LA LETTRE DE   DVAR TORAH      N° 24 – Av 5780 -  Août 2020 01.Aug.2020

LA LETTRE DE DVAR TORAH N° 24 – Av 5780 - Août 2020

“Lorsque la Torah est bien comprise, elle protège, met à l’abri, et illumine les yeux de tous ceux qui la vivent !” 

Toutes les Lettres de Dvar Torah étaient auparavant approuvées par Rav Messod ‘HAMOU Zékher Tzadik veKadosh Livrakha. Celle-ci est dédiée LeIllouye Nishmath à sa mémoire et pour l’élévation de son âme. 

 

REPRISE... 

Impossible de vous dire pourquoi. Durant les sept dernières années de silence, notre voix s’est partiellement reportée de «La Lettre» vers le «Mot Du Jour» (voir l’onglet du même nom sur notre site www.dvartorah.org). Il ne s’agit pas d’un «Mot» rédigé quotidiennement, mais principalement en préparation et à l’occasion des fêtes et aussi lorsque certains événements nous interpellent. «Du Jour» signifie donc pour nous : du jour où vous le lisez. Quelques textes ont également été rédigés pour accompagner un certain nombre de titres ou même de collections. Bref, le temps manquait, aussi parce que Baroukh Hashem la nécessité de reprendre plus intensément l’Étude s’est imposée et les heures investies au Beith Hamidrash étaient prises en partie sur celles consacrées à Dvar Torah. Le temps manque toujours, même pour scruter et s’assurer que ce n’est que LeShem Shamayim, pour l’honneur du Ciel, que nous retrouvons le clavier de l’ordinateur et rouvrons cette «Lettre de Dvar Torah» si longtemps délaissée. Nous prions pour que l’inspiration, d’une part, le temps et les moyens, d’autre part, nous permettent de poursuivre assez régulièrement cette édition. Les moyens, nerf de la guerre, venant pour l’essentiel via le site, sont indispensables pour faire «tourner» DVAR TORAH et continuer à maintenir et développer notre offre. Ce n’est pas une mince affaire parce que le «montage du son» exige énormément de temps, de concentration et est assez épuisant. Les critères établis par nous depuis plus de trois décennies commandent que nous poursuivions sur ce mode de faire. Bien des fois nous vient l’idée de rétrocéder les événements sonores sans le travail de «montage du son», comme cela, à l’état brut.Peut-être que les nouvelles générations ne sont plus aussi sensibles que les précédentes à la qualité et à la pertinence des messages ? Serions-nous trop retirés du monde pour ressentir les attentes ? La période de confinement ne nous a pas aidés. Aussi, n’hésitez pas à nous faire part de votre sentiment sur ce point, tout comme, si vous le souhaitez, à nous accompagner dans notre développement.Dvar Torah est habilité à délivrer des reçus Cerfa déductibles des impôts. Il en résulte que les contributions se résument au final à 33% des montants adressés.  

 

Chaque Lettre de Dvar Torah recevait l’aval de Rav Messod ‘HAMOU zatsal avant d’être publiée. Le Rav zatsal nous a hélas quittés, emporté par cette terrible épidémie. Nous sentons que nous ne pouvons pas reprendre l’édition de cette lettre sans reproduire les mots écrits à l’occasion de son départ pour le Monde de Vérité, publiés dans le «Mot Du Jour» le 6 Nissan 5780 - 31 mars 2020. Les voici :  

 

«RAV MESSOD 'HAMOU zatsal NOUS A QUITTÉS ! C'est un coup de massue sur la tête ! 

On a du mal, beaucoup de mal à écrire zatsal alors qu’on voudrait tant qu’il soit avec nous. En fait zatsal ne convient pas complètement, mais plutôt Zékher Tsadik VeKadosh LiVra’ha. Parce qu’il était vraiment un Tsadik, un grand Tsadik et aussi un homme Kadosh, un homme saint. Qui suis-je pour donner ces qualificatifs ? Je me sens tellement petit. Mais il y a environ vingt ans, lors d’un mariage d’un de ses enfants, Rav Yits’hak LEVY shlita d’Épinay dit qu’il ne comprenait pas les gens qui partaient en Eretz Israël pour demander des Brakhoth auprès de Guedolim, alors qu’ils avaient ici en France Rav ‘HAMOU Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha. 

