N° 10  ‘Horef 5767 - Hiver  2007 27.Feb.2007

N° 10 ‘Horef 5767 - Hiver 2007

 

Ce n°10 est dédié au renforcement de la conscience juive et à l’adhésion authentique aux préceptes de la Torah pour le bien être de tous les Juifs et du Monde. 

 

De Chair, Non De Pierre... 

Si le temps passe sans qu’on n’en fasse rien d’important, sans qu’on y laisse une marque bénéfique pour son entourage, alors on est en droit de s’interroger si nous sommes sur la bonne voie. Rabbi Zoushia, le frère de Rabbi Elimélekh de Lyzensk ne s’est-il pas écrié : “Zoushia, Zoushia, lorsque tu monteras au Ciel, on ne te demandera pas pourquoi tu n’as pas été Avraham Avinou,  Yits’hak Avinou, Ya’akov Avinou ou Moshé Rabbénou. On te demandera pourquoi tu n’as pas été Zoushia, celui qui a reçu le potentiel de faire tant et tant et qui n’a rien fait ou si peu !” S’interroger si nous sommes sur la bonne voie, c’est d’abord réfléchir. Ce n’est absolument pas s’enfoncer dans un processus culpabilisant et paralysant. Ne sommes-nous pas tous confrontés à des situations qui, au moins momentanément, nous dépassent ? Que devrions-nous dire sur le fait qu’il s’est écoulé près d’un an depuis la sortie du numéro 9 de la Lettre de Dvar Torah ? C’est beaucoup trop, certes, mais pas sans raison. Entre autres, parce que nous sommes faits de chair, non de pierre. Et si nous avons eu des difficultés à surmonter, comme c’est le cas pour chacun lorsqu’il dépasse une épreuve, c’est certainement pour que nous devenions meilleurs. Qu’Hashem fasse qu’il en résulte un bénéfice pour chacun à travers le message qui suit ! Celui-ci apparaît d’emblée comme un préambule, probablement une sorte de passage obligé, pour aller plus loin, au-delà de ce qu’il vous est proposé de lire aujourd’hui. Pour cela, essayons tout d’abord de mieux connaître notre héritage le plus précieux, la Sainte Torah, et d’en savoir un peu plus.  

 

La Sainte Torah     

Elle est le mode d’emploi du monde. Elle précise comment l’homme doit se conduire. Le texte révèle ce que D.ieu à voulu pour son Peuple. Or, pour comprendre le sens vrai du texte, une vie d’étude n’est pas de trop. Lisez-le, approchez-le et vous allez comprendre pourquoi. Son sens se répartit en quatre niveaux complémentaires : littéral, allusif, imagé et secret.  En associant les premières lettres des mots hébraïques désignant ces quatre niveaux (Pshatt, Rémèze, Drash, Sodd) nous obtenons PARDES, le verger. Il nous rappelle le Gan Eden, le jardin d’Eden, duquel Adam et ‘Hava (Eve) n’auraient pas été chassés s’ils n’avaient pas enfreint l’interdit de manger du fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Mais avant d’évoquer le sens du texte, considérons la Torah dans son ensemble. Elle ne se limite pas à des caractéristiques physiques, matérielles, à savoir le texte et son support. Une dimension immatérielle, spirituelle lui est intimement associée. Elle en est même indissociable. La Torah n’est-elle pas à la fois Ecrite et Orale ? Rappelons-nous des dix Harougueï Malkhouth, les dix Grands Sages morts en martyrs au nom d’une expiation de la faute des frères de Yossef. Parmi eux, Rabbi ‘Hanania ben Téradione fut brûlé avec des rouleaux de la Torah autour de son corps. Si le parchemin brûlait, les lettres, elles, se sont envolées vers le Ciel (in “Lamentations”, récitées le 9 Av). L’immatériel d’essence Divine ne peut être détruit. Mais ne sautons pas les étapes et reprenons depuis le début.  

 

La Torah Ecrite que nous détenons aujourd’hui est composée des rouleaux de la Torah, soit les cinq Livres (Bereshith, Shemoth, Vayyikra, Bemidbar, Devarim) reçus d’Hashem au Sinaï par l’intermédiaire de Moshé Rabénou (Moïse). S’y ajoutent le Livre des Prophètes (Neviim) et celui des Ecrits (Ketouvim). Par commodité  concentrons-nous sur les cinq Livres reçus au Sinaï. Ils sont mieux connus et les plus étudiés. Ne constituent-ils pas l’élément fondateur et nourricier de notre héritage ? Ils sont lus de Shabbath en Shabbath dans toutes nos synagogues. D’autres textes des Neviim -Prophètes- sont également lus en tant que Haftara, qui suit la lecture dans les rouleaux de la Torah. La lecture de la Haftara a été instituée en souvenir de l’interdit fait aux habitants d’Eretz Israël de lire dans les rouleaux de la Torah. Le texte de la Haftara relate un événement qui ressemble à l’un des récits du texte lu le Shabbath dans les rouleaux de la Torah. De même, les cinq Meguiloth (rouleaux, livres) -Esther, Shir Hashirim, Routh, Ékha, Kohéleth-, parties intégrantes des Ecrits, sont lues respectivement à Pourim, Pessa’h, Shavouoth, le 9 Av, et Souccoth. Mais revenons aux cinq premiers livres de la Torah où il apparaît que certains passages du texte sont avares de précisions et de détails. Sans eux, comment pouvons-nous comprendre et bien sûr réaliser ce qui nous est ordonné ? Ainsi, lorsque Avraham Avinou eut 99 ans, le texte nous dit qu’Hashem lui ordonna : “Vous circoncirez la chair de votre excroissance et ce sera un signe d’alliance pour Moi” (Bereshith 17, 11). Cette description seule est quelque peu sommaire pour savoir quoi faire et comment. Et elle est tout aussi imprécise dans une multitude d’autres domaines. Qu’il s’agisse des Tefilines, de l’abattage rituel, du Mikvé, de l’élaboration du calendrier, etc... Pourquoi le texte n’en dit pas plus ? Essayons de le découvrir. 

