APRÈS LES FÊTES, LE PLEIN D’ÉNERGIE ET… 08.Oct.2021

APRÈS LES FÊTES, LE PLEIN D’ÉNERGIE ET…

APRÈS LES FÊTES, LE PLEIN D’ÉNERGIE ET…

Dans un cocon de Kedousha
Nous étions dans un cocon, littéralement enveloppés et protégés de toutes parts. Le bébé ne pleure-t-il pas lorsqu’il sort du ventre de sa mère ? Mais là, en sortant de la Souka, il n’y a pas eu de souffrance ! En plus, Hashem nous a gardés un jour supplémentaire : Shemini Atséreth. Hors d’Eretz Israël, il est même prolongé par un second jour : Sim’hath Torah. Hashem était « heureux » de nous voir si joyeux durant 7 jours, dans des conditions parfois précaires, uniquement voués à accomplir la Mitzva le mieux possible. Et en même temps, nous pouvions partager, même modestement, les conditions et l’esprit qu’ont connu nos ancêtres lors de la sortie d’Égypte et durant les 40 ans de pérégrinations dans le désert. En soi c’était aussi une sorte de défi. Parce qu’être constamment joyeux et reconnaissants envers Hashem pour toutes les bontés qu’Il nous accorde à tout instant, c’est une Avoda, un travail, à la fois un service pour Hashem, et un travail sur soi. N’être que joyeux et reconnaissants. Aucun souci, ni inquiétude, ni mécontentement, ni colère, bien évidemment, n’avaient de place et le droit d’émerger. La paix intérieure, la joie de partager ce temps avec les siens et avec Hashem, tout en accomplissant une Mitzva, des Mitzvoth, y a-t-il meilleur moment ? C’était aussi une sorte de Mikwé, un bain purificateur, qui nettoie notre âme et nous rapproche de la Kedousha, la sainteté.

Pas de farine, pas de Torah
Le temps du don total de soi prend fin après ce premier rendez-vous de l’année juste après Kippour, dont le dernier jour est investi à prier pour que nous recevions Gueshem Shel Brakha -des pluies de bénédiction-, bienfaisantes, et non le contraire. Sans eau, point de vie, pas de quoi cultiver et se nourrir. Et pour cela il faut retrousser ses manches et se mettre au travail. « Im Ein Kéma’h, Ein Torah » (Pirké Avoth, Mishna 17, chapitre 3). S’il n’y a pas de farine -de quoi manger- la Torah ne peut être étudiée. Est-ce que chaque bonne chose a une fin ? Non car tout est bon, tant le temps investi pour servir Hashem, que celui engagé dans le labeur pour assurer son quotidien. Et ce temps ne s’arrête, sur terre, qu’après 120 ans, et ses fruits se prolongent ensuite éternellement.

Hishtadlouth, la part d’effort
C’est aussi une question de proportion. On l’a vu dans la Parasha Beréshith. Lorsque l’homme a mangé du fruit de l’arbre de la connaissance, il fut chassé du Gan Eden et eut à cultiver la terre et à la travailler à la sueur de son front. Alors qu’avant la faute, il disposait de tout et n’avait qu’à tendre la main pour se nourrir. La faute a entraîné la malédiction d’avoir à fournir un labeur. Combien de labeur ? Ce qu’il faut pour assurer sa subsistance. « Qui est riche ? celui qui est content de ce qu’il a » (Pirkeï Avoth, Les Principes des Pères, Mishna 1, chapitre 4). Il faut être Mishtadel, faire Hishtadlouth, faire un effort. Combien d’efforts ? C’est selon la confiance que j’ai en Hashem que c’est Lui qui me nourrit lorsque j’accomplis Sa volonté. Ai-je une totale confiance en Hashem, au point qu’en m’investissant totalement à Le servir et à accomplir Sa volonté, Il me viendra en aide et pourvoira à mes besoins et à ceux de mes proches ? Alors je n’ai pas d’autre souci que de m’attacher à accomplir le mieux possible ce qui m’engage, en l’occurrence Torah et Mitzvoth. La Mishna 5 du 2ème chapitre de Pirké Avoth précise même que toute personne qui prend sur elle de vivre sous le joug de la Torah est exonérée de toute corvée, comme -au temps de la Mishna- du paiement de tout impôt. De même, son investissement pour son « gagne pain » est minime tant le produit de son labeur jouit d’une bénédiction spéciale qui le fait croître de façon tout à fait exceptionnelle.