 

Tout l’être du Rav était dirigé vers HaKadosh Baroukh Hou. Il était plein de Torah, plein d’amour de la Torah et cet amour il savait le communiquer, le transmettre tout autour de lui. Dans sa Communauté bien sûr qu’il a construite de toute pièce, si l’on peut dire. Une Neshama après l’autre, pour totaliser de très nombreuses familles qu’il a su hisser pour les rapprocher et aimer Hashem avec ferveur. 

 

Rav ‘HAMOU Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha était ouvert à tous et personne ne s’en privait pour l’interroger et lui demander de l’aide à tout moment. Il s’est totalement donné dans la Avodath Hashem, le service divin, qu’il pratiquait en donnant des Shiourim, des cours de Torah du matin au soir. Il dirigeait les Tefiloth, et quelles Tefiloth, où chaque mot était prononcé lentement, avec une ferveur inouïe comme s’il était une perle de grande valeur. Et entre deux cours, il trouvait le temps de recevoir un couple pour résoudre un problème de Shlom Baïth, pour faire régner la paix dans leur foyer, ou encore une veuve pour essayer de l’aider à surmonter ses difficultés, ou mille autres raisons. Et l’après-midi il servait en qualité de Dayan au Beith Dine de la CIOP de Rav ROTTENBERG shlita. Sans compter les enterrements, les mariages, les Brithoth des bébés, comme celles des Guérim, dont il avait pris la charge pour les faire entrer dans l’alliance d’Hashem par la grande porte. 

 

Tout le monde l’aimait. Son regard était limpide, sans aucun calcul, sans arrière-pensée. Il était totalement dévoué à la personne qui lui parlait. Sa bonté était palpable. Il vivait réellement le «VeAhavta LeRéakha Kamokha» – le commandement d’aimer son prochain comme soi-même. Il émanait de lui tellement de simplicité et de gentillesse. Certes il savait être intransigeant et ne permettait pas le ‘Hilloul Hashem, la profanation du Nom d’Hashem, flagrant. 

 

Il était totalement empli de Kedousha, cette Kedousha qui exige une intimité aussi grande que possible avec l’accomplissement des Mitzvoth, des préceptes de la Torah, et donc l’étude de la Torah. Et naturellement il s’éloignait de tout ce qui était en dehors, étranger, donc en opposition. Lors d’un Melaveh Malka, quelques jours après l’assassinat de Rabin en Eretz Israël, à la fin, quelqu’un demanda, hors du sujet traité, pourquoi les religieux ne respectaient pas la minute de silence ? Le Rav Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha s’écria : mais c’est Goyish ! Ce n’est pas Juif ! Effectivement beaucoup ne savent pas que la minute de silence n’est pas une coutume juive, elle ne fait pas partie de notre tradition et nous n’avons rien de commun avec cette pratique. 

 

Le Rav, Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha, était si modeste qu’il n’aurait peut-être pas aimé que l’on parle de lui de façon élogieuse. Mais que l’on comprenne : il n’y a ici absolument rien de faux, ou même d’exagéré, et tous ceux qui connaissent le Rav savent que c’est la stricte vérité. Et, d’une certaine manière, ce qui est évoqué ici est bien en-deçà de la grandeur de ses Midoth, traits de caractère et comportements, qui méritent pourtant d’être évoqués. 

 

Il savait être un lion, assumant totalement sa qualité et son rôle d’homme Juif, de Rav, imprégné de la Torah. Et en même temps il savait être tolérant. Son amour envers tous débordait, au point qu’il s’abstenait de réagir lorsqu’il était atteint dans l’honneur qui lui était dû. 

 

Dès qu’un problème lui était soulevé, il n’avait de cesse d’essayer de trouver la réponse vraie, Émeth. Et chaque fois qu’il revoyait la personne, il était peiné de savoir que telle situation n’avait pu être résolue. Il vivait les soucis de chacun, mais aussi ses joies ! Et en plus de cela son emploi du temps d’étude de la Torah se prolongeait tard dans la nuit. Il avait une ‘Havrouta, une étude en binôme, au milieu de la nuit, parfois bien plus tard encore, et jusqu’à quelle heure ?... 

