N° 13  ‘Horef  5768 - Hiver 2007/8 27.Nov.2007

N° 13 ‘Horef 5768 - Hiver 2007/8

 

“Lorsque la Torah est bien comprise, elle protège, met à l’abri, et illumine les yeux de tous ceux qui la vivent !” 

 

PARTAGEZ AVEC NOUS LA MITZVAH ! 

Les 613 Mitzvoth ne peuvent être toutes accomplies par chaque membre du peuple Juif (voir Lettre de Dvar Torah (LDT) n°8 pages 1 à 5). Cependant quelques-unes doivent être réalisées par tous, sans exception. Ce sont tout d’abord les Dix Paroles, ou Commandements, au nombre desquels figure la célébration du Shabbath. De même, la pratique des lois alimentaires de la Kasherouth, ou encore les règles de pureté familiale, nous concernent tous. Il est bien d’autres Mitzvoth applicables à tous, mais il n’est pas de notre propos de les énumérer. Le Rambam (Maïmonide) et le Séfer Ha’Hinoukh, entre autres, les ont étudiées et leurs écrits font depuis partie du cursus de tous nos érudits. Cependant, les Mitzvoth qui régissent les rapports avec autrui -Ben Adam La’Havéro (voir LDT n°11 pages 6 et 7)- doivent répondre à une condition qui surprend tous ceux qui débordent d’altruisme et de très grande générosité. La condition est ‘Hayékha Kodmim : ta vie passe avant, a la priorité sur la vie d’autrui. Si je suis dans le désert et que je ne dispose que d’une gourde d’eau tout juste suffisante pour me maintenir en vie jusqu’à ce que je puisse me ravitailler, je n’ai pas le droit de la partager avec mon compagnon de route sous prétexte que je dois aussi accomplir la Mitzva de VeAhavta LeRéakha Kamokha - d’aimer ton prochain comme toi-même (voir la Guemara Baba Metsia 62a). Certes, je dois tout faire pour le soulager et l’aider à survivre, mais pas sur le compte de ma propre survie. Dès lors, le parfait accomplissement de la Mitzva de VeAhavta LeRéakha Kamokha - d’aimer ton prochain comme toi-même exige le respect de la condition de ‘Hayékha Kodmim : ta vie passe avant, elle a la priorité. Et il en est de même pour le Ma’asser, la dîme. Chacun doit donner son Ma’asser, soit 10% de ses revenus nets après impôts (voir LDT n°3 pages 1 et 2 et n°8 pages 3 et 5). Ces 10%, il doit les destiner aux pauvres ou pour soutenir des œuvres d’étude et de propagation de la Torah. Cependant, si j’ai un membre de ma famille, par exemple un frère, un père, un oncle, un fils, un grand-père, un petit-fils ou une nièce, qui se trouve dans l’indigence, j’ai une obligation prioritaire à son égard. Je me dois de lui porter assistance avant toute autre personne avec qui il n’y a pas de lien de sang et avant toute institution de Torah. Ta famille, par le lien du sang, a la priorité sur tous les autres. Je ne me rends vraiment quitte de la Mitzvah de Ma’asser que si je me préoccupe d’abord de soulager le sort de mes proches, ‘Aniyékha Kodmim, tes pauvres qui sont dans le besoin ont la préséance. Ce n’est qu’après les avoir secourus que je peux m’occuper de soulager ou de défendre d’autres causes. La règle est claire. Elle ne supporte aucun prétexte ou aucune considération subjective du type : il ne m’est pas sympathique, il est arrogant, il m’a mal répondu ou je ne sais quoi. Fais d’abord ce que tu as à faire, le reste, à la limite, ne te concerne pas. S’il est fier ou honteux et ne veut rien recevoir, il y a toujours moyen de lui donner sans qu’il sache d’où vient l’argent. L’essentiel n’est-il pas de donner et de secourir ? D’ailleurs il est toujours préférable de faire un don de façon anonyme. Dans le fond, seules des considérations fiscales, qui permettent en définitive de donner davantage, justifient de connaître le nom du donateur. Peut-être aussi pour encourager d’autres à donner. Faire savoir à autrui qu’on lui a fait du bien, risque d’entacher l’acte de ‘Hessed-bonté-don, du désir d’être reconnu et d’une attente de reconnaissance. Tu fais ce que la Torah te prescrit, donc tu fais le bien. Le bien entraîne toujours le bien et, en tout cas, il ne nous revient pas de juger les comportements. Les seuls comptes que nous pouvons et devons faire sont de vérifier que nous donnons effectivement au moins 10% de nos revenus en Ma’asser et en Tsedaka, là où il le faut. Seul Hashem peut faire les comptes qu’Il juge utiles. D’autant que les règles qu’Il fixe ne sont pas toujours à notre portée. N’est-ce pas une raison suffisante pour ne pas s’y risquer selon notre entendement ? Donc ‘Hayékha Kodmim, ta vie, ton sang a priorité. 

