Hashem Le sauve et Le comble de félicité.

Lorsque le Peuple se détourne des Mitzvoth, des Commandements prescrits dans la Torah, il est rappelé à l’ordre. Il est sanctionné d’abord par de petites tracasseries. Si cela ne suffit pas, des maux plus douloureux peuvent l’atteindre, à D.ieu ne plaise, jusqu’à ce qu’il finisse par se reprendre. S’il ne saisit pas cette chance, il risque de passer dans le Temps sans laisser de trace. Jusqu’à ce que l’un de ses descendants reprenne le flambeau, le plus souvent sans que l’on ne comprenne comment.

Le Peuple Juif n’a absolument aucune vocation à souffrir. C’est même tout le contraire qui lui est proposé et offert. "OuBa’hareta Ba’hayim LeMaane Ti’hyé", tu choisiras la vie pour que tu vives (Deutéronome, Nitsavim, 30, 19).

Chacun connaît la réaction de Eretz HaKodesh, la Terre Sainte. Lorsque Israël accomplit la Volonté Divine, la Terre devient source de bénédictions. Ses fruits et ses récoltes sont les plus beaux. Par contre, lorsque Israël dévie du chemin, la Terre vomit ses habitants. Lorsque Israël était en exil, la Terre était devenue inculte. Unehacun ait de quoi s’acheter au moins 1 repas. On peut aussi leur donner des mets et autres bien consommables, en veillant à préserver leur dignité. Il est vivement recommandé de remettre cette somme le plus tôt possible dans la journée pour que les bénéficiaires puissent effectivement en disposer immédiatement et s’en réjouir à Pourim. Il est peut être plus aisé de passer par l’intermédiaire de Rabbanim reconnus, institutions charitables telles que ‘Hasdeï Naomi, Koupat Hair, Vaad Harabanim, etc… qui connaissent des nécessiteux et qui sauront transmettre votre don le jour même. Ils ont tout organisé pour que cela soit possible. Il est recommandé de faire Tsedaka et de donner généreusement à tout indigent qui nous sollicite le jour de Pourim. La joie qui est alors ressentie par chacun d’eux est particulièrement précieuse et appréciée dans le Ciel. Une reconnaissance qui rejaillira nécessairement sur tous les donateurs.
•   Mishloa’h Manoth – don constitué d’au moins 2 mets consommables à au moins 1 Ben/Bath Israël le jour de Pourim, mets qui pourront servir pour le Mishté, le festin. Ce don renforce les liens d’amitié entre les personnes concernées. On sera donc enclin à ne pas limiter le don qu’à une seule personne. Il est bien de le donner à quelqu’un qui le remettra à l’intéressé(e). Un homme donnera à un homme et une femme à une femme, et il en sera de même pour les enfants. Mais il ne convient pas ici d’engager des dépenses excessives par rapport à ses moyens, ou encore à s'épuiser de fatigue. Si l’on veut être très généreux, qu’on le soit d’abord envers les indigents de notre communauté qui en ont réellement besoin.
•   Le Mishté - festin de Pourim doit se dérouler dans la joie en évoquant tout ce qui s’est passé à Shoushane – Suze, en Perse, à Pourim. L’essentiel du repas doit réellement prendre place durant le jour. On aura prié Min’ha avant de commencer le Mishté. Un repas où le vin est à l’honneur au point où l’on peut en arriver à s’endormir et à ne plus distinguer entre « maudit soit Haman et béni soit Mordekhaï (Mardochée) ». Mais jamais on ne doit trop boire pour ne pas perdre la tête et risquer d’en venir à se déshonorer. Pour les villes entourées de murailles, comme Yeroushalayim, Pourim tombant cette année le vendredi, le Mishté aura forcément lieu très tôt pour le terminer à temps et pouvoir se préparer à accueillir le Shabbath dans les meilleures dispositions.
•   Les enfants et même des adultes ont l’habitude de se déguiser à Pourim pour rappeler le miraculeux renversement de la situation qui s’est produit à Pourim et pour augmenter la joie en ce jour.
•   On intercalera la prière Al haNissim (sur les miracles) dans la Amida et dans le Birkat Hamazone, la prière après les repas.
•   À Pourim, on ne dira aucune prière de supplication (Ta’hanoun), ni d’oraison funèbre (Hespèd).
•   Les habitants des villes ayant été entourées de murailles au temps de Yehoshoua Bine Noune, qui fêtent Pourim le 15 Adar, feront néanmoins un bon repas -mais pas un festin- le jour du 14 Adar. Et inversement, ceux qui fêtent Pourim le 14 Adar feront également un bon repas le 15 Adar.
•   On doit revêtir des vêtements de Shabbath le jour de Pourim. Tout travail réalisé ce jour-là n’apporte pas de bénédiction. Il est interdit de jeûner à Pourim sauf pour Taanith ‘Halom (pour demander à neutraliser un cauchemar) et seulement jusqu’à Min’ha.
L’essentiel est de tout faire avec l’intention de servir Hashem de tout son cœur et dans la vraie joie.

                                             ------------------

Il y a tout juste 12 ans, nous avions adressé par mail le texte suivant qui relate un tout petit peu l’histoire de Pourim :

« Nous vous adressons le texte ci-après, qui peut être lu directement sur le site à l’adresse suivante :

http://www.dvartorah.org/cms.php?id_cms=6   soit la Lettre de Dvar Torah n°6 page 10, ou encore les pages 136 – 138 du livre « PARCOURS…. ». 

« Pourim évoque le miracle de la délivrance de la terrifiante machination fomentée par Hamane qui ne visait que... l’extermination du Peuple Juif. Un homme, un seul, Mordekhaï, a osé tenir tête à ce despote, ce fou, descendant d’Amalek, pourtant Premier ministre du Roi Ha’hashevérosh –Assuérus-. D’aucuns sont même allés jusqu’à reprocher à Mordekhaï de mettre tout le Peuple Juif en péril !... Parce qu’il refusait de se prosterner devant Hamane. Hamane qui se prenait pour une divinité et portait sur lui une statuette -pour nous faire trébucher en accomplissant un acte d’idolâtrie-. Si ce n’était peut-être pas de l’idolâtrie, ne pas se prosterner était à coup sûr une sanctification du Nom d’Hashem. Dans un cas où il est exigé de nous de commettre un acte d’idolâtrie, la Torah nous dicte de nous laisser mourir plutôt que de nous renier et renier Hashem. Au même titre, du reste, que si l’on veut nous contraindre à tuer quelqu’un, ou encore à commettre un inceste. Hashem n’abandonne jamais Son peuple s’il se repent, s’il fait Teshouva, et s’il s’attache absolument à respecter Ses commandements. C’est ce qui s’est justement passé à Pourim. En un instant, toute la situation a été totalement renversée. Sur ordre de Mordekhaï, à la demande de la reine Esther, tous les Juifs de Shoushane -Suze- ont prié, pleuré et jeûné durant trois jours consécutifs. Et Hashem les a entendus. Dès lors, le jour même où Hamane voulait pendre Mordekhaï, le roi lui ordonna de clamer dans toute la ville, devant Mordekhaï qui montait le cheval du roi : «Voilà l’homme le plus estimé du royaume ! ».  Hamane fut lui-même, un peu plus tard, pendu sur ordre du Roi à la potence qu’il avait préparée pour y pendre Mordekhaï ! Tandis que Mordekhaï s’est vu confier d’immenses pouvoirs auprès du Roi. Et les Juifs, qui étaient répartis dans les 127 provinces du royaume de Perse, purent se défendre et être sauvés. Alors qu’ils étaient sur le point d’être exterminés ! Quand Hashem le veut, tout est possible ! Et de nos jours, autant que depuis toujours. Vous souvenez-vous du Pourim de la guerre du Golfe en ‘91, alors qu’Israël vivait au rythme des dizaines d’explosions de scuds lancés d’Iraq ? Des explosions qui n’ont fait aucune victime directe ! Vous comprenez de quelle protection divine nous avons bénéficié ?!!! Tous ceux qui, en Israël et en dehors, étaient en état d’implorer Hashem, priaient et suppliaient pour qu’Israël soit épargné ! Au Koweit, les Alliés ne jouirent malheureusement pas de la même protection ! Et, subitement, la veille de Pourim, l’Iraq a capitulé et le danger a été écarté ! Il nous faut nous en souvenir et mériter la sollicitude d’Hashem à notre égard. C’est précisément pour nous le rappeler que nos Sages nous ont imposé de respecter quatre Mitzvoth à Pourim. Lire dans un parchemin ou écouter la lecture de la Meguilah faite depuis un parchemin, une première fois à la nuit tombée, puis une seconde fois durant la journée qui suit. Offrir au moins deux mets prêts à être dégustés à au moins une personne. Faire des dons à au moins deux pauvres de la communauté pour qu’eux aussi aient les moyens de se réjouir durant la fête. Et enfin, organiser -ou participer à- un Mishté, un festin, durant le jour, pour rappeler l’histoire de Pourim, où il est recommandé de boire du vin jusqu’à ce qu’on en vienne à ne plus distinguer entre «béni soit Mordekhaï» et «maudit soit Hamane».

Que vous ayez une très joyeuse fête de Pourim !

Dans la page d’accueil de notre site vous trouverez 3 cours audio en « écoute libre » sur la fête de Pourim. Faites-le savoir tout autour de vous et profitez-en !

24 Adar 1  5776 - 4 mars 2016

L'histoire suivante nous a été envoyée par mail. Nous voulons vous en faire profiter. Bonne lecture à tous et bon shabbath !                                                                                                                                      בס״ד 
LA PRIÈRE D'UNE GRAND MÈRE

C’est arrivé très récemment à New York. Le téléphone sonna un soir au domicile d’une famille juive orthodoxe avec une mauvaise nouvelle : l’arrière-grand-mère, âgée de plus de 90 ans, venait de décéder dans la maison de retraite où elle avait été admise quelques mois plus tôt, calmement, dans son sommeil.
Chacun pleura et on organisa rapidement l’enterrement comme il convient : le lendemain après-midi, toute la famille et de nombreux amis se réunirent au cimetière pour l’inhumation et les condoléances d’usage.
Ensuite on annonça que la famille observerait les Chiva (les sept jours traditionnels de deuil) et que chacun était invité à se rendre au domicile pour les condoléances et les prières, trois fois par jour.

Les jours suivants furent marqués par une grande agitation : les gens entraient, parlaient, évoquaient des souvenirs ; ceux qui n’avaient pas pu se déplacer téléphonaient, parfois de loin... Mais le troisième jour, un coup de téléphone retint l’attention de tous. Un des enfants décrocha le combiné et entendit : « Allo ? C’est qui ? C’est Avi ? Comment allez-vous tous ? Passe-moi ta maman ou ton papa ! Tu ne me reconnais pas ? C’est grand-mère ! Pourquoi personne n’est venu me voir depuis trois jours ? »
Incrédule, son fils prit le combiné : « Maman ? C’est bien toi ? »
– Bien sûr que c’est moi ! Pourquoi personne n’est plus venu me rendre visite ces derniers jours ? Vous allez bien ?
C’était bien la grand-mère, elle était bien vivante et toutes les personnes présentes dans la pièce laissèrent éclater leur joie. En moins d’une demi-heure, le fils se rendit à la maison de retraite et expliqua avec autant de tact que possible à sa mère ce qui était arrivé. Apparemment il s’était produit une terrible erreur.
Mais soudain, ils réalisèrent ce qui était arrivé : on avait bien enterré quelqu’un ! Qui était-ce donc ? Il fallait aussi sans doute prévenir la famille de cette personne.

Tous avaient été si contents que la grand-mère soit encore en vie qu’on n’avait pas pensé à l’autre personne.
Le fils appela le directeur de la maison de retraite et quand celui-ci entendit ce terrible imbroglio, il mena sa propre enquête et découvrit ce qui s’était passé : dans le même bâtiment avait été admise une autre dame qui portait le même nom et le même prénom que la grand-mère, qui avait à peu près le même âge, qui était aussi une survivante de la Shoah et qui avait le même gabarit qu’elle. Il y avait eu confusion d’identité. Le directeur s’excusa misérablement, prévint qu’il prenait à sa charge tous les frais (l’enterrement, la perte des jours de travail, les annonces dans les journaux...) et ne cessa de demander pardon pour cette méprise involontaire.

Il fallait maintenant prévenir la famille de la dame qui avait été enterrée. Il s’avéra que celle-ci n’avait qu’un seul fils qui habitait non loin de là. Tous se mirent d’accord qu’il valait mieux que ce soit le fils de la grand-mère vivante qui explique la situation. Après tout, le fils de la défunte se mettrait sans doute en colère et on le calmerait en l’assurant que tout avait été fait dans le respect de la loi juive, on lui montrerait la place au cimetière...
Mais ils n’étaient pas au bout de leurs surprises.
Dès que le fils décrocha le téléphone et entendit qu’on l’appelait depuis la maison de retraite, il enchaîna immédiatement : « Si c’est pour m’avertir que ma mère est décédée, n’en faites pas toute une histoire. Procédez à l’incinération, jetez les cendres où vous voulez et envoyez-moi la facture. D’accord ? »
Atterrés par cette réaction, les membres de cette famille pratiquante décidèrent d’aller voir ce fils et de lui expliquer certaines choses. Il accepta et, quelques instants plus tard, ils se présentèrent à son domicile pour expliquer à cet inconnu que l’incinération est absolument interdite par la loi juive et qu’un corps doit être purifié puis enterré selon la tradition, car le Judaïsme croit en la résurrection des morts.
Mais l’homme ne l’entendait pas ainsi : non seulement l’incinération était moins chère, mais, selon lui, elle était aussi plus écologique, elle préservait l’espace et de toute manière, il fallait être réaliste : toutes ces histoires sur D.ieu, les âmes, la résurrection n’étaient que des superstitions et les hommes ne valent pas mieux que des plantes ou des animaux...
Finalement, ils lui avouèrent la vérité : sa mère était décédée quelques jours plus tôt et non seulement elle avait été enterrée selon la tradition, mais on avait même déjà respecté trois jours de Chiva en son honneur. Ils allaient même lui préciser qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour l’argent lorsqu’il s’écria : « Comment ? Ma mère a été enterrée ? Je n’arrive pas à le croire ! »
Il se prit la tête entre ses mains, la releva avec un regard étrange. Il ferma les yeux et se mit à pleurer comme un enfant sans qu’on puisse comprendre son étrange réaction. Finalement, il se remit, demanda un verre d’eau, essuya ses yeux et expliqua : « Ma mère était une survivante de la Shoah. Toute sa famille a été tuée par les nazis, y compris mon père, et elle avait réussi à s’enfuir avec moi alors que je n’étais qu’un bébé. Nous avons ensuite émigré aux États-Unis et, malgré tout ce qui lui était arrivé, elle continuait de croire en D.ieu. Mais moi… je ne voulais pas être différent des autres et j’ai abandonné la pratique du Judaïsme. Elle insistait, elle me suppliait pour que je mange cachère, pour que j’épouse une fille juive, mais je ne voulais pas en entendre parler. Nous avions de longues discussions puis je lui ai dit sans ambages que tout ceci ne m’intéressait pas, que quand je décéderai, je voulais être incinéré et que c’était d’ailleurs ainsi que je procéderais pour elle. Je crois que j’étais un peu cruel, mais je voulais qu’elle soit plus réaliste et qu’elle abandonne ses pratiques d’un autre âge.
Finalement, nous en sommes arrivés à une sorte de compromis : elle prierait son D.ieu et, si D.ieu existait, Il s’occuperait de la faire enterrer, mais sinon… l’incinération. Rien ne pouvait me faire changer dans ma décision.
Maintenant, je vois qu’elle avait raison : comprenez-vous ce qui est arrivé ? D.ieu a écouté ses prières. C’était donc elle qui avait raison ! »
Et il se mit à pleurer à nouveau, presque de soulagement au fond…
Il accepta alors immédiatement de terminer les Chiva au domicile du précédent « endeuillé » et se mit à étudier le Judaïsme intensément.

18 Tévèth 5776 - 30 décembre 2015 Un don qui vaut cher !

Chers Amis,
En France, 66% du montant des dons faits par les particuliers sont déductibles des impôts dans la limite de 20% des revenus imposables.
Pour les sociétés, 60% du montant des dons sont déductibles dans la limite de 5% du chiffre d’affaires.
Pour les particuliers, cela revient au schéma suivant :
BenPloni ou BathPloni, Un tel ou Une telle, ne fait pas de dons. Ses revenus et son statut fiscal le rend redevable par exemple de 1000€ d’impôt. En faisant un ou des dons pour un total de 1515€ il se trouve exonéré des 1000€ dus s’il ne faisait pas de dons.
En résumé :
1. Il contribue pour 1515€ en dons.
2. De ce fait il sera exonéré de 1000€ d’impôt   =>66% de 1515€.
3. Son don ne lui reviendra qu’à 515€   =>1515€ moins 1000€.
4. Mais surtout il fait en même temps bénéficier une ou des œuvres dont les actions lui sont chères de 1515€, grâce auxquels ces œuvres pourront développer de nouvelles réalisations !                  5. Enfin, et pas des moindres, il/elle verse ainsi de fait son Ma'asser, la Dîme, sur ses revenus nets. Le Ma'asser est une règle établie par nos 'Hakhamim, déduite à partir de la dîme sur les productions de la terre imposée par la Torah (voir le cours de Rav Gerstel Ma'asser et Tsedaka (La Dîme et le Don). Il en résulte une meilleure justice sociale et l'occasion de promouvoir d'étude de la Torah. De plus, tout le monde connaît l'adage selon lequel celui verse scrupuleusement son Ma'asser (la Dîme) Mit'achère = s'enrichit. C'est toutefois aussi l'inverse lorsqu'il s'abstient.


Un don n’est jamais anodin. Parfois il coûte cher. Mais il peut aussi représenter un capital spirituel énorme, qui n’est pas coté en bourse, comme la vie, la protection, la santé et même la joie. Chacun comprend que seuls les dons qui intègrent effectivement une dimension de Tsedaka -équité et justice- peuvent être ici pris en compte. La Tsedaka peut être faite via des œuvres de charité aux nécessiteux, à ceux qui le sont vraiment, pas pour couvrir des dépenses d’apparat. La Tsedaka peut aussi être faite via des œuvres d’étude et d’enseignement de la Torah, parce que sans Torah il n’y a pas de vraie vie !

Dvar Torah peut tout à fait être l’une de ces œuvres parce que nous sommes complètement investis dans la diffusion et la propagation de la Torah via notre site et les média que nous distribuons à des conditions qui ne couvrent pas les coûts de réalisation.

D.ieu merci, très nombreux sont ceux qui ont profité et grandi grâce à nos actions ou qui sont heureux de l’existence même de Dvar Torah. Mais peut-on se limiter à un bon sentiment en demeurant quelque peu à l’écart ? Ou bien, au contraire, devrions-nous y prendre une part active et effective, manifester notre joie, notre solidarité, assumer notre responsabilité et éprouver le bonheur de participer vraiment ?

Faites-le pour maintenant, pour vous, mais aussi pour l’avenir des nouvelles générations ! D'autant que la pénurie de moyens retarde le lancement de nouveaux projets.

Adressez-nous votre chèque daté de ce jour pour l’année fiscale 2015, ou plus tard et dès que possible, s’il n’y a pas de nécessité d’ordre fiscal, à : Association Dvar Torah 10-12 chemin de Halage 93800 EPINAY (France).
Ou encore via notre site à l’onglet http://www.dvartorah.org/fr/64-donations-dons
Un reçu cerfa vous sera adressé en retour.
Tiskou LeMitzvoth, qu’il vous soit donné de faire de nombreuses Mitzvoth, parce que soutenir Dvar Torah est bien, à nos yeux, une grande et belle Mitzvah !

N.B. Vous pouvez ces jours-ci écouter à votre aise sur www.dvartorah.org/fr 3 cours autour de la Tsedaka. Excellentes écoutes à tous ! Nous essayons chaque semaine de mettre en ligne de nouveaux cours.
Merci de faire passer ce message tout autour de vous. 

24 Kislev 5776 - 06 décembre 2015 EN CETTE VEILLE DE ‘HANOUKA

Quelques points de Halakha.

Ce dimanche 6 décembre ‘15 soir, dès l’apparition des 3 étoiles, nous allumons la première lumière de ‘Hanouka. Nous le ferons durant les 8 jours de la fête et ce chaque soir dès l’apparition des étoiles. Soit le premier jour, une lumière, accompagnée d'une autre, le Shamash. Puis le deuxième jour, deux lumières, plus le Shamash. Le troisième jour, trois lumières, plus le Shamash. Et ainsi de suite, jusqu'au huitième jour. La lumière supplémentaire, le Shamash, est placée sur un alignement distinct des autres lumières. Les lumières de ‘Hanouka ne doivent en aucun cas servir à nous éclairer ou nous procurer le moindre profit si ce n’est de pouvoir les regarder et les admirer. S’il devait y avoir un profit autre, il serait mis sur le compte du Shamash qui est distinct, séparé des autres lumières, indépendant du décompte des jours. Toutes les lumières doivent pouvoir brûler durant au moins 30 minutes. Une fois que nous avons prononcé les bénédictions, si les lumières s’éteignent avant que les 30 minutes se soient écoulées, nous n’avons aucun devoir de les rallumer. Ce qui importe c’est qu’au moment de l’allumage il y ait assez d’huile dans chaque godet (où une mèche sera allumée), ou encore que les bougies de cire ou paraffine sont assez longues et/ou épaisses pour pouvoir brûler au moins 30 minutes durant la nuit tombée. Ce qui pose naturellement une difficulté  pour le vendredi 11 décembre parce que veille de Shabbath. Il faudra alors prévoir d’allumer les lumières de ‘Hanouka avant celles de Shabbath de sorte que nous ayons impérativement le temps d’allumer les lumières de Shabbath avant l’entrée du Shabbath. L’allumage des lumières du Shabbath devant se faire à Paris dès 16h35, il sera judicieux de prévoir au moins 15 minutes pour l’allumage des lumières de ‘Hanouka, soit dès 16h20. De plus, l’apparition des 3 étoiles étant à Paris à 17h39, sachant qu’il faut que les lumières puissent brûler au moins durant 30 minutes après, soit jusqu’à 18h09, il faudra prévoir une quantité d’huile ou des bougies qui dureront près de 2 heures. Ce qui n’est pas le cas des petites bougies vendues en boîtes de 44 bougies dans le commerce. Par contre les sets « Ner Lights » et autres, réputés durer 3 heures, sont parfaitement indiqués. Si on le peut, on les allumera de manière à ce qu’elles soient visibles de l’extérieur. Soit devant notre porte, à gauche de la Mezouza (lorsque l’on vient de l’extérieur), soit à notre fenêtre (si elle est située à moins de 10 mètres de haut par rapport à la rue, sauf si elle peut être vue par les voisins d’en face) à la condition de n’encourir aucun risque sécuritaire. L’allumage des lumières de la Menorah rappellera alors publiquement au monde les miracles que nous avons vécus à ‘Hanouka.

La prière de « Al Hanissim », sur les miracles, sera introduite dans le Birkat Hamazon, après le repas, et dans la Amida qui, dans l'office du matin, sera suivie par la prière du « Hallel » glorification et reconnaisse envers Hashem.

Voici très brièvement quelques points de repère sur ‘Hanouka.