Tatè, je n’ai que Toi, ne m’abandonne pas !
Vient à l’esprit l’histoire d’un naufrage en mer. Le père et ses deux enfants sont à l’eau. La côte se dessine à l’horizon, mais c’est encore loin. Le père fatigue. Il sent qu’il ne pourra pas tenir longtemps en soutenant ses deux enfants qui s’agrippent à lui. Il comprend qu’il n’a pas le choix et décide de lâcher sa fille. Il le lui dit en pleurant. Sa fille s’agrippe alors plus fort à lui en criant « Papa, je n’ai que toi, ne m’abandonne pas ! ». Alors le père lève les yeux au ciel et crie à son tour « Tatè, je n’ai que Toi, ne m’abandonne pas ! » Un flot d’énergie supplémentaire l’inonde tout à coup. Il reprend courage et trouve la force de nager jusqu’au rivage avec ses deux enfants, sains et saufs.

Sommes-nous capables de nous sentir uniquement dépendants de Hashem et de nous placer sous Sa seule et totale protection ? Avons-nous la force de ne réaliser que ce qu’Il attend de nous ?

Le fruit de la Mitzva
Un Avrèkh Kollel, un père de famille qui étudie la Torah à plein temps dans un Kollel à Yeroushalayim, n’avait pas reçu sa bourse d’étude depuis trois mois. Il comprit que le Kollel n’avait pas les moyens de payer les Avrékhim. Il proposa alors au Rosh Kollel -au Rav qui en avait la responsabilité- d’aller collecter l’argent pour le Kollel. Le Rosh Kollel accepta et notre Avrèkh se rendit chez le Rav Aharon Yehouda Leïb Steinmann zatsal, ce très grand Sage de la génération qui nous a hélas quitté il y a près de 4 ans, pour lui demander une Brakha. Puis il partit pour New York, la destination de choix des collecteurs pour les institutions de Torah. 15 jours après, il n’avait recueilli que de quoi payer son billet d’avion. Il s’en retourna dépité et découragé. Il fit part à Rav Steinmann zatsal du résultat de son voyage. Le Rav lui dit qu’il avait fait trop de Hishtadlouth et qu’il devait retourner à New York, mais n’y rester qu’un seul jour pour recueillir les 250 000 shékels, environ 60 000 $, pour rembourser les dettes du Kollel.
Notre Avrèkh repartit donc pour New York et, au bout de 2 jours, il n’avait recueilli que… 30 000 $. Il revint voir Rav Steinmann zatsal, lui conta ce qui s’était passé et lui dit combien la situation du Kollel restait préoccupante. Le Rav zatsal lui expliqua qu’il n’a pu collecter que la moitié de la somme parce qu’il était resté un jour de trop. On peut s’étonner et se dire que si en 2 jours il a pu recueillir 30 000 $, en 1 seul jour il en aurait nécessairement recueilli moins. Or ce raisonnement ne tient pas compte de deux éléments capitaux. 1. La parole du Rav Steinmann zatsal tient à la fois d’une promesse et d’une Brakha -une bénédiction-. 2. Si le Avrèkh en avait réellement conscience au point de s’attacher à strictement respecter la parole du Rav zatsal, il aurait tout fait pour se trouver en parfaite adéquation avec elle, et Hashem l’aurait aidé en conséquence. C’est ce qui s’est effectivement passé lors du 3ème voyage qu’il fit après être allé rendre compte du résultat de son second voyage. Le Rav Steinmann zatsal lui dit alors de repartir pour New York, mais de n’y rester qu’une seule heure. L’Avrèkh dit qu’il aurait à peine le temps de sortir de l’aéroport et qu’il ne pourrait rien faire d’autre. Le Rav le rassura et lui dit que ce n’était qu’une fois arrivé sur place, à New York même, qu’il ne devrait rester qu’une heure, puis revenir juste après. On imagine la perplexité de notre Avrèkh. Comment en 1 heure de temps il pouvait recueillir 30.000 $ ?
L’Avrèkh s’était totalement investi dans sa mission. Il devait à la fois strictement respecter les paroles du Rav Steinmann zatsal et en même temps réfléchir comment persuader un grand donateur de faire un tel don ? C’était juste avant Soukoth et l’Avrèkh eut l’idée d’acheter le plus bel Étrog -cédrat, l’une des 4 espèces que l’on secoue avec le Loulav à Soukoth- qu’il put trouver. Après quoi il s’envola pour New York. Dès son arrivée, il se dirigea chez le premier donateur de sa liste. Il sonna et, par miracle, c’est l’homme riche en personne qui vint lui ouvrir, alors qu’habituellement un maître d’hôtel s’en chargeait. Il demanda à l’Avrèkh ce qu’il désirait. L’Avrèkh lui tendit l’Étrog. Il le regarda et fut émerveillé par sa beauté, tant il n’en avait jamais vu d’aussi parfait. Il lui demanda combien il le vendait ? Le Avrèkh lui dit qu’il avait besoin de 30 000 $ pour éponger les dettes de son Kollel à Yeroushalayim. L’homme eut un mouvement de recul, tant il ne s’attendait pas à une telle somme. Le Étrog était magnifique, mais 30 000 $ !... L’homme riche réfléchit et dit à l’Avrèkh d’attendre un instant. Il téléphona à son Rav et lui décrivit la situation. Finalement le Rav acquiesça et lui dit que oui, il pouvait l’acheter pour ce prix là ! Le riche donateur fit un chèque et il reçut le magnifique Étrog. Notre Avrèkh le bénit et repartit de suite à l’aéroport pour rentrer en Eretz Israël 1.