Hashem choisit Moshé Rabbénou pour transmettre la Torah au Peuple d’Israël. Moshé Rabbénou devait donc la comprendre et en intégrer toute la connaissance. Ainsi chaque point lui a été expliqué, détaillé et montré par Hashem. Dès lors, lorsque Moshé Rabbénou reçut la Torah au Sinaï, il l’a reçue dans sa totalité, à la fois sous forme écrite et sous forme orale. Une toute première composante de la Torah écrite s’est d’abord vue matérialisée dans les Lou’hott Habritt, les Tables de l’Alliance, ou Tables de la Loi, les premières, puis les secondes qui ont remplacé les premières après qu’elles aient été brisées. Les Paroles gravées par Hashem dans les Lou’hott sont celles que les Beneï Israël perçurent lors du Don de la Torah au Mont Sinaï. Les Beneï Israël prirent conscience que ces paroles leur étaient destinées. Chacun en était donc digne ! “VeKhol Ha’Am Roïm Eth HaKoloth = et tout le Peuple vit les voix” (Shemoth 20, 14). Le Peuple entendit les Dix Paroles, dont on sait l’importance pour chaque Juif et pour toute l’humanité. Ces Dix Paroles sont d’ailleurs reprises dans le texte de la Torah (Shemoth, 20, 2-13). La totalité du message de la Torah fut ensuite écrit sur parchemin par Moshé Rabbénou sous la dictée d’Hashem. Moshé Rabbénou en fit treize copies à la fin de sa vie et en remit une à chacune des douze tribus d’Israël. Moshé Rabbénou enseigna la Torah à Aharon le Grand Prêtre. Puis, ce fut le tour des Anciens de recevoir l’enseignement de la bouche de Moshé Rabbénou (Pirké Avoth 1,1). Ils l’ont à leur tour transmis oralement de génération en génération. Cela, jusqu’à ce que l’enseignement soit finalement consigné par écrit pour qu’il ne soit pas oublié. Les Beneï Israël avaient déjà vécu la destruction du premier Temple de Jérusalem. Seule une minorité revint en Eretz Israël après les 70 ans d’exil en Babylonie sous la direction d’Ezra, le Scribe. C’est avant son retour, que le second Temple de Jérusalem fut construit. 

 

La Torah Orale est, par définition, tout ce qui a été tansmis oralement à Moshé Rabbénou par Hashem et que Moshé Rabbénou n’avait pas le droit de transcrire. Le pilier fondateur de la Torah orale est la Mishna. C’est un résumé de l’ensemble des enseignements                -oraux- rapportés par de nombreux Tanaïm, de Grands Maîtres, de l’époque du second Temple et jusqu’à 130 ans après sa destruction, soit il y a de 2250 ans à 1800 ans de cela. Ces enseignements ont été rassemblés et ordonnés par Rabbi Yehouda Hanassi, appelé Rabbénou Hakadosh, ou encore Rabbi. L’enseignement de la Mishna a lui-même fait l’objet d’études approfondies à la fois de la part des Tanaïm et de ceux qui leur ont succédé : les Amoraïm. Les grands centres d’études de la Torah, tant en Eretz Israël qu’à Bavel (Babylonie) étaient il y a deux mille ans à la fois très répandus et de niveaux extraordinairement élevés. La Guemara en est le produit. Mishna et Guemara ont été réunies pour être étudiées ensemble, formant le Talmud. Nous disposons aujourd’hui de deux grandes éditions du Talmud, le Yeroushalmi, Talmud de Jérusalem, mis en ordre par Rabbi Yo’hanane, et le Bavli, Talmud de Bavel, compilé par Rav Ashi et Ravina. La mise par écrit a préservé la connaissance et permis de perpétuer l’enseignement du Talmud de génération en génération. Au fil des siècles, de grands Commentateurs -Rabbanane Savouraé, Gueonim, Rishonim, A’haronim- ont apporté d’importantes contributions pour éclairer la compréhension du texte et le mettre à la portée des générations montantes. Toutefois, alors que l’essentiel du texte de la Mishna était rédigé en hébreu, celui de la Guemara l’était en araméen, langue pratiquée alors par le Peuple à l’époque du second Temple. Mais son usage en tant que langue parlée, s’est perdu depuis bien longtemps dans le monde Juif. Aussi, l’apprentissage de l’araméen était devenu indispensable pour les nouvelles générations étudiant la Torah.  