Les Grecs voulaient nous faire oublier la Torah. Ce n'est que quelque 150 ans après la mort de l'empereur Alexandre le Grand que les persécutions ont commencé. Auparavant, Ptolémée avait imposé que la Torah soit traduite en grec. Soixante-dix sages ont été réquisitionnés et isolés, chacun dans une maison à part. Par miracle, tous remirent exactement la même version, malgré des adaptations exigées pour qu’il n’y ait pas d’interprétations préjudiciables à Israël. En traduisant la Torah, notre plus grande richesse était devenue accessible à la puissance Grecque. Si elle reconnut la supériorité de notre foi sur leur philosophie, qui repose essentiellement sur la recherche de l’esthétique, le culte des idoles et de la nature, elle comprit aussi, hélas, comment nous atteindre. Dès lors les Grecs nous interdirent de respecter le Shabbath, de sanctifier chaque nouveau mois, et de pratiquer la circoncision. Trois piliers sur lesquels repose notre foi. Par le Shabbath, nous clamons qu'Hashem est le maître du monde. Par la sanctification du mois, la sainteté peut pénétrer le temps et toute la création. Par la circoncision, nous reconnaissons que nous sommes un réceptacle unique, lié à l'ensemble de la création, avec un programme clair, marqué dans notre chair, signe de l'alliance avec le Créateur. Sans ces trois fondements, nous n'existerions plus, à D.ieu ne plaise, en tant que Peuple Juif. C'est ce que les Grecs voulaient. Lorsque la coercition grecque fut trop intense. Interdiction d’étude la Torah, obligation d’écrire sur les cornes des bœufs « il n’y a pas de D.ieu pour Israël », toute nouvelle mariée était contrainte de se présenter chez le gouverneur avant de rejoindre son époux. Ce sont finalement les femmes qui, par leur courage et leur détermination, incitèrent les hommes à s'élever contre l'oppresseur. 'Hannah, la propre fille du Kohen Gadol, le Grand Prêtre, interpella ses frères Yo’hanan, Yonathan, Yehouda, Shimon et Elazar, fils de Mattitiahou, le jour de son mariage : « Vous tolérez que les filles d’Israël soient déshonorées ! Qu’attendez-vous pour vous inspirer de Shim’one et Lévi, fils de Yaakov, qui se sont levés contre Shekhem lorsque leur sœur Dina a été profanée ? » Ils se rebellèrent donc et causèrent d’immenses pertes aux Grecs. De même, Yehoudith, accompagnée de sa servante, parvint à tromper la vigilance des Grecs, puis à enivrer Holopherne, le général d'armée d'Antiochus IV, le décapita, ramena sa tête et l'exposa à la porte de Jérusalem. En voyant la tête de leur chef, les armées grecques prirent peur et s'enfuirent. Tout le monde connaît la suite de l'histoire. C’était il y a 2180 ans, le 25 Kislev, qu’eu lieu la réhabilitation et ré-inauguration du Temple de Jérusalem. La fiole d'huile pure, portant le sceau du Kohen Gadol, trouvée par miracle. Elle permit d'allumer, la Menorah, le chandelier à sept branches, durant huit jours, alors que l'huile ne suffisait que pour un seul jour. D'où la Mitzva que nous avons d'allumer durant huit jours les lumières de 'Hanouka. Elles commémorent ce miracle, plus que celui de la victoire sur les Grecs. En effet, c’est l’ardent désir de ‘Hashmonaïm, ou Makabim, d’accomplir la Mitzva de la manière la plus parfaite, avec un engagement total en l’honneur d’Hashem, qui a donné lieu au miracle et de trouver une fiole d’huile pure, et qu’elle puisse être allumée durant 8 jours et, à travers eux, les exploits accomplis par les ‘Hashmonaïm pour recouvrer leur indépendance vis-à-vis des Grecs. Une poignée de Tsadikim, de justes, l’emporta sur une multitude d’impies, impurs, mécréants idolâtres. Les lumières représentent le Ner Tamid, la flamme qui était allumée en permanence dans le Temple. On ne devait en tirer aucun profit. Le Ner Tamid témoignait à la fois du lien entre Hashem et son Peuple et de la sanctification d'Israël. En somme, un prodigieux symbole et programme auquel les lumières de ‘Hanouka nous rattachent.

En cette période trouble, emplie de menaces, nous avons besoin d’urgence que se renouvellent les miracles de ‘Hanouka. Ils expriment pour nous l’attention constante d’Hashem à l’égard de son Peuple pour le protéger et détourner les visées funestes de ceux qui veulent nous nuire.

Allumons dans tous nos foyers les lumières de ‘Hanouka, signe que nous y sommes attachés, que nous remercions Hashem de sa bienveillance, de sa protection, dont nous avons absolument besoin, et aussi pour tous les immenses cadeaux qu’Il nous accorde à chacun individuellement ainsi qu’à tout le Peuple Juif.

Assurément, nous avons ces temps-ci de nombreux signes annonciateurs de la venue de Mashia’h, du Messie, que nous attendons ardemment. Mais nous sommes-nous assez préparés pour l’accueillir et le vivre ? Plus nous agissons pour que notre mode de vie, nos pensées et nos actes soient conformes aux prescriptions de la Torah, plus nous augmentons nos chances de nous réjouir de Sa venue. L’étude de nos textes nous éclaire constamment.

Nous vous souhaitons un ‘Hanouka Saméa’h, avec beaucoup de joie et de sainteté dans toutes nos familles.

Bien à vous,

Et rappelez-vous que les Cd de Dvar Torah constituent toujours de merveilleux cadeaux !


26 Elloul 5775 - 10 septembre 2015

Pour mémoire, la fête de Rosh Hashana tombe cette année le dimanche 13 septembre au soir (à 19:50 à Paris). Elle dure 2 jours, soit jusqu'à mardi 15 (à 20:53 à Paris).

Ces quelques lignes sont un très bref et extrêmement succinct rappel de l’enseignement de nos Rabbanim.

À Rosh Hashana, il nous est donné de façon tout à fait privilégiée de reconnaître, de déclarer et de vivre le Règne de Hashem sur nous-mêmes comme sur le monde. Un don n’aboutit réellement que lorsqu’il est reçu et accepté. À Rosh Hashana, il nous est offert de pouvoir ressentir et clamer que Hashem est notre Roi ! Il serait incongru et même fou de ne pas saisir cette opportunité.

C’est Hashem qui nous a tout donné. Depuis notre conception, Il a insufflé en nous une infime partie de Lui, notre âme, qui, depuis, ne demande qu’à grandir en nous.

fois le Peuple Juif revenu sur sa Terre, elle refleurit de façon tellement étonnante que l’on est obligé de considérer qu’il s’agit là d’un réel miracle.

Mais pour recevoir la pleine bénédiction d’Hashem, conformément à la promesse faite à Avraham, Yits’hak et Yaakov, il faut que le Peuple agisse en conformité avec les préceptes de la Torah. Sa vocation, et ce qui est attendu de lui, pourront alors se réaliser. À défaut, on l’a vu, il est tracassé, harcelé, menacé. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en Israël, mais aussi en diaspora.

Devons-nous être menacés ? Devons-nous souffrir ? Non et non !

N’essayons pas de trouver des justifications exogènes aux harcèlements qui nous assaillent. Telles ou telles visées contre nous ne s’appuient que sur des prétextes. De sorte que vouloir les expliciter est en soi un terrible non sens. C’est à la fois une perte de temps dramatique et le moyen de nous détourner du Emeth, de la vérité. Parce que l’origine des harcèlements, leur raison d’être, ce qui leur donne corps, provient de nous ! C’est nous, par notre conduite et nos actes, qui l’alimentons ! Le Peuple Juif est responsable aux plans individuel et collectif.

Un Tsadik, un Sage, un homme intègre et irréprochable, pourrait être sanctionné du fait d’agissements pervers au sein de sa communauté, à D.ieu ne plaise.

L’homme peut-il s’appuyer sur l’Histoire pour prendre assez de recul pour comprendre ? L’homme ordinaire, sans horizon ni questionnement, est trop petit et l’Histoire manque d’outils pour percer les profondeurs invisibles. Elles sont pourtant tangibles et bien réelles.

Ceux qui scrutent l’enseignement que Hashem nous a transmis peuvent comprendre que la Providence domine et conduit le Monde. Ainsi la Providence se servira de tel groupe ou de tel autre pour agir contre nous pour nous réveiller, nous rappeler à l’ordre, nous faire nous ressaisir, comme précisé plus haut.

Tout est entre les « mains » du Maître du Monde qui octroie la félicité ou entraine l’admonestation et provoque la désolation. Personne ne devrait tergiverser entre choisir ce qui est pour notre bien ou choisir au contraire ce qui fait mal, très mal, à D.ieu ne plaise.

Or il n’est pas du tout facile de se déterminer clairement et de traduire notre pensée par des actes, sans équivoque. Parce que pour la plupart d’entre nous notre pensée est aliénée et pervertie par des valeurs étrangères, issues du milieu dans lequel nous évoluons. De sorte qu’il pourrait apparaître comme impossible de s’en défaire et de s’extraire. Un exemple ? D’aucuns s’offusquent lorsque des «religieux» ne respectent pas la minute de silence décrétée pour commémorer nos morts. Or où trouve-t-on dans notre tradition la coutume de marquer une minute de silence pour honorer les morts ? Nulle part ! Voilà donc un geste importé, qui n’a rien de juif. Plus que cela, il peut être utilisé, retourné et dirigé contre ceux qui sont profondément attachés au respect de notre tradition. Or on ne peut adopter, intégrer des gestes ou des valeurs que s’ils sont en cohérence avec ce que nous sommes nous-mêmes. Autrement, faute de cohérence, il y a effritement et dilution, alors qu’il nous faut justement nous renforcer et être vrais !

Notre nous-même n’est pas limité à l’individu, isolé du Klal, de l’ensemble de la Communauté. Celle-ci est détentrice d’une richesse inouïe : notre Patrimoine, notre Héritage et notre Tradition. Ce ne sont pas des valeurs quelconques, profanes, d’ordre matériel. Elles contiennent en elles une vocation et un lien de filiation infiniment précieux avec tout ce que représente le Maître du Monde. « Banim Atem LaShem », vous êtes les Enfants d’Hashem (Deutéronome, Reéh, 14, 1), nous les Beneï Israël, les fils d’Israël.

Dans nos familles nous pratiquons tous la Brith Mila, circoncision. Elle est le signe par excellence de l’Alliance. Au-delà de la joie qui accompagne l’événement, la célébration n’est absolument pas un geste anodin. Il vient relier l’être à son ascendance, au Peuple Juif et à sa filiation spirituelle avec Hashem. En un mot, ce bébé de huit jours va acquérir le potentiel d’être celui qu’il doit devenir. Et cet être ne pourra se réaliser que s’il connaît et vit son Héritage. S’il s’attache à perpétuer, dans son vécu quotidien, les Mitzvoth, Commandements et préceptes, contenus dans la Torah, selon l’esprit de la Torah. Il y parviendra s’il l’étudie en s’y donnant réellement, pour en comprendre la profondeur. Nous dépassons ici de loin les limites du savoir intellectuel. Au fur et à mesure de l’avancée dans l’étude de la Torah, ce sont, de fait, toutes les fibres de notre corps qui vibrent, sont émues et interpelées.  

Nous sommes ici aux antipodes de ce que la société du « politiquement correct » nous suggère. D’ailleurs, vous l’avez certainement remarqué, cette expression traduit une cohérence parfaite entre ses deux termes. Ils se confortent pour signifier une réalité toute autre que celle qu’elle décrit.

Le Emeth, le vrai, la vérité, sont des notions si essentielles, absolues et totalement incontournables, qu’aucune option, valeur, idéologie, ne peut remplacer ou remettre en question. Le Peuple Juif a accepté la Torah en disant « Naassé Venishma », nous ferons et nous comprendrons (par l’étude de la Torah - Exode, Mishpatim 24, 7). Il a opté de s’en remettre totalement à Hashem qui l’a élu parmi les Nations. Hashem nous a, certes, imposé de respecter les Mitzvoth. Mais cela, en soi, ne Lui procure rien ! C’est uniquement pour notre Bien qu’Hashem les a édictées et a exigé de nous que nous nous y conformions. Ceci étant, Hashem a réalisé la promesse faite aux Patriarches Avraham, Yits’hak et Yaakov, pour l’éternité. Sachons en être dignes. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour être à la hauteur de l’engagement de nos Pères, pris en notre nom, et celui d’Hashem envers eux et envers nous !

Le projet dont nous sommes porteurs individuellement et collectivement est beaucoup trop grand et beaucoup trop beau pour être délaissé. Si nous n’y prenons garde et si nous passons à côté, nous nous excluons nous-mêmes, à D.ieu ne plaise. Chacun doit comprendre que nous n’en n’avons absolument pas le droit et qu’en conséquence nous ne pouvons pas le faire !

Que ceux qui souhaitent transmettre ce message tout autour d’eux dans la Communauté le fassent. Que ceux qui souhaitent agir avec nous, nous rejoignent sans attendre à Dvar Torah pour nous renforcer et œuvrer ensemble pour le Klal, l’ensemble de la Communauté.

Notez que nous mettons chaque semaine trois cours en écoute libre sur notre site www.dvartorah.org . Cela aussi il faut le faire savoir pour que le plus grand nombre en retire le meilleur. Kol Touv et donnez-nous bientôt de vos bonnes nouvelles !

12 Adar 2  5776 - 22 mars 2016

Chers Amis,
À l’avant veille de Pourim, nous vous invitons à une très courte promenade à travers l’histoire, juste pour rappeler les règles essentielles de cette fête.
Un tout petit préambule pour nous mettre en condition.
C’est un fait connu de tous que plus le temps passe, du moins pour certaines populations, la majorité des gens devient paresseuse et ne fait plus aucun effort de réflexion. Nous partons du postulat qu’il ne peut en être ainsi parmi le Peuple Juif. Vous nous autorisez donc de vous demander de nous accorder un petit instant de concentration. Parce que chaque mot compte et il est important que ce qui suit ait un sens pour chacun.


Il y a deux cas de figure :


1.    Pourim est fêté le 14 Adar, soit cette année le mercredi 23 mars à la nuit tombée (dès l’apparition des trois étoiles) et le jeudi 24 mars toute la journée. Sont concernés tous les lieux non entourés de murailles depuis l’époque de Yehoshoua Bine Noune, ainsi que tous les lieux qui sont éloignés des murailles et d’où l’on ne peut les apercevoir. Yehoshoua Bine Noune était l’élève et le successeur de Moshé Rabbénou, Moïse, à la tête du Peuple Juif en Eretz Israël. C’était après les 40 ans de pérégrination dans le désert après la sortie d’Egypte, il y a quelque 3280 à 3230 ans.


2.    Pourim est fêté le 15 Adar, soit cette année le jeudi 24 mars à la nuit tombée (dès l’apparition des trois étoiles) et le vendredi 25 mars toute la journée. Sont concernées les villes qui sont entourées de murailles, ou qui étaient entourées de murailles depuis l’époque de Yehoshoua Bine Noune, ainsi que les quartiers situés en dehors de ces villes mais d’où l’on peut apercevoir les murailles. C’est bien sûr le cas de Yeroushalayim et de ses alentours. Pourim y est appelé Shoushane-Pourim, du nom de la ville Shoushane, Suze, la capitale du Royaume de Perse, au cœur de laquelle l’histoire de Pourim s’est déroulée. À Shoushane, les Juifs purent se défendre et combattre leurs ennemis un jour de plus que partout ailleurs. Leur victoire fut totale. L’allégresse fut immense parce qu’il y eut un total renversement de la situation. Au lieu d’être anéanti, le Peuple Juif ressortait indemne et victorieux. Une joie sans borne s’est ensuite perpétuée par une célébration décalée d’un jour en souvenir de ce 15 Adar où les juifs furent sauvés.

Le Jeûne d’Esther
Moment dramatique s’il en est parce que l’on ne pouvait se présenter devant le Roi que si l’on était convoqué ou invité. À défaut, si cela lui déplaisait, il pouvait ordonner la mise à mort de l’importun.
Or la Reine Esther n’avait pas été appelée, tandis qu’elle avait une requête de la plus grande urgence à présenter au Roi. Il lui incombait de tout faire pour que le Peuple Juif soit sauvé de l’extermination fomentée par Hamane ! Pour réussir sa mission, Esther avait besoin que l’ensemble du Peuple la soutienne en priant, en suppliant l’Eternel, en se lamentant, en regrettant ses fautes, en demandant pardon et en s’engageant à s’amender, en un mot : en faisant Teshouva. En outre, elle demanda à Mordekhaï, Mardochée, le Maître de la génération, de jeûner et de faire jeûner tout le peuple durant trois jours. Esther en fit de même. C’est donc en souvenir du Jeûne d’Esther et celui de tout le Peuple que nous jeûnons, certes durant un seul jour, chaque année la veille de Pourim. Nous revivons ainsi d’une certaine façon un moment crucial à l’extrême de notre existence en tant que Peuple Juif. Un moment où nous nous sommes tous engagés, une seconde fois, après de don des Dix Paroles – les Dix Commandements au Mont Sinaï, à accomplir les Mitzvoth, les Commandements de la Torah. C’est à la suite de cet engagement que nous avons été sauvés, que les décrets funestes ont été renversés.
Le Jeûne d’Esther tombe le 13 Adar, veille de Pourim (sauf si Pourim tombe un Shabbath, dans ce cas le jeûne est avancé au jeudi précédent) La veille de Pourim tombe cette année ce mercredi 23 mars matin et le jeûne commence dès 05:16 et dure jusqu’à la nuit à 19:48 à Paris. Nous nous abstenons de boire et de manger. Sauf en cas de nécessité médicale avérée, parce que personne n’est autorisé à mettre sa vie en danger !
Et dès ce mercredi 23 mars et de préférence avant Min’ha, la prière de l’après-midi, on s’acquittera de Ma’oth LaAniyim, des pièces pour les pauvres -qui s’inspire du Ma’hatsit HaShékel, littéralement la moitié d’un Shékel, qui permettait de décompter les Beneï Israël et d’alimenter les caisses du Tabernacle dans le désert-.
Le Ma’hatsit HaShékel se compose de 3 pièces de 0,50€ soit 1,50€ par personne vivant au foyer ou qui dépendent de nous. En fait, il y a trois avis à propos des personnes redevables :
1. dès l’âge de 20 ans et seulement les hommes
2. Dès l’âge de 13 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles
3. Tous sont concernés et même les femmes enceintes devront s’acquitter pour le bébé qu’elles portent. Celles qui attendent des jumeaux auront ainsi le mérite de débourser pour eux 6 fois 0,50€=3€. Ces sommes sont collectées à la synagogue ou auprès du Rabbin qui les feront parvenir aux nécessiteux. C’est cette dernière option que nous appliquons dans notre propre famille. Si une occasion nous est donnée de faire encore plus pour soulager les indigents, il vaut mieux la saisir plutôt que de la repousser.
Le Shabbath qui a précédé Pourim on a lu, lors de la dernière montée à la Torah, la Parashath Zakhor, pour que l’on se souvienne de la Mitzvah d’éradiquer Amalek et tout le mal qu’il incarne.
Quelques observations et dispositions sont attendues de chaque Ben Israël à Pourim.
•   Le soir de Pourim il nous incombe –hommes, femmes et enfants- de lire la Meguila, si possible dans un parchemin. Sinon, nous serons quittes en suivant très attentivement la lecture faite à partir d’un parchemin, pensant au préalable qu’elle est lue en notre nom. Chaque mot doit être parfaitement et distinctement entendu, directement de celui qui lit, et pas via un haut-parleur, un disque ou la radio. Chacun devra s’attacher à dire les bénédictions précédant et terminant la lecture de la Meguila -ou à les entendre, en pensant qu’elles sont dites en notre nom-. Nous irons de préférence à la synagogue où une grande assemblée est réunie. Il en résultera la plus grande publicité pour les miracles qui se sont produits et qui ont sauvé le Peuple Juif à Pourim. La publicité d’un miracle collectif est toujours vivement recommandée. Un tout jeune enfant ne devra pas venir à la synagogue s’il ne sait garder silence parce qu’il risque d’empêcher l’écoute de la lecture publique de la Meguila et donc de l’invalider pour tous ceux qui n’auraient pu entendre ne fût-ce qu’un seul mot. Idem pour tout adulte qui parlerait et gênerait son entourage.
•   Faire un bon repas le soir de Pourim et se réjouir.
•   Le lendemain matin vers la fin de la Tefilah (la prière), ou plus tard, mais obligatoirement durant la journée pour ceux qui en ont été empêchés le matin, lire la meguila comme la veille.
•   Donner Matanoth LaÉvionim de l’argent à au minimum 2 pauvres pour qu’eux aussi se réjouissent à Pourim. Il faut leur donner pour que cÀ tous les instants, comme à toutes les phases de notre existence, Hashem nous a guidés. L’avons-nous remarqué ? Cela dépendait de la place que nous avons bien voulu Lui réserver. Hashem ne force pas l’accès de ceux qui se refusent à Lui. Hashem est constamment intervenu et n’intervient uniquement que pour notre bien. De Lui n’émane que du bien. Si nous ne l’avons pas toujours apprécié comme tel, c’est parce que nous n’étions pas en phase avec ce qu’Il attendait de nous. Hashem sait ce qui est bien pour nous. Nous ne le savons pas toujours. Parfois nous croyons vivre un cauchemar, alors qu’en réalité nous sommes protégés. C’est comme ce car d’étudiants en Yeshivah pris dans un immense embouteillage sur le chemin de l’aéroport pour se rendre au mariage d’un des leurs. Arrivés trop tard, l’avion est parti sans eux. Peu après l’avion a explosé au-dessus de Lockerbie en Écosse. C’était le 21 décembre 1988. L’embouteillage a eu lieu pour sauver les étudiants de Yeshivah. Tout est dirigé par Hashem. Il sait ce qui est bien et ne veut que le bien.

Hashem est le Roi ! Nous Lui devons tout. Le reconnaître au plus profond de nous-mêmes, c’est le couronner, aujourd’hui, pour toujours. Un Roi est entouré de sujets qui le servent. Or pour servir Hashem comme il convient, il nous faut connaître ce qu’Il attend de nous. Cela est explicité dans la Torah. Chaque Juif est dès lors tenu de l’étudier pour être à même d’évoluer dans la vie selon ce qui lui a été prescrit. Alors il pourra réellement vivre en phase avec l’enseignement d’Hashem. L’attention d’Hashem, toujours bienveillante, pourra guider et accompagner chacun d’entre nous dès lors qu’il/elle Le sollicitera.

Hashem est notre Roi ! Et nous sommes Ses Enfants, à la condition de Le reconnaître et de vivre selon ce qu’Il attend de nous. Est-ce que nous méritons vraiment le statut d’Enfants d’Hashem ? Le lien qui nous unit aux Patriarches ou l’adhésion formelle à la Loi de Moïse sont certes un passeport, mais un passeport sans visa. Nous devons encore craindre et littéralement trembler de tout notre corps de ne pas être à la hauteur, pour enfin mériter d’avoir le droit de passer et de vivre.

À Rosh Hashana nous proclamons notre reconnaissance en la Royauté d’Hashem sur le monde. Nous la proclamons si fort, qu’elle fait corps avec nous, émane de nous. Elle est en nous, nous sommes Ses Enfants. Et le son du Shofar, la corne de bélier, qui rappelle le don de Avraham et de Yits’hak, emporte et fait monter notre reconnaissance et notre prière jusqu’au Trône Céleste. Le Shofar conduit notre témoignage jusqu’à D.ieu. Il dit aussi notre engagement à conduire notre vie selon Sa volonté. Le lien entre les Enfants et le Créateur est rétabli, confirmé, renforcé. Cela remplit notre cœur d’allégresse.

Pourtant Rosh Hashana est un moment dramatique, intense, bouleversant, qui saisit tout l’être. Mais il le reconnecte ou renforce son lien à sa source divine. C’est un temps capital dans la vie et pour la vie de chacun. L’espoir d’avoir été ce jour-là en phase avec ce qui est attendu de nous réjouit tout notre être.

Mais il ne faut pas se mentir et croire que le sale, le mauvais ou le faux peut être devenu propre, bon ou vrai alors que nous ne le méritons peut-être pas. Nous aurons encore 8 jours après Rosh Hashana pour faire sincèrement Teshouva, regretter profondément et nous repentir de nos écarts, jusqu’à Yom Kippour inclus.

À Rosh Hashana trois Grands Livres de la Vie sont ouverts, un pour les « justes », un pour les « moyens » et un pour les « méchants » (traité Rosh Hashana 16b). Tout ce que nous avons accompli durant l’année écoulée y est inscrit. Or à Rosh Hashana il nous est donné d’y écrire de nouvelles pages. Si elles sont illuminées de sincérité, de profonde reconnaissance, d’engagement et de ferveur, elles pèsent favorablement dans la balance du jugement dont nous sommes l’objet. Voilà encore un trait manifeste de la bonté d’Hashem à notre égard. Il valorise notre engagement à venir, qui prendra effet dans le futur, comme s’il avait déjà été accompli. Hashem met notre engagement à notre crédit alors que nous n’avons rien fait si ce n’est s’être engagé à accomplir.

Yom Kippour scellera notre engagement à nous parfaire -que nous devrons absolument tenir et réaliser- pour qu’il nous soit donné de mériter de vivre encore et encore sous le Règne d’Hashem, avec un goût d’éternité. Qu’il puisse en être ainsi pour chacun d’entre nous. Amen !

Le 3 Tishri, le lendemain des 2 jours de Rosh Hashana, est un jour de jeûne, en souvenir de l'assassinat de Guedalia, gouverneur de la Judée juste après le début de l'exil de Babylone. Une occasion d'y perpétuer alors la vie juive s'est du coup évanouie. Une multitude de souffrances auraient pu être évitées.

La veille de Kippour tombe mardi soir 22 sept. 2015 (à 19:31 à Paris) et se termine le mercredi soir 23 sept. (à 20:35 à Paris). Quelques lignes sur le sujet sont parues dans les Lettres n°5 et n°12, voir à l’onglet « La Lettre » sur notre site www.dvartorah.org

‎Que nous soyons tous bien inscrits dans le Grand Livre de la Vie ! Amen. ‎בברכת כתיבה וחתימה טובה

 

22 Av 5775 - 7 août 2015

Chers Amis,

C'est l'été, un mois de vacances, de détente et de repos pour beaucoup. Les villes se vident, entraînant généralement moins de stress pour ceux qui restent. Pour la plupart les limites qu’ils s’imposent sont relâchées. Il en résulte moins de vigilance et souvent plus de permissivité. Des comportements qui sont à l’opposé de ce qu’ils auraient dû être.

Pourquoi ? Parce que l’ambiance générale est à la tentation, la convoitise, la conquête et même l’accès à ce que nous nous interdisons le restant de l’année. La tentation évoque le serpent vis-à-vis de ‘Hava, Eve, peu après la création de l’homme. On sait ce qu’il advint : l’homme est devenu mortel, vulnérable, et a été chassé du Gan Eden. Toute tentation, comme toute relâche, peut avoir des conséquences extrêmement lourdes.