 

Incidemment, lorsque je me préoccupe de moi, dans le sens prescrit par la Torah, je tiens compte aussi de mon prochain, et du Klal, de l’ensemble. Ne sommes-nous pas tous reliés et inclus dans le projet d’Hashem pour l’ensemble d’Israël ? 

 

Cette approche rend légitime que, pour une fois, nous n’allons pas nous limiter à encourager de quelques mots à tirer parti des diffusions de Dvar Torah. C’est ce que nous avons fait jusqu’à présent à la fin de chacune des Lettres de Dvar Torah. ‘Hayékha Kodmim, ta vie a priorité. Il s’agit ici de la vie de Dvar Torah et, d’une certaine manière, aussi celle de tous ceux qui ont bénéficié de Dvar torah et/ou en tirent et en tireront parti. Qu’est-ce qui nous motive ? Quelle est notre mission ? Il apparaît indispensable, précisément en ces temps pleins d’attentes, que chacun puisse comprendre un peu mieux ce que nous faisons, à quelles fins et comment en définitive nous sommes tous concernés et partie prenante. Ce n’est pas par curiosité ou voyeurisme. C’est uniquement pour offrir une chance de partager des valeurs, des actions et peut-être aussi des objectifs.  

 

L’homme est faillible, chacun le sait, et nous l’avons plus d’une fois évoqué (LDT n°6 et n°11 page 6). Aussi, nous n’avons jamais voulu nous focaliser sur des hommes, aussi exceptionnels soient-ils, mais uniquement sur leur transmission, en l’occurrence sur la Torah qu’ils nous enseignent. Les Guedolim, les Grands Maîtres, que nous avions consultés, se sont opposés à ce que nous filmions les cours pour une large diffusion. Y voyaient-ils un risque d’entraîner le public vers ce qui pourrait ressembler à un culte de la personnalité envers tel ou tel orateur ? Ceci relèverait-il, même d’une manière très ténue, de la ‘Avoda Zara, d’un culte idolâtre ? Ce serait alors rigoureusement interdit. Dans ce monde où les media ont un rôle démesuré, parfois grandiose, mais hélas, le plus souvent destructeur, il est de notre devoir absolu de ne causer aucun préjudice, ni d’entraîner quoi que ce soit de répréhensible. Autrement, comment pourrions-nous justifier notre action ?  

 