 

Un phénomène intéressant apparaît : plus on s’éloigne de la source, du Matane Torah, du moment du Don de la Torah, plus la compréhension faiblit et le sens du texte s’obscurcit. Cet éloignement rend l’homme moins réceptif au rayonnement de la Kedousha, de la sainteté, qui émane de la Présence Divine et du vécu de la Torah dans sa réalité de tous les jours. Au temps du Beth Hamikdash, du Temple à Yeroushalayïm, les sacrifices étaient offerts quotidiennement et selon les circonstances. La Présence Divine guidait les Sages et protégeait tout Israël. Après la destruction du Temple, la Présence Divine était moins ressentie. Le côtoiement de Grands Maîtres, totalement dévoués à Hashem par leur étude de la Torah, était alors en soi source de bénédiction et de protection. La Torah elle-même fait état de cette évolution que nous pouvons lire entre les lignes de ce qui précède. Ainsi, au temps de Moshé Rabbénou la Torah était contenue dans les Paroles gravées dans les Lou’hott. Puis elle fut précisée grâce aux cinq Livres copiés par Moshé Rabbénou sous la dictée d’Hashem. L’enseignement de la Torah orale l’a toujours accompagnée jusqu’à ce qu’il soit mis par écrit. Le sens du texte de la Torah écrite a été ensuite traduit, explicité puis rédigé par des traducteurs-commentateurs (Yonathan Ben Ouziel, Onkelos) et grâce à l’enseignement de la Mishna. Ces rédactions venaient pallier l’absence de Maîtres lors de la dispersion et l’exil des communautés. A défaut, des passages du texte de la Torah n’étaient plus compris et devaient être précisés. Toutefois, le texte de la Mishna s’est plus tard lui-même avéré partiellement hermétique et eut à son tour besoin d’être clarifié. D’où la rédaction de la Guemara qui rendait la Mishna compréhensible. Mais bientôt, à nouveau, ce texte devenait lui aussi quelque peu impénétrable et appelait des éclaircissements. Ils nous vinrent des Gueonim, puis des Rishonim tels que le Rif, Rashi, Ba’alé HaTossefott, le Rambam (Maïmonide), le Ramban (Na’hmanide), le Rosh ou le Ran. Or, l’éloignement du Matane Torah augmentant inexorablement, d’autres éclaircissements s’avéraient bientôt nécessaires pour comprendre le message de la Torah. De sorte que les A’haronim tels que Rabbi Yossef Karo, le Rama, le Maharal de Prague, le Maarsha, le Bakh, le Taz, le Schakh, le Divreï ‘Haïm, le Gaone de Vilna, le ‘Hatam Soffer, Rabbi Akiva Eiger et, plus près de nous, presque nos contemporains, Rav ‘Haïm de Brisk, le ‘Hafets ‘Haïm, le ‘Hazon Ish, Rabbi Moshé Feinstein, etc..., eurent également à apporter leurs contributions pour éclairer des textes que nous ne pouvions plus interpréter.  

 