 

Qui va nous le remplacer ? Comment peut-on vivre sans lui ? Qui saura répondre à nos questions avec cœur, en étant vraiment concerné, en nous montrant combien notre souci devenait le sien ? Où est ce rocher, dont la seule existence nous rassurait ? 

 

Mon D.ieu, Aide son épouse, la Rabbanith ‘HAMOU, Aide ses merveilleux enfants et ses petits-enfants. Que Hashem leur apporte à tous très vite la consolation, parmi tous les endeuillés de Tsion et de Yeroushalayim. 

 

Rav ‘HAMOU, intervenez auprès du Trône Céleste pour qu’ils soient protégés et qu’ils jouissent de Ses largesses. Soyez Mélitz Yosher, plaidez en leur faveur, de même que pour toute votre Communauté, celle de Paris, de France et partout ailleurs. 

 

Qu’ils soient tous assurés que nous sommes avec eux et qu’ils sauront compter sur nous pour les soutenir à poursuivre l’œuvre merveilleuse et sans prix de Kidoush Shem Shamayim, de sanctification du Nom d’Hashem Yithbarakh ! 

 

Il nous faut resserrer les liens entre nous tous. Sentir que chacun est concerné par autrui, nous aider mutuellement, partager sa peine et nous réjouir dans ses joies. Comme le faisait tellement bien le Rav Messod ‘HAMOU Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha. 

 

Que cela aide aussi et amène très vite la Refoua Shléma, la guérison complète, chez tous les malades d’Israël et du Monde. Que Hashem, dans son immense, bonté veuille bien faire cesser cette épidémie qui nous frappe tant, et qu’Il nous envoie Mashia’h et la Gueoula sans attendre, avec la T’hiyath Hamétim, la résurrection des morts. Et alors nous retrouverons Rav ‘HAMOU Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha, parmi tous nos chers disparus, Amen ! 

 

Que chacun saisisse la chance de pouvoir adopter et intégrer au moins une partie de ses Midoth Tovoth, si remarquables et exemplaires, ainsi que son attachement à l’étude de la Torah. Que chacun prenne conscience de l’urgence de déployer toutes les énergies possibles pour briser les chaînes forgées par notre Yétser Hara, notre mauvais penchant, aidé en cela par toutes les influences et attirances extérieures, qui nous empêchent de nous y consacrer davantage. Qu’Hashem nous aide à réussir et à remporter cette victoire pour Sa gloire. Cela sera pour le plus grand mérite de chacun et aussi celui de Rav ‘HAMOU Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha. 

 

Qu’Hashem nous aide aussi à DVAR TORAH à produire une clé usb de tous ses Shiourim, comme nous avons pu le faire, Baroukh Hashem, pour le Rav Yossef ‘Hayim SITRUK zatsal et Ybadel LeHayim Tovim Rav Yossef David FRANKFORTER shlita. Que ceux qui souhaitent y participer, se joignent à nous. Durant les 7 jours de deuil, nous diffuserons trois cours différents par jour de Morénou VeRabbénou Rav ‘HAMOU Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha depuis la page d’accueil de notre site. 

 

Il faut prier intensément pour la Refoua Shléma, la guérison complète de tous les malades d’Israël qui sont en très grand danger, comme ceux qui le sont moins, et aussi pour tous les autres malades du monde». 

 

Baroukh Hashem certains ont guéri et ont pu depuis  rentrer chez eux.Mais hélas de très nombreux autres ont été emportés et nous ont quittés pour le Monde de Vérité.  

 

Aussi, permettez-nous de vous demander et d’insister pour que vous veilliez à toujours vous protéger ainsi que tous les vôtres pour ne pas être atteints par cette terrible et malheureuse épidémie. 