L’homme est bien petit pour toujours mesurer l’effet de chaque geste. Il n’est pas une machine qui n’éprouve aucun sentiment, qui ne peut être affecté par ce qu’il vit. Hashem l’a fait venir au monde pour donner la vie. Pas n’importe quelle vie ! Est-il conscient de la vie qu’il choisit, qu’il construit, qu’il créé à son tour ? Créer la vie ne peut tolérer des essais comme dans un laboratoire où l’on fait des expériences avec des éprouvettes. Il n’y a pas d’acte fait à titre d’essai que l’on peut effacer, jeter à la poubelle, qui ne laisse de traces sur notre Neshama, notre âme. Agir sans penser à cela revient à renoncer à la faculté que nous avons d’orienter, voire de façonner notre destin.

Pouvons-nous délaisser, négliger les outils extraordinaires pour construire, mis à notre disposition par la Providence, et les gâcher en moments creux, vides, sans lendemain ? Des lendemains qui s’annoncent très douloureux. C’est exactement comme quelqu’un qui s’endort au volant de sa voiture, qui en perd le contrôle et qui risque à tout moment d’être précipité dans un ravin.

Chaque Juif est extrêmement important. Nous sommes obligés de tirer la sonnette d’alarme. Que personne ne prenne durant les vacances des libertés qui pourraient prendre ensuite l’allure d’une prison ou d’un boulet pour la vie. Que l’on ne dise pas, hélas comme certains, que «cela n’arrive qu’aux autres…». Chacun est responsable de lui-même. Personne n’est exempté, n’a de passe-droit, s’il veut garder la tête haute et sa Neshama pure.

Le Rav Yossef ‘Haïm SITRUK, qu’Hashem lui procure très vite une bonne santé, avait raconté qu’un homme était allé rendre visite à un ami. Il a trouvé sa maison délaissée. C’était au début de l’été. La porte n'était pas fermée à clé. Il entra. Il entendit alors une complainte venant de l’étage. Il gravit les quelques marches qui l’en séparaient. Au fur et à mesure qu'il montait, la complainte devint un gémissement. Il ouvrit une porte et vit sur une chaise un Talith, un châle de prière, avec des Tefilines. Ils avaient été « oubliés » par son propriétaire parti en vacances. A-t-il pensé qu’il pouvait s’en passer durant l’été ? Le Talith gémissait parce que viendra le jour où l’homme ne pourra plus oublier son Talith qui, alors, l’accompagnera pour l’éternité.

La Torah est une Torah de vie, pour la vie. Réaliser les Mitzvoth, les préceptes de la Torah, n’a pour but que le plus parfait accomplissement de l’homme. C’est un immense cadeau que Hashem a fait à chacun d’entre nous. À nous de le découvrir, d’en prendre conscience et d’en profiter de la plus belle manière qui soit. Que ce soit durant les vacances et durant toute l’année. Faisons qu’à l’approche du mois de Elloul, qui commence à l’entrée du Shabbath 14 août, notre fardeau ne soit pas plus lourd. De sorte que faire Teshouvah soit réellement encore à notre portée. Nous aurons encore à l’évoquer.

En attendant, que vous réussissiez à profiter pleinement de cet été pour vous reposer, vous détendre, prendre des forces, grandir et réaliser le mieux possible la Volonté d’Hashem !

Comme chaque semaine, nous vous convions à « Ecouter ces titres à votre aise » soit 3 titres parmi les 506 titres exceptionnels diffusés par notre site www.dvartorah.org. Nous vous encourageons à le faire savoir tout autour de vous pour que le plus grand nombre puisse aussi retirer le meilleur parti de toutes nos diffusions.

Bien à vous,
Yehiel Yoel Gronner

29 Tamouz 5775 - 16 juillet 2015

Chers Amis,

Ce Dvar Torah est dédié à la mémoire et pour l'élévation de l'âme de Rabbi Méïr ben Stria MAMANE zatsal, qui vient tout juste d'être rappelé auprès de ses pères.

1. Tout d’abord quelques lignes de rappel (extraites de la Lettre de Dvar Torah n°7)
« Le 17 Tamouz une brèche fut percée dans la muraille et les assaillants purent pénétrer dans Jérusalem. Jusqu’au 9 Av où le Beith Hamikdash, le Temple, fut profané et incendié. Et cela se produisit pour le premier Temple érigé par Shlomo Hamélekh, le Roi Salomon, mais aussi pour le second Temple construit par Ezra au retour de l'exil de Babylone. Mais ce n’est pas tout. Le 9 Av commença la destruction de la ville de Bétar où des millions de Benéï Israël périrent, puis ce fut l’expulsion des Juifs d’Espagne, puis le début de la première guerre mondiale qui était en fait à l’origine de la seconde guerre mondiale, avec les atrocités que l’on sait pour le Peuple juif. 10 Téveth, 17 Tamouz et 9 Av, trois dates pour lesquelles nous jeûnons tous. Avec une rigueur particulière le 9 Av où, en plus, nous nous lamentons et nous nous asseyons à terre comme un jour de deuil à part entière.

Napoléon Bonaparte découvrit au cours de ses campagnes des Juifs en pleurs se lamentant assis à même le sol dans une synagogue un jour de 9 Av. Il s’enquit de savoir ce qui venait de se passer. On lui répondit que les juifs pleurent la destruction du Temple de Jérusalem. «Un peuple qui est capable de pleurer sur un événement qui s’est déroulé il y a près de 2000 ans est assuré d’être porteur d’un avenir grandiose ! » dit-il alors. Le déroulement de ces faits a été rapporté par le Rav Yossef ‘Haïm Sitruk dans l’un de ses cours. Avons-nous besoin de la reconnaissance de Napoléon Bonaparte, aussi grand fut-il ?  Le jour viendra, avec l’aide d’Hashem bientôt, où tous les Peuples de la terre comprendront la spécificité du Peuple juif et la mission qui lui a été attribuée d’être Mamlekhèth Kohanim VeGoye Kadosh, un royaume de prêtres et un Peuple Saint. A nous de nous y préparer et d’être à la hauteur ! Le temps presse car il y a beaucoup à faire et nous n’avons pas le droit de rater le train en marche, de rester en gare, de faire défaut, de nous effacer pour, à D.ieu ne plaise, disparaître.

Après l’épisode des Meraglim, Hashem sanctionna tous les hommes âgés de vingt à soixante ans qui, par manque de confiance en D.ieu, s’étaient soulevés pour ne pas entrer et prendre possession d’Eretz Israël. Hashem les condamna à mourir dans le désert et leur interdit d’entrer en Eretz Israël. Chacun d’eux, la veille du 9 Av, creusait sa propre tombe et s’y couchait. Si son tour de mourir était venu ce 9 av, il suffisait de quelques pelletées pour l’ensevelir. Cela se produisit chaque veille de 9 Av jusqu’à l’écoulement des quarante années de pérégrinations dans le désert. Le 15 Av de la dernière année, tous virent qu’ils ne mouraient plus. C’était un jour d’immense soulagement et de grande joie. Bien plus tard, en Eretz Israël, toutes les jeunes filles, celles des familles riches, comme celles des familles pauvres, s’empruntaient mutuellement des tenues blanches toutes simples qui effaçaient les différences entre elles et donnaient à toutes, ce jour du 15 Av, des chances égales de trouver un fiancé. C’était donc un jour de grande liesse dans tout Israël. Depuis la destruction du Temple la joie en Israël n’est plus ce qu’elle était auparavant. Elle ne retrouvera son éclat et sa profondeur qu’avec l’arrivée du Mashia’h -du Messie-, la recontruction du Temple et le retour de la Shekhina, de la présence d’Hashem, sur Yeroushalayim, sur Eretz Israël et au sein de tout son Peuple revenu sur sa terre. Une réalisation que nous appelons tous de nos vœux les plus ardents pour que cela se réalise le plus vite possible. Alors toutes les Nations reconnaîtront en nous le Peuple choisi par D.ieu pour Le servir. Mamlekhèth Kohanim VeGoye Kadosh ! »

2. Puis quelques règles essentielles sur Tish’a BeAv, le 9 Av
C’est pour y parvenir que nos Rabbanim ont édicté des règles. Notamment que depuis Rosh ‘Hodesh Av, le 1er jour de Av et jusqu’au 9 Av on restreigne les expressions de joie. Certes il y aura des exceptions, comme à l’occasion de la circoncision d'un nouveau-né, ou encore lorsqu'il en va de la santé de personnes qui ne pourraient pas supporter des privations.

Ainsi, on ne procédera à aucune inauguration qui procure de la joie, comme celle d'une maison, d'un vêtement et même d'un nouveau fruit qui n’a pas encore été consommé depuis Rosh Hashana, sauf dans des cas exceptionnels. On peut acheter de nouveaux vêtements avant le 9 Av si l’on sait que leurs prix vont augmenter par la suite, à la condition de ne pas les porter avant le 11 Av. On n'écoute pas de musique déjà depuis le 17 Tamouz et ce jusqu’au 10 Av inclus.

Cette année, Rosh 'Hodesh Av tombe depuis ce jeudi 16 juillet à la nuit jusqu’au vendredi 17 juillet 2015 à l’entrée de Shabbath. Les restrictions se durcissent dans la semaine qui précède le 9 Av. Quelques allègements sont introduits depuis la mi-journée du 10 Av, lorsque le 9 Av ne tombe pas un Shabbath. Or ce n’est pas le cas cette année ! Comme nous ne jeûnons pas un Shabbath, hormis à Yom Kippour, qui tomberait un Shabbath, on ne jeûnera donc pas ce 9 Av, mais bien le 10 Av. En reculant la date du 9 au 10 Av, on espère que Mashia'h, le Messie, viendra entre temps. Alors, non seulement il annulera toute raison de s'affliger, mais le Jour de Tish’a BeAv, le 9 Av, deviendra un jour de fête.

Jusqu'au 10 Av inclus, on ne construira pas, on n'installera ni on ne décorera une nouvelle maison. On ne plantera pas non plus d’arbres d’agrément. On évitera d’entreprendre des achats ou de conduire des transactions qui réjouissent.

Les Ashkenasim, au contraire des Sefaradim -selon certains décisionnaires- ne boiront pas de vin durant les 9 jours de Av, sauf le Shabbath. Cela aura des conséquences sur le rituel de la Havdala qui marque la séparation entre la sainteté du Shabbath et le jour profane de la semaine. Cette année, la Havdala après Shabbath qui suit le Rosh ‘Hodesh, se déroule comme d’habitude. Toutefois, comme il est interdit de boire du vin ou du jus de raisin, on fera appel à un jeune enfant pour le boire à notre place. Les garçons n’ont pas l’obligation de respecter cet interdit avant l’âge de 13 ans. On essaiera toutefois de faire appel à un enfant plus jeune. En effet, plus ils avancent en âge et plus ils tiennent à accomplir ce qu’ils seront tenus de respecter en tant qu’adultes. S’il n’y a pas de jeune enfant pour boire, on remplacera ici le vin par de la bière, pour laquelle il n’y a aucune restriction.

La Havdala à la fin du Shabbath ‘Hazon (qui précède la célébration de Tish’a BeAv) se fera exclusivement sur les flammes de la bougie. La Havdala à la fin de Tish’a BeAv ne comprendra elle que la bénédiction sur le vin, qui pourra être bu.

Depuis Rosh ‘Hodesh on ne se lavera ni avec du savon, ni avec de l'eau chaude et on ne se baignera pas. Les Sefaradim ne se l’interdiront que pour la semaine qui précède le 9 Av. Chacun est autorisé à se laver pour des raisons d’ordre médical ou en cas de souillures ou s’il l’on ne supporte pas cette privation. D'aucuns permettent de se laver à l'eau froide que dans certaines conditions, plus particulièrement veille de Shabbath. Aussi parce qu'il y a lieu de tenir compte de l'environnement qui ne comprendrait pas ces restrictions et pourrait en être perturbé.

Il n’y a pas de Se’oudat Mafséketh -le repas d’avant le jeûne- proprement dit lorsque le 9 Av est repoussé au 10 Av. C’est le 3ème repas de Shabbath qui le remplace, si l’on peut dire, sans en diminuer pour autant la joie du Shabbath.

On ne s’enduira pas non plus de crèmes ou d’huile le jour de Tish’a BeAv, le 9 Av. Ni on se lavera ce jour-là, si ce n’est les premières phalanges des doigts, ou en cas de souillure, ni on ne se rincera la bouche. On ne respirera pas de parfums. On s’assiéra à même le sol ou sur un siège bas. On n’aura non plus pas le droit d’étudier la Torah, si ce n’est des passages qui se rapportent au deuil et qui attristent, comme la Meguila Ekha. On évitera de travailler le 9 Av. On ne portera pas ce jour de beaux vêtements.

Depuis Rosh ‘Hodesh, on ne fera pas de lessive, sauf pour les jeunes enfants ou pour les personnes malades, si l'on n'a pas d'autres vêtements ou s'ils risquent d'être abîmés. On ne donnera pas non plus d'habits à nettoyer. Pour les Sefaradim, la restriction de laver du linge n’intervient que pour la semaine qui précède le 9 Av.

On ne mettra pas de vêtements parfaitement propres. Soit on portera avant Rosh 'Hodesh quelques vêtements durant une heure ou deux, le temps de les défraîchir. Soit on les étalera sur le carrelage ou le plancher pour leur donner un air de "déjà mis" avant Rosh 'Hodesh. Ils pourront alors être portés, selon les besoins, jusqu’à la fin de Tish’a BeAv, jusqu’au lendemain du 9 Av. Cette année, ce sera jusqu’à la nuit veille du 11 Av.

Depuis le 17 Tamouz on ne se rase pas, ni on ne se coupe les cheveux. Ceci est valable tant pour les Ashkenasim que pour les Sefaradim. Cette année on pourra se raser et se couper les cheveux dès la nuit après la fin du jeûne. Bien entendu on ne se mariera pas jusqu'au 11 Av.

Le jour du 9 Av (qu'on se le rappelle, cette année ce sera le 10 Av) on se comportera comme un jour de deuil à par entière. On devra en outre jeûner –ni boire, ni manger- depuis le samedi 25 juillet à 21:39 à Paris jusqu'au dimanche 26 juillet à 22:26 à Paris. Seules les personnes présentant des exigences médicales avérées pourront boire et manger ce jour-là. Il est par ailleurs absolument interdit de mettre sa vie en danger.
 
Ce jour-là on ne portera pas de chaussures de cuir. On n'aura aucune relation conjugale. On se réunira à la synagogue pour prier et lire les Kinoth - lamentations, sur la destruction des deux Beth Hamikdash - Temples.
 
On s’assiéra sur des sièges bas. On ne manifestera aucune joie, au point que toute légèreté ou distraction seraient déplacées. Au contraire, on gagnera à se remémorer et à détailler les épreuves et souffrances infligées au Peuple Juif depuis son existence. On réfléchira sur leur raison d'être et sur les enseignements qui en découlent.
 
Les hommes ne mettront ni le Talith, ni les Tefilines lors de la prière du matin, mais seulement à Min'ha. Le Talith et spécialement les Tefilines sont aussi des ornements de splendeur prestigieux qui nous relient à Hashem. Les porter nous réjouit et nous honore. En s’abstenant de s’en vêtir et de les porter à la prière du matin, nous marquons notre retrait par rapport à la joie qu'ils procurent, qui n’est pas alors de mise.
 
Il nous reste à prier pour que Mashia’h vienne cette année et que le 9 Av, qui a été repoussé au 10 Av, se transforme en un très grand jour de fête ! Et si nous ne devions pas encore être en mesure de l’accueillir, qu’il nous soit donné qu’en vivant ce jour -le plus triste de notre calendrier- comme cela est attendu de nous, nous hâtions sa venue. Que nous puissions tous l’accueillir prochainement et de nos jours, Amen !

16 Tamouz 5775 - 3 juillet 2015

Chers Amis,

Juste quelques mots très rapides, faute de temps -veille de Shabbath Balak-, qui manquaient au mail adressé hier, ci-après.

Le 17 Tamouz est une date très triste dans notre calendrier. Il aurait dû, au contraire, être un jour de grande allégresse. Ce jour-là, Moshé Rabbénou est redescendu du Mont Sinaï. Il y était monté le lendemain du Don de la Torah, juste après Shavouoth. Il y était demeuré durant 40 jours. Il portait alors les Tables de la Loi qu’Hashem lui avait transmis pour l’ensemble d’Israël.

Que s’est-il passé ?

. Moshé Rabbénou aurait eu quelques heures de retard quant au moment de son retour du haut du Mont Sinaï,

. Il en est résulté une remise en cause de la parole donnée, donc un manque de Émouna, de confiance et de foi en la prophétie de Moshé Rabbénou,

. Associé à un jeu de rôle : le Satan a fait croire en la mort de Moshé Rabbénou, en donnant l'illusion que son cercueil planait dans le ciel.

. Associé à l’influence du Erev Rav, constitué de tous ceux qui se sont ajoutés au Peuple d’Israël au moment de la sortie d’Egypte et qui ne pouvaient supporter le vide que constituait ce "retard" et donc l’absence de Moshé Rabbénou,

. Associé à un besoin de briser les barrières de la retenue et de la décence auxquelles étaient tenus les Beneï Israël,

Tout cela a conduit à un immense désarroi.

Un veau d’or a été façonné et une partie du Peuple y a reporté la vénération qu’il portait envers Hashem, comme si le veau d’or était dès lors le lien qui les rattachait à Hashem à la place de Moshé Rabbénou.

Le culte du veau d’or par une partie du Peuple était intolérable. Cela prouvait que le Peuple n’était pas encore en mesure de recevoir les Tables de la Torah, façonnées et écrites par Hashem. Moshé Rabbénou les a donc brisées. C’était le 17 Tamouz au pied du Mont Sinaï.

Mais il y eut d'autres événements le 17 Tamouz. 

. Quelques siècles plus tard, une brèche fut percée dans la muraille qui protégeait Yeroushalayim. Les assaillants purent y pénétrer, conquérir la ville et la détruire le 9 Av. Puis ce fut l’exil du Peuple d’Israël. En fait les exils, puisque les 1er et 2nd Temple furent hélas détruits, tous les deux en Av.

Le 1er Temple fut détruit du fait des fautes de meurtre, d’idolâtrie et d’inceste parmi les Beneï Israël. Tandis que le 2nd Temple fut détruit du fait de la haine gratuite qui régnait au sein du Peuple.

. Les Beneï Israël ont également été empêchés d’offrir au Temple le sacrifice du Tamid, une brebis d'un an chaque matin et une seconde en fin d’après-midi.

. L’empereur Romain Apoustémos a brûlé un Séfer Torah.

. Le Roi Menashé a introduit une idole dans le Temple.

De tels événements sont si dramatiques que nos décisionnaires ont imposé au Peuple de jeûner le 17 Tamouz.

Le jeûne tient lieu ici d’affliction et de contrition. C’est une privation de bien être pour implorer le pardon des fautes commises par nos Pères et les nôtres, et nous amender, faire Teshouva.

Le 17 Tamouz tombe cette année Shabbath. Or le seul jeûne public -qui concerne l’ensemble d’Israël- qui peut avoir lieu un Shabbath est le jour de Kippour. Autrement, le jeûne est repoussé d’un jour, à l’exception du jeûne d’Esther, juste avant Pourim, qui lui serait avancé d’un jour s'il devait tomber un Shabbath. On repousse le jeûne d'un jour parce que l'on espère que Mashia'h, le Messie, va venir entre temps et annulera ce jeûne.

Cette année le jeûne du 17 Tamouz commence donc le 5 juillet au matin, dès 03:53 à Paris, et se termine à la sortie des 3 étoiles, à Paris à 22:49. Il concerne tout le monde, dès l’âge de 12 ans pour les filles et 13 ans pour les garçons. Toutefois, les personnes malades, pour qui le jeûne entraînerait des insuffisances médicales évidentes et sérieuses, devraient être exemptées de jeûner ce 17 Tamouz. Il y a lieu pour en être assuré de se rapprocher de l’autorité rabbinique compétente. Le jeûne porte sur tout aliment et boisson. Bon jeûne à tous et qu’il en résulte un bien immense pour chacun !

15 Tamouz 5775 - 2 juillet 2015

Chers Amis,

Dynamisons ensemble notre site pour que le plus grand nombre en profite ! Faites nous vos suggestions, pour le plus grand profit de tous !...

3 Titres sont en première page pour que vous les écoutiez en free, même en boucle et même 100 fois si vous le souhaitez. Vous ne vous en lasserez pas ! Saurez-vous découvrir pourquoi ?

Ces 3 titres sont cette semaine :

"Balak" - un commentaire de Rav J. D. FRANKFORTER sur la Parasha (la section de la Torah lue ce Shabbath)

"La Torah : Entre Nous et D.ieu" - de Rav A. D. HEYMANN

"Etre Juif en Eté" - de Rav Yossef 'Haïm SITRUK

Chacun peut en outre télécharger quelque 500 titres. Ils vous interpelleront peut être bien plus que ce que vous l'imaginez.

Ces 500 titres. sont aussi disponible en CD audio ou en CD MP3

TOUJOURS À DES PRIX DÉRISOIRES POUR UNE QUALITÉ D'ÉCOUTE REMARQUABLE ET UNIQUE

Faites le savoir tout autour de vous pour que tous vos proches, amis et connaissances en retirent eux aussi le meilleur !

Et si vous transmettiez ce mail via votre carnet d'adresses en demandant à ce que l'on fasse de même ?... Mine de rien, cela pourrait être tout à fait déterminant pour certains qui pourraient bien vous en être éternellement reconnaissants !

Cela aussi c'est soutenir notre action et accomplir la Mitzvah de diffusion de la Torah !

Kol Touv et Retirez Résolument le Meilleur Parti de Dvar Torah !

Shabbath Shalom !

7 Tamouz 5775 - 24 juin 2015

Chers Amis,

Il nous faut nous protéger ! Spécialement lorsque dans la vie de tous les jours le stress et la violence nous affectent avec tant d'insistance.

Comment ? En réhabilitant d'urgence et systématiquement le réflexe du retour aux sources.

Prenons le temps de nous nourrir et de nous abreuver aux vraies valeurs fondatrices de notre héritage, de notre histoire, de la vie.

C'est aussi vital que de manger et de dormir. À défaut, nous pourrions être écrasés et disparaître, sans aucun avenir et sans rien laisser derrière nous, à D.ieu ne plaise.

- Mais la vie est limitée à 120 ans !

- Pas précisément. Elle l'est sur terre, dans ce monde-ci, oui. Mais ce monde n'est qu'une infime partie de la vie éternelle qui elle est destinée à tous ceux qui s'y préparent. Chemin faisant, la qualité de leur vie durant les 120 ans sur terre devient riche, forte et heureuse.

C'est dans cet objectif qu'à Dvar Torah nous avons à cœur de vous offrir la possibilité de réécouter deux événements tout à fait remarquables qui se sont déroulés fin avril dernier, suite au départ de ce monde de deux très grandes sommités de la Torah : Rav Shmouel WOZNER zatsal et Rav 'Hayim Shaoul GREINEMANN zatsal. Ils nous quittés respectivement le 1er jour et le 7ème jour de Pessa'h dernier.

Les messages qui ont été prononcés à leur mémoire ont été si forts que nous nous sommes attachés à y consacrer tous nos soins pour vous les rétrocéder de la meilleure manière qui soit.

Voici le coffret de 4 CD audio qui fera revivre ces 2 grands événements (ref. 88121-124) qui vient d'être édité :

Je vous l'assure : même ceux qui ont pu y assister en retireront énormément. Tous trouveront ici de quoi nourrir leur Neshama grâce aux messages de très grande valeur !
Vous pouvez commander ce coffret directement sur notre site en cliquant sur l'adresse :
http://www.dvartorah.org/fr/cours-cd-audio/778-hommage-a-rav-shmouel-wozner-et-a-rav-hayim-shaoul-greinemann.html

Profitez-en pour découvrir d’autres titres. Tous ont de quoi réjouir,  interpeller et bien plus encore…

Nous vous invitons à faire suivre ce message au sein de la Communauté et nous vous en remercions chaleureusement.

21 Sivan 5775 - 9 juin 2015

Drashah dite au Beith Hamidrash à Epinay, ce Shabbath Ba'alothekha.

C’est aujourd’hui -le 19 Sivan’- le Yahr Zeït de mon père, Avi, Mori, Shlomo Shim’on ben Ye’hiel zal. Voilà déjà 12 ans qu’il nous a quittés. Ce Dvar Torah est dédié à l’élévation de son âme.

Il m’a été récemment donné d’entendre un message très fort qui m’a interpellé. Il sortait des sentiers battus et j’ai de suite senti qu’il méritait d’être diffusé. Je l’ai donc traduit du Lashon Hakodesh. Chemin faisant, je me suis rendu compte qu’il était vraiment important. Je voudrais vous l’offrir en cadeau. Vous le dire me prendrait un temps que la plupart ne peuvent m’accorder. Je l’ai donc rédigé pour qu’en le lisant, cela prenne beaucoup moins de temps. Chacun trouvera au fur et à mesure les réponses qu’il pourrait attendre.