Appauvrissement Intérieur 

Serions-nous devenus moins perspicaces ? A l’ère de la haute technologie, la question peut paraître incongrue. Pourtant la réponse est en réalité : Oui ! La déficience ne se situe pas au niveau de notre intellect, dans sa composante rationnelle selon le schéma occidental. Cette déficience se situe dans la profondeur de notre intériorité. Il manque de plus en plus en nous cette lumière qui nous permet de toucher et de saisir la Vérité, de percevoir le vrai sens des événements. La lumière dont il s’agit ici émane de notre essence juive, de notre âme juive, celle qui provient d’Hashem et qui est reliée à Hashem. Celle qui y puise la connaissance et la compréhension. Un sens plein est donné aux mots, reliés au contexte où ils sont placés. Notre pauvreté intérieure ne nous permet aujourd’hui d’en percevoir qu’une partie. D’où le décalage qui prévaut entre notre perception présente et celle qui avait cours aux temps anciens. Quelle est l’origine ou que signifie ce décalage et cet appauvrissement intérieur ? Reprenons le développement pour être sûr de le saisir, puis poursuivons-le. Avec l’éloignement du Matane Torah, du Don de la Torah, notre compréhension faiblit. Alors qu’au temps du Matane Torah tout était clair, limpide. Les mots portaient en eux leur sens profond. Chaque mot traduisait à la fois son sens obvie, premier, immédiat et superficiel d’aujourd’hui, enrichi du sens plus profond qui nous est révélé depuis par les commentaires. Ce n’est que lorsque le sens des mots fut réduit, partiellement masqué et amputé de l’enseignement de la Loi orale, qu’il fallut  rechercher, formuler et associer les commentaires pour offrir une explication complète des mots et des concepts. Chaque époque ou niveau de compréhension appelait des commentaires plus affinés. Le commentaire vient ici combler la perte de perception résultant de l’éloignement du rayonnement de la présence Divine. Plus nous nous éloignons du Matane Torah, plus il semble que nous nous éloignons d’Hashem, moins nous ressentons d’intimité avec Lui et moins nous sommes à même de comprendre Son message. Et, inversement, plus nous nous appliquons à vivre selon Ses préceptes avec minutie et le souci d’agir le plus parfaitement possible, plus nous ressentons le rayonnement de Sa présence et plus il nous est donné de mieux comprendre ce qu’Il attend de nous. En d’autres termes, plus nous accordons de place à Hakadosh Baroukh Hou (à D.ieu) dans notre vie, plus nous percevons la félicité, les bénédictions, les cadeaux sans prix qu’Il nous accorde à chaque instant, et bien sûr l’immense sagesse avec laquelle Il conduit le monde. La meilleure façon de manifester notre reconnaissance envers Hashem pour tous Ses bienfaits est de se rapprocher encore davantage de Lui par l’étude de la Torah, par l’accomplissement de Ses commandements et par la prière. La Guemara Shabbath (88a) rapporte que Rava était un jour tellement concentré dans son étude qu’il ne se rendit pas compte qu’il écrasait ses doigts sous son pied au point de les faire saigner. Tout son être était alors engagé à appronfondir la Torah qu’il étudiait. Tout le reste passait au second plan. Plus encore, tout le reste n’existait pas. Il est bien évident qu’il ne faut jamais se faire du mal. Rava n’en n’avait certainement pas l’intention. La question est ailleurs... Lorsque les Beneï Israël ont reçu la Torah, ils ont dit “Na’assé VeNishma”, nous ferons et nous comprendrons. Si nous saisissons vraiment le sens de l’engagement  de “Na’assé VeNishma”, il nous faut nous mettre à jour, en conformité, et mobiliser toutes nos énergies pour y parvenir. D’autant qu’Hashem nous a donné de grandes aptitudes pour comprendre (Nishma) Sa Torah. Là nous touchons peut être le point qui n’a pas été révélé jusqu’à présent : la Yirath Shamayïm, la crainte du Ciel. Or c’est d’elle que dépend la perception profonde et vraie d’Hashem. La crainte du Ciel -qui dans son stade ultime se mue en amour d’Hashem- celle qui nous anime et nous engage à tout faire, tout entreprendre pour réaliser ce qu’Il nous a prescrit et ce qu’Il attend de nous. A chacun de se rendre compte combien cela est essentiel et impérieux. Tout le reste ne devrait avoir de justification que pour nous permettre d’accomplir ce qui est impérieux. Et par conséquent, tout ce qui nous en empêcherait, nous distrairait ou voudrait nous en détourner, serait à exclure et à rejeter loin de nous. Un homme privé d’eau depuis trois jours devra boire même d’une mare ou d’un marigot. Mais s’il peut toute sa vie durant boire uniquement l’eau d’une source pure revivifiante, devrait-il y renoncer ? 

  

Le Pardès 

Une eau de source qui coule justement depuis le Gan Eden... Nous l’avons à peine évoqué au tout début, mais sans plus, avec ses composantes Pshatt, Rémèze, Drash et Sodd. Seul un très bref survol de ce que représente chacune de ces quatre composantes du Pardès peut ici être envisagé... pour sentir combien cette eau pure est revivifiante. Néanmoins il convient de ne pas perdre le fil, sinon, l’attention s’envole et le bonheur de comprendre s’estompe et se perd !... Le Pshatt commence dès la description détaillée du texte de la Torah. Une traduction qui porte en elle un commentaire -comme celle transmise par Onkelos ou par Yonathan Ben Ouziel- donne le Pshatt, le sens du message. Le commentaire fait déjà partie de la Torah orale, l’enseignement reçu par Moshé Rabbénou qu’il n’a pas retranscrit. 

Le Rémèze, l’allusif, est déjà plus construit,  fouillé et subtil puisqu’à partir d’un mot peut se mettre en place tout un concept ou une indication très précise. A titre d’exemple, à la fin du deuxième paragraphe du Shéma Israël (Devarim 11, 21) il est écrit : “...pour que se prolongent vos jours et les jours de vos enfants sur la Terre qu’Hashem a promis à vos Pères de leur donner...”. “Lattett Lahèm” = de leur donner, et non “Lakhèm” = de vous donner. Le “leur” concerne en fait tous ceux qui ont déjà quitté ce monde pour le monde de vérité. Par “Lahèm”, la Torah écrite annonce ici qu’il y aura une résurrection des morts, comme le rapporte la Guemara Shabbath 90b. Un autre exemple ? Dans le livre de Shemoth, à la fin de  la Parasha Bô, verset 16, à propos de la Mitsvah -de l’ordre- de mettre les Tefilines : “Et il y aura un signe sur ton bras...” Yadekha = ton bras. De quel bras s’agit-il ? La Guemara Mena’hott 37a nous éclaire en précisant Yad Kéha, (la main) le bras faible, soit les mêmes lettres hébraïques que Yadekha - ton bras.  Et le bras faible est bien entendu le bras gauche, d’où l’indication contenue dans la Torah écrite qu’il s’agit bien du bras gauche sur lequel tu mettras les Tefilines, sauf pour le gaucher pour qui le bras faible est le bras droit.  