 

Nous prévoyons que la «Lettre de Dvar Torah» sera dorénavant beaucoup plus courte qu’elle ne l’était auparavant. Si ce n’était l’introduction exceptionnelle due à cette reprise et, hélas ! le départ de ce Monde de Rav Messod ‘HAMOU Zékher Tsadik VeKadosh LiVrakha, cette lettre aurait dû commencer ci-après. 

 

QUI NE DIT MOT CONSENT !  

La Bath Mitzva, l’âge à partir duquel toute jeune fille acquiert une majorité qui la rend responsable de ses actes, commence à son douzième anniversaire. Toutefois, ce n’est que six mois plus tard, à l’âge de 12 ans ½ révolu, que la Torah la considère assez mature pour  assumer pleinement son propre destin sans dépendre de son père. Avant cela, la Parasha Mattott précise que le père peut annuler tout vœu prononcé par sa fille âgée de moins de 12 ans ½, le jour où il l’entend formuler son vœu ou le jour où il en prend connaissance. Si le père l’annule, la jeune fille est immédiatement libérée de l’astreinte qu’elle voulait s’imposer. Le mari est en droit d’agir de même envers son épouse. Dès lors, si ni le père, vis-à-vis de sa fille de moins de 12 ans ½, ni le mari vis-à-vis de son épouse, n’expriment aucun désaveu et contestation lorsqu’ils l’entendent formuler un vœu, comme le jour où il apprend son engagement, ce vœu a force de loi et ne peut alors plus être annulé que par un ‘Hakham, un sage, Rav érudit, ou un Beith Din, Tribunal rabbinique. S’il n’y a pas eu de désaveu et de contestation, le vœu tient et doit être assumé et exécuté. Sauf si ce vœu vient à l’encontre de l’accomplissement d’une Mitzva, d’un précepte, qui est toujours prééminent. Dans ce dernier cas le vœu aurait été formulé en vain et n’aurait ni force ni légitimité.  

 

Le père comme le mari ne peut intervenir que s’il entend expressément la formulation du vœu ou s’il apprend son existence. Elle est exprimée par la bouche. Interviennent ici l’action des cordes vocales, de la langue, des muscles de la bouche et de ceux qui agissent sur les poumons notamment, du souffle, de la pensée et de la volonté. Des organes physiques du corps s’associent au Roua’h, au souffle spirituel, expression de la Neshama, l’âme, émanation du Créateur, présente en chaque être. C’est dire la valeur de la parole, de chaque mot prononcé, puisque chaque expression ne peut avoir lieu sans une infime part de Kadosh, de sacré, provenant de notre Neshama, liée à Hashem. 

 