Ici commence la traduction du message du Rav Eliyézer POSEN Shlita sur Morénou VeRabbénou HaGaon Harav ‘Haïm Shaoul GREINEMANN Zékher Tsadik VeKadosh Livrakha dit à Toraténou à Paris, le 26 04 2015.

 

Là où il n’y a pas d’homme, tâche d’en être un. Il nous faut parler ici en l’honneur de la Torah. Nous avons perdu un homme précieux qui était toute sa vie retiré, volontairement non exposé, dans la sainteté et dans la pureté.

Nous allons apprendre quelques points qu’il a enseignés à l’ensemble d’Israël.

Le 1er point. Il n’a jamais interrogé sur l’étude de la Torah. Il n’a été question que d’effort et de concentration. Jamais il n’a voulu savoir ce que tu étudiais. Lorsqu’il voyait 2 personnes parler, même dans un moment libre, il disait qu’il était interdit dans tous les cas de parler de paroles futiles. Une fois nous étions à un mariage, c’était un jour d’élection, nous étions de jeunes Ba’hourim, un jour d’élection ou la veille, je ne me souviens pas. Au milieu du repas, 2 Ba’hourim parlaient. Il s’est adressé à eux et leur a dit : « De quoi parlez-vous ? Je ne permets pas de prononcer des paroles futiles, même durant un temps libre. Lui-même s’est concentré et a peiné, durant 40 ans, dans une pièce fermée au Moshav Tifra’h dans le Néguev. Dans une pièce fermée, sans parler avec personne. Il ne sortait guère pour les prières. Il était assis du dimanche au jeudi dans une pièce fermée et il étudiait la Torah à l’abri des regards. Il étudiait tout le temps, constamment, avec une énergie et une concentration exceptionnelles, sans prêter attention à ce qui se passait autour de lui. Tout le temps, dans une pièce fermée. Rav Yaakov FRIEDMANN, le Rosh Yeshivah de Tifra’h a raconté, qu’une fois, il est rentré chez lui à la maison. Il l’a vu en pleine étude. Rav ‘Haïm l’a regardé durant 20 minutes sans le reconnaître. Il a continué à étudier, à réfléchir sur ce qu’il étudiait. Jour et nuit et même entre une visite et une autre lorsqu’il recevait le public pour les questions les plus difficiles. Entre chaque entrevue, il parvenait à se concentrer entièrement dans son étude. Il ne s’accordait même pas un instant de repos dans son étude à laquelle il consacrait toute son énergie. Il nous disait très souvent, c’était une phrase sur laquelle il revenait constamment au nom du ‘Hazon Ish, tout le temps il revenait sur cette phrase : « l’essence, le principal de l’effort c’est l’effort de la pensée ; l’essence, le principal de la paresse c’est la paresse de la pensée ».

 

Zerizouth, empressement. Chaque chose, il exigeait de lui-même et des autres un empressement déterminé et très fort. 

 

Nekiyouth – propreté d’esprit –intégrité, droiture. Un juif a raconté, ce sont des gestes et actes de chaque jour. Un juif lui a demandé conseil pour savoir le meilleur moyen de transférer 180 000 $ depuis l’Amérique. Il lui a demandé par quel moyen il lui conseille de transférer l’argent. Rav ‘Haïm lui a dit que probablement le mieux à faire est d’acheter pour cette somme de l’or et de transférer l’or en Eretz. L’or a disparu au cours du transfert. Il y a eu un vol. Plus tard Rav ‘Haïm a dit qu’étant donné qu’il craint qu’il lui ait donné un mauvais conseil, il lui a envoyé, quelques semaines plus tard, 180 000 $. Il lui a dit qu’il craint de ne pas avoir assez réfléchi et qu’ainsi il lui a donné un mauvais conseil. Tout le temps, avec propreté d’esprit, intégrité et droiture, pour chaque chose. Même vis-à-vis de lui-même. Lorsqu’on lui demandait conseil dans sa propre famille, des conseils pour des Shidoukhim, pour un bon parti en vue d’un mariage, sur des choses dont il était au courant au même titre que tout individu, il en parlait avec ses enfants pour savoir s’il convenait de faire le Shidoukh ou non. Par contre, des choses intimes qu’il savait parce qu’on lui en avait révélé le secret lors d’un conseil qu’on est venu lui demander, même sur des défauts familiaux, il ne les dévoilait pas. Il disait : « je n’ai pas le droit de les dévoiler, H.K.B.H. ne veut pas qu’il les dévoile, et ce qui doit être, sera. Ils m’ont fait confiance et m’ont dévoilé un secret, ce n’est pas pour que je le détourne et m’en serve à d’autres fins.

De très nombreuses années, nous étions chez lui, en contact avec lui. J’ai parlé avec un très grand nombre de ses élèves. Jamais nous n’avons entendu parler de Ta’anith, de jeûne. C’était une dimension qui nous était totalement inconnue le concernant. Après son décès, l’un des grands Talmideï ‘Halhamim qui lui était proche a révélé que durant toute sa vie le Rav a jeûné chaque jeudi. Le jeudi soir était réservé à l’accueil du public qui venait pour poser des questions sur des sujets existentiels graves. Le Rav a jeûné jusqu’au jour où il devint trop faible, et cela à l’abri des regards. Personne n’en était informé. Nous n’avons jamais su que le Rav pratiquait le jeûne.

La chose la plus importante de toutes était la maîtrise qu’il avait sur tout son corps, sur sa volonté, ses pensées, sur tout. Le Rav n’a pas dit cela formellement pour lui-même, mais presque, et il l’a dit sur son Rebbé, le Hazon Ish, qui l’a dit sur lui-même, de ne pas faire le moindre geste et de n’avoir aucune pensée et donc bien sûr de parole sans demander conseil à H.K.B.H. Il ne pouvait être question de bouger la main sans autorisation. Le PERMIS n’existait pas. Il y avait soit une Mitzvah, un ordre de faire, soit un interdit. Il n’était pas concevable de faire un geste, de parler ou même de réfléchir sans concentration et sans être responsable de tout mouvement quel qu’il soit. C’était là des choses très claires chez lui. Mais, par ailleurs, il exprimait et exigeait la joie de vivre profonde. Il était très fort en cela. Comme le ‘Hazon Ish l’a enseigné, que cela n’empiétait sur la joie de vivre ni ne la gênait. Il savait que H.K.B.H. (HaKadosh Baroukh Hou) voulait que l’homme vive dans le monde, qu’il soit bien dans le monde, qu’il construise une vie de famille, une vie en société, une vie autonome, une vie bonne et agréable. Et son exigence n’est jamais venue heurter. Au contraire, il mettait des bons mots dans son discours pour augmenter la joie de vivre. Et par ailleurs, une totale maîtrise de soi.

La prière était quasi permanente. Sa prière était comme celle que l’on fait à Yom Kippour. Depuis son enfance, jusqu’aux derniers instants. Les prières sont de la concentration. Toutes les prières, depuis le début jusqu’à la fin, tout lentement, chaque prière. La Amida, et particulièrement Ahavah Rabba du matin, cela lui prenait ¼ d’heure, Ahava Rabba le matin, il priait, priait et priait. Lorsqu’il était au Moshav Tifra’h, il priait à l’abri des regards. Il pouvait prier 1 heure durant la prière de Arvith. Il éteignait la lumière, il priait et personne n’en savait rien. Toute sa vie, il priait avec foi et confiance, comme le ‘Hazon Ish exigeait, de ne rien faire, tout était un peu Hishtadlouth, une contribution, une part de labeur. Il était très exigeant sur ce point. Lorsqu’on le consultait pour des problèmes médicaux, il disait toujours : « il faut frapper à la bonne porte, il faut aller chez le médecin, mais il ne faut pas oublier de frapper à la bonne porte ».

Il y avait encore un point plus élevé chez lui. C’est la méticulosité et la précision qu’il mettait à appliquer la Halakhah. Toujours extrêmement fort, une peur constante, comme chez le ‘Hazon Ish. Une crainte de faire quoi que ce soit qui pourrait être proche d’une situation où il y aurait le doute d’un doute Sfèk Sféka d’un interdit. Il disait toujours : « Faites une protection à la Torah ». On ne fait pas toute chose qui est permise. Il interdisait beaucoup de choses, malgré le fait que cela était difficile, dans des situations difficiles. Toute chose qui est permise, on ne la fait pas. Sa crainte de la faute, malgré le fait que des Gue’onim, de très grands Talmideï ‘Hakhamim s’annulaient devant lui, il avait une crainte immense de se tromper. Il a dit une fois qu’il ne comprend pas comment à partir d’un raisonnement, on pouvait se défaire d’un interdit de la Torah. Il avait une telle peur de l’erreur, qu’il conseillait de vérifier auprès d’autres autorités. Il en discutait avec ses élèves, avec d’autres Talmideï ‘Hakhamim, pour s’assurer que c’était bien ainsi qu’il fallait conclure. Que chaque chose devait être claire, parfaitement claire, avant de se prononcer.

La vérité était un des points les plus forts. La vérité dans l’étude de la Torah. La vérité dans les actes de la vie. La parole devait être vraie. Il s’élevait sans pitié contre toute interprétation erronée. Il veillait et revenait là-dessus constamment à ce que l’on s’attache à ce que le texte de la Guemara était parfaitement compris et reflétait uniquement la vérité et de ne jamais essayer de dire un raisonnement à la place de la vérité. Si tu étudies Rashba, tu dois connaître parfaitement le sens vrai dans toute sa profondeur. Ne jamais y introduire des raisonnements personnels. La vérité et reconnaître la vérité, même pour la moindre erreur. Tout doit être vrai, vrai et seulement vrai. Toujours, dans tous les actes de la vie quotidienne. La vérité envers soi et envers les autres.

La Mida de ‘Hessed, de bonté.

Toute l’essence de l’homme doit être dirigée et se préoccuper d’une seule chose.

Le faisceau des qualités et caractéristiques de l’homme doit être réuni et dirigé dans le seul but de faire sortir l’homme de l’image qu’il a de lui-même et ne se considérer qu’en un serviteur parfait de H.K.B.H. sans rien d’autre.

Il parlait toujours sur le salaire et la sanction, sur la profondeur du jugement et que pour chaque mouvement, chaque acte que l’homme fait, il faut ensuite rendre compte. Il avait en permanence H.K.B.H. devant ses yeux. C’est ce qu’il exigeait très fort de ses élèves et qu’ils avancent dans la discrétion, Hatznéa Lékhèth.

 

Là se termine la traduction.

 

Dans ce message extrêmement fort sur Morénou VeRabénou HaGaon Harav ‘Haïm Shaoul GREINEMANN Zekher Tsadik VeKadosh Livrakha, transmis par Rav Eliézer POSEN shlita, Rosh Kollel à Sarcelles, la Mida sur le ‘Hessed n’a pu être développée ici contrairement à ce qu’il voulait. Cela nous donne l’occasion d’établir maintenant un lien avec notre Parashah. Au début de Ba’alothekha l’ordre est donné par Hashem à Moshé Rabbénou de dire à Aharon Hakohen d’élever les flammes sur le Candélabre. Or Hashem, qui voit tout et perçoit tout, même ce qui est caché au plus profond de nous-mêmes, a senti la tristesse et l’amertume qu’éprouvait Aharon en voyant que le Sheveth Lévi n’aura pas comme les autres Shevatim le privilège d’apporter des Korbanoth aussi prestigieux, à l’instar de chacun d’eux, et donc que Aharon Hakohen ne pourra pas lui aussi, au nom de son Sheveth, honorer et servir H.K.B.H.      H.K.B.H., dans son extrême bonté, se soucie de chacun. « HaMashguia’h BePratiyouth Al Kol E’had VeE’had MeItanou = Hashem veille sur chacun d’entre nous ». C’est ce que nous avons à l’esprit lorsque nous prononçons « Elokeïnou » dans le Shema.   H.K.B.H. apaise ici le cœur de Aharon en lui disant, selon Rashi, « Ta part est bien plus grande que la leur. Eux n’apportent leurs offrandes qu’une seule fois, tandis que toi et ta descendance allumeront la Menora tous les jours. Même lorsque le Temple sera détruit les flammes de la Menora se perpétueront par le biais des lumières de ‘Hanouka ». Enfin un autre lien avec les paroles de Rav POSEN shlita sur Rav GREINEMANN zatsal, c’est la maîtrise de Aharon. Lorsque Nadav et Avihou ont été « prélevés » en tant que Korbanoth, Vayyidom Aharon. Aharon s’est tu. Il fallait une maîtrise absolue en un moment des plus dramatiques : perdre deux de ses fils, qui avaient été oins, étaient si Grands et… ne devaient-ils pas assurer la relève ?

Un dernier point sur la prière et revenons au ‘Hessed.

Il y a quelque 250 ans une amitié d’une profondeur exceptionnelle liait Rabbi Pin’hass de Gorlik à Rabbi Zousha de Anapoli, frère de Rabbi Elimelekh de Lizynsk. Ils pouvaient rester des jours et des nuits à parler de Torah et ils parvenaient à une fusion spirituelle qui rayonnait sur tout leur entourage. Au point que Rabbi Pin’hass dit un jour devant toute l’assemblée : « Vous savez toute l’affection, toute la Tshouka, tout l’élan que nous avons Rabbi Zousha et moi, l’un envers l’autre. Eh bien l’amour que H.K.B.H. a pour chaque Yidd est des milliers de fois plus grand ! Banim Atem LaShem ! Vous êtes des Enfants d’Hashem ! Si H.K.B.H. nous aime tant, alors faisons le mieux possible ce qu’Il attend de chacun d’entre nous. Lorsque nous lui adressons nos prières, que ce soit de vraies prières, dites avec tout notre cœur, lentement, intensément en prenant exemple de que nous a rapporté Rav POSEN Shlita sur Rav GREINEMANN Zekher Tsadik VeKadosh Livrakha.

En lisant attentivement notre Parasha, on reconnaîtra une multitude de d’analogies ou de similitudes avec les valeurs et comportements déjà décrits. Prenons très rapidement ce qui pourrait apparaître comme une légèreté bien intentionnée. Celle de la relation entre Miriam et Aharon à propos de l’attitude de Moshé Rabbénou à l’égard de sa femme Tzipora. Miriam recherchait le bien de son frère et de son épouse. Elle voulait faire acte de ‘Hessed. Seulement elle n’avait pas perçu à cet instant-là que Moshé Rabbénou était à un niveau éminemment supérieur au sien, comme à celui de son frère Aharon, d’ailleurs. Qu’il était dès lors impropre de parler comme elle l’a fait. Ses propos étaient dénigrants et médisants à l’égard de Moshé Rabbénou qui, à leurs yeux se trouvait ramené à leur niveau. H.K.B.H. s’adressait en direct à Moshé Rabbénou, non pas par le biais d’un songe, la nuit, comme pour les autres Prophètes. Même si Miriam et Aharon n’avaient pas eu l’intention de dénigrer et de médire, les paroles qu’ils ont échangées a été réprouvées. Miriam a été sanctionnée en devenant lépreuse. Il fallait être très clair et considérer chaque chose à son niveau avec méticulosité et précision. Miriam n’a alors pas assez pris conscience de sa responsabilité et mesuré les conséquences de ses paroles. Cette même responsabilité, si chère à Rav GREINEMANN zatsal pour chaque acte, chaque parole, chaque pensée.

Pourtant, on s’en souvient, lorsque son frère Moshé n’avait que 3 mois, Miriam était restée veiller sur lui après que sa mère Yokhéved l’ait déposé dans un couffin sur les eaux du Nil. Elle tenait à savoir ce qu’il allait advenir de Moshé pour le protéger. Ce souci, cet acte de bonté, lui a valu que tout Israël l’attende durant 7 jours. Miriam avait été souillée par la lèpre. Elle devait recouvrer son entière pureté pour rejoindre le Camp d’Israël.

Aucun acte n’est gratuit. Rav GREINEMANN zatsal nous l’a rappelé par la bouche de Rav POSEN : il y a le salaire et la sanction, et il faut rendre compte. L’acte de ‘Hessed de Miriam, lorsqu’elle a veillé le berceau où Moshé reposait, lui a été justement rendu. D’abord par Moshé Rabbénou qui a prié H.K.B.H. pour sa guérison. Son acte de ‘Hessed lui a été aussi rendu par tout Israël. Des millions d’êtres l’ont attendu avant de poursuivre leur cheminement, par la grâce de H.K.B.H. qui a ici enseigné une dimension de ‘Hessed à Son Peuple.

Comme lorsque H.K.B.H. nous a enseigné VeAhaveta Le Réakha Kamo’hah = aime ton prochain comme toi-même.

Que nous puissions tous mobiliser conscience, volonté, énergies pour réaliser avec l’aide d’Hashem, ce que H.K.B.H. attend de nous dans sa dimension la plus parfaite. Amen. Guitt Shabbess.

13 Nissan 5775 - 2 avril 2015


Pour tous ceux qui ne le sauraient pas, nous allons ce Shabbath revivre la sortie d’Égypte vécue par nos Pères il y a 3327 ans. Le 1er Séder de Pessa’h a lieu ce vendredi nuit et le 2ème a lieu le lendemain, samedi soir à la sortie du Shabbath. C’est un moment mémorable, fondamental parce qu’il marque l’événement fondateur du Peupe Juif. Chacun va raconter la sortie d’Égypte, telle qu’elle nous a été transmise de génération en génération. C’est pourquoi toute l’attention est accordée à la transmission aux enfants, même les plus jeunes. Ils sont le centre et d’une certaine manière la raison d’être de ce que nous allons vivre ces 2 soirs consécutifs. Que ceux qui ont en été malheureusement privés jusqu’à ce jour puissent s’attacher à consacrer un peu de temps pour apprendre ce qui s’est déroulé. Le moment déclenchant est la vente de Yossef. Il fut suivi de la descente de la famille de Yaakov en Égypte, le séjour au pays de Goshen, le début de l’asservissement, les travaux forcés, le rôle de Miriam, puis les interventions de Moshé et de Aharon auprès de Pharaon, les 10 plaies et les miracles, jusqu’à la sortie d’Egypte, la poursuite des armées de Pharaon, le passage de la Mer Rouge, la noyage des Égyptiens, le sauvetage des Hébreux, la guerre d’Amalek, la Mane, les pérégrinations dans le désert, le Don de la Torah au Mont Sinaï… Tout cela, et combien plus, doit être raconté lors de chaque Séder, même si on les célèbre seul ! Mais ceux qui seraient isolés se mettent d’urgence en contact avec le Rabbin de la synagogue la plus proche et essaient autant que faire se peut de se joindre à des Sédarim organisés, et en tout cas de recevoir de l’aide pour vivre Pessa’h dignement. Pessa’h, Matsa et Maror accompagnés de 4 coupes de vin que l’on boit en étant accoudé sur le côté gauche, en signe de liberté, d’affranchissement de l’esclavage, pour enfin pouvoir servir Hashem. Le service d’Hashem, que cela soit absolument sans équivoque, n’a absolument aucun rapport avec la moindre forme d’asservissement. Du Service d’Hashem émane, au contraire, tout ce qui enclenche et mène à une réelle libération. Du fait de cette libération chacun peut trouver les moyens, les ingrédients, pour s’épanouir et mettre en valeur le potentiel qu’il/elle a reçu en venant au monde.
Le temps nous manque pour en dire plus ici. Nous voudrions encore rappeler qu’il s’agit d’un temps de joie profonde, l’occasion de se remplir de sainteté : tout ce que nous accomplirons ces soirs-là nous reliera à nos ancêtres et nourrira notre âme de la meilleure nourriture qui soit. En plus de toute l’attention qu’épouses et mamans auront certainement accordée à la préparation de plats succulents. Qu’il y règne une atmosphère joyeuse, sereine et sérieuse à la fois où la transmission aux enfants est tout à fait primordiale. Il nous faudra tout faire pour les y intéresser et les captiver. D’ailleurs ils sont eux-mêmes mis à contribution en récitant le Ma Nishtana HaLaïla Hazé Mikol Haleïloth : en quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ? À nous de le leur expliquer en des termes parfaitement accessibles.
Nous voudrions vous suggérer d’écouter les 3 cours mis en ligne en audition libre (dans le bas de la page d’accueil de notre site : www.dvartorah.org ) et de relire entre autres "La Lettre n°19" à l’onglet « La Lettre » qui en fait état. C'est jusqu’à vendredi soir et durant 8 jours l'occasion de se débarrasser de tout 'Hametz en notre possession, le 'Hametz matériel -tout aliment ayant levé- mais aussi l'impureté qui est en nous. Que chacun réussisse ! que chacun en retire une élévation dans la sainteté, aussi belle, grande et pure que possible !

Pessa'h Cacher VeSaméa'h à tous ! Pessa'h se termine le 11 Avril à l'apparition des 3 étoiles. Jusque-là, pas de 'Hametz ! C'est promis ?... Plein de joie, de Mitzvoth et d'amour du prochain !

11 Adar 5775 - 2 mars 2015

Voici très brièvement les règles essentielles.

Pourim c’est toujours le 14 Adar. Et pour les villes entourées de murailles du temps de Yehoshoua Bin Noun, c’est le lendemain, le 15 Adar.

Donc, cette année, Pourim commence le mercredi nuit 04 mars dès l’apparition des 3 étoiles, Pourim débute pour ceux qui demeurent hors des murailles –et hors de leur vue-. Ceux qui vivent à Yeroushalayim, entre autres, fêtent donc Pourim le lendemain, soit jeudi 05 mars à la nuit.

Le Jeûne d’Esther

Tombe le 13 Adar, veille de Pourim (sauf si Pourim tombe un Shabbath, dans ce cas le jeûne est avancé au jeudi précédent) La veille de Pourim tombe cette année ce jeudi 04 mars depuis 05:57 jusqu’à 19:17 à Paris.

Et dès ce jeudi et de préférence avant Min’ha le vendredi 14 mars, on s’acquittera de Ma’oth LaAniyim -qui s’inspire du Ma’hatsit HaShékel- avec 3 pièces de 0,50€ soit 1,50€ par personne vivant au foyer ou qui dépendent de nous. En fait, il y a trois avis à propos des personnes redevables :

1. dès l’âge de 20 ans et seulement les hommes

2. Dès l’âge de 13 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles

3. Tous sont concernés et même les femmes enceintes devront s’acquitter pour le bébé qu’elles portent. Celles qui attendent des jumeaux auront ainsi le mérite de débourser pour eux 6 fois 0,50€=3€. Ces sommes sont collectées à la synagogue ou auprès du Rabbin qui les feront parvenir aux nécessiteux. C’est cette dernière option que nous appliquons dans notre propre famille. Si une occasion nous est donnée de faire encore plus pour soulager les indigents, il vaut mieux la saisir plutôt que de la repousser._

Le Shabbath qui précède Pourim on lit, lors de la dernière montée à la Torah, la Parashath Zakhor, pour que l’on se souvienne d’éradiquer Amalek et tout le mal qu’il incarne. Cette lecture doit effectivement être entendue par tous. Des communautés organisent même l’après-midi de Shabbath une lecture spéciale pour les dames qui n’ont pu se rendre à la synagogue pour la Tefilah du matin.

D’autres observations et dispositions sont attendues de chaque Ben Israël à Pourim.