Les deux autres composantes du Pardès qu’il reste à évoquer sont le Drash et le Sodd. Ainsi, le Drash, le sens imagé, est transmis par le Midrash -Rabba, Tan’houma, Hagadol, et d’autres, et également dans la Guemara- qui offre sous la forme de récits, souvent accompagnés de nombreux détails relatant des événements non explicités par le texte de la Torah écrite et qui viennent en quelque sorte le compléter. Ce sont aussi parfois des histoires sur des faits et gestes de Grands Sages qui agirent dans le sens de ce qu’expose la Torah écrite. Et ce sont aussi des paraboles qui suggèrent une approche souvent très évocatrice pour comprendre le message de la Torah écrite. Jamais la vérité n’est altérée. Il n’est pas question de prendre la description “au pied de la lettre”. Le fond réside dans l’enseignement qu’il contient. Et puis non, nous ne pouvons taire ce Midrash qui vient d’abord ébranler, puis finalement compléter et renforcer le développement évoqué plus haut. Dans Shir HaShirim, le Cantique des cantiques, rédigé par Shlomo HaMélekh, le Roi Salomon, les mots “Kevoutsotav Taltalim” (5,11), ses boucles de cheveux ondulantes, qui peut aussi se lire selon Rashi “Kotsotav Tileï-Tilim”, des monceaux de prescriptions sur ses Kots, pics, (les couronnes au dessus de certaines lettres de la Torah). La Guemara Mena’hott (29b) évoque que dans une projection, une vision, à travers les générations à venir, Hashem a montré à Moshé Rabbénou les Taguim, les couronnes, placées au-dessus de certaines lettres, pour lesquelles Rabbi Akiva avait reconnu une multitude de règles très précises que Moshé Rabbénou apparemment ignorait totalement. Moshé Rabbénou dit alors à Hashem en parlant de Rabbi Akiva : un homme si grand, mais pourquoi ne l’as-Tu pas choisi pour qu’il transmette la Torah à ma place ? Grâce à son étude de la Torah, Rabbi Akiva était parvenu à un niveau de perfection tel qu’il était, aux yeux de Moshé Rabbénou, bien plus digne que lui-même d’être choisi pour transmettre la Torah à l’ensemble d’Israël. Mais dépassons le sens premier des mots de ce Midrash. Si l’étude a été poussée jusqu’à comprendre le sens des Taguim, ces couronnes au-dessus des lettres, c’est donc que chaque mot de la Torah a été étudié et interprété de toutes les façons possibles. De même, chaque concept est analysé, chaque idée est controversée pour parvenir à découvrir et comprendre la vérité. Serait-il concevable de penser que la Torah de Moshé Rabbénou (= la connaissance qu’avait Moshé Rabbénou de la Torah) -qui apparemment ignorait les “monceaux de prescriptions” attachées aux Taguim- pouvait être moins élevée que la Torah de Rabbi Akiva ? Certes le Midrash l’envisage. Mais ne serait-ce pas plutôt le fait que c’est grâce à l’appronfondissement de l’étude dans les moindres détails que des générations de Talmideï ‘Hakhamim ont pu et peuvent encore réellement s’élever à des niveaux de sainteté si extraordinaires ? Au point que Rabbi Akiva puisse, selon Moshé Rabbénou, le dépasser ! Que l’on ne soit pas surpris de l’attitude de Moshé Rabbénou qui était reconnu comme étant le plus humble des hommes. Toute la Torah ne lui a-t-elle pas été révélée, donc forcément aussi toutes les prescriptions sur les Taguim ? Une différence serait-elle à faire ? Moshé Rabbénou a acquis la Torah directement d’Hashem. Tandis que la Torah de Rabbi Akiva a été acquise par un effort immense, personnel, soutenu et constant. A la manière de Rava qui ne s’est même pas rendu compte qu’il saignait. Mais l’engagement de Moshé Rabbénou était tellement total, sans limites ! N’a-t-il pas conduit, protégé, plaidé et n’a-t-il pas donné sa vie pour les Beneï Israël durant les quarante années de pérégrinations dans le désert ? Ne les a-t-il pas non plus fait accéder du statut d’esclaves à celui de Peuple responsable et de Nation ? Sans compter que pour enseigner la Torah comme il l’a fait, n’était-il pas amené à l’étudier jour et nuit ? Mais gardons-nous de ce travers qui consiste à nous donner l’illusion d’être à même d’apprécier la valeur des hommes et de pouvoir les juger. Et, a fortiori, qui sommes-nous face à de tels géants pour les comparer ? Quant au... Sodd, le sens caché, secret du texte, c’est le domaine de la Kabbala. Toutefois on ne peut l’étudier que lorsque toutes les autres parties de la Torah ont déjà été bien comprises et assimilées. Sinon, toutes les chances de tomber dans l’erreur, l’hérésie et la folie “pend au nez” de celui qui se risquerait à vouloir en percer les secrets. Que l’on s’en tienne donc à l’écart tant que nous ne sommes pas des Talmideï ‘Hakhamim, des Érudits-Sages de la Torah. C’est à Rabbi Shim’on Bar Yo’haï et à son fils Rabbi El’azar que le droit de transcrire la Kabbala à été donné. C’était au cours d’une longue retraite, durant treize années. Ils s’étaient réfugiés dans une grotte à l’abri des Romains qui recherchaient Rabbi Shim’on Bar Yo’haï pour le mettre à mort parce qu’il avait osé les critiquer et clamer que toutes leurs constructions -bains publics, marchés, routes, viaducs- n’avaient pas été réalisées pour le bien être des Juifs, mais bien pour leurs propres intérêts (Shabbath 33b). Durant treize années Rabbi Shim’on Bar Yo’haï et son fils Rabbi El’azar se sont totalement adonnés à l’étude de la Torah, dans le plus grand dénuement, et avec la Protection Divine que l’on sait puisqu’ils ont pu non seulement rester en vie, mais être dignes de pouvoir retranscrire la Kabbala. Leur oeuvre maîtresse est le Zohar, le livre de la splendeur. 