C’est Lui qui dirige le monde !
Qu’on ne se méprenne pas, c’est Hashem qui dirige les pensées de l’homme qui s’investit pour Lui. C’est Hashem qui dirige les pas de l’homme qui remplit Sa mission, de même que les pas, les pensées et les actions de l’homme bien disposé et engagé à réaliser les Mitzvoth de Hashem qui se présentent à lui. Quand une Mitzva se présente à toi, ne la laisse pas « fermenter » (s’altérer et se « refroidir »), au risque de la laisser passer, s’échapper (Rashi, Shemoth, Bô, 12, 17 et Traité Pessa’him, 4a). Le grand donateur de New York l’a heureusement très bien compris. Sa Mitzva le protège et lui est acquise pour l’éternité.

Pour la gloire de Son Nom
Combien de Hishtadlouth, d’effort, s’avère nécessaire lorsque l’on accomplit strictement la volonté de Hashem ? Grâce à la Brakha -la bénédiction- de Rav Steinmann zatsal, grâce aux quelques heures de total don de soi engagées pour remplir cette mission, notre Avrèkh a pu recueillir les fonds pour éponger les dettes du Kollel et donner à cette institution une nouvelle impulsion qui permit à plusieurs dizaines d’autres Avrékhim de se consacrer pleinement à l’étude de la Torah. « Talmideï ‘Hakhamim Marbim Shalom BaOlam » - les Érudits et Sages de la Torah augmentent, suscitent la paix dans le monde (Traité Berakhoth, 64a). Nous  sommes donc tous redevables envers eux. Ainsi, le don fait par un homme peut avoir des conséquences incalculables sur des milliers et des milliers d’autres. Que nous ayons tous conscience des cadeaux que nous fait Hashem en nous donnant des moyens et en nous offrant la possibilité d’agir pour la gloire de Son Nom.

Tant est encore à dire, mais d’autres Mitzvoth nous appellent, notamment à éditer de nouveaux titres 2  qui viendront enrichir le site de DVAR TORAH, qui est uniquement conçu pour que vous en retiriez le plus grand profit ! 3  Merci de le faire savoir tout autour de vous, ainsi que de transmettre ce message, si vous le voulez bien.

Que les forces reçues lorsque nous étions dans la Souka, dans un cocon ou un bain de Kedousha -de sainteté-, nous permettent de nous améliorer, de nous dépasser même et de nous rapprocher encore davantage de Hashem !

Tizkou LeMitzvoth d’être avec nous ! ‘Hodesh Tov OuMevorakh ! Que le mois de Mar’Héshvane qui commence soit bon et béni pour chacun et que Hashem nous protège ainsi que tous les nôtres !
Avec nos meilleures pensées.
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1. Récit qui nous a été rapporté, diffusé par « Shiour Extra Court » tel : 01 72 76 17 26.
2. Nous en avons de très nombreux à traiter, dont 2 titres avec et concernant le Rav Steinmann zatsal. Ils peuvent tous être dédicacés à la mémoire d’être chers. Par ce biais les coûts d’édition seront plus légers pour DVAR TORAH. Il en est de même pour toutes nos éditions, dont ce « Mot du Jour », que nous aimerions diffuser en format papier, pour peu que cette formule soit prise en charge.
3. Dont 3 titres à écouter à votre aise depuis la page d’accueil, qui sont renouvelés chaque semaine. Mais aussi toutes les autres rubriques : « Digital », « Écoute Live », les CD et clés USB, la « Lettre », le « Mot du Jour », la « Parasha » de Rav Rissmak et, enfin, la possibilité de soutenir Dvar Torah et de partager avec nous la Mitzva de diffusion de la Torah. Ci-après le QR code qui, une fois scanné, dirige directement sur les clés USB.

 

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