11 Adar 5774 - 13 mars 2014 13.Mar.2014

11 Adar 5774 - 13 mars 2014

Chers Amis, 

Voici très brièvement les règles essentielles. 

Pourim c’est toujours le 14 Adar et pour les villes entourées de murailles du temps de Yehoshoua Bin Noun, c’est le lendemain, le 15 Adar. 

Donc, cette année, à la sortie du prochain Shabbath, le 15 mars dès l’apparition des 3 étoiles, Pourim débute pour ceux qui demeurent hors des murailles –et hors de leur vue-. Ceux qui vivent à Yeroushalayim, entre autres, fêtent donc Pourim le lendemain, soit dimanche 16 mars à la nuit. 

Le Jeûne d’Esther 

Or comme la veille de Pourim tombe cette année Shabbath et que l’on ne jeûne pas le Shabbath -sauf à Kippour ou pour supprimer les méfaits d’un cauchemar (Hatavath ‘Halom)- ainsi que la veille de Shabbath, on avance le jeûne d’Esther au jeudi. Soit cette année ce jeudi 13 mars depuis 05:38 à Paris. 

Et dès ce jeudi et de préférence avant Min’ha le vendredi 14 mars, on s’acquittera de Ma’oth LaAniyim -qui s’inspire du Ma’hatsit HaShékel- avec 3 pièces de 0,50€ soit 1,50€ par personne vivant au foyer ou qui dépendent de nous. En fait, il y a trois avis à propos des personnes redevables : 

  1. dès l’âge de 20 ans et seulement les hommes
  2. Dès l’âge de 13 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles
  3. Tous sont concernés et même les femmes enceintes devront s’acquitter pour le bébé qu’elles portent. Celles qui attendent des jumeaux auront ainsi le mérite de débourser pour eux 6 fois 0,50€=3€. Ces sommes sont collectées à la synagogue ou auprès du Rabbin qui les feront parvenir aux nécessiteux. C’est cette dernière option que nous appliquons dans notre propre famille. Si une occasion nous est donnée de faire encore plus pour soulager les indigents, il vaut mieux la saisir plutôt que de la repousser.

Le Shabbath qui précède Pourim on lit, lors de la dernière montée à la Torah, la Parashath Zakhor, pour que l’on se souvienne d’éradiquer  Amalek et tout le mal qu’il incarne. Cette lecture doit effectivement être entendue par tous. Des communautés organisent même l’après-midi de Shabbath une lecture spéciale pour les dames qui n’ont pu se rendre à la synagogue pour la Tefilah du matin. 

D’autres observations et dispositions sont attendues de chaque Ben Israël à Pourim. 