La Torah nous a été donnée au Mont Sinaï, il y a 3320 ans. Elle a été donnée à tous les Juifs. Et son enseignement s’est perpétué depuis lors de génération en génération par le canal de Yeshivoth -Ecoles Talmudiques-, de Grands Maîtres, d’Erudits, de Rabbins de Communautés, de cercles d’études, mais aussi de tout un chacun qui a étudié et continuait à le faire. Malheureusement de grands bouleversements sont venus malmener puis presque stopper ce processus de transmission. Cela a vraiment commencé à l’apparition du mouvement libéral ou réformé en Allemagne vers 1850. Il s’en suivit des persécutions et des déportations de Juifs en Russie, d’abord au temps des Tsars, puis à l’époque de Staline. La Shoah, durant la dernière guerre mondiale, fit hélas ce que l’on sait dans toute l’Europe. Enfin l’exode des Juifs des pays du Maghreb poussa à l’assimilation dans les sociétés des pays d’accueil. La plupart des cadres Juifs avaient été exterminés, les réseaux de transmission étaient démantelés. Il fallait tout recommencer, patiemment, geste après geste, prière après prière, cours de Torah suivis d’autres cours de Torah. C’était extrêmement lent et laborieux. Mais Hashem a insufflé la foi, la volonté, l’énergie. L’amour du prochain était plus fort que tout. Et Baroukh Hashem une certaine avancée est ressentie parfois très franchement, parfois très modestement, parfois hélas pas du tout. Aussi, les larmes de joie se mêlent trop souvent à des larmes de peine. Les statistiques nous font peur : dans la majorité des cas, les mariages se font entre Juifs et non Juifs. Pour notre Peuple, cette hémorragie n’est rien d’autre qu’une nouvelle Shoah ! Or l’indifférence et le laisser-faire équivalent à la mort ! Croyez-vous que nous exagérons ? Si je ne transmets pas les valeurs de notre foi, notre spécificité de peuple élu, la grandeur de notre héritage, la richesse inouie de notre patrimoine, que restera-t-il ? Qui s’en nourrira ? Qui portera le flambeau ? Les enfants auxquels nous ne donnons pas ce que nos grands-parents possédaient seront désemparés. L’attrait illusoire, factice, superficiel et creux d’un monde qui ne laisse aucune place à Hashem, à Sa sainteté, à la spiritualité, les attend pour, à D.ieu ne plaise, les faire disparaître en tant que Juifs. Notre responsabilité est engagée. Qui peut froidement tolérer qu’au jour de la venue du Mashia’h, du Messie, -que nous espérons le plus vite possible- seul un cinquième des Juifs puisse mériter la délivrance, comme ce fut le cas lors de la sortie d’Egypte ? Et puis, au-delà des statistiques et des chiffres, il y a l’engagement pris au Sinaï par nos Pères, pour eux et pour toutes les générations à venir, de vivre la Torah. Or, c’est par l’enseignement de la Torah qu’il nous est donné de vivre la Torah, de servir Hashem, de sentir la sainteté nous pénétrer, nous illuminer, et nous rapprocher du Créateur. A ceux qui sont sceptiques, mais néanmoins en quête de vérité authentique, qu’ils s’attachent à manger Kasher, à ne pas avoir de relations intimes interdites et à vivre le Shabbath comme il se doit. Puis, qu’ils commencent très vite à suivre un cours de Torah donné par un Rav. S’il n’y en n’a pas dans leur environnement, qu’ils se procurent la série de livres “La voix de la Torah” du Rav Elie Munk et l’étudient en voulant réellement comprendre et s’imprégner du sens de son commentaire. La même démarche est suggérée avec la collection “Parashah et Midrash” qui regroupe les commentaires de Rav Frankforter sur les 54 sections de la Torah. Nous ne pouvons que conseiller à tous d’en tirer parti et bien sûr de puiser dans les autres enseignements que Dvar Torah diffuse en CD et, d’une manière imminente, en téléchargement à partir de notre site.  

   

A Dvar Torah, nous essayons, à notre niveau, de combler l’absence et l’insuffisance de transmission. Nous œuvrons de toutes nos forces avec tous les moyens dont nous disposons. 