  • Le soir de Pourim il nous incombe –hommes, femmes et enfants- de lire la Meguila, si possible dans un parchemin. Sinon, nous serons quittes en suivant très attentivement la lecture faite à partir d’un parchemin, pensant au préalable qu’elle est lue en notre nom. Chaque mot doit être parfaitement et distinctement entendu, directement de celui qui lit, et pas via un haut-parleur, un disque ou la radio. Chacun devra s’attacher à dire -ou à entendre, en pensant qu’elles sont dites en notre nom- les bénédictions précédant et terminant la lecture de la Meguila. Nous irons de préférence à la synagogue ou là où une grande assemblée est réunie. Il en résultera la plus grande publicité pour les miracles qui se sont produits et qui ont sauvé le Peuple Juif à Pourim. La publicité d’un miracle collectif est toujours vivement recommandée. Un tout jeune enfant ne devra pas venir à la synagogue s’il ne sait garder silence parce qu’ils risquent  d’empêcher d’entendre la lecture publique de la Meguila et donc de l’invalider pour tous ceux qui n’auraient pu entendre ne fût-ce qu’un seul mot. Idem pour tout adulte qui parlerait et gênerait son entourage.
  • Faire un bon repas le soir de Pourim et se réjouir.
  • Le lendemain matin vers la fin de la Tefilah, ou plus tard, mais obligatoirement durant la journée pour ceux qui sont empêchés, lire la Meguila comme la veille.
  • Donner Matanoth LaÉvionim de l’argent à au minimum 2 pauvres pour qu’eux aussi se réjouissent à Pourim. Il faut leur donner pour que chacun ait de quoi s’acheter au moins 1 repas. On peut aussi leur donner des mets et autres bien consommables, en veillant à préserver leur dignité. Il est vivement recommandé de remettre cette somme le plus tôt possible dans la journée pour que les bénéficiaires puissent effectivement en disposer immédiatement et s’en réjouir à Pourim. Il est peut être plus aisé de passer par l’intermédiaire de Rabbanim reconnus, institutions charitables telles que ‘Hasdeï Naomi, Koupat Hair, Vaad Harabanim, etc… qui connaissent des nécessiteux et qui sauront transmettre votre don le jour même. Ils ont tout organisé pour que cela soit possible. Il est recommandé de faire Tsedaka et de donner généreusement à tout indigent qui nous sollicite le jour de Pourim. La joie qui est alors ressentie par chacun d’eux est particulièrement précieuse et appréciée dans le Ciel.
  • Mishloa’h Manoth – don constitué d’au moins 2 mets consommables à au moins 1 Ben/Bath Israël le jour de Pourim, mets qui pourront servir pour la Seouda, le festin. Ce don renforce les liens d’amitié entre les personnes concernées. On sera donc enclin à ne pas limiter le don qu’à une seule personne. Il est bien de le donner à quelqu’un qui le remettra à l’intéressé(e). Un homme donnera à un homme et une femme à une femme, et il en sera de même pour les enfants. Mais il ne convient pas ici de faire des dépenses excessives eu égard à ses moyens ou trop de fatigue. Si l’on veut être très généreux, qu’on le soit d’abord envers les indigents de notre communauté qui en ont réellement besoin.
  • Le Mishté - festin de Pourim doit se dérouler dans la joie en évoquant tout ce qui s’est passé à Shoushan – Suze en Perse à Pourim. L’essentiel du repas doit réellement prendre place durant le jour. On aura prié Min’ha avant de commencer le Mishté. Un repas où le vin est à l’honneur au point où l’on peut en arriver à s’endormir et à ne plus distinguer entre « maudit soit Haman et béni soit Mordekhaï (Mardochée) ». Mais jamais on ne doit trop boire pour ne pas perdre la tête et risquer d’en venir à se déshonorer.
  • Les enfants et même des adultes ont l’habitude de se déguiser à Pourim pour rappeler le miraculeux renversement de la situation qui s’est produit à Pourim et pour augmenter la joie en ce jour.
  • On intercalera la prière Al haNissim (sur les miracles) dans la Amida et dans le Birkat Hamazone.
  • À Pourim, on ne dira aucune prière de supplication (Ta’hanoun), ni d’oraison funèbre (Hespèd).
  • Les habitants des villes ayant été entourées de murailles au temps de Yehoshoua Bin Noun, qui fêtent Pourim le 15 Adar, feront néanmoins un bon repas -mais pas un festin- le jour du 14 Adar. Et inversement, ceux qui fêtent Pourim le 14 Adar feront également un bon repas le 15 Adar.
  • On doit revêtir des vêtements de Shabbath le jour de Pourim. Tout travail réalisé ce jour-là n’apporte pas de bénédiction. Il est interdit de jeûner à Pourim sauf pour Taanith ‘Halom et seulement jusqu’à Min’ha

L’essentiel est de tout faire avec l’intention de servir Hashem de tout son cœur.

14 Shvath 5775 - 3 février 2015

Chers Amis,
Aujourd’hui, nous vous transmettons deux messages, en même temps qu’à tous ceux qui sont inscrits à DVAR TORAH.

1. À l’occasion de Tou-BiShevath, le nouvel an des Arbres, qui a lieu ce mardi soir 3 février et mercredi 4 février, le 15 Shevath, nous sommes heureux de vous adresser le texte que nous avions publié dans la Lettre de Dvar Torah n° 6 pages 8 et 9 que vous trouverez à l’onglet « La Lettre » qui est repris dans le livre « PARCOURS Pars, Cours ! vers la lumières… » aux pages 132 à 134. Quelques précisions viennent le compléter.

Tou-BiShevath

Avez-vous remarqué que si vous soignez vos plantes avec tendresse elles réagissent autrement et elles sont plus belles que celles que vous traitez avec indifférence ? Depuis quand les plantes seraient elles dotées d’intelligence et de sensibilité ? Essayez de le vérifier, vous serez surpris. Or le 15 du mois de Shevath (Tou se composant de la valeur numérique des lettres Teth = 9 et de Vav = 6) la nature se réveille après le sommeil de l’hiver, du moins en Eretz Israël. La sève monte comme une grande clameur, un hymne et une louange à la création du monde, à Hashem. Une nature, des arbres, des fruits qu’Hashem a créé spécialement pour nous ! Lorsque le renouveau de la vie s’annonce dans un tel concert de frémissements presque secrets. Lorsque le réveil de toutes les plantes, jusque-là endormies, nous rappelle le don immense qu’Hashem nous à fait. N’est-il pas naturel que nous Le reconnaissions à notre tour et remercions Hashem ? Est-il une meilleure façon de le faire qu’en honorant Hashem à travers les produits de Sa création ? Notre reconnaissance prend corps en faisant les bénédictions appropriées avant de les consommer. Des bénédictions et des remerciements que nous adressons à Hashem, évidemment. Et cela spécialement le 15 Shevath qui est le nouvel an des arbres. Ce jour-là est aussi la date butoir pour l’appréciation du Ma’asser, du prélèvement de la dîme, sur les fruits des arbres. Une imposition régie pour l’ensemble des productions (Devarim, Reèh, 22-23) «Pour que l’homme apprenne à craindre Hashem tous les jours de sa vie». A contrario, le décompte de l’année des autres produits de la terre (récoltes de céréales et de légumes), comme ceux d’autres provenances (loyers, salaires, d’ordre financier) se fait depuis le premier Tishri, et le décompte de l’année sur les animaux, part depuis le premier Elloul. Divers prélèvements doivent être faits sur les récoltes. En premier lieu vient la Trouma Guedola, ou grande contribution. Elle est versée directement au Kohen les six premières années de la Shmita. La Shmita, est la septième année, année de jachère, de repos ou de chômage de la terre. Durant la Shmita -septième année-, l'agriculteur ne doit rien faire qui concoure à améliorer la production de cette année. Les produits de la terre et des arbres sont rendus Efkère -sans propriétaire-. L'agriculteur ne peut en jouir que pour les besoins de sa famille. Il ne peut en faire le moindre commerce parce qu'ils appartiennent à Hashem. Dès lors, tout étranger qui voudrait en cueillir des fruits pour ses besoins alimentaires strictement personnels y est autorisé, à la condition de ne commettre aucun dégât dans les champs, vignes et vergers. Les années du calendrier se définissent par rapport à la Shmita, au même titre que les jours de la semaine par rapport au Shabbath, le septième jour. Le prélèvement de la Trouma Guedola varie selon la générosité, dans une proportion qui va de 1/60 de la récolte, pour celui qui refuse d’être généreux, à 1/50 pour celui qui l’est moyennement, et jusqu’à 1/40 de la récolte pour celui qui l’est le plus. Ce qui fait en moyenne 2% de la récolte. Vient ensuite le Ma’asser Rishone, le premier prélèvement de 10 %. Il est prélevé sur les quelque 98% restant de la récolte (100% -2%). Soit 9,8% de la récolte, qui sont retenus chacune des six premières années de la Shmita. Le Ma’asser Rishone est remis au Lévi. Le Lévi remettra à son tour sa Troumath Ma’asser, soit 10% de ce qu’il aura reçu, au Kohen. Le Ma’asser Shéni, le 2ème prélèvement de 10%, s’applique sur la récolte après déduction de ce qui a été prélevé pour la Trouma Guedola et pour le Ma’asser Rishone, soit 10% de 88,2% (= 98% - 9,8%) de la récolte. Le Ma’asser Shéni est prélevé les années 1, 2, 4 et 5 de la Shmita. Il doit être consommé, par les propriétaires des arbres, à Yeroushalayim, si possible à l’occasion des trois montées en pélérinage à Pessa’h, Shavouoth et Souccoth. Notons que pour des raisons de commodité les fruits peuvent être «rachetés» en argent, à la condition d’en majorer la valeur de 1/5 du produit total, pour ensuite acquérir de la nourriture sur place. Puis vient le Ma’asser ‘Ani, qui représente quantitativement exactement la même part que le Ma’asser Shéni, soit 10% de 88,2% de la récolte des années 3 et 6 de la Shmita. Le Ma’asser ‘Ani doit être remis aux pauvres (‘Ani = pauvre) dès que possible. Avez-vous remarqué que les années de prélèvements du Ma’asser Shéni et du Ma’asser ‘Ani sont décalées ? Il ne peut donc y avoir de cumul des deux prélèvements la même année. Le prélèvement doit se faire très strictement et uniquement sur les fruits de l’année considérée et non sur les fruits de l’année précédente ou ceux de l’année suivante. Sont considérés «fruits de l’année» ceux qui n’étaient pas encore formés au 15 Shevath. Si le fruit a déjà été formé avant le 15 Shevath il appartient au décompte de l’année précédente. On comprend dès lors l’immense importance de la date de Tou-BiShevath, à partir de laquelle tout s’évalue : la récolte et le Ma’asser, à donner, comme à recevoir. (Voir la Lettre de Dvar Torah n° 4 à propos du Ma’asser et de la Shmita). Rappelons enfin qu'il n'y a aucun prélèvement sur les productions durant l'année de Shmita, et que les fruits produits durant les trois premières années de plantation des arbres ne peuvent être consommés (Orla). L'année de plantation considérée ici commence elle à Rosh Hashanna.

Toutes ces prescriptions sont autant d’occasions de bénir le Créateur qui nous a tout donné et qui pourvoit à tous nos besoins. Et, à travers Lui, la terre, et d’abord la terre d’Israël, ses fruits, et d’abord ceux d’Eretz Israël. En donnant notre Ma’asser, nous accomplissons la volonté d’Hashem, nous louons Sa création, nous manifestons notre reconnaissance, nous exprimons notre respect et notre solidarité envers ceux à qui nous le donnons et, au-delà de cela, nous nous montrons dignes de la confiance qu’Hashem a placée en nous et dignes d’en mériter même davantage à l’avenir.

 
 
2. Certains parmi vous nous connaissent depuis longtemps, d’autres seulement depuis peu. Heureux pour certains du chemin que vous avez fait avec nous ? Nous l’espérons vivement. Mais il en est dans votre entourage qui n’ont pas pu en retirer le même parti que vous. Certains semblent réfractaires, « ne veulent pas en entendre parler » et préfèrent demeurer fidèles à leurs convictions ou à ce qui semble leur convenir. A défaut de pouvoir entamer un vrai dialogue avec eux, transmettez-leur un ou deux CD d’un cours de Torah ou suggérez-leur d'écouter l'un des cours en accès libre sur notre site www.dvartorah.org. Ils en viendront peut-être à prendre conscience que d’autres valeurs existent, celles que leurs grands-parents ou du moins leurs ancêtres chérissaient tant. Or ces valeurs sont belles, puissantes et bien évidemment toujours actuelles, parce que fondamentalement vraies.
À l’opposé, l’environnement qui nous entoure véhicule malheureusement tant de mensonges, d’agressivité et de haine.
Ne rien faire, c’est accepter d’imiter et vivre à son tour selon ce flux si destructeur et, à terme, disparaître.
Il nous faut au contraire nous renforcer les uns-les autres en rapprochant de nous ceux qui se sont écartés. Comment ? En apportant à notre prochain le meilleur que nous pouvons lui donner, pour que lui/elle aussi profite de la lumière –et à travers elle, de l’attention toute particulière, de la diligence inouïe et de la protection- offerte par la Présence divine à chaque ben Israël. En nous préoccupant d’autrui, nous brisons son isolement et nous le connectons à une Communauté qui saura lui montrer qu’il compte et qu’elle aussi a besoin de sa présence devenue si essentielle. Ici on se rend compte de la valeur inestimable du don de soi, tant pour celui qui donne que pour celui qui reçoit.

Qu’Hashem aide pour que vous soyez partie prenante dans l’action que nous menons pour sensibiliser et faire revenir aux sources tous ceux qui se sont éloignés, et que se renforcent tous ceux qui ont conscience de la valeur de ce qu’Hashem, dans son infinie bonté, nous donne à chaque instant.
Vous êtes éminemment conviés à transmettre ce message et l’affiche ci-dessous le plus largement possible parmi les nôtres à travers vos réseaux mails, etc… Qu’il vous soit donné de faire de nombreuses Mitsvoth !
Avec nos meilleures pensées,

 

22 Téveth 5775 - 13 janvier 2015

Après l'horreur, se renforcer !

Dvar Torah n’est pas un organe de presse et nous n’avons aucune vocation à le devenir. Cependant, nous n’avons pas le cœur à nous taire face aux événements que nous venons de vivre. Pourtant, dans le passé et à de très nombreuses occasions, nous nous sommes abstenus. Notre expression s’est faite alors presque exclusivement par la voix des Rabbanim que nous avons diffusée. Aussi notre position est claire et vous le savez.

Pourquoi prendre la plume en ce jour ? Probablement parce que nous ressentons une plus grande urgence, peut-être du fait de bruits annonciateurs de la venue du Mashia’h, messie ?

C’est une période si douloureuse pour les familles endeuillées, leurs proches et, à travers eux, nous tous, le Klal, l’ensemble d’Israël. Nous devons leur exprimer et témoigner affection, compassion et solidarité.

Par ailleurs, nous ressentons qu'il est impérieux que chacun rejette au plus vite toutes les futilités qui nous éloignent les uns des autres et nous empêchent de nous aimer comme le Ciel attend que nous le fassions. Rien n’est gratuit, la souffrance non plus, même si nous ne la désirons pas. Mais elle est là, comme chaque événement, pour nous enseigner son message.

L’intolérance, le refus de l’autre, au point de tuer froidement, comme une machine broie lorsqu’on la met en marche. Ces humains n’en sont plus. Ils ne font plus partie de notre monde. Notre monde est connecté avec le Ciel. Or le Ciel attend que nous soyons vrais, sincères, honnêtes, respectueux et bons envers chacun.

Que cela est difficile à réaliser dans un monde où les discours ont tant de mal à « coller » à la réalité des faits. Un monde où les images crient trop souvent le mensonge qui devient déni et même provocation.

Comment se protéger de la pollution environnante et rester droits ? Nous ne connaissons qu’un moyen : nous attacher de façon déterminée à la source de pureté et de vérité qu’est la Torah. Moshé Rabbénou, Moïse, nous l’a transmise au nom d’Hashem, D.ieu. La Torah contient toutes les règles de la vie d’un homme pour toutes les circonstances. S’il s’y réfère fidèlement, s’il comprend qu’il est lui-même insignifiant et que tout dépend de la volonté du Créateur, s’il s’attache à suivre Ses commandements, alors tout ce qu’il entreprendra sera béni et il réussira sa vie. Il accomplira ce qui est attendu de lui.

Le massacre commis à Charlie Hebdo était guidé par une volonté d’aller encore plus loin dans la mise au pas de la France. En d’autres termes, il s’agissait de museler davantage les media et les orienter vers plus d’autocensure, plus de soumission, plus de parti pris, moins de vérité, avec pour conséquences moins de libertés fondamentales, moins de démocratie et moins de France.

Et suite à la tuerie dans l’hypercacher de la porte de Vincennes, où quatre Juifs ont été assassinés parce que Juifs, le Gouvernement Français a justement déclaré que sans les Juifs, la France ne serait pas la France. Qu'il s'en souvienne toujours et qu'il agisse en conséquence.

Nous sommes tous préoccupés par la douleur immense des familles endeuillées. Nous devons être proches d’elles pour qu’à travers ce partage elles éprouvent quelque consolation.

L’interpellation va cependant au-delà des individus, personnes privées, qui ont dû quitter ce monde, non pas parce qu’ils devaient expier leurs fautes. Elle vient nous alerter collectivement, tant la Communauté Nationale, que la Communauté Juive de France, mais aussi du Monde.

Il s’agit d’une part d’une mise en garde contre tout glissement vers une aliénation des valeurs qui ont fait la France. 

Il s’agit aussi d’une mise en garde contre tout relâchement dans l’observance des préceptes de la Torah pour les membres de la Communauté Juive d’autre part.

Personne ne peut rien reprocher à ceux qui s’en sont tenus à l’écart jusqu’à présent parce qu’ils en ignoraient et les pratiques et le sens. Mais nous voudrions leur demander d’admettre une notion de bon sens. Si le Peuple Juif est si attaché à la Torah et que tant de Juifs reviennent à elle, c’est qu’il doit y avoir à cela une signification très profonde. Le fait qu'on ne la comprenne pas ne justifie pas en soi que l'on demeure à l'écart et éloigné de la Torah. Lorsque tant de gens en sont imprégnés, des gens qui somme toute me sont proches, ils sont respectables et intelligents, je devrais tout faire pour découvrir ce qui les motive et leur donne l’énergie pour avancer et poursuivre leur démarche à s’attacher aux préceptes et à vivre la Torah. Tous ceux qui sont fervents du désir d’être conséquent avec soi-même, qui est une quête de vérité, devraient avoir à cœur de tout faire pour comprendre ce qu’ils ignorent et ce à quoi tant et tant des leurs sont attachés.

Resserrons nos liens, soyons vigilants quant à nos actes, mais aussi nos paroles. Une parole est une création. Faisons en sorte que nos paroles expriment réellement l’amour du prochain et l’amour d’Hashem.

À Rosh Hashana nous célébrons le règne d’Hashem sur nous et sur le monde en déclarant avec force qu’Il est notre Roi. Rav Yerou’ham Leibowitch de la Yeshiva de Mir avant guerre disait, en parallèle, que chacun doit considérer son prochain comme s’il était un roi. Que nos actes et nos paroles soient un Kiddoush Hashem, une sanctification du Nom. Que la beauté de nos actions et de nos paroles rejaillisse sur Celui au Nom de Qui nous agissons. Alors nous serons certains d’œuvrer dans le sens voulu pour nous par le Créateur. Que ce souhait se réalise pour nous tous sans attendre !

N’oublions pas la mémoire des policiers qui eux aussi ont payé de leur vie. Leurs familles sont assurées de notre reconnaissance éternelle. Que ceux qui ont été blessés se rétablissent très vite complètement ! Et pour que nous soyons tous épargnés de telles souffrances à l'avenir, revivons intensément la prière dite à Moussaf de Yom Kippour : la Teshouvah (repentir), la Tefilah (prière) et la Tsedaka (charité-équité) annulent les mauvais décrets. Que nous soyons le plus grand nombre à nous repentir, à prier et à donner de la charité aux indigents et aux institutions d’étude de la Torah, le plus souvent et le plus régulièrement possible. Amen.

3 Téveth 5775 - 25 décemre 2014

La fête de 'Hanoucca est terminée depuis hier soir et chacun poursuit son chemin à son rythme. Nous avons quitté le mois de Kislev pour entrer dans le  mois de Téveth. Le 10 du mois est un jour de jeûne en souvenir du siège de Jérusalem par les armées du Roi de Babylone Nabuchodonozor au temps du 1er Temple. Nous espérons pouvoir y revenir plus en détail avant le 10 Téveth.

Ce "Mot du jour" va dorénavant inclure quelques nouvelles concernant Dvar Torah que nous aimerions partager avec vous pour, si vous le souhaitez, vous associez et peut-être vous faire participer à ce que nous essayons de réaliser pour l'ensemble de la Communauté.

Tout d'abord nous lançons un appel à tous ceux qui ont rencontré la moindre difficulté dans leur relation avec nous que ce soit via les téléchargements, des défauts qu'ils auraient constatés dans la transmission des enregistrements, ou via les cd audio ou les cd-mp3. Tout est ouvert et nous sommes prêts et désireux d'entendre tout témoignage. Cela nous aidera à réparer un préjudice s'il y en a eu et bien sûr à corriger et nous améliorer pour un résultat encore meilleur. 

Quelques plaintes nous sont parvenues dernièrement à propos de cd que l'on nous a pourtant garanti comme étant irréprochables et qui sont effectivement réputés parmi les meilleurs au monde. Leur particularité est d'être revêtus d'une surface très légèrement rugueuse et granuleuse. Or cette rugosité pourrait freiner les cd lors de leur sortie de lecteurs dits "avaleurs" qui sont très utilisés dans les autoradio. Si vous avez été confrontés à ce problème, surtout faites-le nous savoir d'urgence pour que nous vous remplacions ces mêmes cd. Les témoignages nous sont réclamés par l'importateur de ces cd pour apprécier les dommages encourus. Nous avons depuis retiré tous ces cd de la diffusion. Cela nous a demandé beaucoup de travail et des coûts en cd et de production lourds dont nous nous serions passés. Nous avons décidé d'agir ainsi bien que nous n’ayons reçus que quelques témoignages. Nous ne pouvons tolérer la moindre insatisfaction -résultant d'un défaut de qualité- de la part de tous ceux qui nous font confiance.

Aussi, permettez-nous de pouvoir compter sur vous pour nous faire savoir au plus tôt si vous avez vous-mêmes rencontré ce type de difficulté, ou une autre d'ailleurs.

Enfin en cette fin d'année fiscale, une occasion s'offre à chacun d'entre nous de faire le plein de dons, déductibles des impôts pour 2014. C'est une facilité offerte pour promouvoir le monde associatif qui agit pour le bien commun. Vous êtes vous-même attaché à ce que nous réalisons et vous avez à cœur de soutenir des initiatives comme la nôtre. Merci pour votre générosité pour tous ceux qui grâce à vous vont pouvoir profiter de ce que nous diffusons.

En réalité nous devrions être directement soutenus par les Pouvoirs Publics, ne fût-ce que du fait des économies de dépenses de santé réalisées parce que les cours que nous diffusons apaisent, rendent sereins, procurent une paix intérieure, favorisent la paix au foyer, tout autant que l'épanouissement des enfants, notamment. D'où beaucoup moins de stress et, de ce fait, combien de maladies sont évitées ?...

Nous ne pouvons que vous encourager à contribuer pour que nous ayons les moyens de réaliser des projets que nous ne pouvons à l'heure actuelle mettre en œuvre du fait de moyens trop insuffisants.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, nous œuvrons comme une Yeshivah : nous diffusons la Torah et nous essayons de toucher le plus grand nombre. Certes, pas de façon structurée selon un cursus d'étude commun avec contrôle des connaissances, etc... mais dans le fond notre but est de même nature. Certes encore parce que nous associons directement une demande de contribution en échange des cours, conférences et autres interventions choisis. Mais cette contribution est somme toute très minime eu égard à ce qu’il a fallu mettre en œuvre pour les produire de la qualité que vous savez.

Que ceux qui en ont la possibilité profitent pleinement des dispositions de la loi tout en s’acquittant de leur Ma‘asser, la Dime, comme s’y était engagé Yaakov Avinou, au mont Moria, sur le chemin qui le menait chez Lavan. Yaakov Avinou avait alors demandé de quoi se nourrir, se vêtir et être protégé. Qu’Hashem fasse de même pour chacun d’entre nous ! Que la paix règne sur nous et nos foyers et que nous puissions tous être en bonne santé. Amen.

Ne tardez pas, vous n’avez que quelques jours par rapport aux dispositions offertes pour l’année fiscale 2014. Votre don peut-être adressé via notre site à l’adresse : www.dvartorah.org/fr/64-donations-dons Qu’il n’en résulte que le plus grand bien pour les vôtres et pour l’ensemble de la Communauté.

19 Kislev 5775 - 11 décemre 2014 

La fête de 'Hanouka commence ce mercredi prochain 16 décembre au soir et dure 8 jours. C'est quasiment demain et vous avez tout juste le temps de vous retourner pour trouver le cadeau idéal de votre choix. Vous savez que nous l'avons. Oui, choisissez un ou plusieurs coffrets dans la catégorie "CD-MP3" pour vous et pour les offrir à vos proches. Les prix sont les plus bas. Profitez-en ! Nous sommes réellement très heureux d'offrir une si belle opportunité qui renforce, fait grandir et s'épanouir tous ceux qui en tirent parti.