  • Le soir de Pourim il nous incombe –hommes, femmes et enfants- de lire la Meguila, si possible dans un parchemin. Sinon, nous serons quittes en suivant très attentivement la lecture faite à partir d’un parchemin, pensant au préalable qu’elle est lue en notre nom. Chaque mot doit être parfaitement et distinctement entendu, directement de celui qui lit, et pas via un haut-parleur, un disque ou la radio. Chacun devra s’attacher à dire -ou à entendre, en pensant qu’elles sont dites en notre nom- les bénédictions précédant et terminant la lecture de la Meguila. Nous irons de préférence à la synagogue ou là où une grande assemblée est réunie. Il en résultera la plus grande publicité pour les miracles qui se sont produits et qui ont sauvé le Peuple Juif à Pourim. La publicité d’un miracle collectif est toujours vivement recommandée. Un tout jeune enfant ne devra pas venir à la synagogue s’il ne sait garder silence parce qu’ils risquent  d’empêcher d’entendre la lecture publique de la Meguila et donc de l’invalider pour tous ceux qui n’auraient pu entendre ne fût-ce qu’un seul mot. Idem pour tout adulte qui parlerait et gênerait son entourage. 
  • Faire un bon repas le soir de Pourim et se réjouir. 
  • Le lendemain matin vers la fin de la Tefilah, ou plus tard, mais obligatoirement durant la journée pour ceux qui sont empêchés, lire la Meguila comme la veille. 
  • Donner Matanoth LaÉvionim de l’argent à au minimum 2 pauvres pour qu’eux aussi se réjouissent à Pourim. Il faut leur donner pour que chacun ait de quoi s’acheter au moins 1 repas. On peut aussi leur donner des mets et autres bien consommables, en veillant à préserver leur dignité. Il est vivement recommandé de remettre cette somme le plus tôt possible dans la journée pour que les bénéficiaires puissent effectivement en disposer immédiatement et s’en réjouir à Pourim. Il est peut être plus aisé de passer par l’intermédiaire de Rabbanim reconnus, institutions charitables telles que ‘Hasdeï Naomi, Koupat Hair, Vaad Harabanim, etc… qui connaissent des nécessiteux et qui sauront transmettre votre don le jour même. Ils ont tout organisé pour que cela soit possible. Il est recommandé de faire Tsedaka et de donner généreusement à tout indigent qui nous sollicite le jour de Pourim. La joie qui est alors ressentie par chacun d’eux est particulièrement précieuse et appréciée dans le Ciel. 
  • Mishloa’h Manoth – don constitué d’au moins 2 mets consommables à au moins 1 Ben/Bath Israël le jour de Pourim, mets qui pourront servir pour la Seouda, le festin. Ce don renforce les liens d’amitié entre les personnes concernées. On sera donc enclin à ne pas limiter le don qu’à une seule personne. Il est bien de le donner à quelqu’un qui le remettra à l’intéressé(e). Un homme donnera à un homme et une femme à une femme, et il en sera de même pour les enfants. Mais il ne convient pas ici de faire des dépenses excessives eu égard à ses moyens ou trop de fatigue. Si l’on veut être très généreux, qu’on le soit d’abord envers les indigents de notre communauté qui en ont réellement besoin. 
  • Le Mishté - festin de Pourim doit se dérouler dans la joie en évoquant tout ce qui s’est passé à Shoushan – Suze en Perse à Pourim. L’essentiel du repas doit réellement prendre place durant le jour. On aura prié Min’ha avant de commencer le Mishté. Un repas où le vin est à l’honneur au point où l’on peut en arriver à s’endormir et à ne plus distinguer entre « maudit soit Haman et béni soit Mordekhaï (Mardochée) ». Mais jamais on ne doit trop boire pour ne pas perdre la tête et risquer d’en venir à se déshonorer. 
  • Les enfants et même des adultes ont l’habitude de se déguiser à Pourim pour rappeler le miraculeux renversement de la situation qui s’est produit à Pourim et pour augmenter la joie en ce jour. 
  • On intercalera la prière Al haNissim (sur les miracles) dans la Amida et dans le Birkat Hamazone. 
  • À Pourim, on ne dira aucune prière de supplication (Ta’hanoun), ni d’oraison funèbre (Hespèd). 
  • Les habitants des villes ayant été entourées de murailles au temps de Yehoshoua Bin Noun, qui fêtent Pourim le 15 Adar, feront néanmoins un bon repas -mais pas un festin- le jour du 14 Adar. Et inversement, ceux qui fêtent Pourim le 14 Adar feront également un bon repas le 15 Adar. 
  • On doit revêtir des vêtements de Shabbath le jour de Pourim. Tout travail réalisé ce jour-là n’apporte pas de bénédiction. Il est interdit de jeûner à Pourim sauf pour Taanith ‘Halom et seulement jusqu’à Min’ha 

L’essentiel est de tout faire avec l’intention de servir Hashem de tout son cœur. 