  

Les pensées d’un homme lui viennent d’Hashem. “Mais enfin, Hashem n’est que sainteté et spiritualité ! Or nos pensées ne sont pas toujours ni très pures, ni très élevées. Comment peuvent-elles venir d’Hashem ?” Un Diyouk, une précision, est nécessaire. Les pensées d’un homme lui viennent d’Hashem en fonction de la relation qu’il a avec Hashem ou, en d’autres termes, en fonction du degré de proximité qu’il éprouve avec le Créateur. Si des pensées frivoles l’amènent à être inconséquent, à faire le clown ou le voyou, cela signifie qu’il ne se préoccupe guère d’évoluer dans les voies d’Hashem et de respecter Ses préceptes. A l’opposé, s’il est méticuleux dans l’accomplissement des Mitzvoth il recherchera à coup sûr à améliorer ses Midoth, ses traits de caractère, pour atteindre une plus grande perfection dans sa conduite et dans son service d’Hashem. Les pensées de l’un sont diamétralement opposées à celles de l’autre. L’un se plaint des épreuves et des embûches qu’il rencontre sur son chemin. L’autre comprend que les épreuves sont en fait un cadeau envoyé par le Ciel pour l’amener à surmonter des difficultés. Des difficultés qu’il considère en définitive un peu comme une bénédiction. Parce que grâce à elles, il pourra aller de l’avant, se délester de handicaps -choisir et évacuer ce qui n’est pas essentiel- et s’élever vers de nouveaux sommets. Et malgré cela, on ne doit pas demander qu’il nous soit adressé des épreuves ! N’est-ce pas une façon particulièrement constructive d’appréhender chaque instant ? Jugez plutôt. Tout d’abord, notre moral n’est nullement affecté par un supposé échec, et nous n’en sommes pas déprimés. Puis, et c’est là le plus important, nous nous hissons au niveau de celui qui est l’objet de la sollicitude d’Hashem. Nous recevons un message qui nous dit : vas-y, relève le défi, ne perd pas pied, aie confiance, Hashem est avec toi, fais ce que tu dois faire ! En associant Hashem à nos actions, nous Lui demandons en fait Son aide. Nous Lui montrons combien nous avons besoin de Lui. En définitive nous nous montrons à nous-mêmes combien nous ne sommes rien et combien IL EST TOUT !  En d’autres termes, nous grandissons en humilité et nous renforçons notre croyance et notre confiance en Hashem. Existe-t-il une meilleure option et un meilleur programme ? Ils débouchent sur un grand plein d’énergie, un sentiment de plénitude, de sérénité et de joie. Qui peut offrir un plus grand cadeau ? Sans compter celui de nous permettre d’aller de l’avant, de se délester de handicaps et de s’élever vers de nouveaux sommets. 

 

Baroukh Hashem, à Dvar Torah nous avons rencontré beaucoup d’épreuves. Et Baroukh Hashem, malgré elles ou plutôt grâce à elles, nous n’avons cessé d’avancer et de persévérer pour produire des documents de la plus grande qualité qui soit, tant au plan technique, qu’au niveau de l’embellissement du message, en y supprimant bruitages, hésitations de langages, lapsus, et autres imperfections, celles que l’on imagine, comme celles que l’on n’imagine pas. Nous avons persévéré également pour diffuser à des conditions qui se veulent à la portée de toutes les bourses. D’autres initiatives ont vu le jour depuis parce que, contrairement à Dvar Torah, elles ont pu jouir de soutiens financiers qui nous ont fait cruellement défaut. Là a été notre point faible ! Et, Baroukh Hashem, malgré cela, notre motivation n’a pas faibli d’un iota ! Baroukh Hashem parce que nous sommes toujours là à œuvrer pour le Klal ! Baroukh Hashem parce que contre toute attente il semble que l’on apprécie ce que nous faisons et que certains s’inquiètent lorsque nous prenons du retard, notamment dans la parution de cette Lettre de Dvar Torah ! Baroukh Hashem parce que nous nous attachons scrupuleusement à respecter les préceptes de la Torah et nous nous refusons de causer le moindre tort à quiconque ! Baroukh Hashem parce que nous avons enfin compris qu’il fallait que nous nous adressions à vous comme nous le faisons aujourd’hui ! Baroukh Hashem parce que nous savons que notre message vous va droit au cœur, et que nous le sentons battre pour cette même cause. Alors si vous le voulez, faisons que nous ayons les moyens de faire ensemble beaucoup plus pour renverser la tendance. Il nous incombe de tout faire pour que tous nos jeunes veuillent se marier uniquement avec un/e juif/ve. Pour cela, il nous faut éduquer, ouvrir les yeux, faire prendre conscience. Tous les moyens doivent être réunis et au plus vite ! Sinon, nous arriverons beaucoup trop tard ! Si vous sentez que nous parlons vrai, que nous sommes dignes de confiance, et que, par ailleurs, vous n’avez plus à porter assistance à des parents dans le besoin, alors vous pouvez nous adresser vos dons dans la mesure de vos possibilités et dans la limite des 10% de votre Ma’asser. Ils seront immensément les bienvenus. Un reçu cerfa sera adressé en retour pour tout don à partir de 15 euros. S’il plaît à D.ieu, nous pourrons compter sur vous ! Et ce sera une nouvelle et grande bénédiction que de pouvoir agir, réaliser et faire avancer, avec vous et aussi grâce à vous ! D’ores et déjà nous vous souhaitons de faire de nombreuses Mitzvoth ! 