Voici un message sur 'Hanouka que vous connaissez :
Ce prochain mercredi soir (16 déc.) nous allumons la première lumière de ‘Hanouka, et ce chaque soir à la nuit tombée (sauf Shabbath -vendredi 19 déc.- où nous devons allumer un peu avant les lumières de Shabbath –à Paris si possible avant 16h30-, mais il faudra que les lumières brûlent au moins jusqu’à 18h20. En les allumant de manière à ce qu’elles soient si possible visibles de l’extérieur on rappelle publiquement les miracles que nous avons vécu à ‘Hanouka.
Voici très très brièvement quelques points de repère sur ‘Hanouka.
Les Grecs voulaient nous faire oublier la Torah. Ce n'est qu'après la mort de l'empereur Alexandre le Grand que les persécutions ont commencé. Auparavant, Ptolémée avait imposé que la Torah soit traduite en grec. Soixante-dix sages ont été réquisitionnés et isolés, chacun dans une maison à part. Par miracle, tous remirent exactement la même version, malgré des adaptations exigées par la circonstance. En traduisant la Torah, notre plus grande richesse était devenue accessible à la puissance Grecque. Si elle reconnut la supériorité de notre foi sur leur philosophie, elle comprit aussi, hélas, comment nous atteindre. Dès lors les Grecs nous interdirent de respecter le Shabbath, de sanctifier chaque nouveau mois, et de pratiquer la circoncision. Trois piliers sur lesquels repose notre foi. Par le Shabbath, nous clamons qu'Hashem est le maître du monde. Par la sanctification du mois, la sainteté peut pénétrer le temps et toute la création. Par la circoncision, nous reconnaissons que nous sommes un réceptacle unique, lié à l'ensemble de la création, avec un programme clair, marqué dans notre chair, signe de l'alliance avec le Créateur. Sans ces trois fondements, nous n'existerions plus, à D.ieu ne plaise, en tant que Peuple Juif. C'est ce que les Grecs voulaient. Lorsque la coercition grecque fut trop intense, ce sont finalement les femmes qui, par leur courage et leur détermination, incitèrent les hommes à s'élever contre l'oppresseur. Yehoudith, la propre fille de Yo'hanane, le Kohen Gadol, le Grand Prêtre, réussit à enivrer Holopherne, le général d'armée d'Antiochus, le décapita, ramena sa tête et l'exposa à la porte de Jérusalem. En voyant la tête de leur chef, les armées grecques prirent peur et s'enfuirent. Tout le monde connaît la suite de l'histoire. La purification du Temple de Jérusalem. La fiole d'huile pure trouvée par miracle. Elle permit d'allumer, le 25 Kislev, la Menorah, le chandelier à sept branches, durant huit jours, alors que l'huile ne suffisait que pour un seul jour. D'où la Mitzva que nous avons d'allumer durant huit jours les lumières de 'Hanouka. Soit le premier jour, une lumière, accompagnée d'une autre, le Shamash. Puis le deuxième jour, deux lumières, plus le Shamash. Le troisième jour, trois lumières, plus le Shamash. Et ainsi de suite, jusqu'au huitième jour. La lumière supplémentaire, le Shamash, est placée sur un alignement distinct des autres lumières. Son rôle est d'éclairer pour que l'on ne profite pas de la lueur des autres lumières. Celles-ci représentent le Ner Tamid, la flamme qui était allumée en permanence dans le Temple. On ne devait en tirer aucun profit. Le Ner Tamid témoignait à la fois du lien entre Hashem et son Peuple et de la sanctification d'Israël. En somme, c’est là tout un programme auquel les lumières de ‘Hanouka nous rattachent.

En cette période trouble, emplie de menaces, nous avons besoin d’urgence que se renouvellent les miracles de ‘Hanouka. Ils expriment pour nous l’attention constante d’Hashem à l’égard de son Peuple pour le protéger et détourner les visées funestes de ceux qui veulent nous nuire.

Allumons dans tous nos foyers les lumières de ‘Hanouka, signe que nous y sommes attachés, que nous remercions Hashem de sa bienveillance, de sa protection, que nous avons absolument besoin, et pour tous les immenses cadeaux qu’Il nous accorde en propre ainsi qu’à tout le Peuple Juif.

Nous vous souhaitons un ‘Hanouka Saméa’h, avec beaucoup de joie et de sainteté dans toutes nos familles.

Un second point en guise d'appel : Si vous avez rencontré la moindre difficulté avec des cd audio ou mp3, nous vous prions instamment de nous le faire savoir. C'est extrêmement important pour nous parce que notre but est de combler toutes les attentes, même les plus exigeantes. La moindre insatisfaction entraîne une frustration et un empêchement à tirer parti des enseignements que nous diffusons. Cela serait contraire à nos aspirations. Dès lors, nous sommes prêts à remplacer immédiatement tout cd ou cd-mp3 qui vous aurait posé le moindre problème. Il est fondamentale pour nous que vous réagissiez pour que nous puissions remplacer ce qui pourrait ne pas être parfait à l'origine. Nous avons tout dernièrement retiré de la diffusion des cd au revêtement légèrement granuleux parce que leur éjection de lecteurs "avaleurs" était freinée, partielle ou quasi impossible. Si vous avez été aux prises à une telle difficulté, aidez-nous en nous le faire savoir par mail à info@dvartorah.org . Nous avons averti et réclamé auprès de notre fournisseur qui ne reconnaît pas qu'il y ait ici un problème et qui veut savoir combien de personnes l'ont constaté. Tous les cd diffusés sont dorénavant parfaitement lisses et s'éjectent aisément de tout lecteur "avaleur". D'avance merci et profitez le plus possible de nos productions et diffusions.

Vous le savez, dans la partie basse de la page d'accueil de notre site nous avons 3 cours en écoute libre que nous vous engageons à découvrir pour que chacun se rende compte de la valeur de ce que nous diffusons.

Pensez aux immenses cadeaux qui vous attendent à Dvar Torah, si vous voulez bien en profiter aux conditions tout à fait exceptionnelles précisées dans le dossier joint ci-dessus. Ce qu'il en coûtera apparaîtra très vite comme très secondaire eu égard à ce que vous allez recevoir. Que le plus grand nombre puisse en profiter vraiment !

Que nous recevions très bientôt de vos bonnes nouvelles. N'hésitez pas à transmettre ce  message tout autour de vous ! Shabbath Shalom et 'Hanouka Saméa'h !

 

8 Tishri 5775 - 2 octobre 2014 - avant-veille de Kippour

Un programme pour Kippour.
Celui et celle qui veut réellement donner le vrai sens à sa vie doit en connaître les enjeux.
Quels sont-ils ?
Être heureux ? Être riche ? Vivre en paix ?
Qu’est-ce au fond ? Et selon quelle échelle de valeurs ?
Avez-vous jamais vu un poisson vivre hors de l’eau ?
L’eau est son élément vital. Ailleurs, il meurt.
Le Juif, sans la Torah, lui aussi meurt, peu à peu.
La Torah est son oxygène. L’oxygène se raréfie dès que le Juif s’éloigne de la Torah.

Attention, ne décrochez pas. Admettez un instant l’idée d’accepter de poursuivre cette lecture même si vous n’adhérez pas ou ne comprenez pas d’emblée l’exposé.

Donc, ceux qui se détachent de la Torah se fondent dans leur entourage et finissent par disparaître, en tant que Juifs.
Certains ne savaient pas parce qu’on ne leur a pas transmis. D’autres ignorent qu’ils sont Juifs et ce qu’est être Juif.
Leur bonheur, leur paix intérieure, ont muté, ont été amputés. Cela s’est fait en douceur, souvent à leur insu, sans même qu’ils s’en rendent compte. Que sont-ils devenus ? Ils ont disparu. Mais non, ils ont été accueillis par ceux qu’ils ont rejoint. Vraiment ? En êtes-vous sûrs ?

D’abord, dans bien des cas, c’est faux ! La qualité de Juif finit presque toujours pas lui être reprochée. Le Juif a en lui quelque chose de spécial qui le distingue, perdure longtemps, a du mal à se dissoudre et disparaître. Sauf si l’on s’attache soi-même à vouloir gommer ces traits si particuliers.

Mais alors on se prive de ce que nous avons reçu et qui est plus précieux que tout !

Qu’est-ce qui est le plus précieux ? Oui, qu’est-ce qui est réellement le plus précieux ?

Nulle envie de blesser quiconque, mais la réponse que donne celui et celle qui se sont fondus dans la société environnante est forcément relative, subjective, fragile et éphémère.

La réponse qui appartient au Peuple Juif, qu’il puise dans la Torah, est absolue, puissante et éternelle. Le Peuple Juif est le seul peuple au monde à être demeuré vivant avec les mêmes valeurs, la même foi et le même esprit, et cela malgré les pires épreuves subies durant près de 4000 ans.

Cette réponse, donc, est ressentie dès la prise de contact avec la richesse de notre héritage spirituel. Il en résulte un immense bonheur, absolument inconnu ailleurs. Aucun mot ne peut décrire le sentiment qu’éprouve celui qui reconnaît "sa maison" et qui y revient. Son oxygène est tout à coup plus pur, plus abondant. Il respire, se sent bien. Il est en sécurité. Il est dans son élément vital, comme le poisson dans l’eau.

Vient alors tout naturellement le besoin de reconnaître Hashem, D.ieu, et de prendre conscience qu’il nous faut d’urgence "revenir à la maison". Chacun trouvera alors l’énergie et le désir de s’engager à recouvrer, à se réapproprier l’héritage qu’il n’aurait jamais dû délaisser, voire abandonner. C’est un mouvement qui ira en crescendo, pour l’engager à combler au plus tôt tout ce qu’il a manqué durant sa vie antérieure. Mais cela ne se réalisera que s’il le désire profondément. En d’autres termes, s’il sait être conséquent avec lui-même, et qu’il s’attache à faire sien ce qu’il sent être profondément bien pour lui, comme pour elle, bien entendu. Il sera amené à faire des choix et exercer son libre-arbitre. S’il est prêt à « payer le prix » en temps investi pour apprendre et connaître, mais aussi à résister aux tentations qui risquent de le détourner, il pourra avancer droit et vite. Sinon, son chemin sera plus sinueux, prendra beaucoup plus de temps et le résultat sera moins probant, plus hésitant, moins éclatant.

Tout dépend, en fait, combien chacun veut réellement donner le vrai sens à sa vie.

Ceux qui veulent s’aligner, se mettre en adéquation, avec la finalité de ce grand jour qu’est Kippour, doivent d’urgence reconnaître leurs égarements et leurs fautes -résultant du non-respect des préceptes de la Torah- envers Hashem. Ils doivent aussi regretter amèrement ces fautes et s’engager à ne plus enfreindre d’interdits. Alors le repentir, la Teshouvah, peut avoir prise et le Pardon sera accordé à chacun s’il entreprend cette démarche en étant complètement investi et totalement sincère. N’est évidemment prise en compte ici que la relation individuelle, personnelle avec Hashem.

Pour ce qui est de la relation qui lie quelqu’un à autrui, s’il a mal agi envers lui, il ne sera pardonné que s’il parvient à obtenir son pardon. Autrui ne l’accordera habituellement que si le préjudice causé a effectivement été réparé, que ce soit au plan matériel ou moral.

Enfin, les prescriptions propres à Kippour sont de jeûner –s’abstenir de prendre toute nourriture et boisson, sauf nécessités d’ordre médical- s’interdire de se laver, sauf là où l’on s’est sali, de porter des chaussures de cuir, de s’enduire le corps, se frictionner, se mettre de la crème, se parfumer, et enfin s’interdire toute relation conjugale. Introspection, réflexion, crainte et tremblement devant le jugement ne laissent aucune place aux pensées légères ou futiles. Ces dernières pourraient gâcher l’opportunité unique de ce jour d’être pardonné.

La veille de Kippour tombe vendredi soir 3 oct. 2014 (à 19:07 à Paris) en même temps que l’entrée du Shabbath et se termine le samedi soir 4 oct. (à 20:11 à Paris).

Il reste à souhaiter qu’il soit donné à chacun d’entre nous d’être bien inscrit dans le Grand Livre de la Vie avec une bonne signature ! Shana Tova et Metouka ! Bonne et douce nouvelle année 5775 ! Que nous nous retrouvions tous l’an prochain dans la Jérusalem reconstruite avec la venue de Mashia’h, Amen !    ‎בברכת חתימה טובה

27 Elloul 5774 - 22 septembre 2014

Pour mémoire, la fête de Rosh Hashana tombe cette année le Mercredi 24 septembre au soir (à 19:26 à Paris). Elle dure 2 jours, soit jusqu'à vendredi 26 (à 20:30 à Paris). Puis nous entrons immédiatement dans Shabbath, sans intervalle de temps entre Rosh Hashana et Shabbath, ce qui nous fait chômer durant 3 jours consécutifs. 

Ces quelques lignes sont un très bref et extrêmement succinct rappel de l’enseignement de nos Rabbanim.

À Rosh Hashana, il nous est donné de façon tout à fait privilégiée de reconnaître, de déclarer et de vivre le Règne de Hashem sur nous-mêmes comme sur le monde. Un don n’aboutit réellement que lorsqu’il est reçu et accepté. À Rosh Hashana, il nous est offert de pouvoir ressentir et clamer que Hashem est notre Roi ! Il serait incongru et même fou de ne pas saisir cette opportunité.

C’est Hashem qui nous a tout donné. Depuis notre conception, Il a insufflé en nous une infime partie de Lui, notre âme, qui, depuis, ne demande qu’à grandir en nous.

À tous les instants, comme à toutes les phases de notre existence, Hashem nous a guidés. L’avons-nous remarqué ? Cela dépendait de la place que nous avons bien voulu Lui réserver. Hashem ne force pas l’accès de ceux qui se refusent à Lui. Hashem est constamment intervenu et n’intervient uniquement que pour notre bien. De Lui n’émane que du bien. Si nous ne l’avons pas toujours apprécié comme tel, c’est parce que nous n’étions pas en phase avec ce qu’Il attendait de nous. Hashem sait ce qui est bien pour nous. Nous ne le savons pas toujours. Parfois nous croyons vivre un cauchemar, alors qu’en réalité nous sommes protégés. C’est comme ce car d’étudiants en Yeshivah pris dans un immense embouteillage sur le chemin de l’aéroport pour se rendre au mariage d’un des leurs. Arrivés trop tard, l’avion est parti sans eux. Peu après l’avion a explosé au-dessus de Lockerbie en Écosse. C’était le 21 décembre 1988. L’embouteillage a eu lieu pour sauver les étudiants de Yeshivah. Tout est dirigé par Hashem. Il sait ce qui est bien et ne veut que le bien.

Hashem est le Roi ! Nous Lui devons tout. Le reconnaître au plus profond de nous-mêmes, c’est le couronner, aujourd’hui, pour toujours. Un Roi est entouré de sujets qui le servent. Or pour servir Hashem comme il convient, il nous faut connaître ce qu’Il attend de nous. Cela est explicité dans la Torah. Chaque Juif est dès lors tenu de l’étudier pour être à même d’évoluer dans la vie selon ce qui lui a été prescrit. Alors il pourra réellement vivre en phase avec l’enseignement d’Hashem. L’attention d’Hashem, toujours bienveillante, pourra guider et accompagner chacun d’entre nous dès lors qu’il Le sollicitera.

Hashem est notre Roi ! Et nous sommes Ses Enfants, à la condition de Le reconnaître et de vivre selon ce qu’Il attend de nous. Est-ce que nous méritons vraiment le statut d’Enfants d’Hashem ? Le lien qui nous unit aux Patriarches ou l’adhésion formelle à la Loi de Moïse sont certes un passeport, mais un passeport sans visa. Nous devons encore craindre et littéralement trembler de tout notre corps de ne pas être à la hauteur, pour enfin mériter d’avoir le droit de passer et de vivre.

À Rosh Hashana nous proclamons notre reconnaissance en la Royauté d’Hashem sur le monde. Nous la proclamons si fort, qu’elle fait corps avec nous, émane de nous. Elle est en nous, nous sommes Ses Enfants. Et le son du Shofar, la corne de bélier, qui rappelle le don de Avraham et de Yits’hak, emporte et fait monter notre reconnaissance et notre prière jusqu’au Trône Céleste. Le Shofar conduit notre témoignage jusqu’à D.ieu. Il dit aussi notre engagement à conduire notre vie selon Sa volonté. Le lien entre les Enfants et le Créateur est rétabli, confirmé, renforcé. Cela remplit notre cœur d’allégresse.

Pourtant Rosh Hashana est un moment dramatique, intense, bouleversant, qui saisit tout l’être. Mais il le reconnecte ou renforce son lien à sa source divine. C’est un temps capital dans la vie et pour la vie de chacun. L’espoir d’avoir été ce jour-là en phase avec ce qui est attendu de nous réjouit tout notre être.

Mais il ne faut pas se mentir et croire que le sale, le mauvais ou le faux peut être devenu propre, bon ou vrai alors que nous ne le méritons peut-être pas. Nous aurons encore 8 jours après Rosh Hashana pour faire sincèrement Teshouva, regretter profondément et nous repentir de nos écarts, jusqu’à Yom Kippour inclus.

À Rosh Hashana trois Grands Livres de la Vie sont ouverts, un pour les « justes », un pour les « moyens » et un pour les « méchants » (traité Rosh Hashana 16b). Tout ce que nous avons accompli durant l’année écoulée y est inscrit. Or à Rosh Hashana il nous est donné d’y écrire de nouvelles pages. Si elles sont illuminées de sincérité, de profonde reconnaissance, d’engagement et de ferveur, elles pèsent favorablement dans la balance du jugement dont nous sommes l’objet. Voilà encore un trait manifeste de la bonté d’Hashem à notre égard. Il valorise notre engagement à venir, qui prendra effet dans le futur, comme s’il avait déjà été accompli. Hashem met notre engagement à notre crédit alors que nous n’avons rien fait si ce n’est s’être engagé à accomplir.

Yom Kippour scellera notre engagement à nous parfaire -que nous devrons absolument tenir et réaliser- pour qu’il nous soit donné de mériter de vivre encore et encore sous le Règne d’Hashem, avec un goût d’éternité. Qu’il puisse en être ainsi pour chacun d’entre nous. Amen !

La veille de Kippour tombe vendredi soir 3 oct. 2014 (à 19:07 à Paris) en même temps que l’entrée du Shabbath et se termine le samedi soir 4 oct. (à 20:11 à Paris). Quelques lignes sur le sujet sont parues dans les Lettres n°5 et n°12, voir à l’onglet « La Lettre » sur notre site www.dvartorah.org

‎Que nous soyons tous bien inscrits dans le Grand Livre de la Vie ! Amen. ‎בברכת כתיבה וחתימה טובה

8 Av 5774 - 4 août 2014 (le jour)

Le 9 Av tombe cette année le 4 août (à Paris le jeûne commence à 21h24 et se termine le lendemain soir 5 août à 22h09).

Grand jour d’affliction et de deuil, qu’il revient à chaque Juif de ressentir au plus profond de lui-même. Il révèle le fossé qui nous sépare de la Sainteté de la Présence Divine. Celle qui régnait au temps où le Peuple communiquait via les Kohanim -d’abord dans le Mishkane, le Tabernacle dans le désert- puis au Beith Hamikdash -le 1er et le 2ème Temple à Jérusalem- de façon étroite, continue et tout à fait privilégiée avec le Créateur. C’est ce temps qu’il nous faut retrouver au plus vite.

Nous espérions tant que nous n’aurions plus à jeûner ce 9 Av du fait de la venue tant attendue de Mashia’h, du Messie. Mais nous aurons peut-être encore le mérite d’assister à sa venue toute imminente ?...

Les dernières semaines vécues par l’ensemble du Peuple Juif ont été cruciales et particulièrement éprouvantes.

Israël a montré et enseigné au Monde qu’il s’avait s’unir contre l’adversité.

Nous avons aussi assisté à l’effritement de barrières, artificiellement dressées, entre différentes parties de la société.

Beaucoup reste à faire, mais très nombreux se sont ouverts aux autres, les ont davantage acceptés.

Israël a refusé le piège de tuer sans discriminer ceux qui servaient de boucliers, tout en prenant de grands risques, bien des fois au péril de ses propres enfants.

Le Monde est-il en mesure d’apprécier cette leçon et de tirer l’enseignement qu’elle contient ?

Ceux qui ont été épargnés en sont-ils seulement conscients ?

En seront-ils reconnaissants ou au contraire se retourneront-ils contre Israël, comme si rien n’avait été fait pour qu’ils soient restés saufs ?

À l’heure où nous écrivons ces lignes, il en est en Israël qui s’élèvent contre la décision de retrait. Nous ne sommes pas en mesure de juger. Tout est de toute façon dirigé par le Maître du Monde. C’est Lui qui nous inspire et qui nous fait agir. S‘Il veut que l’on agisse autrement, les événements dicteront les attitudes appropriées.

Tout ce que nous pourrons faire, en propre, au niveau individuel, est de nous attacher à nous rapprocher de Lui, à reconnaître Sa grandeur et à Le connaître davantage, pour réellement réaliser ce qu’Il attend de nous, et cela, le mieux et le plus parfaitement possible. De ce fait, personne ne peut faire l’économie d’étudier et de comprendre le message qu’Il nous adresse. Celui qui est contenu dans la Torah qu’Il nous a donnée au Mont Sinaï.

Le fait de se rapprocher les uns des autres, tous cercles confondus, est un pas immense qu’il faut poursuivre, jusqu’au renforcement de l’ensemble du Peuple Juif.

Ce n’est pas la haine, mais bien l’amour que je porte envers mon prochain qui me donne l’énergie d’agir dans le sens prisé par Hashem. Et cette énergie, il faut savoir que c’est Hashem qui me l’offre !

Alors le Peuple Juif sera réellement à même d’accomplir son destin, celui d’être Memlekhèth Kohanim VeGoye Kadosh, un Royaume de Prêtres et un Peuple Saint ! L’ensemble des Nations nous reconnaîtra et nous louera, nous qui accomplirons la Parole d’Hashem ! Nous sommes condamnés à réussir parce qu’il s’agit là du projet qu’Hashem a voulu pour son Peuple.
                                                                                      
N.B. Nous vous invitons à (re)lire la lettre de Dvar Torah n°7 page 6, que vous trouverez à l’onglet « La Lettre » sur notre site.

27 Sivan' 5774 - 25 juin 2014

Nous avons trouvé un poême très agréable, diffusé par une entreprise de routage dont l'approche sort des sentiers battus. Il vous fera peut-être plaisir de le méditer en suscitant un sourire sur votre visage ?

"Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,

Il enrichit ceux qui le reçoivent sans appauvrir ceux qui le donnent.

Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n'est assez riche pour pouvoir s'en passer.

Personne n'est trop pauvre pour pouvoir le donner.

Il crée le bonheur au foyer, il est le signe sensible de l'amitié.

Un sourire donne du repos à l'être fatigué, rend du courage au plus découragé.

Car nul n'a tant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres." signé : MC

Autorisez-nous juste une précision : si le sourire n'est pas visible dans les yeux, il y a lieu de s'assurer qu'il est réellement sincère.

Bonne journée à tous !

 

5 Sivan' 5774 - 3 juin 2014 (2ème partie)

Il est de tradition à Shavouoth de manger des produits lactés tels que gratin au gruyère, galettes de pâte feuilletée au beurre, tarte au fromage… Hormis le plaisir gustatif que cela procure d’année en année, cela nous rappelle un pan de notre Histoire. En effet, 80 ans avant la sortie d’Egypte, tous les nouveaux-nés mâles étaient systématiquement noyés dans le Nil par les hommes de Pharaon. Or, 3 mois s’étaient déjà écoulés depuis la naissance de Moshé-Moïse. Sa mère,  Yokhéved ne pouvait plus garder son fils, au risque qu’il soit découvert et subisse le même sort que les autres bébés mâles. Elle confectionna donc un berceau en osier, l’enduisit de poix pour qu’il soit bien étanche, y plaça son fils Moshé et déposa le berceau au bord du Nil. Miriam, la sœur de Moshé, se cacha dans les roseaux pour veiller sur lui et voir ce qu’il en advenait. Bitya, la fille de Pharaon vint alors pour se baigner dans le Nil. Attirée par les pleurs de l’enfant, elle chargea sa servante de le lui apporter. Une servante se dit « Ama », qui signifie aussi « bras ». Selon une autre version, Bitya, la fille de Pharaon, a étendu son bras pour saisir le berceau, mais ce dernier étant trop loin, son bras s’est miraculeusement allongé et elle a pu saisir le berceau. Mais Moshé ne voulait accepter le lait d’aucune femme égyptienne. Miriam sortit alors de sa cachette et dit à Bitya, la fille de Pharaon, qu’elle connaissait une femme de qui Moshé accepterait certainement de boire le lait. À la demande de Bitya, Miriam alla chercher Yokhéved, sa mère et celle de son frère Moshé. Nos Sages nous enseignent que la bouche de l’enfant qui 80 ans plus tard allait devoir parler directement avec la Présence Divine ne pouvait être souillée par le lait d’une femme impure. Moshé ne pouvait donc l'accepter. C’est en souvenir de cela que nous perpétuons la tradition de manger des plats lactés à Shavouoth.

Une autre tradition consiste à orner et décorer nos synagogues de fleurs et autres plantes vertes en prévision de la fête de Shavouoth, parce qu’au moment du Don de la Torah, le Mont Sinaï s’est miraculeusement recouvert de fleurs et d’herbes, alors qu’auparavant il était désertique.

Que la fête de Shavouoth vous procure à tous une joie infinie !

5 Sivan' 5774 - 3 juin 2014 (1ère partie)

Hag Shavouoth 5774 Saméa’h !

Mardi soir 3 juin à la nuit, c’est Shavouth. La fête qui célèbre le Don de la Torah au Mont Sinaï, il y a quelque 3330 ans. Cela s’est déroulé tout juste 7 semaines après la sortie d’Egypte. Le Peuple Juif devait initialement y séjourner durant 400 ans, selon l’annonce faite par Hashem à Avraham Avinou. Le Peuple Juif demeura finalement 210 ans en Egypte, tant les conditions y ont été éprouvantes, particulièrement durant les 86 dernières années d’esclavage.

Chacun dans sa famille a célébré le Séder de Pessa’h qui relate la Sortie d’Egypte et l’a fait revivre.