                                             ------------------ 

Il y a tout juste 10 ans, nous avions adressé par mail le texte suivant qui relate un tout petit peu l’histoire de Pourim : 

 

« Nous vous adressons le texte ci-après, qui peut être lu directement sur le site à l’adresse suivante : 

https://www.dvartorah.org/cms.php?id_cms=6  soit la Lettre de Dvar Torah n°6 page 10, ou encore les pages 136 – 138 du livre « PARCOURS…. ». À quelques modifications près, ce texte a été rédigé il y a 17 ans. » 

 

« Pourim évoque le miracle de la délivrance de la terrifiante machination fomentée par Hamane qui ne visait que... l’extermination du Peuple Juif. Un homme, un seul, Mordekhaï, a osé tenir tête à ce despote, ce fou, descendant d’Amalek, pourtant Premier ministre du roi Ha’hashevérosh –Assuérus-. D’aucuns sont même allés jusqu’à reprocher à Mordekhaï de mettre tout le Peuple Juif en péril !... Parce qu’il refusait de se prosterner devant Hamane. Hamane qui se prenait pour une divinité et portait sur lui une statuette -pour nous faire trébucher en accomplissant un acte d’idolâtrie-. Si ce n’était peut-être pas de l’idolâtrie, ne pas se prosterner était à coup sûr une sanctification du Nom d’Hashem. Dans un cas où il est exigé de nous de commettre un acte d’idolâtrie, la Torah nous dicte de nous laisser mourir plutôt que de nous renier et renier Hashem. Au même titre, du reste, que si l’on veut nous contraindre à tuer quelqu’un, ou encore à commettre un inceste. Hashem n’abandonne jamais Son peuple s’il se repent, s’il fait Teshouva, et s’il s’attache absolument à respecter Ses commandements. C’est ce qui s’est justement passé à Pourim. En un instant, toute la situation a été totalement renversée. Sur ordre de Mordekhaï, à la demande de la reine Esther, tous les Juifs de Shoushane -Suze- ont prié, pleuré et jeûné durant trois jours consécutifs. Et Hashem les a entendus. Dès lors, le jour même où Hamane voulait pendre Mordekhaï, le roi lui ordonna de clamer dans toute la ville, devant Mordekhaï qui montait le cheval du roi : «Voilà l’homme le plus estimé du royaume ! ».  Hamane fut lui-même, un peu plus tard, pendu sur ordre du roi à la potence qu’il avait préparée pour y pendre Mordekhaï ! Tandis que Mordekhaï s’est vu confier d’immenses pouvoirs auprès du roi. Et les Juifs, qui étaient répartis dans les 127 provinces du royaume de Perse, purent se défendre et être sauvés. Alors qu’ils étaient sur le point d’être exterminés ! Quand Hashem le veut, tout est possible ! Et de nos jours, autant que depuis toujours. Vous souvenez-vous du Pourim de la guerre du Golfe en ‘91, alors qu’Israël vivait au rythme des dizaines d’explosions de scuds lancés d’Iraq ? Des explosions qui n’ont fait aucune victime directe ! Vous comprenez de quelle protection divine nous avons bénéficié ?!!! Tous ceux qui, en Israël et en dehors, étaient en état d’implorer Hashem, priaient et suppliaient pour qu’Israël soit épargné ! Au Koweit, les Alliés ne jouirent malheureusement pas de la même protection ! Et, subitement, la veille de Pourim, l’Iraq a capitulé et le danger a été écarté ! Il nous faut nous en souvenir et mériter la sollicitude d’Hashem à notre égard. C’est précisément pour nous le rappeler que nos Sages nous ont imposé de respecter quatre Mitsvoth à Pourim. Lire dans un parchemin ou écouter la lecture de la Meguilah sur un parchemin, une première fois à la nuit tombée, puis une seconde fois durant la journée qui suit. Offrir au moins deux mets prêts à être dégustés à au moins une personne. Faire des dons à au moins deux pauvres de la communauté pour qu’eux aussi aient les moyens de se réjouir de la fête. Et enfin, organiser -ou participer à- un Mishté, un festin, durant le jour, pour rappeler l’histoire de Pourim, où il est recommandé de boire du vin jusqu’à ce qu’on en vienne à ne plus distinguer entre «béni soit Mordekhaï» et «maudit soit Hamane». 

Que vous ayez une très joyeuse fête de Pourim ! 

Laissez un commentaire