  

‘Hayékha Kodmim, ta vie passe avant ! Et néanmoins... “Vous avez donné une carte de visite à mon mari !” (vous l’avez fait découvrir -sa Torah, son enseignement- au monde) s’est une fois exclamée l’épouse d’un Rav, alors très peu connu, dont nous diffusions déjà des cours sur cassettes. Tous ont été dans ce cas. Tous sont Baroukh Hashem bien occupés à faire grandir qui leurs Communautés, qui leurs élèves. Plus de 300 Eminents Rabbanim nous ont fait confiance et nous ont offert leurs concours toujours de manière bénévole. Des dizaines de milliers de nos frères ont ainsi pu découvrir et accéder à un immense pan de leur patrimoine. Nous avons besoin de continuer et d’avoir les moyens de poursuivre notre mission. ‘Hayékha Kodmim, parce qu’est venu le temps d’être à notre tour des supporters au grand jour de Dvar Torah. Nous aurions préféré demeurer plus discrets. Mais en l’étant trop nous nous priverions des moyens de faire accéder le plus grand nombre des membres de notre communauté à une richesse fabuleuse, probablement la plus grande à laquelle il soit donné de s’abreuver. ‘Hayékha Kodmim, parce que ce faisant, notre relation devient la relation avec un proche, un parent, d’où l’existence naturelle d’une solidarité particulière et prioritaire avec chacun.  

 

Vous aimez ce que nous réalisons ? Notre présence, notre mission et l’action que nous menons vous réconfortent ? Faites le nous savoir. N’attendez pas un jour, une semaine de plus pour tirer parti de nos réalisations. Et, enfin, soutenez-nous en nous adressant une contribution à la mesure de vos possibilités. Ce n’est pas pour nous que nous œuvrons, mais pour le Klal Israël, l’ensemble d’Israël, dont Baroukh Hashem, vous faites partie !   

 

C’est encore une fois la pénurie de moyens qui a retardé le lancement de notre site internet de quelques semaines. Il offrira très bientôt, avec l’aide du Ciel, la possibilité d’écouter librement un extrait de chacun des 421 cours, conférences ou grandes manifestations, que nous avons produits à ce jour, mais aussi de les télécharger dans leur intégralité, toujours pour un prix modique. Et ce malgré les milliers et les milliers d’euros que sa mise en place a déjà coûté. Sera-t-il prêt pour ‘Hannouka ? N’entrons-nous pas dans une période de miracles ? Et si c’était aussi grâce au concours du plus grand nombre de membres de la Communauté, dont vous êtes ! Si vous le voulez, faites-le sans tarder pour ne pas risquer d’oublier et ensuite de regretter de ne pas l’avoir fait. Tizkou LeMitzvoth ! Qu’il vous soit donné de faire de nombreuses Mitzvoth ! C’est le plus grand merci que l’on peut adresser. Parce que le mérite d’une Mitzvah est, dans ce monde-ci, d’être amené à en accomplir une autre, puis une autre, puis une autre. Pourvu que nous ne fassions que cela ! Puissions-nous tous nous associer pour propager la Torah ! 