 

L’Etude ou l’Action ? 

Le cursus de tout Talmid ‘Hakham l’amène naturellement, mais au bout d’un long cheminement, constant, intense et rigoureux, à approfondir l’enseignement de la Kabbala. Le chemin de sa progression a été, tout le long, parsemé d’une multitude d’interrogations. Lorsqu’il en était à ses tout débuts, il eut à résoudre la question cruciale de la pertinence de l’étude de la Torah. En l’occurrence, de vérifier si l’étude n’a, oui ou non, pleinement son sens que si elle est suivie d’effets. De là, s’il y a cohérence entre ce qui est étudié et ce qui est réalisé dans les faits par celui qui étudie. Si son étude le marque au point d’influencer, d’infléchir et de modifier son comportement. C’est la grande question développée dans la Guemara Kiddoushin (40a) au sujet de savoir ce qui doit avoir la préséance, ce qui est le plus important, est-ce l’étude ou est-ce l’action ? Ainsi, grâce à l’étude, je saurai mieux discerner ce qu’il faut faire en priorité et mieux comment le réaliser. Mais de là à avancer qu’une étude non suivie d’effets n’aurait aucune justification, n’est non plus pas évident. Car, même s’il n’y a pas d’effets apparents, la réalité prouve qu’il y en a toujours. Et D.ieu merci qu’il y en ait ! Seulement, le résultat obtenu est infime eu égard à ce qu’il serait si l’engagement était réalisé en présence de réels moyens. Si quelqu’un étudiait et n’en faisait rien, son action friserait l’acte manqué. 

 

Les Effets Induits 

Tout d’abord sur le plan personnel, lorsqu’un Juif s’adonne à l’étude, ne fût-ce qu’une heure tous les jours, il ne peut -dans l’ordre des choses- rester neutre à l’égard de ce qu’il étudie. Même s’il ne s’y investit pas de toutes ses forces, contrairement à ce qu’il gagnerait à faire, le fait de s’asseoir et d’étudier le place en position de recevoir les effets induits de son étude et du don de soi qu’il fait à Hashem lorsqu’il s’y consacre. A la condition toutefois de comprendre ce qu’il étudie et d’accorder à son étude une attention respectueuse (voir le Ram’ahl, Dérekh Hashem, lois sur l’étude). Lorsqu’on se plonge dans un texte sacré, même si on ne s’en pénètre pas complètement, une partie de la sainteté du texte nous atteint. Elle pénètre en nous, vient nous habiter, devient une partie de nous. Et en même temps elle empêche l’oeuvre d’influences négatives qui, au contraire, voudraient nous investir pour nous détourner vers des voies troubles. L’anecdote suivante peut paraître naïve, elle bouscule certainement les limites d’un esprit uniquement cartésien.  

“Un Yid (un Juif) vient se lamenter chez son Rav :  

- Mon commerce périclite depuis que j’ai pris la succession de mon père, alors que de son temps la boutique ne désemplissait pas.  

Le Rav lui demanda :  

- Et que fais-tu dans ta boutique toute la journée en attendant les clients ?  

- Je lis le journal.  

- Et que faisait ton père ?  

- C’est vrai qu’il avait toujours une Guemara ouverte devant lui, oui, et dès qu’il le pouvait, il l’étudiait.  

Le Rav lui dit :  

- Tu vois, ton père voulait étudier et le Satane voulait l’en empêcher. Et il lui envoya sans arrêt des clients pour l’empêcher d’étudier. Mais à toi, il n’a pas besoin d’en envoyer puisque tu n’étudies pas. Et, en lisant le journal toute la journée, tu réjouis le Satane !”  