49 jours de pérégrinations dans le désert ont suivi : traversée de la Mer rouge, guerre avec Amalek, tombée quotidienne de la manne, eaux amères de Mara, venue de Yithro. Autant d’événements et d’épreuves qui ont conduit le Peuple Juif à un degré d’élévation spirituelle qui l’a rendu apte à recevoir la Torah. C’est cet événement grandiose, en soi, et tellement déterminant pour chacun d’entre nous, que nous célébrerons dès mardi soir et jusqu’à jeudi soir prochains. Les Beneï Israël devaient au préalable se purifier et s’interdire toute souillure pour mériter cette rencontre avec Hashem. Chacun y était complètement engagé. Mais ce qu’il allait vivre était beaucoup trop puissant et redoutable pour qu’il ne puisse supporter d’entendre plus que les 2 premières paroles : « Je suis Hashem ». Les paroles suivantes ont été dites à Moshé qui nous les a répétées. Ce sont les 10 Paroles ou 10 Commandements.

Voici quelques lignes écrites il y a 10 ans dans la lettre n°7 :

"Chacun connaît la représentation des tables de la Loi, avec les cinq premiers commandements alignés sur le côté droit et les cinq suivants, sur le côté gauche. Est-il besoin de les rappeler ? Peut-être pour mémoire.

Les cinq premiers commandements sont respectivement :

1. Je suis Hashem, ton D.ieu qui t’ai fait sortir d’Egypte, de la maison d’esclavage.

2. Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi. Tu ne te feras point d’idole ou toute représentation de ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans les eaux. Tu ne te prosterneras pas devant elles.

3. Tu n’invoqueras pas le Nom d’Hashem en vain.

4. Souviens-toi du jour du Shabbath pour le sanctifier. Durant six jours tu travailleras et tu auras accompli tout ton travail et le septième jour c’est le Shabbath pour Hashem ton D.ieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton animal, ni l’étranger qui est dans tes portes.

5. Honore ton père et ta mère pour que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel te donnera.

Les cinq derniers se situent dans la partie gauche des tables, soit respectivement :

6. Tu ne tueras pas.

7. Tu ne commettras pas d’adultère.

8. Tu ne voleras pas.

9. Tu n’établiras pas de faux témoignage contre ton prochain.

10. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni sa femme, ni son esclave, sa servante, son boeuf, son âne, ni rien qui lui appartienne.

Les quatre premiers commandements révèlent la relation entre l’homme et le Créateur. Les cinq derniers concernent les relations entre les hommes. Le cinquième commandement «Honore ton père et ta mère» joue un rôle charnière entre les quatre premiers et les cinq suivants. Il évoque à la fois une relation entre l’homme et son Créateur et une relation entre les hommes. En effet, sans l’aide d’Hashem nos parents n’auraient pu nous faire naître ! De fait, en respectant le commandement qu’Il nous a donné j’honore mon père, ma mère et bien entendu Hashem aussi. Que cela soit bien clair et il faut bien se le rappeler : sans la volonté et la participation d’Hashem je ne serais pas venu au monde ! Le rôle d’associés qu’ont eu mes parents avec Hashem dans ma venue au monde leur a conféré un statut bien supérieur au nôtre. Dès lors, toute la relation que nous devons avoir avec eux doit être empreinte d’un sentiment de profond respect. Ainsi, nos parents ne peuvent jamais être considérés comme des copains, contrairement à certaines idées reçues depuis mai ‘68. De même, nous devons nous interdire toute situation conflictuelle ou de revendication à leur égard."

La suite, vous pouvez la lire à l’onglet : « La Lettre » à « Lettre 07 » sur notre site.

Chacun des Commandements est à étudier. Le cadre de cet échange ne s’y prête évidemment pas. Des livres entiers y sont consacrés, tant les valeurs et les préceptes qui y sont contenus sont capitaux. Nous ne pouvons qu’encourager vivement chacun à y réfléchir avec le plus grand sérieux parce que l’avenir de chacun dans ce monde-ci et celui qui lui est réservé dans le monde à venir dépend de la considération qu’il porte à ces commandements et ce qu’il en fait. Pour réussir dans cette voie, il n’y a qu’un chemin. Il passe obligatoirement par l’étude de ce qui nous a été transmis, c’est-à-dire la Torah.

Certes, tout le monde ne peut se consacrer totalement à l’étude. Mais chacun doit au moins savoir comment vivre selon ce qui nous a été effectivement prescrit. Ce sont les Dix Commandements. Ils sont explicités et détaillés en 613 Mitzvoth qui sont diversement applicables selon le statut des personnes, les lieux où elles se trouvent et des conditions liées au temps (shabbath, fêtes, année shabbatique…).

L’accomplissement des Mitzvoth sanctifie l’être et, chemin faisant, lui permet d’atteindre un niveau de sainteté et une plus grande proximité avec Hashem. Celle-ci ne s’acquiert que lorsque nous conduisons notre vie en accord avec les préceptes de la Torah.

L’adhésion aux concepts ci-dessus n’est elle-même possible que si l’on met en pratique les préceptes de la Torah. La Torah exige un engagement totalement cohérent, tant au niveau de l’intention qu’à celui des actes, et ceci, constamment.

Le non-respect de cette cohérence empêche la compréhension profonde de ces concepts. On ne peut passer outre. Seule la mise en conformité avec ce qui est exigé de chaque Juif permet d’en comprendre le sens et celui des enseignements contenus dans la Torah.

Chacun se souvient du fameux « Nassé VeNishma » « Nous ferons et nous comprendrons ». C’était la réponse des Beneï Israël à la demande de Hashem d’accepter la Torah.

C’est justement là où nous nous trouvons tous en cette veille de la fête de Shavouoth.

À défaut, nous restons happés par l’attrait du monde extérieur et, bien entendu, on ne peut saisir notre propos. Parce qu’alors la sainteté fait défaut. Ce n’est qu’en s’attachant à accomplir le plus parfaitement possible les préceptes de la Torah que je me purifie, me sanctifie et me rends apte à recevoir la Torah. La Torah avec toute la sainteté qu’elle contient, qui me concerne, qui s’adresse à moi parce qu’elle m’a été donnée en propre, via mes ancêtres peu après la sortie d’Egypte, il a y quelque 3330 ans au Mont Sinaï.

Que nous ayons tous en cette fête de Shavouoth 5774 la plus belle réception de la Torah ! Amen !  

                                                                       

La fête de Shavouoth dure 2 jours.

. Le premier jour commence depuis mardi 3 juin à 21:29 à Paris jusqu’au mercredi 4 juin à 22:53

. Le deuxième jour commence à 22:53 et dure jusqu’au jeudi 5 juin à 22:54.

14 Nissan' 5774 - 14 avril 2014

C'est ce soir Pessa'h, grand temps et fête de Libération pour l'ensemble du Peuple Juif qui revit la fin de l'esclavage et la sortie d'Egypte. Écoutez les 3 cours mis en ligne et revoyez les lettres de Dvar Torah à l'onglet "La Lettre" qui en fait état, notamment la lettre n°19. S'y trouve l'enseignement que le temps nous manque présentement pour vous l'adresser comme nous nous étions attaché à le faire avant chaque fête. C'est aujourd'hui et durant 8 jours l'occasion de se débarrasser de tout 'Hametz en notre possession, le 'Hametz matériel -tout aliment ayant levé- mais aussi l'impureté qui est en nous. Que chacun réussisse et en retire une élévation dans la sainteté, aussi belle, grande et pure que possible. Pessa'h Cacher VeSaméa'h à tous ! Pessa'h se termine le 22 Avril à l'apparition des 3 étoiles. Jusque-là, pas de 'Hametz ! C'est promis ?... Plein de joie, de Mitzvoth et d'amour du prochain !

 

11 Adar 5774 - 13 mars 2014

Chers Amis,

Voici très brièvement les règles essentielles.

Pourim c’est toujours le 14 Adar et pour les villes entourées de murailles du temps de Yehoshoua Bin Noun, c’est le lendemain, le 15 Adar.

Donc, cette année, à la sortie du prochain Shabbath, le 15 mars dès l’apparition des 3 étoiles, Pourim débute pour ceux qui demeurent hors des murailles –et hors de leur vue-. Ceux qui vivent à Yeroushalayim, entre autres, fêtent donc Pourim le lendemain, soit dimanche 16 mars à la nuit.

Le Jeûne d’Esther

Or comme la veille de Pourim tombe cette année Shabbath et que l’on ne jeûne pas le Shabbath -sauf à Kippour ou pour supprimer les méfaits d’un cauchemar (Hatavath ‘Halom)- ainsi que la veille de Shabbath, on avance le jeûne d’Esther au jeudi. Soit cette année ce jeudi 13 mars depuis 05:38 à Paris.

Et dès ce jeudi et de préférence avant Min’ha le vendredi 14 mars, on s’acquittera de Ma’oth LaAniyim -qui s’inspire du Ma’hatsit HaShékel- avec 3 pièces de 0,50€ soit 1,50€ par personne vivant au foyer ou qui dépendent de nous. En fait, il y a trois avis à propos des personnes redevables :

1. dès l’âge de 20 ans et seulement les hommes

2. Dès l’âge de 13 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles

3. Tous sont concernés et même les femmes enceintes devront s’acquitter pour le bébé qu’elles portent. Celles qui attendent des jumeaux auront ainsi le mérite de débourser pour eux 6 fois 0,50€=3€. Ces sommes sont collectées à la synagogue ou auprès du Rabbin qui les feront parvenir aux nécessiteux. C’est cette dernière option que nous appliquons dans notre propre famille. Si une occasion nous est donnée de faire encore plus pour soulager les indigents, il vaut mieux la saisir plutôt que de la repousser.

Le Shabbath qui précède Pourim on lit, lors de la dernière montée à la Torah, la Parashath Zakhor, pour que l’on se souvienne d’éradiquer  Amalek et tout le mal qu’il incarne. Cette lecture doit effectivement être entendue par tous. Des communautés organisent même l’après-midi de Shabbath une lecture spéciale pour les dames qui n’ont pu se rendre à la synagogue pour la Tefilah du matin.

D’autres observations et dispositions sont attendues de chaque Ben Israël à Pourim.

  • Le soir de Pourim il nous incombe –hommes, femmes et enfants- de lire la Meguila, si possible dans un parchemin. Sinon, nous serons quittes en suivant très attentivement la lecture faite à partir d’un parchemin, pensant au préalable qu’elle est lue en notre nom. Chaque mot doit être parfaitement et distinctement entendu, directement de celui qui lit, et pas via un haut-parleur, un disque ou la radio. Chacun devra s’attacher à dire -ou à entendre, en pensant qu’elles sont dites en notre nom- les bénédictions précédant et terminant la lecture de la Meguila. Nous irons de préférence à la synagogue ou là où une grande assemblée est réunie. Il en résultera la plus grande publicité pour les miracles qui se sont produits et qui ont sauvé le Peuple Juif à Pourim. La publicité d’un miracle collectif est toujours vivement recommandée. Un tout jeune enfant ne devra pas venir à la synagogue s’il ne sait garder silence parce qu’ils risquent  d’empêcher d’entendre la lecture publique de la Meguila et donc de l’invalider pour tous ceux qui n’auraient pu entendre ne fût-ce qu’un seul mot. Idem pour tout adulte qui parlerait et gênerait son entourage.
  • Faire un bon repas le soir de Pourim et se réjouir.
  • Le lendemain matin vers la fin de la Tefilah, ou plus tard, mais obligatoirement durant la journée pour ceux qui sont empêchés, lire la Meguila comme la veille.
  • Donner Matanoth LaÉvionim de l’argent à au minimum 2 pauvres pour qu’eux aussi se réjouissent à Pourim. Il faut leur donner pour que chacun ait de quoi s’acheter au moins 1 repas. On peut aussi leur donner des mets et autres bien consommables, en veillant à préserver leur dignité. Il est vivement recommandé de remettre cette somme le plus tôt possible dans la journée pour que les bénéficiaires puissent effectivement en disposer immédiatement et s’en réjouir à Pourim. Il est peut être plus aisé de passer par l’intermédiaire de Rabbanim reconnus, institutions charitables telles que ‘Hasdeï Naomi, Koupat Hair, Vaad Harabanim, etc… qui connaissent des nécessiteux et qui sauront transmettre votre don le jour même. Ils ont tout organisé pour que cela soit possible. Il est recommandé de faire Tsedaka et de donner généreusement à tout indigent qui nous sollicite le jour de Pourim. La joie qui est alors ressentie par chacun d’eux est particulièrement précieuse et appréciée dans le Ciel.
  • Mishloa’h Manoth – don constitué d’au moins 2 mets consommables à au moins 1 Ben/Bath Israël le jour de Pourim, mets qui pourront servir pour la Seouda, le festin. Ce don renforce les liens d’amitié entre les personnes concernées. On sera donc enclin à ne pas limiter le don qu’à une seule personne. Il est bien de le donner à quelqu’un qui le remettra à l’intéressé(e). Un homme donnera à un homme et une femme à une femme, et il en sera de même pour les enfants. Mais il ne convient pas ici de faire des dépenses excessives eu égard à ses moyens ou trop de fatigue. Si l’on veut être très généreux, qu’on le soit d’abord envers les indigents de notre communauté qui en ont réellement besoin.
  • Le Mishté - festin de Pourim doit se dérouler dans la joie en évoquant tout ce qui s’est passé à Shoushan – Suze en Perse à Pourim. L’essentiel du repas doit réellement prendre place durant le jour. On aura prié Min’ha avant de commencer le Mishté. Un repas où le vin est à l’honneur au point où l’on peut en arriver à s’endormir et à ne plus distinguer entre « maudit soit Haman et béni soit Mordekhaï (Mardochée) ». Mais jamais on ne doit trop boire pour ne pas perdre la tête et risquer d’en venir à se déshonorer.
  • Les enfants et même des adultes ont l’habitude de se déguiser à Pourim pour rappeler le miraculeux renversement de la situation qui s’est produit à Pourim et pour augmenter la joie en ce jour.
  • On intercalera la prière Al haNissim (sur les miracles) dans la Amida et dans le Birkat Hamazone.
  • À Pourim, on ne dira aucune prière de supplication (Ta’hanoun), ni d’oraison funèbre (Hespèd).
  • Les habitants des villes ayant été entourées de murailles au temps de Yehoshoua Bin Noun, qui fêtent Pourim le 15 Adar, feront néanmoins un bon repas -mais pas un festin- le jour du 14 Adar. Et inversement, ceux qui fêtent Pourim le 14 Adar feront également un bon repas le 15 Adar.
  • On doit revêtir des vêtements de Shabbath le jour de Pourim. Tout travail réalisé ce jour-là n’apporte pas de bénédiction. Il est interdit de jeûner à Pourim sauf pour Taanith ‘Halom et seulement jusqu’à Min’ha

L’essentiel est de tout faire avec l’intention de servir Hashem de tout son cœur.

                                             ------------------

Il y a tout juste 10 ans, nous avions adressé par mail le texte suivant qui relate un tout petit peu l’histoire de Pourim :

 

« Nous vous adressons le texte ci-après, qui peut être lu directement sur le site à l’adresse suivante :

http://www.dvartorah.org/cms.php?id_cms=6  soit la Lettre de Dvar Torah n°6 page 10, ou encore les pages 136 – 138 du livre « PARCOURS…. ». À quelques modifications près, ce texte a été rédigé il y a 17 ans. »

 

« Pourim évoque le miracle de la délivrance de la terrifiante machination fomentée par Hamane qui ne visait que... l’extermination du Peuple Juif. Un homme, un seul, Mordekhaï, a osé tenir tête à ce despote, ce fou, descendant d’Amalek, pourtant Premier ministre du roi Ha’hashevérosh –Assuérus-. D’aucuns sont même allés jusqu’à reprocher à Mordekhaï de mettre tout le Peuple Juif en péril !... Parce qu’il refusait de se prosterner devant Hamane. Hamane qui se prenait pour une divinité et portait sur lui une statuette -pour nous faire trébucher en accomplissant un acte d’idolâtrie-. Si ce n’était peut-être pas de l’idolâtrie, ne pas se prosterner était à coup sûr une sanctification du Nom d’Hashem. Dans un cas où il est exigé de nous de commettre un acte d’idolâtrie, la Torah nous dicte de nous laisser mourir plutôt que de nous renier et renier Hashem. Au même titre, du reste, que si l’on veut nous contraindre à tuer quelqu’un, ou encore à commettre un inceste. Hashem n’abandonne jamais Son peuple s’il se repent, s’il fait Teshouva, et s’il s’attache absolument à respecter Ses commandements. C’est ce qui s’est justement passé à Pourim. En un instant, toute la situation a été totalement renversée. Sur ordre de Mordekhaï, à la demande de la reine Esther, tous les Juifs de Shoushane -Suze- ont prié, pleuré et jeûné durant trois jours consécutifs. Et Hashem les a entendus. Dès lors, le jour même où Hamane voulait pendre Mordekhaï, le roi lui ordonna de clamer dans toute la ville, devant Mordekhaï qui montait le cheval du roi : «Voilà l’homme le plus estimé du royaume ! ».  Hamane fut lui-même, un peu plus tard, pendu sur ordre du roi à la potence qu’il avait préparée pour y pendre Mordekhaï ! Tandis que Mordekhaï s’est vu confier d’immenses pouvoirs auprès du roi. Et les Juifs, qui étaient répartis dans les 127 provinces du royaume de Perse, purent se défendre et être sauvés. Alors qu’ils étaient sur le point d’être exterminés ! Quand Hashem le veut, tout est possible ! Et de nos jours, autant que depuis toujours. Vous souvenez-vous du Pourim de la guerre du Golfe en ‘91, alors qu’Israël vivait au rythme des dizaines d’explosions de scuds lancés d’Iraq ? Des explosions qui n’ont fait aucune victime directe ! Vous comprenez de quelle protection divine nous avons bénéficié ?!!! Tous ceux qui, en Israël et en dehors, étaient en état d’implorer Hashem, priaient et suppliaient pour qu’Israël soit épargné ! Au Koweit, les Alliés ne jouirent malheureusement pas de la même protection ! Et, subitement, la veille de Pourim, l’Iraq a capitulé et le danger a été écarté ! Il nous faut nous en souvenir et mériter la sollicitude d’Hashem à notre égard. C’est précisément pour nous le rappeler que nos Sages nous ont imposé de respecter quatre Mitsvoth à Pourim. Lire dans un parchemin ou écouter la lecture de la Meguilah sur un parchemin, une première fois à la nuit tombée, puis une seconde fois durant la journée qui suit. Offrir au moins deux mets prêts à être dégustés à au moins une personne. Faire des dons à au moins deux pauvres de la communauté pour qu’eux aussi aient les moyens de se réjouir de la fête. Et enfin, organiser -ou participer à- un Mishté, un festin, durant le jour, pour rappeler l’histoire de Pourim, où il est recommandé de boire du vin jusqu’à ce qu’on en vienne à ne plus distinguer entre «béni soit Mordekhaï» et «maudit soit Hamane».

Que vous ayez une très joyeuse fête de Pourim !

15 Shevath 5774 - 15-16 janvier 2014

Nous vous invitons tout d'abord à découvrir ou à relire ces quelques lignes sur Tou-Bishevath, le Nouvel An des Arbres, pages 8 et 9 de la lettre n°6 que vous trouverez à l'onglet "La Lettre" sur ce site www.dvartorah.org.

Certains parmi vous nous connaissent depuis longtemps, d’autres seulement depuis peu. Heureux du chemin que vous avez fait avec nous ? Nous l’espérons vivement. Mais il en est dans votre entourage qui n’ont pas pu en retirer le même parti que vous. Certains semblent réfractaires, "ne veulent pas en entendre parler" et préfèrent demeurer là où ils en sont. Si vous ne pouvez entamer un vrai dialogue avec eux, transmettez-leur un ou deux CD d’un cours de Torah. Ils en viendront peut-être à prendre conscience que d’autres valeurs existent, celles que leurs grands-parents ou du moins leurs ancêtres chérissaient. Or ces valeurs sont belles, puissantes et évidemment toujours actuelles, parce que profondément vraies.
À l’opposé, l’environnement qui nous entoure véhicule malheureusement tant de mensonges, d’agressivité et de haine. Il n'est pas du tout facile de ne pas en subir l'influence.
Or, ne rien faire, c’est accepter d’imiter et vivre à son tour ce mouvement si destructeur et, à terme, en venir à disparaître, à D.ieu ne plaise.
Au contraire, il nous faut nous renforcer les uns-les autres en rapprochant de nous ceux qui se sont écartés. Comment ? En apportant à notre prochain le meilleur que nous pouvons lui donner, pour que lui/elle aussi profite de la lumière –et à travers elle, de l’attention toute particulière, de la diligence inouïe et de la protection- offerte par la Présence divine à chaque ben/bath Israël. En nous préoccupant d’autrui, nous brisons son isolement et nous le connectons à une Communauté qui saura lui montrer qu’il/elle compte et que la Communauté a aussi a besoin de sa présence, devenue si essentielle. Ici on se rend compte de la valeur inestimable du don de soi, tant pour celui qui donne que pour celui qui reçoit.
Qu’Hashem aide pour que vous soyez partie prenante dans l’action que nous menons pour sensibiliser et faire revenir aux sources tous ceux qui se sont éloignés. Que se renforcent tous ceux qui ont conscience de la valeur de ce qu’Hashem, dans son infinie bonté, nous donne à chaque instant.

 

9 Tévèth 5774 - 12 décembre 2013 (fin de journée)

1 ou 3 jours de jeûne ?

Le 8 Tévèth, jour où la traduction de la Torah en grec par 70 sages, sous l’ordre du Roi Talmaï (Ptolémé IV) s’est achevée. Ce fut le début d'une très grande affliction. Il en a résulté de très nombreuses persécutions, à commencer par celles des Grecs. La révolte des Makabim et leur victoire miraculeuse à ‘Hanouka en témoigne. Or, absolument aucune traduction ne peut réellement transmettre tout ce que la Torah contient. Même si tous les commentaires rédigés en Lashon Hakodesh, en langue sainte, avaient été traduits, cela n'aurait suffit. Ces commentaires dont la fonction est justement d’éclairer tous les sens contenus dans l’Ecriture. Celle-ci est pleine de finesses, de sens, de subitilités, d'où découlent des raisonnements si profonds qui ne peuvent supporter aucune traduction. Celle qui en a été faite est donc nécessairement biaisée, imparfaite, insuffisante pour « dire » le pourquoi et le comment de la relation privilégiée d’Hashem avec son Peuple. La Torah a dès lors été vulgarisée, et la crainte qu’en avait les Nations a disparu. Nos Sages comparent la gravité de ce jour à celui où le veau d’or a été initié au pied du Mont Sinaï.

Le 9 Tévèth, décès d’Ezra le Scribe et du Prophète Jérémie qui ont œuvré ensemble pour le retour et la réinstallation des exilés de Bavel (Babylonie) en Eretz Israël. Mais ils se sont attachés à rétablir la pureté des lignées familiales, à engager ceux qui s'étaient éloignés à faire Teshouvah, à instituer des règles pour préserver, favoriser et développer la vie juive autour de la Torah (les 10 Takanoth d'Ezra). Rétablir le service dans le Second Temple, réhabiliter Jérusalem et faire renaître le Yishouv : installation physique, organisation, gestion, législation et sécurisation de la vie quotidienne de la population en Eretz Israël, faisaient naturellement partie de leurs préoccupations. Toujours avec le souci d'être en conformité avec l’esprit de la Torah le plus pur.

Le 10 Tévèth, début du siège de Jérusalem par Naboukhadnétzar (Nabuchodonozor). Siège qui a duré 3 ans et qui a conduit à la destruction du Premier Temple, le 9 Av, avec ses pertes immenses, ses souffrances terribles et l’exil en Bavel. Nos Sages déclarent que toute génération au cours de laquelle le Temple n’est pas reconstruit est responsable de sa destruction. C’est dire combien nous avons de raisons de nous affliger et de sa destruction, et du fait de ne pas encore mériter la venue du Mashia’h et l'établissement du 3ème Temple.

Ces trois jours devraient être jeûnés. Mais les Sages d’Israël n'ont imposé que le jeûne du 10 Tévèth. Le Peuple n’aurait pu supporter de jeûner durant 3 jours consécutifs.

Le jeûne intervient ici en tant qu'expiatoire. Nous prenons alors plus intensément conscience du besoin et de notre volonté de nous amender. Faire Teshouvah est de fait l'objectif principal à atteindre. Qu’il nous soit donné d’être encore plus dignes en accomplissant davantage et mieux ce qui est attendu de nous pour mérité la Gueoula, la délivrance.

Cette année le jeûne du 10 Tévèth a lieu ce vendredi 13 décembre 2013. Il commence à Paris le matin à 07:06 et s’achève à 17:39. Pour mémoire, l’allumage des lumières de Shabbath se fait ce vendredi à 16:35.

Bon jeûne et bon Shabbath à tous !

 

9 Tévèth 5774 - 12 décembre 2013 (début de journée)

Extrait d'une lettre à un proche.