 

Deux points encore avant de nous quitter. Durant des années nous nous sommes interdits de solliciter des contributions pour qu’elles ne viennent pas au détriment de celles qui étaient attribuées aux Yeshivoth et autres institutions d’études de Torah. Cela, jusqu’au jour où l’un de nos amis, lui-même Rav et enseignant la Torah depuis de nombreuses années, nous dit que nous ne devions pas avoir une telle approche. Hashem dispose de tous les moyens ! S’Il veut que nous en ayons et que telle ou telle Yeshivah en ait également, Il sait ce qu’il faut faire !  

Le deuxième point est qu’il faut bien comprendre que fondamentalement n’y a pas de différence quant à la raison de soutenir une Yeshivah et celle de soutenir Dvar Torah. Parce que tous deux œuvrent pour la même cause ! L’une enseigne la Torah à des jeunes et les amène peu à peu à devenir des Maîtres, des Talmideï ‘Hakhamim, des Erudits, des Rabbanim, des Dayanim, Juges rabbiniques, etc.... L’autre s’adresse à l’ensemble de la Communauté pour amener chacun à réveiller ses racines, lui faire découvrir son héritage et le faire grandir dans les voies d’Hashem. C’est, en d’autres termes, l’amener constamment à faire vibrer son âme Juive ! Qui sait combien sont devenus des Talmideï ‘Hakhamim du fait qu’ils ont commencé par écouter les cassettes de Dvar Torah ? Certains se sont révélés à nous. Il est vrai qu’un prix, certes modique, est demandé pour avoir accès à nos diffusions. Fait-il partie du processus nécessaire à une acquisition sérieuse, engagée, conséquente ? Considère-t-on un bien reçu toujours gratuitement avec le même intérêt que si nous ayons fait un effort pour l’acquérir ? Or, le prix demandé ne couvre même pas, loin s’en faut, ce que cela coûte en définitive à Dvar Torah. Un prix modique en contrepartie de ce qui procure l’illumination de toute une vie, cela vaut-il la peine ? Et pour faire “goûter” ces trésors à ceux qui autrement n’y penseraient pas, il faudrait que nous en ayons les moyens ! Combien de milliers de cassettes avons nous diffusé gratuitement dans le passé (dont “Les signes Messianiques” du Rav Sitruk à dix mille exemplaires) ? C’est pour que nous puissions poursuivre notre mission et faire encore bien davantage que nous nous devons de nous adresser à vous ainsi aujourd’hui !  

Ensemble faisons que cela soit possible !  

Que chacun ait une très heureuse fête de ‘Hanouka ! 

‘Hanouka rappelle au monde une série incroyable de miracles. La place manque ici. Aussi nous n’en relaterons que quelques-uns. Cela s’est déroulé il y a plus de 2000 ans. La puissance grecque voulait effacer toute vie juive en Eretz Israël. Une poignée d’hommes s’est insurgée. Les Grecs furent vaincus et le Peuple recouvra sa libérté. Le Temple à Yeroushalayïm avait été souillé. Il devait être purifié et sanctifié pour accueillir la Présence Divine. Le chandelier devait être allumé, mais on ne trouvait pas d’huile pure. Une fiole d’huile intacte, portant le sceau du Grand Prêtre, fut découverte ! Elle devait suffire pour ne brûler qu’un seul jour. Or l’huile brûla durant huit jours ! Le temps qu’il fallait pour en produire d’autre pour perpétuer les flammes du chandelier ! Le Temple fut sanctifié et la Présence Divine revint. Cette huile symbolise, depuis, la victoire de la lumière sur l’obscurité (voir LDT n°4 pages 8 à 10). C’est ce que nous visons aujourd’hui !  

             Ye’hiel-Yoël Gronner 

 

P.S. Nous joignons notre tout dernier catalogue qui avait été publié pour coïncider avec le Yom Hatorah.  Ce n°13 de la Lettre de Dvar Torah n’a pu être rédigé qu’après. Que l’ensemble vous soit agréable et bénéfique !