S’il y a manque de conviction, l’attirance est grande vers tout ce qui est facile, futile et vain. S’il y a une reconnaissance de ce qui est impérieux, la force de la volonté qui en résulte nous garde sur ce chemin.  

Ensuite, sur le plan du Klal, de l’ensemble de la Communauté, l’effet de l’étude est immensément bénéfique. “Tu veux apporter la Berakha, la bénédiction, sur cette ville ? vas-y avec ta ‘Havrouta, ton compagnon d’étude, assieds-toi dans une Shoule (synagogue) et étudie durant deux semaines et tu verras”. Ce sont les paroles du Rav ‘Haïm Yits’hok Chajkin zatsal, élève du ‘Hafetz ‘Haïm zatsal et Rosh Yeshiva d’Aix-les-Bains. Et effectivement la Berakha vient, comme par enchantement. Lorsque la communauté voit en son sein des étudiants de la Torah, de jeunes Rabbins, qui étudient jours et nuits sans discontinuer, elle est forcément interpellée. Peu à peu les coeurs s’ouvrent, les lèvres se desserrent, l’intérêt grandit, et un, puis deux, puis trois hommes se joignent à eux. Un groupe d’étude prend forme, qui devient à son tour un exemple, une référence, un modèle qui rappelle où est ce qui est vain et où est l’essentiel. Lorsque la Communauté marche dans les voies d’Hashem, la perception de chacun de ses membres s’élargit et s’approfondit à la fois. Un sentiment de paix, de reconnaissance, de cohésion et d’appartenance à un grand groupe qui englobe d’autres communautés, toutes rattachées au Klal Israël et reliées entre elles grâce au lien qui les unit à Hashem. Il est clair alors qu’Il envoie Sa bénédiction. Celle-ci se matérialise aussi par une protection Divine.  “Talmideï ‘Hakhamim Marbim Shalom BaOlam =  les Érudits et Sages de la Torah augmentent, suscitent la paix dans le monde” (Berakhoth 64a).  

 

 

 

Le Tsdadik 

Tant “d’accidents” auraient dû se produire, mais D.ieu merci, HaKadosh Baroukh Hou Gozère Ve Hatsadik Mevatlo = Hashem décrète des épreuves et le Tsadik les annule (Midrash Tan’houma, Ki Tavo, 1). Tsadik Gozère VeHaKadosh Baroukh Hou Mekayem = Ce qu’un Tsadik veut, demande, exige, Hashem l’accomplit (Guemara Shabbath 59b). Parfois seuls les Grands Tsadikim peuvent être informés des menaces qui pèsent sur nous et des mesures attendues pour les faire annuler. Une intuition les pénètre, ou une perception qu’eux seuls savent interpréter. Ils en avisent les membres de leur communauté ou même l’ensemble d’Israël. Ils leur demandent de s’amender et de prier. Ils peuvent être à la fois nos intercesseurs et nos boucliers. Lorsqu’ils s’engagent pour nous défendre, ils font don de leur personne. Et ce don est du même type que le don de soi de Moshé Rabbénou dans le désert du Sinaï pour l’ensemble d’Israël. Mais rien n’est gratuit. Lorsque l’accomplissement d’un miracle est demandé, cela vient toujours en contrepartie de mérites accumulés grâce à l’étude, les Mitsvoth et les bonnes actions. Si le Tsadik intervient pour annuler de funestes décrets il s’engage lui-même personnellement et peut directement être mis à contribution et avoir son tribut à payer. Ce sont des Yissourim, des épreuves -qui peuvent aller depuis de simples tracasseries, jusqu’à de grandes souffrances- qui lui sont infligées. La grande maladie dont un Tsadik peut être atteint -Lo Alénou : que nous en soyons tous épargnés- est quasiment toujours le contrecoup des dommages causés par les fautes du Klal, de la Communauté, dont il a pris la défense. Il a prié pour que le courroux du Ciel résultant des fautes commises soit apaisé et pour que le Klal fasse Teshouva -se repente et s’amende-. Le Tsadik assume une immense responsabilité vis-à-vis du Klal qu’il guide et protège à la fois. Cette responsabilité lie d’ailleurs tous les membres des Beneï Israël entre eux. De sorte que la déviation ou la désertion de certains entraîne de terribles conséquences pour l’ensemble. Lorsque cette responsabilité sera reconnue par tous et parfaitement traduite dans les faits -grâce au comportement adéquat de chacun selon ce que la Torah nous prescrit-, le Klal Israël se sentira vraiment prêt à accueillir le Mashia’h, le Messie, que nous attendons tant. Sans étude de la Torah, comment pourrions-nous en connaître les prescriptions ? Comment saurions-nous parfaitement comment nous conduire ? Comment discernerions-nous l’ordre des priorités ? Chaque Juif a un rôle tout à fait déterminant à jouer pour que le Mashia’h vienne vite et de nos jours, Amen !  

 

Qu’il nous soit donné, avec l’aide du Ciel, de reprendre et poursuivre le développement de quelques points évoqués plus haut, dans le prochain numéro de la Lettre de Dvar Torah, comme nous le pressentions en introduction. 