"Tous ont reçu de vous énormément. Tous ont aussi voulu vous donner le meilleur d’eux-mêmes. L’appréciation humaine est, par nature, relative et subjective. De toutes les façons, les comptes ne nous appartiennent pas. Le monde est à Hashem. Nous ne devons que Le servir. Tout don se doit d’être Lishema (désintéressé, pour glorifier Son Nom). Tout ce que nous recevons vient de Lui. C’est Lui qui choisit les canaux par lesquels nous devons recevoir. Nous L’en remercions à chaque instant. Il nous faut être le meilleur Kéli (outil, réceptacle, intermédiaire) possible. Nous éprouvons aussi une Hakarath HaTov (sentiment de reconnaissance et de gratitude) vis-à-vis de ceux qui nous transmettent les bontés d’Hashem. Mais si j’estime ici un manquement de la part de mon prochain, tout reproche risque de contenir une revendication -forcément déplacée- à l’égard d’Hashem. L’homme est perfectible. Parfois il se trompe et il s’embourbe. Chacun doit alors accepter qu'autrui nous le dise pour que nous puissions nous corriger. Enfin, que l’on s’attache à toujours avoir un regard rayonnant, un visage bienveillant, exprimant et inspirant la bonté, cela, malgré les épreuves et l’adversité. Qu’Hashem, dans son immense bonté, nous guide, nous renforce et fasse que nous nous aimions davantage les uns les autres, comme Il l’attend, sans calcul d’aucune sorte, si ce n’est pour l’amour d’Hashem."

24 Kislev 5774 - 27 novembre 2013
Ce soir nous allumons la première lumière de ‘Hanouka, et ce chaque soir à la nuit tombée (sauf Shabbath où nous devons allumer un peu avant les lumières de Shabbath –à Paris si possible avant 16h30-, mais il faudra que les lumières brûlent au moins jusqu’à 18h20. En les allumant de manière à ce qu’elles soient visibles de l’extérieur on rappelle publiquement les miracles que nous avons vécu à ‘Hanouka.
Voici très très brièvement quelques points de repère sur ‘Hanouka.
Les Grecs voulaient nous faire oublier la Torah. Ce n'est qu'après la mort de l'empereur Alexandre le Grand que les persécutions ont commencé. Auparavant, Ptolémée avait imposé que la Torah soit traduite en grec. Soixante-dix sages ont été réquisitionnés et isolés, chacun dans une maison à part. Par miracle, tous remirent exactement la même version, malgré des adaptations exigées par la circonstance. En traduisant la Torah, notre plus grande richesse était devenue accessible à la puissance Grecque. Si elle reconnut la supériorité de notre foi sur leur philosophie, elle comprit aussi, hélas, comment nous atteindre. Dès lors les Grecs nous interdirent de respecter le Shabbath, de sanctifier chaque nouveau mois, et de pratiquer la circoncision. Trois piliers sur lesquels repose notre foi. Par le Shabbath, nous clamons qu'Hashem est le maître du monde. Par la sanctification du mois, la sainteté peut pénétrer le temps et toute la création. Par la circoncision, nous reconnaissons que nous sommes un réceptacle unique, lié à l'ensemble de la création, avec un programme clair, marqué dans notre chair, signe de l'alliance avec le Créateur. Sans ces trois fondements, nous n'existerions plus, à D.ieu ne plaise, en tant que Peuple Juif. C'est ce que les Grecs voulaient. Lorsque la coercition grecque fut trop intense, ce sont finalement les femmes qui, par leur courage et leur détermination, incitèrent les hommes à s'élever contre l'oppresseur. Yehoudith, la propre fille de Yo'hanane, le Kohen Gadol, le Grand Prêtre, réussit à enivrer Holopherne, le général d'armée d'Antiochus, le décapita, ramena sa tête et l'exposa à la porte de Jérusalem. En voyant la tête de leur chef, les armées grecques prirent peur et s'enfuirent. Tout le monde connaît la suite de l'histoire. La purification du Temple de Jérusalem. La fiole d'huile pure trouvée par miracle. Elle permit d'allumer, le 25 Kislev, la Menorah, le chandelier à sept branches, durant huit jours, alors que l'huile ne suffisait que pour un seul jour. D'où la Mitzva que nous avons d'allumer durant huit jours les lumières de 'Hanouka. Soit le premier jour, une lumière, accompagnée d'une autre, le Shamash. Puis le deuxième jour, deux lumières, plus le Shamash. Le troisième jour, trois lumières, plus le Shamash. Et ainsi de suite, jusqu'au huitième jour. La lumière supplémentaire, le Shamash, est placée sur un alignement distinct des autres lumières. Son rôle est d'éclairer pour que l'on ne profite pas de la lueur des autres lumières. Celles-ci représentent le Ner Tamid, la flamme qui était allumée en permanence dans le Temple. On ne devait en tirer aucun profit. Le Ner Tamid témoignait à la fois du lien entre Hashem et son Peuple et de la sanctification d'Israël. En somme, c’est là tout un programme auquel les lumières de ‘Hanouka nous rattachent.

En cette période trouble, emplie de menaces, nous avons besoin d’urgence que se renouvellent les miracles de ‘Hanouka. Ils expriment pour nous l’attention constante d’Hashem à l’égard de son Peuple pour le protéger et détourner les visées funestes de ceux qui veulent nous nuire.

Allumons dans tous nos foyers les lumières de ‘Hanouka, signe que nous y sommes attachés, que nous remercions Hashem de sa bienveillance, de sa protection, que nous avons absolument besoin, et pour tous les immenses cadeaux qu’Il nous accorde en propre ainsi qu’à tout le Peuple Juif.

Nous vous souhaitons un ‘Hanouka Saméa’h, avec beaucoup de joie et de sainteté dans toutes nos familles.

Bien à vous,

 

12 Mar'héshevan' 5774 - 16 octobre 2013

Nous travaillons en ce moment à la sortie de Hespédim et paroles de 'Hizouk, pour nous renforcer et exprimer notre douleur et notre peine. Elles ont été dites à la mémoire et pour l'élévation de l'âme de Morénou VeRabénou 'Hakham Ovadia YOSSEF zatsal qui nous a quittés il y a 9 jours. S'y sont révélés au monde la grandeur de l'être, celle de son étude et celle de ses actions. 'Hakham Ovadia YOSSEF zatsal a immensément contribué à relever le niveau spirituel de l'ensemble du Judaïsme Sefarade. Nous espérons pouvoir sortir rapidement les 3 événements en notre possession : à 'Haya Moushka - Paris 19è ; à Yad Mordekhaï - Paris 4è et Merkaz Hatorah - au Raincy. Ceux qui disposent d'enregistrements parfaitement audibles de Hespédim prononcés à Créteil, à Sarcelles, et bien entendu dans d'autres villes, sont invités à nous contacter pour nous les transmettre dès que possible pour que nous puissions aussi les diffuser. Tiskou LeMitzvoth !

 

8 Mar'héshevan' 5774 - 9 octobre 2013

Nous avons tenté d'écrire avant Rosh Hashana, le Nouvel an 5774. Nous avons réessayé à l'occasion de Kippour. Nous savions que nous ne le pouvions pas juste avant Soukoth, tant les problèmes informatiques rencontrés alors ont inhibé cette occasion d'échange.

C'est maintenant du passé. Mais nous avons été empêché de transmettre un peu de chaleur, d'alerter et réveiller ceux qui demeurent encore trop en marge pour qu'eux aussi vivent intensément tous ces moments riches, dramatiques, grandioses et merveilleux. À Shemini Atséreth - Sim'hath Torah nous avons achevé avec Vezoth Haberakha ("Et voici la bénédiction") la lecture des rouleaux de la Torah et repris depuis le début à Beréshith ("Au commencement").

L'occasion nous était donné de se réjouir et de fêter l'immense cadeau qu'Hashem nous a fait en nous donnant la Torah, de la vivre, de l'étudier, de s'en inspirer et, partant, de grandir. En plus d'être un mode d'emploi de la vie, la Torah recèle les moyens d'épanouissement pour chacun. Ce sont des moments uniques de Sim'ha, de joie profonde, qui fait vibrer parce que nourrie de Kedousha, de sainteté. Il faut pouvoir la ressentir et la partager.

Assurément, il convient d'en mesurer l'enjeu, d'imposer des règles et de s'y tenir. À défaut, nous passons à côté, le message n'est pas transmis et, en définitive, nous assistons à un gâchis.

Comme pour tout, cela implique une réelle volonté de prise de conscience et un ardent désir de voir que les actes qui en découlent soient cohérents, harmonieux et en parfaite adéquation. C'est être conséquent avec soi-même. Lorsque cette prise de conscience prend la Torah comme référence et s'appuie sur l'enseignement de nos Sages, les chances de réussir sont infinies.

Nous ne pouvons que le souhaiter pour chacun d'entre nous ! Que cette nouvelle année 5774 soit bonne et bénie pour nous tous et le Klal Israël, Amen !

 

49ème jour du Omer, veille de Shavouoth (14 mai 2013)

À quelques heures de Shavouoth 5773.

Rentrez vite, c’est bientôt la fête du Don de la Torah !

Encore une fois que nous sommes pris de court. Le temps nous manque tellement que nous ne parvenons pas à tout « boucler » à temps.

C’est donc ce soir, à Paris, l’allumage des bougies est dès 21:06. La fête du Don de la Torah dure deux jours et se termine donc jeudi à la sortie des étoiles (22:27 à Paris). On commencera la prière du premier soir également lors de l’apparition des étoiles pour qu’alors, effectivement, les 7 semaines qui séparent Pessa’h de Shavouoth soient complètes. Durant ces 7 semaines, chaque nuit, nous avons compté le ‘Omer pour parvenir à ce moment si grandiose, que le Peuple Juif a vécu en recevant la Torah.

Laissez-nous reprendre un texte déjà publié dans la lettre n° 3 et dans le livre Parcours… à la page 49.

 

"L'étude et le Don de la Torah.

C'est vrai, nous ne pouvons pas y échapper. Cette question s'impose. Elle brûle même. La difficulté, pour la très grande majorité, est de comprendre pourquoi il faut étudier. En réalité la réponse peut être fournie en toute logique. Et en effet, il est logique de dire que c'est grâce à la Torah que nous pouvons réellement être nous-mêmes, nous pouvons retrouver nos racines, nous y attacher, y puiser notre énergie, notre vie. Et c'est capital ! Un fameux Midrash nous dit à ce sujet que le renard affamé, voyant les poissons dans la rivière, crut avoir une idée de génie en s’adressant à eux ainsi : "Mes chers frères, vous vous souvenez de nos ancêtres communs, ils étaient bien ensemble, alors rejoignez-moi sur la berge, vous y serez à l’abri des filets des pêcheurs et je vous protégerai."

Et les poissons de répondre : "Nous préférons essayer d’échapper de nous mêmes aux pièges des pêcheurs plutôt que d’être sûrs de finir dans votre ventre."

Tout cela est incontestablement clair. Mais suffit-il de le savoir pour en être profondément convaincu ? Au point où nous considérions l'étude de la Torah comme une priorité incontournable. Et de s'y adonner, ne fût-ce qu'un peu de temps, mais régulièrement ? Alors que, par ailleurs, le monde extérieur appelle avec tant d'insistance à nous faire croire qu'il recèle le bonheur, la plénitude et la finalité.

Rappelons-nous, lorsque nous étions au Mont Sinaï, il y a 3325 ans, l'ensemble du Peuple Juif était acculé à se prononcer et à accepter la Torah. "Na'assé VeNishem'a = nous ferons et nous comprendrons". Le Don de la Torah a eu lieu dans des conditions tout à fait dramatiques. Lorsque D.ieu s'est adressé aux Bneï Israël, Sa parole était si intense que nous n'avons pu supporter d'entendre que le premier des Dix Commandements. Le "nous" désigne bien sûr nos ancêtres, via les quelque 150 ou 200 générations qui nous en séparent, soit 600.000 âmes, en ne comptant que les hommes de plus de 20 ans, dont nous sommes les héritiers et les dépositaires. Lors du Don de la Torah, tous les Bneï Israël ont donc été projetés au loin et se sont évanouis. C'était terrible. Le corps de chacun était totalement ébranlé. La Guemara Shabbath (88a) relate que le Mont Sinaï était renversé au-dessus de nos têtes, comme un tonneau, prêt à nous ensevelir, si nous n'acceptions pas la Torah. "Nous ferons et nous comprendrons !" fut la réponse de tout le peuple. Nous ferons et alors seulement nous comprendrons, ou plus exactement, nous serons en mesure de comprendre. Ce n'est donc pas une démarche purement intellectuelle qui nous a déterminés à agir, mais bien du fait de l'interpellation de tout notre corps, de tout notre être, de tout notre esprit, engagé à accepter la parole d'Hashem, pour vivre ! Ce n'est donc pas une affaire d'intellect et de stricte logique. Du reste, que ceux qui seraient révoltés ou choqués à l'idée d'une  contrainte, apparemment si coercitive, se rassurent. Près de 1.000 ans plus tard, les Beneï Israël ont cette fois accepté la Torah de leur plein gré et sans aucune contrainte. C'était à l'époque de Pourim, presque 70 ans après la destruction du premier Temple de Jérusalem, à Suze et dans toute la Perse, où les Beneï Israël avaient été exilés. Il est vrai que les Bneï Israël étaient alors menacés d'extermination par Hamann, et c'est en faisant Teshouvah, en se repentant, en priant, en jeûnant et en demandant les Ra'hamim, la miséricorde du Ciel, qu'ils ont été sauvés par la Providence. Na'assé VeNishem'a, nous ferons et nous comprendrons, est le chemin selon lequel les Beneï Israël appréhendent le monde créé et dirigé par Hashem. Nous ferons la Torah, nous accomplirons les commandements qu'elle contient, nous réaliserons Sa volonté, alors nous pourrons comprendre le sens, la profondeur, la raison d'être de chacun des gestes que nous faisons pour Hashem. Et par conséquent, il apparaît combien il serait fou de ne pas accomplir ce qui nous a été prescrit. C'est notre Dérèkh, notre chemin, la façon dont le Peuple Juif fonctionne. C'est sa nature profonde, intrinsèque, qui devrait être nôtre, au même titre que la façon dont nous respirons ou nous avançons en mettant un pied devant l'autre. Cela est plus dur à comprendre lorsque le monde environnant réclame d'autres critères pour agir, ou même lorsqu'il n'en supporte aucun, et où toute limitation est perçue comme insupportable. C'est vrai qu'il y a chez nous des limitations, sous forme d'obligations de faire et d'interdictions. Mais elles sont là pour nous protéger. Et c'est en franchissant ces limites que nous nous mettons en danger. Car commettre un interdit nous affaiblit. Nous sommes alors d'urgence appelés à nous amender, à réparer et à demander le pardon. Par opposition, lorsque nous remplissons scrupuleusement toutes nos obligations, au-delà de la joie qu'elles procurent, ce qui en soi est déjà immense, nous nous sentons sereins, heureux et reconnaissants d'avoir été l'objet de tant de sollicitude de la part du Ciel. Le Ciel qui nous a fait la bonté de nous donner l'occasion de faire, de réaliser, d'apporter du bien sous tant de formes possibles. Mais une autre forme de récompense -si l'on peut dire- nous attend."

La suite se trouve où vous savez.

Juste 2 ou 3 points en guise de rappel :

La première nuit est généralement consacrée à une veillée d’étude de la Torah, pour rattraper le temps où nous nous étions endormi dès après avoir entendu le premier des dix commandements.  

Le premier jour nous lirons dans le Séfer Torah la partie de la Parashah Yitro qui porte sur les dix paroles, les dix commandements, qui nous ont été donnés au Mont Sinaï, certainement pour nous les remémorer et les rendre si possible encore plus présents en nous.

Nous avons la coutume de consommer des mets lactés en souvenir, entre autres, du fait que Moshé Rabbénou avait refusé de prendre le lait d’une égyptienne. La fille de Pharaon avait recueilli Moshé Rabbenou lorsqu’il se trouvait dans son berceau, flottant sur le Nil. C’est alors que Miriam, la sœur de Moshé Rabbénou se dévoila et proposa à la fille de Pharaon une nourrice hébreu qui n’était autre que Yokhéved, la mère de Moshé Rabbénou. Ce jour-là était le 6 Sivan, le jour du Don de la Torah. Une bouche qui devait parler avec Hashem et au nom d'Hashem devait être préservée de toute souillure.

Le temps nous manque pour vous en dire davantage.

Que chacun puisse vivre la fête du Don de la Torah, Shavouoth, dans la joie et la sainteté, en mesurant l’immense cadeau qui nous a été donné par le Ciel et qui du reste continue à nous être donné chaque jour et à chaque instant. ‘Hag Saméa’h !

                                                                          

 

29ème jour du Omer (24 avril 2013)

DE PESSA’H À SHAVOUOTH (suite)

Si un Juif était parti en voyage en mer ou dans le désert, s’il était captif, ou encore s’il était impur, il n’a pu célébrer Pessa’h. Or ceux qui en ont été empêchés ont expressément demandé qu'il soit institué une seconde chance pour célébrer cette fête. C’est donc pour tous ceux qui en avaient été privés que Pessa’h Shéni, littéralement « un second Pessa’h » a été mis en place (Bemidbar Baalothekha 9, 9-12). Pessa’h Shéni est célébré 30 jours après Pessa’h, le 14 Iyar, qui correspond au 29ème jour de l’Omer.

Rav ATTALI de ateret-malhrout.org précise :

« Le 14 Iyar on a l'habitude d'allumer des bougies pour l'élévation de l'âme de Rabbi Méïr en rajoutant des prières personnelles. Il y a plus d'une centaine d'années le Rav 'Haïm Aboulafia inaugura le mausolée du Tsadik à Tibériade et cette date vint s'inscrire dans les anales. Donc ce n'est pas la date de la disparition de Rabbi Méïr. Selon le Ben Ish 'Haï, il est bon d'allumer des bougies pour Rabbi Méïr Roch 'Hodech Téveth ».

Certains retiennent néanmoins la date du 14 Iyar pour célébrer la Hiloula de Rabbi Méïr Baal Haness, qui était l’un des principaux Tanaïm - commentateurs de la Mishna et l’un des élèves de Rabbi Akiva.

Or, la période qui sépare Pessa’h jusqu’à Shavouoth revêt un caractère de deuil, en souvenir de la perte des 24000 élèves de Rabbi Akiva. Ils périrent décimés par une épidémie. Absence de réjouissances donc, on ne célèbre pas de mariages ni l’on joue ou même l’on écoute de la musique jusqu’au 33ème jour du Omer. Lag est une abréviation composée des lettres Lamed et Guimel. Lamed a comme valeur numérique 30, et Guimel 3. En les associant, nous obtenons 33. À propos de cette épidémie, nous vous invitons à relire la Lettre n°3 pp.2-3, à partir de l’onglet « La Lettre » sur notre site www.dvartorah.org ou bien encore dans le livre PARCOURS… pages 44 et suivantes. 

Lag BaOmer est bien le jour de la Hiloula de Rabbi Shimon Bar Yo’haï, autre grand Tana de la Mishena. Il eut aussi l’immense Zekhouth, mérite, de retranscrire le Zohar, la Kabbala. Voir à ce sujet la Lettre n° 10, page 5, ou encore le livre PARCOURS… page 199. C'est donc un grand jour de joie, selon la demande du Tsadik, qui est célébré dans tout Israël par de grands feux de bois. Ils rappelent la grande lumière qui prévalut le jour de son départ de ce monde. Près d'un million de 'Hassidim pélerinent sa tombe à Méron, près de Tsfatt (Safed) chaque année ce jour là. C'est aussi l'occasion de couper pour la première fois les cheveux des garçons qui ont atteint l'âge de 3 ans. De même, les enfants taillent des arcs et lancent des flèches. Ceux-ci symbolisent l'arc-en-ciel, qui n'est pas apparu durant toute la vie de Rabbi Shim'on Bar Yo'haï. L'arc-en-ciel rappelle l'alliance qu'a faite Hashem avec les hommes après le déluge. Hashem a alors promis de ne plus détruire le monde. L'apparition de l'arc-en-ciel rappelle à l'humanité qu'elle faute et donc qu'elle mérite d'être sanctionnée. Or la non apparition de l'arc-en-ciel durant la vie de Rabbi Shim'one résultait de la protection qu'il exerçait sur le monde grâce à ses mérites. Ce qui nous exonérait d'un châtiment. 

Nous reviendrons vers vous dès que possible.

 

27ème jour du Omer (22 avril 2013)

DE PESSA’H À SHAVOUOTH

La période du ‘Omer est la période qui sépare Pessa’h de Shavouoth. Pessa’h est le temps de la sortie d’Égypte et de la libération. Elle marque le début de la formation du Peuple Juif. Il s’est dirigé vers le désert où il avait rendez-vous au pied du mont Sinaï pour y recevoir la Torah. Le Peuple Juif –en formation- avait au Sinaï un niveau d’élévation spirituelle inégalé. Le décompte des 49 jours qui séparent le lendemain de Pessa’h au Don de la Torah est à vivre comme un tremplin pour nous élever chaque jour d’un échelon pour nous préparer à recevoir la Torah à Shavouoth. La Torah apparaît ici comme la Ketouba, le contrat de mariage, qui lie Israël à Hashem. Tout contrat doit être minutieusement étudié pour savoir ce à quoi l’on s’engage. Or le Peuple Juif était à un niveau tel qu’il a accepté le contrat, d’accomplir la Torah, d’emblée et dans sa totalité. À chacun de la mettre en pratique et de l'étudier. Pas seulement pour savoir ce dont il s’agit, mais pour connaître le lien tout à fait privilégié qui nous lie à Hashem. Nous y trouvons l’affirmation et le témoignage que nous sommes Ses enfants, des fils de Roi. Que chaque Juif ait conscience et éprouve réellement le sentiment d’être un enfant d’Hashem et fils/fille de Roi !

21ème jour du Omer (16 avril 2013)

LE PARDON

Chacun d’entre nous peut demander à Hashem de nous pardonner nos fautes et nos manquements. Hashem nous a fait là un immense cadeau ! Dans son infinie bonté, Il est effectivement prêt à nous pardonner. À la condition que nous regrettions nos écarts de tout notre cœur. Mais il faut aussi que nous nous engagions à nous corriger et à accomplir ce qui est attendu de nous par le Ciel. Kippour est le temps de prédilection. Mais en réalité nous pouvons tout le temps et à chaque instant demander pardon, nous amender et revenir vers Hashem.

Seules les fautes commises envers Hashem sont ici considérées. N’y sont pas incluses les fautes commises envers autrui. Or, il existe un moyen de nous “blanchir” de nos écarts de conduite envers nos prochains. Il consiste à leur demander expressément de nous pardonner. Selon la faute commise, il se pourrait que nous ayons aussi besoin de réparer le préjudice causé. Personne ne gagnera à rester fier et à s’abstenir de demander pardon envers ceux qui ont été offensés ou lésés. Notre “dossier” restera chargé de ces fautes-là. Plus longtemps nous nous abstenons, plus le dommage peut être ressenti et, de fait, grandir. Ce dernier peut, à la longue, se transformer en un redoutable accusateur. Par nature, un accusateur réclame justice et réparation. Sous quelle forme ? Il ne nous appartient pas de le définir. Mais elle pourrait s’avérer des plus douloureuses pour nous, voire pour nos proches, à D.ieu ne plaise.

 

(Mars 2013)

LE RETOUR

Revenir vers Hashem, c’est aussi reconsidérer notre attitude vis-à-vis de notre prochain. Car comme le précise Rabbi Akiva : « Aime ton prochain comme toi-même » est l’un des principes fondateurs de l’enseignement de la Torah. Lorsqu’un candidat à la conversion s’est présenté devant Hillel en lui demandant de lui enseigner toute la Torah le temps qu’il se tienne debout sur un pied, Hillel lui répondit : « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ». Le reste n’est que commentaires, vas et apprends ! Le Rambam (Maïmonide) donne une version plus engagée, à savoir : « fais à autrui ce que tu veux qu’on te fasse ». Il s’agit ici de veiller à ne faire, à n’agir envers autrui, que comme nous aimerions que l’on agisse envers nous. Quant à Rav Yerou’ham Leibovitch, le Mashgia’h, directeur spirituel, jusqu’à son départ de ce monde en 1936, de la Yeshivah de Mir en Lituanie, il va peut-être encore plus loin. En substance, le Rav Yerou’ham zatsal dit que Hashem est le Roi que tout le monde se doit de faire régner sur soi, d’honorer et de craindre du plus profond de nous-mêmes. Or chacun doit aussi faire régner son prochain sur soi pour le respecter et l’honorer comme il se doit. En d’autres termes, nous devons parvenir à réaliser que notre prochain est un roi auquel nous nous devons d’accorder tous nos égards. On le voit, il y a la relation entre l’homme et Hashem, d’une part, et la relation entre l’homme et son prochain d’autre part. Or ces deux types de relations sont absolument fondamentales et complémentaires. Au point où celui qui veut honorer Hashem et s’attacher à accomplir toutes les Mitsvoth de la Torah, mais qu’il ne recherche pas à aimer et à respecter son prochain comme cela est prescrit, est très loin de réaliser ce qui est attendu de lui. Il ne peut dès lors être considéré comme une personne craignant D.ieu et servant Hashem.