On l’a vu, si ni le père ou le mari n’exprime son désaveu, le vœu prend force de loi. Le silence du père ou du mari signifie, de fait, leur accord. Qui ne dit mot consent. Le vœu est prononcé par la bouche, à l’instar de toute parole. Même profane, elle est porteuse des mêmes constituants moléculaires et fait appel aux mêmes interventions physiques et spirituelles que celles qui entrent dans la formulation d’un vœu. Toute parole revêt donc une grande importance. Elle contient forcément une part de sacré. Elle doit être vraie, honnête, pure, réfléchie, respectueuse. Toutes les paroles, même celles qui sont prononcées par autrui et qui nous concernent doivent être vraies, honnêtes, pures, réfléchies, respectueuses. Si elles expriment une approximation qui nous flatte et que nous ne réagissons pas pour la corriger, nous nous faisons complices de cette expression inexacte et nous partageons la part de mensonge qu’elle contient. Cela nous est arrivé il y a vingt cinq ans lorsqu’à l’occasion d’un repas de fête, une estimation dite en public est tombée : Dvar Torah aurait déjà diffusé quelques x milliers de cassettes des cours de tel Rav. Nous n’avions pas réagi bien que nous n’avions aucune idée de la réalité. Nous n’avions alors ni le temps, ni les moyens de tenir des statistiques sur les productions et diffusions de cassettes. En ne disant rien, nous acquiescions et donnions du crédit à ces paroles. Qui ne dit mot consent ! Nous croyions que chacun pouvait dire ce qu’il voulait et que cela ne relevait que de sa seule responsabilité, sans que nous soyons du tout impliqués si cela nous concernait. Or il n’en n’est rien. Et en fait, outre l’inexactitude du propos qui tiendrait du compliment, d’un objectif à atteindre, de la flatterie, de la plaisanterie ou..., reste le devoir de faire Tokha’ha, de corriger -dans le sens de faire une remontrance à- celui qui faute. Les conditions ne le permettent pas toujours (voir le Malbim, Vayikra, Parasha Kedoshim, 19, verset 17). Quel  préjudice cela nous a-t-il fait subir, peut-être même encore jusqu’à aujourd’hui ?! Le monde du souffle, du spirituel, est fluide par nature. Il nous échappe facilement. Nous le saisissons mal, à moins d’être versé dans le monde de la Kabbale pratique. Vous l’avez compris, ce n’est pas du tout notre cas. Mais l’ignorant n’est pas exempt d’agir avec la plus grande prudence et circonspection. Qu’il soit ignorant ou très averti, il doit toujours demeurer sur ses gardes et être constamment en alerte pour ne pas s’écarter de la rectitude, du droit chemin, pour ne pas fauter. L’ignorant doit en outre tout faire pour cesser de l’être et se mettre au Lernen, à l’étude, notamment des Halakhoth, des lois, des décrets et des préceptes. Rav ‘Haïm Zvi ROZENBERG zatsal a dit une fois, s’appuyant sur le Mishna Broura du ‘Hafetz ‘Haïm qui site le Yaaroth Dvash de Rav Yonathan EIBESCHITZ, que celui qui n’a pas étudié parfaitement les lois du Shabbath est forcément Me’hallel Shabbath, il enfreint les lois du Shabbath. Or il suffit d’en connaître la gravité pour comprendre qu’il n’y a rien de plus urgent que de se mettre à les étudier. D’autant que rares, très rares sont ceux qui sont en bonne santé et qui savent précisément combien de temps il leur reste à vivre ici bas. Il ne faudrait pas être trop pris de court le moment venu... Que cela ne nous empêche surtout pas de souhaiter ardemment pour chacun en particulier une très longue vie en bonne santé ! 

  

LE 15 AV 

Vous quitter sans ajouter un mot à propos du 15 Av pourrait être presque indécent. Il suit de très près le 9 Av qui est le jour le plus triste de notre calendrier.Son origine remonte à la faute des Meraglim. Celle-ci a entraîné la condamnation à mort de la génération des vingt ans et plus qui était sortie d’Égypte.À leur retour, sur les douze Explorateurs, dix firent un rapport désastreux sur Eretz Israël qui convainquit  l’assemblée de l’impossibilité de la conquérir et d’en prendre possession (voir le «Mot Du Jour» à la date du 8 Av 5780 – 29 Juillet 2020). À la veille du 9 Av, et cela durant les 38 ans qui suivirent, chacun creusait sa tombe et s’y couchait. Passé le 10 Av, ceux qui se relevaient savaient que leur tour n’était pas encore venu. La dernière année, celle qui précédait l’entrée en Eretz Israël, ils purent tous se relever de leur tombe.Le 15 Av ils comprirent qu’ils allaient tous rester en vie et pouvoir enfin entrer en Eretz Israël.Ce fut un jour de joie immense.Par opposition au 9 av, jour le plus triste de l’année, le 15 Av était celui de la plus grande allégresse.Bien plus tard, en Eretz Israël les jeunes filles riches prêtaient leurs plus belles parures aux jeunes filles pauvres.Toutes allèrent danser dans les vignes -à chances égales- pour y trouver leur fiancé. C’était un très grand moment de solidarité, d’amour du prochain et d’immense joie qui remplissait tous les cœurs, rapprochant tous les membres du Klal Israël entre eux.  

Que nous puissions vivre ce moment très particulier intensément.  

 

Et comme une grande joie en entraîne souvent une autre, notez qu’à l’onglet «Libre Écoute» du site de Dvar Torah, vous pouvez écouter tout et librement en streaming ! Merci de le faire savoir à tous vos contacts pour que le plus grand nombre en retire le meilleur !       

Yehiel Yoel Gronner