 

En Guise De Passerelle... 

Rav Frankforter shlita conta qu’un jour le ‘Hafetz ‘Haïm se rendit dans une communauté pour collecter des fonds pour sa Yeshiva à Radin en Lituanie. Tous étaient venus à la synagogue écouter son appel. Cependant, le ‘Hafetz ‘Haïm apprit juste avant de prendre la parole que de graves manquements, notamment dans le respect du Shabbath, affectaient la communauté. Il décida donc de parler du Shabbath, de ce pilier fondamental pour l’ensemble du Peuple Juif. Combien il est beau, mais aussi essentiel et primordial de le vivre avec ferveur en en respectant scrupuleusement toutes les prescriptions transmises dans la Torah reçue au Sinaï. L’assemblée, émue, fut littéralement saisie et bouleversée par ses paroles et chacun comprit et résolut de s’amender et d’accomplir de sérieux efforts pour vivre le Shabbath comme il se doit. Le ‘Hafets ‘Haïm en resta là. Malgré l’insistance des organisateurs, il n’adressa pas son appel en faveur de sa Yeshiva. Il ne voulait en aucun cas que les paroles adressées pour la sanctification du Shabbath puissent être comprises comme un prétexte pour collecter de l’argent pour sa Yeshiva. Et, qu’en donnant de leur argent, ils aient l’illusion d’être dégagés de l’obligation d’observer le Shabbath ! Que nous puissions toujours mériter de reconnaître quelle extraordinaire bénédiction nous avons tous de pouvoir tirer parti de l’enseignement de nos Grands Maîtres ! 

 

Toute notre reconnaissance va à Rav ‘Hamou shlita qui nous a prodigué ses très précieuses remarques. 

  

Pour en savoir plus : “Aux portes du Talmud” de Rav Méïr Tsvi Bergman shlita, “Histoire d’Israël” de Yaffa Ganz, tous deux aux Editions Raphaël, “Torah écrite et Torah orale” de Rav Messod ‘Hamou shlita*, “La Torah entre nous et D.ieu”, “Que savons-nous de D.ieu ?, “Le Peuple du désert”, et “l’Etude et l’action” de Rav Aharon Daniel Heymann shlita*, le commentaire sur les Parashioth “Yithro” et “Mishpatim”, “Naissance et reconnaissance d’une Hala’kha”, “Rebbe et ‘Hossid”, et “Shabbath Shalom” de Rav Yossef David Frankforter shlita*, “Le Séfer Torah”,  “ La Kabbale et les sciences modernes” en deux parties, “Approche de la Kabbale”, “Maîtres de la Kabbale”, et  “Le Shabbath et ses Lois” en deux parties, du Grand Rabbin de France Joseph ‘Haïm Sitruk shlita*.  

* tantôt en K7 ou tantôt en CD de Dvar Torah.  

 

Et pour finir, quelques... 

 

News De Dvar Torah 

Baroukh Hashem notre travail d’édition de nouveaux titres se poursuit, certes très lentement du fait des très nombreuses contingences techniques qu’il faut à chaque fois surmonter. Nous avions précédemment édité quelques cours sur CD spéciaux de 90 minutes pour conserver l’intégralité du message avec l’atmosphère du moment. Mais il s’est finalement avéré que certains lecteurs de CD ne parvenaient pas à les lire. Aussi les avons-nous convertis en CD de 80 minutes, grâce à un nouveau montage et à une très légère accélération du débit du discours. Que tous ceux qui auraient rencontré des difficultés à lire ces CD de 90 minutes veuillent bien nous les retourner pour que nous les échangions. Il est pour nous impératif que chacun soit comblé pas les diffusions de Dvar Torah. Aussi, vous nous rendrez un très grand service et, de ce fait, à l’ensemble de la communauté, si vous nous faites part de votre satisfaction, mais aussi, s’il y a lieu, de votre insatisfaction. D’avance, nous vous en remercions vivement. Par ailleurs, nous disposons encore en stock d’un certain nombre de coffrets de cassettes, mais aussi de cassettes individuelles, pour lesquels les prix ont été récemment divisés par deux. Appelez-nous pour savoir ce qu’il nous reste. Nous souhaitons d’ici peu expédier le tout en Israël. Si quelqu’un doit y envoyer prochainement un container et peut y inclure quelques cartons de cassettes, il fera ainsi économiser de lourds frais de transport à nos frères d’Israël.  

Voici enfin, pour tous ceux qui n’ont plus de lecteur de cassettes, ou qui veulent aussi tirer parti de leur lecteur de CD, ci-après la liste des 100 CD édités à ce jour et des 5 CD MP3 contenant, eux, 49 cours !  

En vous souhaitant d’en retirer le plus grand profit ! A vous tous, très chaleureusement,  

              Ye’hiel-Yoël Gronner 

 

P.S. Si l’idée vous venait de vouloir vous joindre à nous dans l’aventure de DVAR TORAH pour que nous puissions poursuivre notre mission, mais aussi faire mieux et plus, contactez-nous vite ! Tizkou LeMitsvoth !